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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 10:38

« Lire et faire lire » (Éditorial du vendredi 04/05/2012)

 

Cette semaine, nous empruntons le titre de la Une à l’association animée par l’écrivain Alexandre Jardin qui œuvre sans relâche dans tout le pays pour faire aimer la lecture aux enfants. Ce sont des bénévoles, la plupart retraités, qui assurent un service qui mériterait d’être beaucoup plus valorisé.


Ici, une bibliothèque installée dans le centre socio-pédagogique met à la disposition de tous près de 5 000 livres et revues. Chacun peut s’y rendre deux fois par mois. Un planning affiché à chaque étage des trois bâtiments permet de connaître les dates d’ouverture pour chacun. Il est possible d’emprunter gratuitement, cinq livres au maximum, pour une durée d’un mois, avec possibilité de prolonger, sur simple demande.


Un large éventail d’ouvrages est disponible, des livres acquis par le Spip (Service pénitentiaire d’insertion et de probation), plus d’autres venant de dons. Certains ne peuvent être consultés que sur place comme le Code pénal, le Code de procédure pénale et des albums documentaires. Après l’achat d’un bon nombre de livres dont plusieurs prix littéraires de la fin de l’année 2011, un nouveau lot d’ouvrages très récents est mis à la disposition des lecteurs, que ce soit parmi les meilleurs romans policiers ou de science-fiction, les dernières bandes dessinées ou encore les romans les plus récents. Tout un rayonnage permet de visualiser ces nouveautés sans avoir à les rechercher. De plus, chaque semaine, une bibliothécaire professionnelle apporte ses précieux conseils et peut procurer certains ouvrages ne figurant pas au catalogue local.


Contrairement à certaines idées reçues, ce sont les romans qui savent le mieux parler de la réalité. Les auteurs utilisent la fiction pour décrire ce qu’ils ont vécu ou ce que d’autres ont connu. Ainsi, beaucoup de romans sont plus proches du réel que certains documents reconstruisant des souvenirs avec beaucoup d’imperfections. L’essentiel reste d’être curieux, d’oser ouvrir un livre et de plonger dans la lecture, quitte à l’abandonner si celle-ci n’accroche vraiment pas. Précisons aussi que, régulièrement, La Feuille d’Hector publie des fiches de lecture, avec les références des ouvrages.


Enfin, l’accueil des lecteurs s’améliore sans cesse grâce à un nouveau mobilier acquis par le Conseil Général de l’Hérault. Il reste à chacun  de profiter de ce service offert par la bibliothèque, un avantage qui n’a pas toujours existé et qui reste encore le meilleur moyen de résister à l’enfermement tout en se cultivant et en se distrayant.


Jean-Paul

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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 13:20

Samedi dernier, près d’une quarantaine de cyclistes ont formé un peloton cycliste afin de réitérer leur soutien à Jean-Paul Degache. Ils ont ainsi parcouru trente kilomètres autour du village de Saint-Jeure d’Ay, en évitant miraculeusement la pluie, sur des routes que Jean-Paul connaît par cœur. Sur demande de son ami François, il nous raconte ce parcours dont il est privé depuis 827 jours maintenant !

IMG_4755.JPGPar un passage resserré entre deux maisons, la petite route des Ubacs s’ouvre sur la campagne. Le village de Saint-Jeure d’Ay est rapidement derrière nous. Chacun cherche son rythme, la bonne allure, pour pouvoir aller au bout de cette sympathique randonnée sur des routes ardéchoises que l’on dirait inventées pour le vélo.

 

Entre les champs et quelques zones boisées, la route prend son temps pour se rapprocher du col du Juvenet. Parfois, une légère pente se fait sentir dans les jambes mais c’est un vrai régal de pédaler ici. Tout en faisant attention aux quelques défauts de la route qui manque par endroits un peu d’entretien, chacun peut admirer le beau village de Preaux qui ne se contente plus de se regrouper autour de son fier clocher mais s’étale de plus en plus. La vue est superbe sur ce piémont du Haut-Vivarais qui a bien reverdi après un hiver trop sec. De temps à autre, une ferme est installée à proximité de la route et plusieurs chemins donnent envie de s’enfoncer dans les bois à la recherche de champignons… mais ce n’est pas la bonne saison.

