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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 10:20

Depuis ce mercredi, vous pouvez retrouver dans les salles de cinéma le film "Présumé Coupable" signé Vincent Garenq. Ce film, adapté du livre "Chronique de mon erreur judiciaire" écrit par Alain Marécaux, retrace le calvaire qu'a dû subir cet huissier de justice lors de l'Affaire d'Outreau. Celui-ci est incarné au cinéma par l'acteur français Philippe Torreton, qui signe d'après Alain Marécaux lui-même, une sacrée performance !

 

 

presume-coupable-20098-77645161.jpg

 

Différentes raisons nous ont amené à vous parler de ce film.

Cette erreur judiciaire a eu tout d'abord le "mérite" de soulever les multiples dysfonctionnements de l'institution judiciaire française et de comprendre pourquoi des personnes innocentes peuvent être condamnées injustement en France : la qualité de l'enquête menée, la sacralisation de la parole des enfants légitimée par la circulaire Royal, le rôle et le poids des experts... Ces éléments nous amènent inévitablement à rattacher Outreau à l'affaire de Jean-Paul.

De plus, après la première condamnation de Jean-Paul en 2007, nous avions contacté l'abbé Dominique Wiel condamné lors du premier procès d'Outreau en 2001 puis acquitté en 2005. Il avait ainsi raconté, lors d'une conférence-débat à Tournon-sur-Rhône, cette terrible expérience en décortiquant les différents dérapages qui avaient eu lieu durant cette affaire. Dominique Wiel avait conclu la soirée en adhérant au Comité de soutien à Jean-Paul Degache dont il était devenu le 1000ème adhérent !

 

Enfin, dans les nombreux projets du Comité de soutien pour l'année à venir, nous sommes en train de finaliser un évènement qui se déroulera probablement dans les semaines à venir...

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4 septembre 2011 7 04 /09 /septembre /2011 23:01

1ère Partie

 

Cependant, le traumatisme subi ne sera jamais effacé. Henry Fournier a courageusement repris son travail dans l’école où il avait été suspendu. Au bout de 4 jours, « il ne se savait plus capable d'enseigner. Il a donc fait part de sa décision à la directrice de l'établissement. Il trouvait dur de croiser ses accusatrices dans les couloirs. Il souhaite pour l'instant se refaire une santé mentale et reprendre les cours en septembre. » Il faut savoir qu’aucune des fillettes impliquées, ni leurs parents, n’ont présenté d’excuses au professeur.

 

Elles n'ont pas fait non plus l’objet de sanctions de la part de leur école. Financièrement, on n’a pas remboursé à Henry Fournier les deux années de salaire dont il a été privé. De surcroît, il a dû dépenser près de 80 000 dollars pour assurer sa défense.

 

On se pose indéniablement la question suivante : comment une personne injustement accusée peut-elle s’en sortir si elle n’a pas les moyens financiers suffisants et si elle n’est pas entourée par sa famille et ses amis ? Jean-Paul Degache a pu compter dès le départ d’un soutien important qui continue de grandir avec notamment le soutien de personnes qu’il ne connait pas personnellement. On peut affirmer que sa force et son courage, il les puise dans ce soutien.  

 

Enfin, Yves Boisvert conclut son article de la façon suivante : « C'est l'époque, sans doute. Personne ne veut prendre la chance de laisser courir un présumé pédophile. Accusons d'abord, on verra bien plus tard. Et puis, c'est sa photo à lui qu'on verra dans le journal, pas celle d'une direction qui l'aurait laissé courir impunément. C'est ce qu'ils appellent le risque zéro, j'imagine. »

 

Henry Fournier disait en 2010  « Je veux que ce qui m’est arrivé serve à quelque chose.  La façon de le faire, c’est d’en parler. » Olivier Kaestlé rajoute dans son article « Pas de doute, dans le cas de toute victime, la meilleure tactique, pour se réapproprier sa vie, reste indubitablement de briser le silence. » Briser le silence c’est évidemment le rôle de ce blog mais c’est également le vôtre, à vous lecteurs, en faisant connaître cette injustice autour de vous. Car encore une fois, cela peut arriver à n’importe qui !

