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21 août 2012 2 21 /08 /août /2012 14:31

Canal + diffuse ce soir pour la première fois le film Omar m'a tuer que Vincent avait chroniqué à sa sortie en salles. Nous ne manquons pas de publier à nouveau sa chronique :

 

Omar m’a tuer, réalisé par Roschdy Zem, avec Sami Bouajila, Denis Podalydès, Maurice Bénichou, Salomé Stévenin, Sortie cinéma le 22 juin 2011.

 

22947-affiche_omar_m_a_tuer.jpgTout le monde connaît l’histoire de Omar Raddad, jardinier marocain condamné à 18 ans de prison pour le meurtre de Ghislaine Marchal en 1991, à Mougins, malgré la somme d’invraisemblances et de doutes existant dans le dossier. O. Raddad est gracié en 1996 par Jacques Chirac, après 6 années de détention passées à crier son innocence, allant jusqu’à se mettre en grève de la faim, et tentant même de se suicider. Mais aux yeux de la justice, il reste coupable. Son pourvoi en cassation est rejeté en 1995, la demande de révision en 2002.

Défi périlleux pour Roschdy Zem de réaliser un film sur cette affaire ancrée dans la mémoire collective. Il choisit de narrer l’histoire du point de vue de Jean-Marie Rouart (Pierre-Emmanuel Vaugrenard, incarné par Denis Podalydès dans le film), écrivain, auteur de Omar : la construction d'un coupable (1994), ouvrage sur lequel R. Zem s’est basé pour construire son scénario. On peut lui reprocher cette approche réductrice de l’affaire, n’exploitant pas les autres pistes émises depuis 1991. La reconstitution mentale du crime par P.-E. Vaugrenard est plutôt maladroite, et fait penser à La nuit des héros, alors qu’elle n’était pas nécessaire à l’avancée d’une enquête menée par un écrivain qui évoque plus le travail de Truman Capote sur De sang-froid, qu’une émission de téléréalité !

 

Cependant, Omar m’a tuer se veut un film engagé, et le parti pris est assumé. La réalisation est sobre, et classique. Pas de volonté de rajouter du pathos chez Zem, les scènes du procès sont d’ailleurs peu nombreuses. Comme tout bon biopic qui se respecte, on peut saluer la ressemblance physique entre Omar Raddad et Sami Bouajila, notamment en perdant de nombreux kilos pour les scènes se déroulant en prison. Mais le coup de force de l’interprète d’Indigènes est dans la performance d’acteur à faire passer, par des regards, des attitudes, des postures, le désarroi d’un homme impuissant face à la machine judiciaire et au malheur qui l’accable. Le jeu tout en nuance de Bouajila donne au personnage un visage quasi christique dans le chemin de croix qui le mène vers l’affirmation de son innocence.

Omar-m-a-tuer-un-film-engage-et-derangeant_article_main.jpg

La reconstitution de la prison se veut réaliste. On peut même saisir l’évolution des conditions de détention dans les années 1990. La production a même eu l’autorisation de filmer l’entrée de la Maison d’Arrêt de Villeneuve-lès-Maguelone  pour la libération d’O. Raddad.

Le réalisateur de Mauvaise foi sème, tout au long des 1h25, les éléments qui ont conduit O. Raddad à cette situation plus que délicate. Enquête bâclée et à charge, délit de sale gueule et racisme, coupable idéal, parti pris du juge en assises, refus de la justice de se remettre en question, tout est finement additionné au cours du métrage, sans volonté de donner la leçon à quiconque. Seulement pointer les dysfonctionnements de la justice des Hommes. Juste montrer le combat d’un homme pour son innocence.

  Vincent

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20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 12:13

Chroniques de Jérusalem par Guy Delisle, Éditions Delcourt, 2011, 334 pages

Prix du meilleur album, Angoulême 2012

 

Plus abouti que Pyongyang et Chroniques Birmanes, le dernier album de Guy Delisle nous emmène cette fois à Jérusalem. En effet, son épouse, toujours administrateur pour Médecins sans frontières (MSF), effectue une mission en Cisjordanie, à Naplouse et à Gaza, dans les territoires palestiniens.

