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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 13:18

 Lundi prochain, le 29 octobre 2012, Jean-Paul effectuera son 1000ème jour enfermé et loin de ses proches. Inimaginable mais pourtant bien réel ! Pourtant, il parvient à tenir le coup tout en continuant de clamer son innocence depuis Villeneuve-lès-Maguelone.

 

Ainsi, pour lui témoigner à nouveau notre inconditionnel soutien, nous vous proposons de lui écrire ne serait-ce que quelques lignes. Pour que l'opération fonctionne, l'idéal serait de poster son courrier le jeudi 25 octobre en sachant que l'on ne distribue pas de courrier le samedi à la maison d'arrêt.

 

D'avance, merci à tous.

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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 12:52

Aujourd'hui, nous vous proposons de faire le point sur les cartes postales reçues par Jean-Paul depuis le début de l'année 2012. Comme nous le faisons régulièrement, veuillez retrouver la carte de France puis le planisphère et enfin un zoom sur l'Europe. Sur chacune de ces cartes, vous observerez les localités d'où ces courriers ont été postés.

 


Afficher Cartes postales françaises 2012 sur une carte plus grande

 


Afficher Cartes postales mondiales 2012 sur une carte plus grande

 


Afficher Cartes postales mondiales 2012 sur une carte plus grande
Enfin, à l'occasion du 1000ème jour de détention, nous relançons une opération courrier. Toutes les informations seront indiquées d'ici quelques jours.
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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 10:16

Bien ou mal traités (Éditorial du vendredi 12/10/2012)

 

Au début de ce mois d’octobre, le débat sur l’adoption du Traité européen, dénommé Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance de l’union économique et monétaire (TSCG), a été à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale. Le débat entre ceux qui sont favorables à ce traité budgétaire et ceux qui le rejettent mérite que nous nous y arrêtions quelques instants, même si le sujet est complexe.

 

Tous les problèmes que tente de régler le TSCG, viennent de la crise financière et de ses conséquences, c’est-à-dire les sommes colossales que les États ont dû dépenser pour la colmater. Ces mêmes États sont incités à intégrer, dans leur constitution, la règle de l’équilibre structurel pour éviter les excès et les dérives des comptes publics et de la dette publique.

 

Ce que redoutent les opposants au traité, c’est la remise en cause des acquis sociaux et démocratiques conquis au cours de la seconde moitié du XXe siècle. En tête des partisans de ce traité, l’Allemagne affirme qu’elle veut bien aider les pays en difficulté mais exige des garanties en contrepartie. Si l’on parle de solidarité européenne, il y aurait d’abord un énorme travail d’harmonisation à accomplir pour gommer les disparités évidentes que l’on constate entre les pays de l’Union, notamment sur le plan fiscal.

 

Il faudra bien arriver à ce que les Européens puissent un jour choisir leur projet de société afin que se mette en place une stratégie beaucoup plus vaste.

 

Pour l’instant, nous en sommes plutôt à la politique de gribouille où le chacun pour soi semble la règle. Il suffit de constater la part des dépenses sociales dans le Produit intérieur brut de quelques pays. Elle est de 12% à Chypre, 18% au Luxembourg et en Slovénie, et culmine à 24 % en Finlande et en France. Le traité budgétaire veut combattre les dérives des déficits excessifs mais sans projet commun, il semble que l’on pense plus à sanctionner qu’à proposer.

 

Nous sommes aujourd’hui en train de vivre une crise de confiance gravissime entre les citoyens et les institutions. Même l’idée européenne se trouve menacée. La désertification industrielle qui s’intensifie, n’arrange pas les choses. Nous en sommes arrivés à un point critique où un pays ne peut plus faire ce qu’il veut alors qu’en contrepartie, l’union des 27 pays européens est loin d’être une réalité.

 

La belle idée d’une Europe unie ne doit pas sombrer dans la tempête mais la tâche qui nous attend est immense. Ne dit-on pas que triompher des obstacles les plus rudes, rend plus fort ?

Jean-Paul

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14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 17:45

Deux programmes ont retenu particulièrement notre attention cette semaine. Tout d'abord, mardi soir à 20h50 sur Arte, le nouveau documentaire de Marie-Monique Robin, Les moissons du futur. Voilà la preuve qu'une agriculture durable est possible pour nourrir la population de demain.