 

Enfin, pour ceux qui le désirent, voici l’excellent reportage audio réalisé par radio-canada sur Henry Fournier avec des interviews des acteurs de cette affaire.

 

Malheureusement, la voix d’Henry Fournier, qui a voulu que tout cela serve à quelque chose, n’a traversé l’Atlantique que trop tard. La principale différence de son affaire avec celle de Jean-Paul Degache, c’est que l’enseignant canadien a eu la chance de se retrouver face à des juges capables d’imaginer l’inimaginable : qu’un nombre important de témoins puissent se tromper face à un enseignant innocent.

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2 septembre 2011 5 02 /09 /septembre /2011 23:01

Têtes Raides, L’an demain,

Label Tôt Ou Tard, janvier 2011.

 

C’est d’abord une voix chaude, envoûtante et prenante, une voix qui vous accroche, celle de Christian Olivier. S’il est l’auteur des textes, il faut dire qu’il est fort, bien entouré par six excellents musiciens : Serge Begout, Anne-Gaëlle Bisquay, Eric Delbouys, Pierre Gauthe, Antoine Pozzo dit Borgo et Grégoire Simon. Ils apportent leur contribution à la mise en musique, donc à la valorisation de paroles ciselées et riches en émotions. Violons, violoncelle, guitares, batterie, basse, cuivres, accordéon et contrebasse  s’épanouissent au fil des chansons, faisant un régal de ce disque qui s’apprécie encore et encore.

Depuis 2003, les Têtes Raides n’avait pas produit de disque mais cette attente est vite effacée par la qualité de celui-ci. Il débute par « L’an demain », chanson dont le titre a baptisé l’album.

 

Cette « Ode à la nuit, ode à Marie » est pourtant vite supplantée par « Fulgurance », la chanson suivante, plus rapide, plus folle. S’il fallait en détacher une parmi les treize titres proposés, ce serait celle-ci :

            « Fulgurance offre-moi cette danse

              Injecte-moi les flammes de la transe

              Fulgurance offre-moi cette chance

              Envole-moi à m’en prendre les sens ».

Comment ne pas citer ce cri d’amour poussé peu avant la fin de la chanson, des mots hélas oubliés dans le texte du livret ?

            « Mes oriflammes c’est tes cheveux

              Et mes vagues à l’âme

              Flottent au milieu ».

Ensuite, pas le temps de respirer puisqu’arrive le bijou inséré dans ce disque : « Emma ». Jeanne1 Moreau est revenue chanter en duo avec Christian Olivier, un moment de pur bonheur.

            « Emma m’aima je n’sais pourquoi Emma

               M’aima-t-elle Emma pourquoi moi… »

 

Viennent ensuite la forteresse « Angata » puis « Marteau-piqueur », chanson où la voix de Christian Olivier me rappelle celle de François Beranger, un artiste qui aurait mérité bien davantage de célébrité.

« J’m’en fous », très rock, décoiffe. « Météo » commence par une belle intro à l’accordéon avant d’offrir des textes surréalistes très poétiques. « Gérard » est un bel hommage à l’amitié, superbement écrit.

« So free », en anglais, n’est pas un problème puisque, pour une fois, on comprend…

            «  Vu le temps qu’il nous reste

                Mille ans à peine

                Il faudra que tu m’aimes           

                Et pas que ça traîne »…

Ainsi débute « Pas à pas »qui aborde l’ambigüité du temps qui fuit. Dans « Olé », j’aime bien le refrain très enlevé.

Le disque se termine avec « Maquis» aux accents pleins de nostalgie et « Je voudrais » qu’il faut prendre le temps d’écouter parce qu’y sont bien décrits ceux qui, dans la rue, n’ont plus que leurs yeux.