 

couv-big.jpgTout de suite, une nouveauté accroche l’œil : la couleur. Lucie Firoud a apporté son aide à l’auteur pour égayer cet album de touches de couleurs. Si louis a 5 ans (voir Chroniques Birmanes), la famille vient de s’agrandir avec l’arrivée d’Alice. Grâce à MSF, elle s’installe dans un appartement situé dans la partie est de Jérusalem, annexée depuis 1967, annexion non reconnue par la communauté internationale. Très vite, au hasard des balades en poussette avec Alice, l’auteur nous fait prendre conscience de toutes les brimades vécues au quotidien par les Palestiniens : les transports en commun séparés (autobus israéliens et minibus arabes), les 70 check-points, plus de 600 accès bloqués et enfin, ce mur de séparation.

 

Guy Delisle circule, va voir, se renseigne et ses dessins permettent de partager la vie quotidienne où la tension est permanente. De l’autre côté de la voie rapide, il va constater lui-même l’existence d’une colonie juive de 50 000 habitants, illégale selon le droit international mais pas selon le droit israélien. Invité à un festival de BD en Norvège et en Finlande, il s’absente quelques jours. Au retour, avant d’embarquer sur El Al, la compagnie israélienne, il a droit à un interrogatoire et à une fouille en règle. La même mésaventure l’attendra au retour d’un festival, à Rome. Dans un parc public, il découvre la société hiérosolymitaine (habitant Jérusalem) : mamans juives orthodoxes, juives laïques et musulmanes avec leurs enfants. Tout se mélange sans problème.

 

Au fil des pages, nous voyageons, visitons Mea Shearin, le quartier juif orthodoxe le plus connu de Jérusalem, Ramallah et Hébron, en Cisjordanie, Tel-Aviv, Gaza, etc… Croquis à l’appui, il permet au lecteur de se situer et de comprendre, explications historiques à l’appui, combien la situation est compliquée, là-bas. Nous faisons connaissance aussi avec les Samaritains, Juifs ayant une carte d’identité palestinienne et un passeport jordanien !

 

Très riche en informations et en expériences, Chroniques de Jérusalem se termine après une année passée à tenter de comprendre ce qui se joue là-bas. Un livre à découvrir absolument.

Jean-Paul

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31 juillet 2012 2 31 /07 /juillet /2012 09:32

Pour la deuxième année consécutive, mon fils Antoine, neveu de Jean-Paul, avait choisi de s'aligner au grand prix de Saint-Vallier ! Outre le fait que cette compétition soit l'une des plus belles courses cyclistes de la région ayant vu plusieurs vainqueurs devenir ensuite professionnels, Jean-Paul y avait brillé à maintes reprises lorsqu’il était compétiteur !

 

GP st vallierPlusieurs sentiments étaient mêlés : à la fois" le plaisir" de gravir deux fois la terrible côte du Mont-Rebut avec son passage à 15% en pleine chaleur estivale et l'hommage respectueux à son oncle qu'il n'a pas revu depuis plus de deux ans !

 

Vêtu du maillot blanc avec l'inscription"je roule pour l'innocence de Jean-Paul", il avait à coeur de se distinguer. Dès la première difficulté, la côte de Chateauneuf, il se portait en tête du peloton. Il se montrait encore à son avantage dans la première ascension du Mont-Rebut, mais victime de crampes dans le final, il dut se résigner à jouer les seconds rôles!

 

Peu importe la place, Jean-Paul sera de toute façon très content de la passion de son neveu et de sa performance.

 

Sur le parcours, et plus particulièrement dans la bosse, nombreux était le public qui soutient notre famille, et qui l'encourageait, scandant même parfois le prénom de Jean-Paul. Beaucoup n'ont pas oublié tout le travail et la promotion qu'a faits Jean-Paul pour le cyclisme dans la région !

