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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 23:01

La folie des grands stades (Éditorial du vendredi 15/06/2012)

 

Les Grecs puis les Romains avaient compris, il y a bien longtemps, tout l’intérêt qu’il y avait à regrouper les gens autour d’un spectacle, qu’il soit sportif ou culturel. Amphithéâtre, arène ou stade, les noms changent suivant les lieux et leur configuration.

 

Au cours du XXe siècle, les activités sportives ont pris de plus en plus d’ampleur et les stades ont grandi naturellement. Pour la Coupe du monde de football de 1998, la France, pays organisateur, a cassé sa tirelire, pour construire le fameux Stade de France, à Saint-Denis. Pour une capacité maximum de 81 000 places, ce stade a coûté 415 millions d’euros dont 300 ont été supportés par les contribuables. Si on peut y pratiquer le foot, le rugby, l’athlétisme, entre autres, et y organiser des concerts, aucun club sportif ne l’a choisi pour résidence. Tout le problème est là. Il faut un très grand stade pour les événements majeurs mais pour l’ordinaire du championnat, il n’y a rien de plus désolant que d’évoluer devant des banquettes vides. Voilà pourquoi le Stade Français (rugby) rénove le stade Jean Bouin (20 000 places) pour 157 millions d’euros, dans le 16 e arrondissement de Paris. Quant à son rival francilien, le Racing-Métro 92, il attend pour 2014, son Arena 92, à Nanterre (32 000 places) pour 320 millions d’euros.

 

C’est toujours du côté de la balle ovale mais avec la Fédération française (FFR), que se prépare activement un nouveau projet risquant de mettre en péril le Stade de France. Aussi, la polémique lancée ne va pas manquer d’enfler puisque la FFR veut construire, avec des fonds privés, un nouveau stade de 82 000 places, à Orly (94) ou à Ris-Orangis (91), pour un coût de 600 millions d’euros. Toit rétractable, pelouse amovible et quantité d’options ultramodernes ravaleront l’enceinte de Saint-Denis au rang d’antiquité, la FFR ne se contentant pas d’accueillir du rugby mais parlant aussi de football, d’athlétisme et de …concerts. Précisons quand même que tous les accès (RER, autoroutes, voiries…) seraient à la charge des finances publiques.

 

En période de crise économique, tous ces financements seront très difficiles à trouver mais cela n’empêche pas les propriétaires qataris du PSG de vouloir raser le Parc des Princes (45 000 places) pour reconstruire sur place une enceinte pouvant accueillir 60 000 personnes. Rénovation et agrandissement que préfère la Ville de Paris, propriétaire du Parc, permettraient de gagner 9 000 places.

 

L’Euro 2016 de football approchant, plusieurs villes comme Marseille ou Saint-Étienne ont choisi d’améliorer ce qui existe alors qu’à Lyon, un stade tout neuf sortira de terre et qu’à Montpellier, avec un titre de champion tout neuf, la Mosson aurait droit à une rénovation bienvenue.

Jean-Paul

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16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 20:11

Les derniers grizzlys par Rick Bass aux Éditions Gallmeister, 2010, 257 pages.

 

20279.jpgLire Rick Bass, c’est prendre un grand bain de nature mais c’est aussi recevoir un choc salutaire permettant de prendre conscience des dégâts irréversibles causés par l’homme au milieu naturel.

 

Après une longue mise en situation, l’auteur détaillant tous les problèmes posés par l’expédition, nous arrivons enfin dans le vif du sujet : la recherche des derniers grizzlys du Colorado, s’il y en a encore… Rick Bass nous entraîne dans les San Juan, une chaîne des Montagnes Rocheuses, au sud du Colorado, où les plus hauts sommets culminent à plus de 4 000 m. Gérard Meudal qui a traduit ce livre, ayant fait le choix de conserver les unités de mesure américaines (mile, yard, pied, pouce, acre), c’est un peu gênant pour la lecture.