Jean-Paul

Merci infiniment à Jeanne, Pauline et Simon qui m’ont permis de prendre le temps de déguster et d’apprécier ce superbe disque des Têtes Raides.

 

Bonus

Le 30 avril 2011, Christian Olivier était l’invité de Philippe Meyer, sur France Inter, dans l’émission « La prochaine fois, je vous le chanterai ».

Ainsi, j’ai appris que cet artiste est né à Bamako, au Mali et que, comme il l’a dit lui-même, il a eu une enfance africaine.

Au cours de l’émission, il a fait écouter Georges Brassens, Damia, Bashung, Jeanne Moreau et Jacques Brel. J’ai pu noter qu’il aimait beaucoup les arts graphiques et qu’il n’hésitait pas à se frotter à d’autres modes d’expression artistique. Séduit par l’accordéon, il a appris à jouer de cet instrument en une semaine…

Enfin, s’il le pouvait, il inviterait sur scène, Tom Waits, un artiste que je ne connais pas, Mano Solo et …Olivia Ruiz, bien sûr !

 

1 L’association de ces deux prénoms qui me sont chers, est le pur fruit du hasard…

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1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 23:01

 1ère Partie

 

- Acquitté mais à quel prix ?

 

Le 29 octobre 2009, soit un an et demi après, le temps de la procédure judiciaire, cet enseignant est acquitté. Alors pourquoi ce revirement lors du procès malgré le nombre important d’accusations ?

« La Cour a estimé que les nombreuses contradictions dans les témoignages des fillettes soulevaient un doute quant à leur version des faits. » Ce doute là, Jean-Paul Degache n’en a pas bénéficié alors que l’impossibilité des faits, ainsi que le peu de crédit des versions des accusatrices avait été démontré lors des deux procès.

 

De plus, nous lisons dans l’article publié par Yves Boisvert sur cyberpresse.ca, que « devant la Cour, plusieurs enfants ont atténué leur version. On ne savait plus bien s'il avait touché la cuisse ou la vulve, s'il avait donné une tape d'encouragement dans le bas du dos ou flatté les fesses. Aucune n'a parlé d'allusions sexuelles. L'une des leaders du groupe s'est décrite comme une de celles qui ont fait partir toute l'affaire.

Ce n'est peut-être pas une bonne idée pour un prof de prendre un élève sur ses genoux, a dit la juge Perron. Mais ça n'est pas une agression sexuelle pour autant. Elle n'a vu aucune connotation dans les gestes de M. Fournier et a cru entièrement sa version.

La juge Perron observe la mécanique de l'amplification et de la contamination: «Chacune recherche le geste qui a pu être posé l'année dernière, le mois dernier, elle aussi a un fait à relater, le tout prend des proportions importantes.»

Une mécanique qui a broyé Henry Fournier. »

 

Il en a été de même durant le procès Degache, mais hélas, personne n’a eu le réflexe du juge Perron et seules les déclarations initiales des enfants ont été prises en considération et pas les affirmations voire les dénégations devant la Cour.

 

3ème Partie

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31 août 2011 3 31 /08 /août /2011 23:01

Voilà un an, aujourd'hui, que vous nous lisez afin d'obtenir des nouvelles de Jean-Paul mais aussi pour comprendre comment l'institution judiciaire française a pu à deux reprises condamner un innocent à 8 années de prison ! 365 jours que nous sommes présents sur le web et près de 35 000 visiteurs répartis sur l'année soit une moyenne qui avoisinne les 100 personnes par jour. Merci à vous tous et nous vous promettons de continuer jusqu'à ce que Jean-Paul soit de retour parmi nous !