 

Personnellement, en tant que père, je suis fier de mon fils tout comme je suis très fier de mon beau frère !

 

Continuons nous aussi à soutenir Jean-Paul sans relâche, dans notre quotidien.

 

Vivement que revienne le temps de rouler avec lui, avec le casque bien sûr, mais avec la tête  HAUTE !

gp st vallier 2560968_10151064987308514_992213702_n.jpg 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

         Eric

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28 juillet 2012 6 28 /07 /juillet /2012 13:32

Pyongyang par Guy Delisle, L’Association, 2002, 152 pages

 

Avant de se rendre en Birmanie (voir Chroniques Birmanes), Guy Delisle est allé en Corée du Nord travailler au Scientific Educational Korea (SEK) pour former des Coréens aux techniques du cinéma d’animation.

 

Ce pays étant figé, hélas, dans son évolution, tout ce qu’a constaté Guy Delisle à l’époque de son séjour, reste d’actualité. Pris en main dès son arrivée par un guide, il bénéficie de l’accueil rituel : passage devant la statue en bronze de 22 m de haut du père de la nation, Kim II Sung (1912 – 1994), et traditionnel bouquet de fleurs à déposer devant la fameuse statue.

 

Dans le grand Hôtel où il loge, un seul étage est éclairé, la nourriture est quelconque mais tout est neuf, aseptisé. Toujours accompagné de son guide attitré, il visite le métro, à 90 m  sous terre. En fait, ce métro ne compte que deux stations et peut servir d’abri anti-atomique. Partout sont affichés les portraits de Kim II Sung et de son fils, Kim Jong II. Parfois, il réussit à se débarrasser de son cornac pour aller découvrir d’autres lieux.

 

Par son dessin précis, toujours teinté d’humour, Guy Delisle nous emmène dans ce pays aussi mystérieux qu’inquiétant. Là-bas, aucun handicapé n’est visible dans les rues. L’histoire officielle et la réalité sont en totale contradiction et les gens sont poussés à dénoncer, à donner des renseignements…

 

Enfin, il ne faut pas oublier que ce pays possède la quatrième armée du monde avec un million de soldats plus 4 millions de réservistes et que l’aide alimentaire est nécessaire pour nourrir le tiers de la population.

 

Jean-Paul

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21 juillet 2012 6 21 /07 /juillet /2012 09:06

En ce 900ème jour de détention, voici une nouvelle chronique littéraire sur un roman que des amis de Jean-Paul lui ont fait passer.

 

Le Club des Incorrigibles Optimistes par Jean-Michel Guenassia,

Le Livre de Poche, 2011, 729 pages.

 

Cette passionnante fresque a obtenu le Goncourt des Lycéens. Michel, jeune Parisien de 12 ans, raconte. L’histoire commence en octobre 1959 et se terminera en juillet 1964. Entre temps, le lecteur découvre d’abord deux familles que tout oppose, les Marini et les Delaunay. La mère de Michel, un dévoreur de livres, est une Delaunay, famille bourgeoise très Algérie française. Son père est un Marini, issu d’une famille proche du Parti Communiste. Les deux familles se détestent et Michel évolue dans Paris, devient un habitué du « Balto », un bistrot où il se distingue au baby-foot. Enfin, il découvre le club d’échecs voisin, nommé Le Club des Incorrigibles Optimistes et créé par Werner et Igor le 30 mai 1956. Là, il croise des écrivains célèbres comme Joseph Kessel et Jean-Paul Sartre mais aussi d’autres personnages dont le lecteur découvre l’histoire mouvementée au fil des pages. Ces retours en arrière nous ramènent au stalinisme et aux drames familiaux causés par les vagues d’épuration successives.