IMG_4780.JPG

Voilà que l’on distingue le col du Juvenet après avoir serpenté un long moment entre forêts et prairies. Il sera temps de souffler un peu avant de plonger sur Vaudevant. La descente est courte et rapide et certains virages s’abordent avec prudence. Pour traverser Vaudevant, il faut se dresser sur les pédales car la route s’élève à nouveau pendant plusieurs centaines de mètres. Au centre du village, la route bascule d’un seul coup et descend doucement jusqu’à Saint-Félicien. Certains en profitent pour rouler côte à côte et échanger quelques mots lorsqu’une accalmie dans la circulation le permet. Quelques-uns font un petit détour par le centre de la cité de l’Ardéchoise pour aller se désaltérer. Le moment est bien choisi car, après une courte descente sur une portion très roulante, débute le morceau de bravoure de la randonnée : le col de Fontay.

 

Au sortir du pont enjambant un ruisseau, soudain la vitesse diminue et il faut trouver le rythme du grimpeur, sans s’affoler. Chacun cherche son style pour adapter sa respiration et sa fatigue musculaire afin de dompter la pente. Comme toujours, les premiers hectomètres sont les plus délicats mais le revêtement est bon. Une fois franchie la grande épingle avec vue imprenable sur Saint-Félicien, à droite, la seconde partie de l’ascension demande de puiser un peu plus dans ses réserves. En danseuse ou assis sur la selle, chacun(e) progresse à son rythme et le sommet approche. Là, tout près de la fromagerie, on bascule pour une belle ligne droite avec Saint-Victor en point de mire.

 

Quelques courbes et la route remonte doucement pour traverser ce beau village. La descente est rapide et une magnifique ligne droite presque plate nous rapproche des Clots, un carrefour stratégique entre Annonay, Tournon, Lamastre et Saint-Félicien d’où nous venons. Il avait été question, à une époque, de bâtir un collège, ici… mais le projet est resté dans les cartons….

 

Saint-Jeure d’Ay n’est plus très loin. Ca roule bien même s’il faut encore se dresser sur les pédales pour avaler une dernière petite montée. Un ultime faux-plat nous ramène au point de départ d’une randonnée au relief varié et qui a su nous enchanter grâce à des paysages dont on ne se lasse jamais.

Jean-Paul 

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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 23:01

En apnée… (Éditorial du vendredi 27/04/2012)

 

Quand ces lignes paraîtront, les Français seront en apnée, en train de retenir leur souffle, attendant le résultat final de ces élections présidentielles qui mobilisent tant d’énergie depuis des mois. Quinze jours, entre les deux tours, ça fait long, mais les présidentielles ont cette particularité que n’ont pas les autres élections. Celles-ci se contentent d’un intervalle d’une semaine. Rappelons que, dans notre système électoral, pour être élu, il faut avoir la majorité absolue, soit plus de la moitié des suffrages, au premier tour. Si ce n’est pas le cas, il faut un second tour pour lequel les règles de qualification peuvent varier. Dans l’élection en cours, seuls les deux candidats arrivés en tête peuvent rester en lice. Retenons donc notre respiration encore quelques jours…

Profitons de ce temps suspendu chez nous pour regarder un peu ce qui se passe chez nos voisins espagnols. Au début des années 2000, le secteur de la construction a connu, dans la péninsule ibérique, un essor considérable. L’Espagne a même été un moment le second consommateur de ciment du monde, derrière la Chine. Une urbanisation à tout va a même créé des villes nouvelles qui restent pratiquement inhabitées.

L’exemple de la station pyrénéenne de Formigal est éloquent, démontrant une injustice sociale de plus en plus criante. Dans ce pays où le chômage touche près de 25% de la population, l’argent public est investi sans compter dans des aménagements touristiques ne servant qu’à quelques privilégiés. Les problèmes d’enneigement sur le versant sud des Pyrénées étant de plus en plus réels, la société d’exploitation semi-publique qui gère la station perd, chaque année, beaucoup d’argent. Qu’à cela ne tienne ! Le gouvernement aragonais a renfloué les comptes avec 250 millions d’euros d’argent public auxquels il faut ajouter l’entretien des routes menant à la station, les campagnes de promotion du ski…Or, partout, en Espagne, il manque du monde dans les services qui profitent au plus grand nombre : l’aide sociale, la santé, la culture, l’éducation…