 

Si les ours noirs sont encore nombreux dans ces montagnes, la rumeur fait croire que le grizzly, ours brun emblématique des Montagnes Rocheuses, a disparu. L’auteur et ses compagnons sont persuadés de la présence de l’animal mais il faut le prouver. Pour cela, le moindre indice peut être utile, que ce soit des crottes, des poils ou des empreintes. L’expédition est harassante et dangereuse parfois. Enfin, une empreinte de 22 cm prouve la présence du grizzly mais c’est la fin de la première recherche.

 

Dans la seconde partie du livre, Rick Bass devient de plus en plus précis, expliquant le but recherché : réussir à délimiter de vastes territoires de nature vierge en les reliant entre eux afin de permettre à la vie sauvage de continuer à exister. Cette fois, ils sont six dont un cameraman, à effectuer une nouvelle expédition lancée parce qu’une famille de grizzlys aurait été vue. C’est dans la troisième expédition que l’épisode le plus palpitant maintient le lecteur en haleine. Les grizzlys sont bien là mais aussi les déchets abandonnés là, dans un milieu exceptionnel souillé par la négligence et la bêtise humaine. L’urgence absolue, c’est d’apprendre à l’homme à coexister avec les autres occupants de la Terre.

 

Lors du Printemps du Livre de Grenoble, du 2 mars au 1er avril 2012, Maëlle a eu l’heureuse idée de faire dédicacer ce livre par l’auteur qui a noté : « For Jean-Paul, with all fine wisches ! » Un immense merci à Maëlle pour cette découverte passionnante d’un milieu exceptionnel à préserver absolument.

Jean-Paul

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13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 09:57

Rue Darwin    par    Boualem Sansal

Éditions Gallimard, 2011, 254 pages.

 

Voilà une histoire foisonnante de personnages qui se croisent ou s’évitent sur une période qui va du début des années 50 jusqu’à nos jours. Sans cesse, Boualem Sansal (photo ci-contre) nous transporte d’un lieu à l’autre, d’une époque à l’autre avec certaines redites nécessaires pour démêler les fils de ce passé qui ne cesse de ressurgir.

 

La mère de Yazid, le narrateur, va mourir d’un cancer et son fils décide de l’amener à Paris, depuis Alger, pour tenter une dernière chance de guérison. C’est aussi une dernière chance pour elle de revoir ses enfants dispersés sur plusieurs continents. Ainsi, la jeunesse algérienne part se former à l’étranger, décrocher des diplômes et…ne revient pas.

 

La mort de celle qui l’a élevé ramène Yazid dans le quartier Belcourt et dans cette rue Darwin où il retrouve ses souvenirs d’enfance, bien que les noms des rues et des places aient changé. Tout au long de ce roman, l’auteur n’a de cesse de remonter dans ce passé, retrouvant le bled, à Borj Dakin où Lalla Sadia, dite Djéda, règne sur un bordel qui lui permet de développer une fortune qui va s’étendre des deux côtés de la Méditerranée.

 

Petit à petit, les fils se démêlent mais la quête de Yazid n’aboutira qu’au terme de longues recherches. L’auteur décrit bien l’engrenage qui amène ces filles, parfois mineures, à se réfugier auprès de Djéda qui fait office de grand-mère, entre autres, pour Yazid, Daoud et Faïza qui est légèrement plus âgée que le narrateur. Elle s’affirmera plus tard comme un personnage important.

 

Tout au long de ce livre, nous croisons puis retrouvons ainsi plusieurs personnages dont la vie permet de suivre l’évolution de l’Algérie durant la seconde moitié du XXe siècle et le début des années 2000. Rue Darwin est une fresque très dense, écrite avec beaucoup de sensibilité et d’humanité. Ce roman met en scène beaucoup de mystères, de sous-entendus et quantité de vies brisées…jusqu’à la mise au point finale.