                                                        

                                                                                    

 

Le lendemain, à 20h45 sur France 2, le téléfilm Médecin chef à la Santé adapté du livre-témoignage de Véronique Vasseur. Ce docteur qui a passé huit années à la prison de la Santé dénonce les conditions de détention scandaleuses.9782253151739-G.jpg Jean-Paul regardera évidemment ces deux programmes alors n'hésitez pas à échanger par courrier vos impressions.

 


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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 20:41

Belles et bonnes plantes (Éditorial du vendredi 5/10/2012)

 

Trop longtemps négligées depuis que notre époque dite moderne a débuté, les plantes reprennent petit à petit la place qu’elles n’auraient jamais dû cesser d’occuper car partie intégrante de la vie sur Terre. Tout naturellement, nos lointains ancêtres, comme tous les êtres vivants, ont appris à utiliser ce qu’ils trouvaient dans la nature pour se nourrir mais aussi pour se soigner. L’avènement de l’ère industrielle a mis à l’honneur les médicaments dits de synthèse et nous avons commencé à oublier la richesse extraordinaire et le pouvoir des plantes.

 

L’initiative du SPIP (Service pénitentiaire d’insertion et de probation) menée autour d’un projet sur l’agriculture raisonnée, en partenariat avec la Direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt (DRAAF), est ainsi la bienvenue, avec trois volets au programme. Avant d’aborder le chocolat et les cours de cuisine, Mme Doutremepuich, Directrice adjointe du SPIP de l’Hérault, a présenté Mme Corinne Fabre, venue faire connaître ou redécouvrir les plantes médicinales. Cette herboriste agathoise a très bien mené son intervention en s’appuyant sur les cinq sens : la vue, le toucher, l’odorat, le goût (étonnante stévia au pouvoir sucrant 300 fois supérieur au sucre !) et même l’ouïe.

 

Le matin même de sa venue, elle a cueilli dans son jardin, fenouil, sarriette, hysope, sauge, lavande, romarin, verveine, passiflore, souci et même coupé une branche d’olivier. Après un premier examen de ces échantillons de plantes et de fleurs, elle a assuré une reconnaissance visuelle à partir de photos de dix-huit plantes dont certaines revenaient à plusieurs reprises, sollicitant ainsi la mémoire. Boîtes à senteur, sacs à toucher perfectionnaient ensuite ce qui avait déjà été appris.

Puis la dégustation des sirops n’a pas manqué d’étonner les participants. Basilic, sauge (la reine des plantes), sarriette, verveine, hysope et lavande, chaque plante a macéré longtemps pour produire un concentré mêlé ensuite à un sirop de sucre de canne, grâce à une légère cuisson. Chaque sirop a ses vertus propres mais chacun est délicieux.

 

Pour finir, chaque participant a pu sélectionner trois plantes, selon ses besoins, et en emporter un peu pour faire de la tisane. Ainsi, lavande (voies respiratoires et désinfectant), romarin (tonique et digestif, bon pour la réflexion), hysope (voies respiratoires), basilic (digestion), sarriette (grand tonique), thym (désinfectant des voies respiratoires), menthe (digestion), ortie (reminéralisant, articulations), verveine (digestion, calmant), souci (peau), fenouil (digestion), coquelicot (stress, sommeil, gorge) ont pu être sélectionnés par les participants, repartis convaincus par les possibilités infinies des plantes aromatiques et médicinales.

Jean-Paul

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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 17:26

Journal d’un corps par Daniel Pennac aux Éditions nrf – Gallimard, 2012, 400 p.

 

journal-d-un-corps-M69625.jpgÀ juste titre, ce livre a marqué l’actualité littéraire de ces derniers mois. Lire Journal d’un corps, de Daniel Pennac, est une véritable aventure à la fois réjouissante, inquiétante, divertissante et tellement vraie.

 

Le narrateur, censé être né en 1923, lègue son journal, pas un journal classique mais le journal de son corps, à sa fille. Il vient de mourir, à 87 ans, et celle-ci découvre toute l’intimité de cet homme, décrite à partir de ses 13 ans.