 

L'affaire Henry Fournier

 

Un internaute, que nous tenions à remercier, nous a fait parvenir un article retraçant une affaire judiciaire qui s'est déroulée de l’autre côté de l’Atlantique, près de Montréal au Canada. Si nous avons décidé de vous en parler, c’est pour vous montrer à quel point l’affaire de Jean-Paul est malheureusement loin d’être unique mais également pour essayer de comprendre le mécanisme infernal qui conduit des innocents en prison.

 

L’affaire que nous allons évoquer concerne un professeur d’Education Physique d’une école primaire canadienne, Henry Fournier, faussement accusé d'attouchements sexuels par 19 fillettes âgées de 8 à 11 ans, d’attouchements sexuels. Cet enseignant de 55 ans travaillait au sein d’une école possédant environ 300 élèves. Il était d’après les différents articles lus  «un homme souriant, qui adore les enfants et que les enfants adorent» ; de plus « il était encore à organiser toutes sortes d'activités, tournois et récompenses, toujours à encourager les unes et les autres. »

 

Il est rajouté : « Trente-et-un ans sans que la moindre rumeur malveillante ne l'entoure, c'est du moins ce qu'a dit une ancienne directrice de cette petite école. Pourtant, Dieu sait combien les écoles sont des nids à rumeurs. »

 

- Alors que s’est-il passé ?

 

« Au mois de février 2008, deux élèves de quatrième année se plaignent d'avoir subi des attouchements sexuels de la part de leur professeur d'éducation physique. Les parents se plaignent à la police. La directrice, de son côté, rencontre des élèves et en moins d'une semaine, une sorte de boule de neige judiciaire grossit, grossit, et tombe sur l’enseignant. »

 

En deux jours, la rumeur s'était tellement amplifiée qu'on ne parlait que de ça à l'école, et toute une série de fillettes se sont mises à dénoncer le prof pour une caresse d'il y a trois mois, subitement devenue équivoque.

De quoi s'agissait-il ? Presque toujours de la même histoire. Les élèves disaient avoir été touchées sur les seins ou près de la vulve, soit en plein cours d'éducation physique, soit dans son bureau ouvert et toujours devant témoins.

 

Le 22 février, M. Fournier est arrêté chez lui et emprisonné. Il passe presque une semaine en prison en attendant d'être libéré sous caution. Il est accusé d'agression sexuelle et de contact sexuel aux dépens de 19 fillettes.

La Presse, le Journal de Montréal, le journal local, LCN, enfin tout le monde fait état de l'arrestation. Imaginez un peu : 19 victimes ! Les médias notent que l'homme n'avait aucun antécédent judiciaire. Certains font le lien avec la directive ministérielle de 2006 voulant que le passé judiciaire de chaque personne employée par l'État pour travailler auprès des enfants soit fouillé. Malgré cette vigilance, ce pédophile-là serait passé entre les mailles du système... 

 

2ème Partie

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28 août 2011 7 28 /08 /août /2011 23:01

Comme nous vous l'avions proposé l'année dernière, nous vous invitons à poser différentes questions à Jean-Paul. Nous nous chargerons de les lui transmettre et de publier ses réponses au fur et à mesure qu'il nous les envoie.

 

N'hésitez pas à nous faire parvenir ce que vous souhaitez lui demander par mail ou en laissant un commentaire à cet article.

 

Merci à tous !

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26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 23:01

Détours du monde, Souvenirs de cinq années à vélo

par Sylvie Massart et Florence Archimbaud

Éditions Tabi, 279 pages.

 

Le 12 février 2011, Marisette et Bernard ont rencontré Sylvie Massart et Florence Archimbaud à l’occasion d’une expo photos et d’une conférence organisées par la médiathèque de Mâcon. Afin de me faire partager leur aventure exceptionnelle, ils m’ont offert le livre qui raconte leur périple autour du monde ; 5 ans passés à vélo, 67000 km et 50 pays traversés.