Jean-Paul

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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 13:47

Place à l’Euro…de football (Éditorial du vendredi 01/06/2012)

 

L’actualité, tel un rouleau compresseur, déroule des événements qui resteront ou non dans les mémoires. Le titre national décroché par Montpellier est encore tout chaud qu’il faut faire maintenant place aux équipes nationales pour l’Euro 2012, le championnat d’Europe !

 

Pour la troisième fois, cette épreuve va se dérouler dans deux pays, du 8 juin au 1er juillet. Après le tandem Belgique – Pays-Bas en 2000, puis Suisse et Autriche en 2008, c’est au tour de la Pologne et de l’Ukraine de faire équipe.

 

Pour pouvoir accueillir une telle manifestation, Ukraine et Pologne ont dû aménager des autoroutes et des voies rapides, construire et rénover des stades. D’ailleurs, un problème sérieux se posera à cause de l’éloignement de certains lieux de rencontres. Par exemple, Gdansk en Pologne est éloignée de Donetsk en Ukraine, de 1 900 km, soit 22 heures de route…Beaucoup de travaux ont été nécessaires et ont mobilisé énormément de main d’œuvre, dopant l’activité économique. La Pologne, pays de l’Union Européenne qui affiche une croissance positive, devrait attirer près d’un million de visiteurs. Pour l’Ukraine aussi, les retombées devraient être positives. Hélas, dans ce pays, l’ancienne Première ministre, Ioulia  Tymochenko, est en prison pour 7 ans, pour abus de pouvoir et plusieurs pays d’Europe protestent contre ses conditions de détention. Les membres de la Commission européenne menacent de ne pas se rendre en Ukraine pour assister à l’événement si la situation de Ioulia Tymochenko ne s’améliore pas. De plus, le groupe Femen ne cesse de mener des actions spectaculaires pour protester contre la recrudescence de la prostitution lors de ces grands événements sportifs.

 

Enfin, il faut savoir que c’est le dernier Euro avec 16 nations qualifiées. Le prochain, en 2016, en accueillera 24 et sera organisé en…France !

Jean-Paul

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2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 23:01

Montpellier en grande forme (Éditorial du vendredi 25/05/2012)

 

Il faut que les Français se rendent à l’évidence : la capitale sportive du pays se nomme Montpellier. Pourtant la huitième commune de France (255 000 habitants) n’est qu’au quinzième rang des agglomérations urbaines de l’hexagone avec son demi-million de personnes.

           

Il y avait bien eu le volley, 7 fois champion de France entre 1947 et 1975, aussi bien avec les garçons qu’avec les filles mais ce qui se passe en ce moment dépasse tout ce que le simple sportif montpelliérain aurait pu imaginer dans ses rêves les plus fous.

 

Si le premier titre des footballeurs du Montpellier Hérault Sport Club (MHSC) fait la une de ce mois de mai, il ne faut pas oublier les handballeurs du Montpellier Agglomération Handball (MAHB) qui en sont déjà à leur quatorzième titre en 18 ans dont les cinq derniers consécutifs. Quant aux rugbymen du Montpellier Hérault Rugby (MHR), ils disputent une nouvelle fois les barrages du Top 14 après avoir été finalistes l’an dernier. Les féminines ne sont pas en reste par rapport à leurs homologues masculins. Les footballeuses jouent les premiers rôles en championnat et viennent de s’incliner en finale de la Coupe de France, face aux Lyonnaises de l’OL. C’est en basket que les filles du Basket Lattes Montpellier Agglomération (BLMA) sont au meilleur niveau puisqu’elles viennent de jouer les finales du championnat de France face à Bourges, le vainqueur.

 

Le sport montpelliérain ne se limite pas au quatuor hand, foot, rugby, basket. Il est aussi présent dans l’élite du water-polo, du base-ball, soit 22 disciplines au total. Aussi, pour la première fois, le prix de l’Académie des Sports a été décerné à une collectivité : Montpellier, « la ville la plus sportive de France ».