 

Un jour de septembre 1936, alors qu’il fait partie des scouts, il est ligoté à un arbre… les fourmis arrivent, la terreur aussi et son corps se lâche… C’est à partir de cet événement qu’il décide d’écrire le journal de son corps. Le lecteur suit alors, étape par étape, un âge après l’autre, l’évolution très personnalisée de cet homme. Il s’oppose d’abord à sa mère qui lui dit, un jour : « Tu ne ressembles à rien ! » C’est alors que, pour la première fois, il ose se regarder, nu, dans la glace… et décide de faire des pompes pour se muscler.

 

Petit à petit, Daniel Pennac nous délivre toutes les expériences qui font une vie, qu’elles soient heureuses ou malheureuses, agréables ou douloureuses. Avec lui, nous sommes bien obligés de reconnaître que l’homme doit tout apprendre de son corps, comment marcher, se moucher, se laver, etc…

 

Il y aurait tant de passages savoureux à citer que la meilleure solution est de dévorer sans plus attendre Journal d’un corps.

Jean-Paul

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1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 15:39

affiche journée champêtreUn grand merci à toutes les personnes qui se sont déplacées à Arras-sur-Rhône samedi dernier. Près de 2 ans et demi après le procès de Nîmes, un peu plus de 100 personnes étaient là au rendez-vous proposé par le Comité de soutien aux côtés de Ghislaine et de toute la famille. On aurait pu penser à un essouflement au niveau du soutien apporté... bien au contraire. L'innocence clamée depuis sa cellule fédère un soutien inébranlable autour de Jean-Paul.

 

Malgré une météo capricieuse en début de matinée, de belles éclaircies ont permis à ceux qui le désiraient de manger dehors. Après le repas du midi conclu par une succulente dégustation de macarons fabriqués par Sébastien, les triplettes du concours de pétanque prirent place sur le terrain tandis que les plus frileux tapaient le carton à l'intérieur. Les premières parties se déroulaient sous un ciel de plus en plus grisonnant. En milieu d'après-midi, les premières gouttes firent leur apparition jusqu'à ce qu'une pluie soutenue prenne la suite. Mais cela ne découragea pas les plus vaillants boulistes qui terminèrent le tournoi. On peut ainsi féliciter isabelle, Charly et Vincent pour leur belle victoire aux dépens d'Annie, Alain et Frédéric.

 

  En fin d'après-midi eut lieu le tirage au sort de la tombola qui vit le tableau "Innocence Captive" de Bernard Devenasse remportée par Yvette.

 

On n'oublie évidemment pas toutes les personnes qui n'ont pu se déplacer ce jour-là mais qui restent mobilisées dans ce combat. Nous en profitons pour vous donner les prochaines dates :

     - Soirée folklorique le vendredi 16 novembre 2012 à Ozon 

     - L'assemblée générale du comité de soutien le vendredi 7 décembre 2012 à Sarras

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1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 15:36

Patrimoine figé ou évolutif (Éditorial du vendredi 28/09/2012)


Chaque année, les journées du patrimoine drainent davantage de monde pour des visites qui demandent souvent de longues heures d’attente. Ce succès est révélateur d’une société qui tient à préserver immeubles et monuments témoins d’une époque révolue.

 

Il faut se réjouir de voir tous ces palais et châteaux mais aussi églises, cathédrales, monastères, mairies, usines et encore ponts, lavoirs et même prison comme à Béziers, pris d’assaut au cours de ce week-end de septembre que de plus en plus d’amateurs réservent un an à l’avance. D’ailleurs, une majorité de Français préfère la mise en valeur des trésors du passé à la création. Il suffit de voir les polémiques que déclenchent certains projets architecturaux pour s’en convaincre. Or, à l’époque de la réalisation de monuments que nous admirons sans réserve aujourd’hui, les mêmes débats n’ont pas manqué d’agiter la société. L’exemple le plus symptomatique est celui de la Tour Eiffel qui n’est pas passée loin d’une démolition pure et simple.

 

Cette constatation doit nous faire réfléchir sur cette frénésie qui gagne de plus en plus et coûte évidemment très cher puisqu’il faut restaurer, entretenir et mettre à la disposition du public. Sur un budget de 3 milliards d’euros, le ministère de la culture doit consacrer près d’un tiers à ces opérations.