 

En même temps, Michel évolue dans Paris, va au lycée, se heurte aux problèmes causés à ses aînés par la guerre d’Algérie. Les événements se succèdent, les drames aussi. Cécile, la copine de Franck, son frère aîné, devient une amie précieuse, l’aide dans ses études (ah, ces maths !) et court avec lui. Youri Gagarine est le premier homme dans l’espace. Rudolph Noureev passe à l’Ouest, Albert Camus se tue en voiture et Michel découvre la photo. Un mystérieux Sacha l’aide beaucoup mais il est rejeté violemment par les autres membres du Club. Petit à petit, nous apprendrons la vérité.

 

Ce roman balaie toute une époque très proche, une époque qui fourmille d’événements difficiles à comprendre aujourd’hui. L’auteur, au travers d’aventures individuelles très bien agencées, parfaitement insérées au cours du roman, nous permet de vivre tout cela, de le découvrir ou de rafraîchir nos mémoires.

 

Merci à Christine et Yves, d’Annonay, pour m’avoir offert ce livre et permis de savourer la vie de ces Incorrigibles Optimistes.

Jean-Paul

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14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 15:58

Aujourd'hui, une fois n'est pas coutume, j'ai laissé la télé allumée sur le tour de France pour partager un moment avec Jean Paul qui doit le regarder lui aussi en direct !!!


Après les commentaires sur Saint Martin de Londres, sur Vil le fort et autres "bla-bla" sur les cigales, aurons nous un commentaire de ce type , à proximité de Villeneuve les Maguelone: "Nous passons à côté de la maison d'arrêt de Villeneuve les Maguelone, magnifique bâtiment de béton brut,  à quelques kilomètres de la mer, et, dans laquelle est retenu, Jean-Paul Degache, passioné de cyclisme, pratiquant lui même depuis des années, et, injustement condamné, suite aux mensonges avérés d'ex-élèves"

 

Françoise

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14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 10:29

Nous vous proposons de lire le dernier éditorial que Jean-Paul a réalisé pour l'hebdomadaire de la Maison d'arrêt de Villeneuve-lès-Maguelone. Celui-ci n'est pas publié lors des périodes de vacances scolaires.

 

C’est l’été, lisez ! (Éditorial du vendredi 6/07/2012)

 

Réunis autour de la dernière émission de La Grande Librairie, sur France 5, plusieurs écrivains ont conseillé la lecture ou la relecture de titres classiques qui sont présents dans la bibliothèque de VLM. L’été qui vient de commencer, donne l’occasion de se plonger dans des récits ou des poèmes qui font la richesse de notre patrimoine littéraire.

 

Les Trois Mousquetaires (Alexandre Dumas). C’est une odyssée de la fidélité, de la chevalerie, prouvant que l’on est plus fort à plusieurs que tout seul. C’est le livre français le plus connu dans le monde. Il est conseillé par Erik Orsenna.

 

La Princesse de Clèves (Madame de Lafayette). Ce livre peut être lu à toute période de la vie. Il nous emmène à la cour de Henri II, à l’époque des Valois. C’est le premier grand roman psychologique et il est conseillé par Marie Darrieussecq.

 

Les Fleurs du Mal (Charles Beaudelaire). Cette œuvre est d’un grand classicisme  et d’une modernité folle, un mélange explosif qui ne cessera jamais de provoquer les lecteurs. Conseillé par Cécile Ladjali.

 

La Guerre et la Paix (Léon Tolstoi). Lire Guerre et Paix, c’est comme traverser une immense forêt. Cette fresque qui dépasse les 1 200 pages, décrit la guerre napoléonienne mais aussi celle, plus feutrée, qui se déroule dans les salons. Ici, le discours de Tolstoi est plus fort que Napoléon. Précisons que l’auteur a écrit sept versions de ce livre conseillé par Dany Laferrière.

 

Belle du Seigneur (Albert Cohen). En 845 pages, l’auteur a réussi une superbe fresque de l’éternelle aventure de l’homme et de la femme, un immense hymne à l’Amour.

 

L’écume des jours (Boris Vian). Écrivain plein d’humour côtoyant toujours l’absurde, Boris Vian était aussi ingénieur, trompettiste et critique de jazz, parolier et compositeur. Ce livre est adapté au cinéma en ce moment.