 

Bien sûr, l’élite ne serait rien sans la pratique sportive régulière de 40 000 Montpelliérains, chaque week-end, dans les 200 installations sportives de l’agglomération. Ce résultat exemplaire est le fruit d’un travail de fond entrepris dès le milieu des années 70 par la municipalité du regretté Georges Frèche. Soutien aux 22 disciplines, mise à disposition et rénovation d’équipements de haut niveau, subventions pour l’événementiel, l’éventail est complet à condition de ne pas oublier l’autre personnage emblématique de la ville : « Loulou », Louis Nicollin. Même s’il est parfois controversé, on ne peut nier sa générosité, son sens de la gestion et son flair pour dénicher les bons joueurs enviés maintenant par beaucoup d’autres clubs.

 

Métropole jeune, sans socle industriel, avec un taux de chômage élevé mais qui attire 65 000 étudiants, l’agglomération est en train de s’identifier au club issu du quartier populaire de la Paillade. Son développement sportif devrait vite être imité.

Jean-Paul

 

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 17:47

Écris-moi par Claude-Alain Kleiner aux Éditions de La Picholine, 2011

 

cak.jpgClaude-Alain Kleiner, un ami suisse qui m’apporte un soutien très constructif depuis 2010 lorsqu’il a été informé de l’immense injustice dont je suis victime, vient de publier « Écris-moi », un livre dans lequel il évoque son enfance et sa jeunesse. C’est sa mère, âgée de 85 ans, qui lui a demandé de lui écrire afin qu’il dise tout ce qu’il ne lui avait encore jamais dit.

 

Lorsque ses parents se séparent, il part avec sa mère vivre chez ses grands-parents, à la Chaux-de-Fonds. Sa vie est bouleversée. Il se pose la question : « À partir de quel âge, conserve-t-on des souvenirs propres, personnels ? » Petit à petit, le récit se met en place et nous découvrons les particularités, les rivalités entre la Suisse alémanique et la Suisse romande, francophone.

 

Avec un style efficace et toujours beaucoup de précisions, Claude-Alain Kleiner permet au lecteur de revivre une époque pas si lointaine qui peut éveiller beaucoup de souvenirs à certains d’entre nous. Les soirées en famille, la série du lundi soir, la belote, la vie du quartier mais aussi l’hiver, la neige et le football. Le jeune Claude-Alain excelle balle au pied mais ne se prive pas d’être supporter du club local et devant la télévision.

 

Rythmée au gré des événements petits ou grands, sa vie défile et nous permet de découvrir tout un pan de la société helvétique. Il décrit ainsi l’industrie horlogère de la ville sans oublier de nous faire partager ses goûts musicaux, grâce à la radio, et son implication dans un groupe comme bassiste.

 

Arrivent les premières amours et un intérêt fort pour la politique, la chose publique. Claude-Alain Kleiner explique aussi pourquoi il s’est consacré au métier d’enseignant sans oublier de rendre hommage à tous ceux qui ont travaillé avec lui. Il détaille enfin son goût pour l’écriture : « L’écriture grave et façonne l’esprit. Elle sollicite la mémoire et actionne la logique. »

 

Dans les dernières pages, il rend un hommage émouvant à sa mère puis se livre avec beaucoup de franchise à une analyse de sa personnalité, sans concession : « Ce ton cassant, ce regard peu amène ! Oui, la passion, souvent l’emporte sur la courtoisie…Jusqu’à ce que l’on se détache de cette attente ! »

 

La conclusion du livre est belle, faisant écho à ce que chacun pense lorsque la vie bascule dans sa dernière phase : « Mais au fait, combien d’années me reste-t-il pour voir vieillir ma mère ? Pour écrire, pour m’indigner et me battre pour les causes que je crois justes, pour demeurer curieux, pour défendre les plus démunis et m’insurger contre la bêtise ? Pour ne pas devenir un vieux con ? »

 

Je ne peux que m’associer à ces lignes si vraies, si justes. J’ai juste envie de rajouter une question : Combien de temps me reste-t-il avant que je puisse enfin faire la connaissance de Claude-Alain Kleiner ?