 

Comme ce patrimoine ne cesse de croître et embellir, il faut vraiment se poser la question car cet ensemble de monuments protégés est destiné à rester figé après une simple décision administrative. D’un côté, on sauve de réelles richesses, d’un autre on bloque une évolution qui a pourtant toujours été la règle depuis que l’espèce humaine s’est sédentarisée.

 

Combien de superbes palais Renaissance se sont établis sur les ruines d’un château médiéval qui, lui-même avait supplanté une demeure plus modeste ? Le château de Blois, par exemple, possède la particularité de proposer des ailes d’époques et de styles différents. À Chaumont-sur-Loire, un pan entier du château médiéval a été démoli pour ouvrir la cour intérieure vers le fleuve. Les exemples foisonnent d’évolutions, de transformations qui ont effacé ce qui a précédé. 

 

Il faut donc aujourd’hui se poser la question pour savoir si notre patrimoine doit rester figé et s’il faut sans cesse l’étendre. Cela mériterait un véritable débat et des choix pas toujours faciles à faire.

Jean-Paul

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 18:25

Morale en hausse (Éditorial du vendredi 21/09/2012)

 

Tout y est passé : cours de morale, instruction civique, éducation civique et morale, éducation à la citoyenneté…Depuis que Jules Ferry a rendu l’école primaire laïque et obligatoire, en 1882, avec Ferdinand Buisson, cofondateur de la Ligue des Droits de l’Homme, la nécessité de remplacer l’instruction religieuse, dispensée dans les écoles catholiques, s’est imposée.

 

Né le 20 décembre 1841 à Paris et mort le 16 février 1932, Ferdinand Buisson a été scandaleusement délaissé par l’historiographie officielle. Pourtant, il a eu tout le mérite de superviser la rédaction des lois sur la laïcité, au début du 20e siècle. C’est lui qui présidait la commission parlementaire qui mit au point le texte de loi sur la séparation des Églises et de l’État, loi votée en 1905. Ce député de la Seine, avant et après la première guerre mondiale, se battait déjà pour l’enseignement professionnel obligatoire et en faveur du droit de vote pour les femmes. Les idées qu’il défendait sont encore plus d’actualité aujourd’hui. Ajoutons simplement qu’il reçut le prix Nobel de la Paix, en 1927, pour son action en faveur du rapprochement franco-allemand. Hélas, dans les années qui suivirent, son œuvre fut anéantie.

 

Aujourd’hui, le ministre de l’Éducation nationale, Vincent Peillon, agrégé de philosophie et directeur de recherche au CNRS, devrait apporter toutes les garanties pour réaliser une réforme dans un domaine où un consensus est indispensable si l’on veut maintenir une certaine cohésion dans le pays. Lorsqu’il a employé les termes de morale laïque, il a lancé un débat qui n’a pas fini de rebondir. Pourtant, il est évident que le rôle de l’école est d’inculquer des valeurs, des « notions de morale universelles fondées sur les idées d’humanité et de raison. » Apprendre la solidarité, la tolérance, le respect des personnes et des biens, savoir distinguer le bien du mal, c’est une nécessité.

 

Tout cela n’est pas nouveau. Est-ce réactionnaire ou est-ce progressiste ? La question sera toujours posée. Ce qui est sûr, c’est que la méthode autoritaire ne marche pas. C’est d’abord au sein de la famille que les premières notions se mettent en place mais l’école doit jouer un rôle fondamental comme elle l’a toujours fait afin d’imposer la primauté de la raison et le refus des dogmes.

 

Au-delà des effets d’annonce, chaque ministre de l’Éducation nationale doit s’efforcer de veiller à ce que l’éducation civique soit une réalité, sur les bases de ce que Ferdinand Buisson avait mis en place, il y bien longtemps.

 Jean-Paul

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23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 19:46

Plus que quelques jours pour s'inscrire à cette journée qui débutera vers 11h30 par un apéritif suivi d'un repas ; viendra ensuite le traditionnel concours de pétanque et le tirage de la tombola. Une nouvelle fois, le Comité de soutien de Jean-Paul Degache organise une manifestation pour réunir ses fidèles soutiens lors d'une journée conviviale. On vous attend nombreux pour cette occasion.

 

affiche journée champêtre

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