 

Toujours dans la même émission animée par François Busnel, des critiques littéraires et quelques libraires indépendants ont fait part de leurs coups de cœur de ces derniers mois. Parmi ces titres, quatre sont disponibles à la bibliothèque de VLM.

 

En vieillissant les hommes pleurent (Jean-Luc Seigle). Sur fond de guerre d’Algérie, une famille auvergnate découvre la télévision. Pour Albert, ouvrier chez Michelin, le monde bascule…

 

Ce qu’il advint du sauvage blanc (François Garde). Un jeune matelot français abandonné sur une plage d’Australie, est retrouvé 17 ans plus tard par un navire anglais. Il vit nu, tatoué, chasse, pêche, comme la tribu qui l’a recueilli mais il ne sait plus parler français et a oublié son nom. Inspiré d’une histoire vraie.

 

Le héron de Guernica (Antoine Choplin). Guernica, avril 1937, Basilio, jeune peintre, adore observer les hérons cendrés, dans les marais, aux portes de la ville mais les bombardiers allemands arrivent…

 

Pour finir, en pleine période du Tour de France, nous pouvons vous conseiller une superbe BD : L’Aigle sans orteils (Christian Lax). L’auteur nous ramène à l’époque héroïque, en 1907, au cœur des Pyrénées, pour nous faire vivre l’histoire superbe et émouvante d’Amédée Fario, héros magnifique d’un courage exceptionnel.


Jean-Paul

 

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9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 16:44

Jean-Paul a fêté ce lundi ses 62 ans... C'est ainsi le troisième anniversaire consécutif passé loin de nous tous. Que pouvons-nous lui souhaiter en ce jour si ce n'est de passer le prochain en dehors de l'univers carcéral.

 

 

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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 17:08

Chroniques birmanes par Guy Delisle, Editions Delcourt, 2007, 262 pages

 

couv.jpgPour découvrir un pays à distance, il existe de belles revues, de magnifiques albums, de superbes reportages ou encore des récits très détaillés. Guy Delisle a choisi un autre moyen : nous faire partager ses découvertes avec ses croquis et ses commentaires, utilisant la bande dessinée comme un efficace moyen pour apprendre et surprendre.

 

Accompagnant Nadège, son épouse, administratrice à Médecins sans frontières (MSF), ce spécialiste du cinéma d’animation nous fait partager le quotidien d’un jeune papa s’occupant de son petit Louis. C’est l’occasion de découvrir la Birmanie, nom ancien que les pays (France, Australie, USA…), ne reconnaissant pas le gouvernement de 1989, continuent à utiliser. L’ONU, quant à elle, a accepté le nom officiel de Myanmar, ce qui crée une certaine confusion.

 

En pleine dictature, Guy Delisle évolue en tant qu’expatrié dans le quotidien birman. Tout ce qu’il décrit ou raconte ne manque pas d’humour et son dessin est simple, précis, efficace. Il s’aperçoit très vite que les Birmans adorent les bébés. Louis devient très populaire dans leur quartier de Rangoon, l’ex-capitale, qui sera supplantée durant son séjour par une ville nouvelle construite au centre du pays : Nay Pyi Daw.

 

Assez rapidement, Guy Delisle se rend compte qu’Aung San Suu Kyi (Prix Nobel de la Paix) habite à deux pas de leur lieu de résidence. Bien que la rue soit interdite d’accès, il tente de s’approcher mais ne réussit pas à apercevoir la plus célèbre opposante au régime birman. Un jour, il tombe même sur de vieux billets de banque sur lesquels figure le portrait d’Aung San, le père de celle qui vient d’être élue députée. Celui-ci fut un grand héros de l’indépendance du pays.

 

Au fil des pages, l’action de MSF-France dans le pays est très bien expliquée. Cette ONG s’occupe de lutter contre la malaria, la principale cause de décès. Nous faisons connaissance aussi avec la censure pour la presse étrangère… à coups de ciseaux !