Les énormes difficultés que connaît notre voisin et les décisions prises à Madrid et dans les régions autonomes ne doivent pas nous laisser indifférents, l’avenir étant très incertain des deux côtés des Pyrénées…

Jean-Paul

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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 17:02

Cette semaine sur France Inter, Daniel Mermet a proposé deux émissions de Là-bas si j'y suis sur la thématique de "la victime" et de "l'émotion"  dans notre société actuelle et des dérives qui s'en suivent. Pas besoin malheureusement de vous citer d'exemple...

 

Ainsi, nous vous conseillons vivement de prendre le temps de les écouter et de réagir.

 

Emission - Partie 1

 

Emission - Partie 2

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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 09:24

Une promesse par Sorj Chalandon chez Grasset & Fasquelles, 2006, 273 pages

 

9782246711711Après nous être régalé avec Mon traître et Retour à Killybegs, nous étions curieux de lire un autre livre de cet auteur, journaliste à Libération puis au Canard enchaîné. L’occasion s’est présentée avec Une promesse, un roman publié en 2006, après Le petit Bonzi (2005).

 

Cette fois, Sorj Chalandon nous plonge dans la vie d’un petit village de Mayenne, menant bien le mystère jusqu’au bout avec le style délicieux qui est le sien, un style tout en douceur et plein de sensibilité. Nous faisons d’abord connaissance avec Fauvette Pradon et son vieux mari, Étienne. Ils sont dans leur maison de Ker Ael et Léo arrive… L’autre centre d’intérêt du village est le café du bosco, Lucien Pradon, jeune frère d’Étienne. Les conversations de bistrot ne masquent pas les problèmes posés par la solitude. Ainsi, peu à peu, nous découvrons tous les protagonistes de cette histoire émouvante et simple à la fois.

 

« Elle se croyait à tout jamais sans larmes. Elle pleure tout au fond d’elle. Elle pleure pour répondre à la pluie qui chuchote. Elle pleure son sourire de Fauvette, sa fossette de crépuscule. Elle pleure son vieil homme qui sommeille… », cette page admirable mériterait d’être citée tout entière tant cette histoire est une belle leçon de vie. En même temps, l’auteur nous parle de la mort, de l’oubli, cette promesse étant une belle occasion d’aborder tous ces problèmes.

Jean-Paul

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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 15:17

Vivre ensemble (Éditorial du vendredi 6/04/2012)

 

Après les évènements dramatiques qui ont marqué ce mois de mars 2012, il est rassurant de constater le calme avec lequel la population de notre pays a encaissé les chocs successifs de ces assassinats aussi douloureux qu’incompréhensibles.

Il ne faudrait pas que de tels drames déclenchent toujours plus de répression sous le poids de l’opinion publique. Or, une semaine après ces évènements, ce n’était pas la sécurité mais le chômage, le pouvoir d’achat et l’éducation que les Français plaçaient, à juste titre, en tête de leurs préoccupations. Cela révèle une maturité de bon aloi au moment où l’on pourrait craindre que la peur prenne le dessus sur la raison.

En effet, dans un pays où il devrait être possible de vivre ensemble, de débattre et de décider démocratiquement des orientations à prendre, les problèmes d’emploi sont essentiels. Logiquement, ils conditionnent le pouvoir d’achat et ne peuvent être résolus qu’au travers d’une éducation réussie. Cette formation de base dispensée par l’école mérite toujours plus de considération et donc de moyens afin de toucher toutes les composantes de notre société. Il est évident aussi que cela ne peut être définitivement acquis et que, tout au long de la vie, chacun doit chercher à se perfectionner.

Les semaines qui viennent vont être déterminantes quant à l’orientation choisie pour notre pays et chacun espère aussi que la vie quotidienne de tous ceux qui souffrent de la précarité, soit améliorée. La sécurité suivra naturellement.