Hélas, ces chiffres sont bien peu de choses à côté de l’aventure humaine unique vécue par ces deux femmes. Chacune d’elles, sur son VTT bien ordinaire, a fait preuve d’un courage et d’une volonté hors du commun. Je suis persuadé que, dans ce livre que je viens de lire avec beaucoup de plaisir, il n’y a pas le millième de tout ce qu’elles ont vécu et ressenti.

Elles s’étaient rencontrées parce qu’elles pratiquaient le karaté. Bien que n’ayant pas d’expérience cycliste, le choix de leur moyen de locomotion est vite fait : « le vélo, dévoreur d’efforts et d’énergie humaine s’imposa malgré notre inexpérience en la matière ».

Leur vélo qui pèse déjà une quinzaine de kilos, est chargé de 15 à 20 kg de bagages. Florence décide : « l’entraînement viendra au fur et à mesure… pas avant, pour ne pas nous dégoûter… ».

 

Le 25 mars 2000, elles partent de Dijon pour trois ans… au moins.

«  Pas d’exploit, ni de performance, aucun chronomètre, aucun record à battre… Point de projet pédagogique, d’enquête ou de collection, aucune mission, aucune banderole… ».Toute la philosophie de nos deux aventurières est là et c’est ce qui rend leur aventure encore plus belle.

Sylvie raconte le déroulement du voyage en alternance avec la chronique de Florence qui a baptisé son vélo « Livingston » alors que Sylvie appelle plus prosaïquement le sien « Ernest ». Elles roulent, campent, affrontent tous les aléas de la route pour gagner d’abord les pays scandinaves via l’Allemagne, la République Tchèque, la Pologne et les pays Baltes. Elles redescendent ensuite plein sud, passant par la France et l’Espagne pour traverser au Maroc. Elles parcourent les pays de l’Afrique de l’ouest jusqu’au Ghana avant de traverser l’Atlantique. Du Vénézuela à l’extrémité sud du continent, elles doivent franchir des cols à plus de 4000 m et lutter contre le vent qu’elles appellent « Dudule » pour tenter de l’apprivoiser.

Après la Nouvelle-Zélande et l’Australie où elles travaillent à l’emballage des fruits, ce sera l’Asie par Bali et Java puis le Japon. Elles découvrent qu’ au pays de Shimano, elles ne trouvent que des moulinets de canne à pêche, l’autre fabrication emblématique de la marque.

 

Avec une patience infinie, elles parviennent à déjouer tous les pièges de l’itinérance, réussissant un parcours asiatique incroyable et très complet. Lorsqu’elles sont sur la route du retour par la Turquie, la Grèce…pour arriver en France par la Suisse, le doute les assaille mais tout ce qu’elles ont vécu au contact de la nature, aucune autre expérience n’aurait pu le leur donner.

 

Jean-Paul

 

Merci beaucoup à Marisette et Bernard pour m’avoir offert ce livre et merci aussi à Florence (« un peu de rêve et d’évasion à travers notre récit ») et à Sylvie (… « que cette lecture vous apporte de bons moments et du courage »  pour leurs précieuses dédicaces.  

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24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 23:01

Samedi 1er Octobre 2011, 607ème jour de détention injuste pour Jean-Paul Degache, son Comité de Soutien organise une journée champêtre dans le village d’Arras-sur-Rhône en Ardèche, commune située à quelques kilomètres de Sarras.

 

Ce sera l’occasion de nous revoir, de faire connaissance et bien évidemment d’échanger. Famille et amis de Jean-Paul, nous nous retrouverons afin qu’il sache que la mobilisation demeure toujours aussi forte après tout ce temps qui lui a été volé !

 

Ce jour-là en fin de matinée, nous vous proposons de nous retrouver pour un apéritif composé notamment d’un délicieux Pacherenc, vin blanc moelleux, venu du Madiran. Ensuite, vous pourrez vous restaurer grâce à un buffet froid.