 

Guy Delisle ne reste pas bloqué à Rangoon mais réussit à accompagner Nadège sur le terrain lorsqu’elle part en mission. Ainsi, nous découvrons les ravages de l’héroïne à proximité des mines de jade et de rubis, dans le Kachin, une région excentrée du nord du pays. Il réalise aussi un livre pour les enfants atteints par le VIH afin de leur rappeler de bien prendre leurs médicaments.

 

Hélas, à cause de la junte, MSF-France se voit obligé de cesser sa mission en Birmanie parce que l’ONG ne peut plus venir en aide aux populations les plus défavorisées.

Jean-Paul

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3 juillet 2012 2 03 /07 /juillet /2012 20:00

Tour 2012, une orgie de paysages (Éditorial du vendredi 28/06/2012)

 

Après l’Euro de football et avant les Jeux Olympiques, le Tour de France va dérouler sa 99e édition. Cet événement retransmis dans le monde entier, a lieu chaque année et permet de visiter notre pays et aux téléspectateurs que nous sommes de nous gorger de superbes vues aériennes.

 

Cette année, le Tour prend son envol depuis Liège, en Belgique. Après une incursion dans le Boulonnais puis en Normandie, la course tournera dans le sens des aiguilles d’une montre pour aller traverser les Vosges. Le dimanche 8 juillet, le Tour sera en Suisse pour arriver à Porrentruy, dans le canton du Jura. Un second contre la montre individuel, après le prologue de 6,1 km, emmènera les coureurs d’Arc-et-Senans et sa saline royale, jusqu’à Besançon. La première journée de repos prévue à Mâcon sera bienvenue avant d’aborder les Alpes.

 

La course passera tout près de Villeneuve-lès-Maguelone

 

Le samedi 14 Juillet, jour de la Fête nationale, le Tour fera étape au Cap d’Agde avant de faire la fête aux Pyrénées. Ce jour-là, la course passera tout près de Villeneuve-lès-Maguelone avant d’escalader le Mont Saint clair, à Sète. Pau, la capitale du Béarn, sera le cadre de la seconde journée de repos puis deux grandes étapes de montagne s’annoncent spectaculaires. Il restera ensuite trois jours avant l’arrivée triomphale sur les Champs-Élysées mais un troisième contre la montre de 52 km, entre Bonneval et Chartres, au cœur de la Beauce, apportera les ultimes modifications au classement général.

 

Du départ de Liège, le samedi 30 juin, jusqu’à l’arrivée à Paris, le dimanche 22 juillet, les coureurs parcourront 3 479 km. Ils escaladeront de nouveaux sommets comme La Planche des Belles Filles dans les Vosges, le col du Grand Colombier dans le Jura, le mur de Péguère et Peyragudes dans les Pyrénées. Neuf villes recevront le Tour pour la première fois : Visé (Belgique), Abbeville (Somme), Tomblaine (Meurthe et Moselle), La Planche des Belles Filles (Haute-Saône), Porrentruy (Suisse), Bellegarde-sur-Valserine (Ain), Annonay-Davézieux (Ardèche), Samatan (Gers) et Peyragudes (Hautes-Pyrénées). Un total de 25 cols ou côtes seront escaladés pendant les trois semaines de course. Le col de la Croix de fer (2 067 m) sera le plus haut sommet des Alpes mais c’est dans les Pyrénées, au Tourmalet (2 115 m) que le Tour franchira son point culminant.

 

Côté participation, 22 équipes de 9 coureurs seront au départ. Après le forfait du Luxembourgeois Andy Schleck, les grands favoris seront l’australien Cadel Evans, le vainqueur 2011, l’Italien Vicenzo Nibali et l’Anglais Badley Wiggings, l’homme en forme de la saison. Pour nos tricolores, il faut espérer des coups d’éclat comme Thomas Voeckler et Pierre Rolland l’an passé mais d’autres surprises sont toujours possibles. Qu’importe, pendant trois semaines, le spectacle sera total sur les routes et sur les écrans de télévision.

Jean-Paul

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