Jean-Paul

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27 mai 2012 7 27 /05 /mai /2012 07:49

Espérer (Éditorial du vendredi 18/05/2012)

Même si rien n’est terminé tant que les élections législatives ne sont pas passées, les Français ont donné une majorité à la gauche socialiste lors de l’élection présidentielle. François Hollande en qui personne ne croyait il y a un an, s’est affirmé au fil des mois et a fini par l’emporter. Il était, il est vrai, donné gagnant dans les sondages depuis qu’il avait remporté les primaires socialistes, même si l’écart fut plus serré que prévu.

 

Cette présidentielle remportée par la gauche est un évènement assez rare puisqu’il était attendu depuis 1988, date de la seconde élection de François Mitterand. Chacun a pu voir les scènes de liesse du dimanche 6 mai, en soirée, mais ce qui a le plus frappé les esprits, ce sont les images de la cérémonie commémorative de la Victoire du 8 mai 1945, à l’Arc de Triomphe. À l’invitation de Nicolas Sarkozy, le président sortant, François Hollande, tout fraîchement élu, était là, à ses côtés, montrant que le changement d’homme à la tête de l’État se faisait dans le meilleur esprit républicain. L’excitation des soirs d’élection étant retombée, ces moments privilégiés ont fait beaucoup de bien. Par-delà les querelles et les petites phrases assassines, cette commémoration en commun a impressionné aussi, bien au-delà de nos frontières.

 

La passation des pouvoirs étant faite, il s’agit maintenant de remettre la France sur de bons rails tout en tenant compte du contexte européen et mondial. Les récentes élections législatives en Grèce n’ont pas permis de décanter la situation critique de ce pays où plusieurs catégories de la population devraient accepter d’abandonner leurs avantages pour tenter de sortir le pays de l’ornière.

 

Toute l’Europe se trouve devant une situation très complexe dont on ne sait quand elle pourra être résolue. Il y a tant de problèmes à régler qu’il est légitime de s’inquiéter pour l’équilibre d’un continent qui a connu, à travers l’histoire, de terribles tragédies.

 

Un changement d’orientation politique peut être l’occasion d’un sursaut salvateur mais cela demandera courage et persévérance. Seuls les prochains mois pourront nous éclairer sur ce qui peut advenir avec tous les problèmes qui ne vont pas manquer de se poser. Pour l’heure, il est encore possible d’espérer…

Jean-Paul

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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 17:23

Après nous avoir présenté Monsieur Ibrahim et les Fleurs du Coran ainsi qu'Oscar et la dame en rose, voici la troisième chronique de Jean-Paul concernant l'écrivain Eric-Emmanuel Schmitt.

 

La femme au miroir par Éric-Emmanuel Schmitt chez Albin Michel, 2011, 455 pages.

 

poster_137106.jpgEntre Bruges, Vienne et Los Angeles, trois destins de femmes se mêlent et se complètent tout au long de ce roman passionnant et fort bien écrit, comme Éric-Emmanuel Schmitt nous en a donné l’habitude.


Les trois époques sont différentes puisque, pour la première, avec Anne, nous sommes en pleine Renaissance, alors que pour Hanna, dans la capitale autrichienne, l’auteur nous ramène au début du XXe siècle. Enfin, la troisième femme du récit se nomme Anny et elle est bien actuelle. Bien sûr, elles ne vivent pas dans le même milieu, même si Hanna et Anny, chacune à leur manière, ne manquent de rien.