 

Dans l’après-midi, on procèdera au tirage au sort à la mêlée des équipes qui participeront au concours de pétanque.

 

Nous espérons vous retrouver nombreux pour cette journée familiale et conviviale du samedi 1er octobre. D'autres manifestations sont en cours de finalisation ; nous vous indiquerons prochainement les dates.

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21 août 2011 7 21 /08 /août /2011 08:49

C'est avec stupeur que nous avons appris la disparition de Bernard Vesson, l'avocat de Jean-Paul Degache.

 

Ancien batonnier du barreau de l'Ardèche, il était avec Florence Rault l'un des deux conseils de Jean-Paul. Loin d'être un supplétif de sa consoeur, il a grandement contribué à faire avancer la défense de notre ami.

 

Dès le départ, il y a plus de 10 ans, c'est lui qui a aidé Jean-Paul dans ses démarches, contribuant à faire classer plusieurs fois l'affaire.

 

Lors du premier procès en assises à Privas en 2007, c'est lui qui organisa la présentation de la maquette de l'école de Sarras, qui prouvait que l'on ne pouvait pas ne pas voir d'éventuels faits criminels commis dans la classe de Jean-Paul.

 

C'est lors du procès de 2010 que Bernard Vesson prit une dimension déterminante. D'abord, en ayant l'idée de la reconstitution en trois dimensions de l'école et de la salle de classe, beaucoup plus parlante que la maquette et ensuite en demandant l'expertise d'un sociologue sur l'affaire Degache. Il eut enfin le réflexe de pousser Jean-Paul à assister, dans le public, à des procès d'assises afin de se faire une idée de leur déroulement et de mieux comprendre le fonctionnement de l'institution judiciaire.

 

Devant la réticence de la cour, qui refusait de diffuser la vidéo devant les jurés, il utilisa son temps de plaidoirie finale pour faire entrer un écran et du matériel vidéo, permettant, trop tard, hélas, à chacun de se faire une idée de l'impossibilité matérielle de commettre les faits dont Jean-Paul était accusé.

 

Nous n'oublions pas que c'est lui qui fut le premier en mesure de rassurer la famille Degache lors des premiers jours de détention de Jean-Paul, là où personne ne pouvait lui rendre visite.

 

C'est lui également qui eut, à l'issue du procès en appel, ces mots simples, mais tellement vrais: "la justice a été rendue au nom du peuple français, la vérité judiciaire a été dite et nous avons tout fait pour défendre Jean-Paul, en vain. Par contre, il arrive que la vérité judiciaire ne soit pas conforme à la vérité des faits, rien ne nous empêche de montrer que les faits décrits par la justice ne sont pas, pour nous, ceux qui se sont déroulés".

 

Cette phrase est sans doute une des raisons qui nous a poussés à ne pas abandonner, à ouvrir ce blog et à rassembler tous les éléments qui peuvent permettre au public de se faire une idée de la vérité des faits.

 

Pour tout cela, nous sommes reconnaissants à Bernard Vesson. Nous renouvelons toutes nos condoléances à ses proches et à sa famille, dont nous partageons la tristesse.

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20 août 2011 6 20 /08 /août /2011 11:00

C'est avec une très grande émotion que nous avons appris, ce jeudi, la mort de Bernard Vesson, Avocat au Barreau de l'Ardèche et membre du Conseil de l'Ordre. Maître Vesson accompagna Jean-Paul dès le début de l'affaire. Lors des deux procès d'assises, il défendit Jean-Paul aux côtés de MaÎtre Rault : « pour condamner, il faut qu'il se soit passé quelque chose, il faut que ce soit possible ».  Et pour lui le doute n'était pas permis : les faits ne pouvaient être ignorés, donc ce n'était pas possible.

 

Ainsi, la famille de Jean-Paul, ses amis et l'Equipe du Blog adressent toutes leurs condoléances à sa famille et ses proches dans cette terrible épreuve.

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