En alternance, l’auteur nous fait partager la vie, les bonheurs comme les malheurs de ces trois héroïnes. Pour Hanna, il a choisi la correspondance, des lettres écrites à Gretchen, une soi-disant cousine. Chaque histoire est captivante et ne manque pas de rebondissements. Grâce à Anne, l’auteur nous fait découvrir le béguinage, une communauté non religieuse menant une vie simple, pure, consacrée au travail, à la prière et au recueillement.

Chacune de ces trois femmes mène sa vie de façon non conventionnelle mais, à sa manière, se révèle très attachante. Pourtant, la vie dissolue d’Anny ne fait pas envier son sort. Quant à Hanna, la Viennoise, elle tente de soigner ses problèmes chez un disciple de Sigmund Freud. Malgré les échecs mais aussi les joies, ces trois vies ont quelque chose qui les rapproche néanmoins alors que tout semblait les opposer.

Jean-Paul

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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 23:01

Sortir du présidentialisme (Éditorial du vendredi 11/05/2012)

 

Les Français viennent d’élire un Président de la République pour cinq ans. Le calme devrait revenir  doucement, même si les élections législatives qui suivent vont alimenter les débats politiques jusqu’au début de l’été. Pourtant, ce serait le moment idéal pour déclencher une réflexion approfondie sur le mode de fonctionnement de notre démocratie.

 

En France, nous sommes bien obligés de reconnaître que notre système présidentiel est assez unique en Europe. En Allemagne, en Grande-Bretagne, en Espagne, en Suède et dans bien d’autres États, cela ne se passe pas du tout comme en France. Ce sont des systèmes parlementaires majoritaires avant tout.

 

L’exception française qui recueille des taux de participation élevés n’est pas le meilleur gage de démocratie, comme le relève Paul Alliès, professeur de sciences politiques à l’université de Montpellier. Il ajoute même : «les régimes les plus autoritaires prennent soin de faire élire leur guide.»

 

Ainsi, un maximum de pouvoirs se concentre dans les mains d’un seul homme, une personnalisation qui nous vient de loin, de nos monarques emblématiques en passant par les régimes bonapartistes. Cela a pour grand inconvénient de reléguer les autres institutions à un rang bien secondaire, ce qui entraîne une chute importante de la participation comme nous pourrons le constater dès le mois de juin.

 

Paul Alliès cite le Portugal et la Pologne, pays qui, sortant de la dictature, se sont fortement inspirés de notre constitution. Après quelques années, c’est le Premier ministre qui a normalement hérité de l’essentiel de la responsabilité politique.

Sortir du présidentialisme est sûrement une éventualité à débattre mais il ne faut pas oublier que ce type de fonctionnement a permis à notre pays d’éviter les désordres de la IIIe République. Cela a pour avantage de mettre en avant deux partis d’alternance, poussant leurs responsables vers l’union plutôt que vers la division. Cette fédération des ensembles politiques ne satisfait pas ceux qui rêvent de faire exister leur propre formation, se voyant contraints de choisir un camp, de se réfugier dans l’abstention ou encore le vote blanc.

 

Il reste un équilibre à trouver, équilibre qui permettrait d’éviter certaines dérives pouvant devenir rapidement inquiétantes pour notre démocratie.

Jean-Paul

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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 23:01

Mercredi 16 mai à 20h45 a été diffusé l'émission "Présumé Innocent" sur la chaîne Direct 8. Lors de cette émission, trois reportages concernent des affaires ayant vu des personnes injustement accusées et condamnées. Il s'agit des cas de Loïc Sécher, Marc Machin et Roland Agret.

 

Ainsi, dans ces reportages, de nombreux thèmes, traités sur ce blog,sont abordés comme l'emballement judiciaire et en particulier dans les affaires de moeurs, l'impossible retour en arrière pour les accusatrices, l'importance des rapports d'expertises lors des procès, le rôle fondamental des médias, la vie brisée de ces personnes et de leurs proches etc...

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