Sur le continent africain, le Sénégal vient de donner au monde entier une belle leçon de démocratie permettant à d’autres pays d’espérer. Le net succès de Macky Sall, ex-premier ministre élu au second tour avec 68% des voix face à Abdoulaye Wade, est une très bonne nouvelle. Le président sortant, âgé de 86 ans et après douze années de pouvoir voulait s’accrocher encore pour effectuer un nouveau mandat. Il a su reconnaître immédiatement sa défaite. Reste maintenant un énorme chantier économique et social dans un pays où un habitant sur deux vit sous le seuil de pauvreté mais le premier obstacle électoral ayant été franchi avec succès, nous ne pouvons que souhaiter bonne chance au Sénégal et à ses habitants.

Jean-Paul

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24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 12:45

Avant de vous proposer une nouvelle chronique réalisée par Jean-Paul, voici quelques lignes qu'il a écrites à une amie qui démontrent l'importance que peut avoir, pour lui, les livres et la lecture en prison :

 

"Il fut un temps où j'étais impatient de partir mais, depuis la fin du mois de janvier, j'ai hérité du poste de bibliothécaire et donc abandonné l'entretien du centre socio-pédagogique. Au milieu des livres, je réussis à oublier où je suis. Il faut dire que l'endroit est agréable, ne ressemblant pas au reste de la prison. J'essaie de conseiller les visiteurs et certains m'ont même remercié pour mes conseils de lecture. D'autres sont plus difficiles à gérer mais, dans l'ensemble, ça se passe bien."

 

Le ciel sera mon toit  par Éric Valli (avec Sophie Troubac), Gallimard, 2006, 345 pages

 

 Ça commence très fort, par une scène vertigineuse, en avril 1985. Éric Valli est dans une falaise où il doit photographier des nids d’abeilles. Soudain, il est victime d’une attaque massive de ces insectes défendant leur habitat et leur miel que les Rajis, le peuple des abeilles, savent récolter. Toute une partie du livre sera consacrée, plus tard à la vie de ce peuple unique mais, en attendant, Éric Valli nous ramène à son enfance, à Dijon.

Un peu plus tard, alors qu’il est pensionnaire à Besançon, c’est chez un libraire qu’il réussit à s’évader. Puis, un camarade lui parle du Yémen. Ses parents étant ouvriers, leurs moyens sont limités. C’est pourquoi son père quitte son travail de potier pour vendre des tableaux, ses tableaux…Il a su lui faire lire Henri de Monfreid, Jack London, Joseph Conrad, Bernard Moitessier, des récits de voyages qui ont beaucoup marqué le jeune Éric.

À 17 ans, il part pour Beyrouth puis en Syrie et se retrouve avec des Fedayin en plein septembre noir… En auto-stop, en ferry, en bus, Éric Valli gagne l’Afghanistan puis le Népal et va consacrer la plupart de son temps à cette région du monde. Ses reportages photos alimentent les pages du National Geographic, de Paris-Match, de Geo, de Stern mais c’est le fameux film : « Himalaya, l’enfance d’un chef », tourné au Dolpo, qui l’a vraiment popularisé. Au fil des pages de ce livre nous est contée par le détail l’histoire des Dolpo-pa franchissant les plus hauts cols de la planète pour, après trois semaines de voyage, aller échanger le sel contre le grain.

L’ouvrage foisonne d’autres épisodes de la vie aventureuse d’Éric Valli, un homme qui cherche avant tout à entrer en contact avec les gens qui vivent là où il se rend. Il sait partager leur vie, comprendre leurs problèmes et se faire adopter par eux.

 

Merci à Marisette et Bernard pour m’avoir permis d’élargir un peu mon horizon, m’emmenant dans un pays qu’ils connaissent bien et me remettant en mémoire un film superbe que j’avais pu faire découvrir à mes élèves, au cinéma.

Jean-Paul

 

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21 avril 2012 6 21 /04 /avril /2012 11:14

Macadam Bazar, Na Mbeni La, Label Du son ki avoine, 2010 

 

Mathilde et les étudiants du GENEPI (Groupement étudiant national d’enseignement aux personnes incarcérées) avaient réussi la prouesse d’inviter  Macadam Bazar à se produire dans la maison d’arrêt de Villeneuve-lès-maguelone, le 2 mai 2011. Hélas, peu de monde avait eu la curiosité de profiter de ce superbe concert. Comme je l’ai remarqué pour chaque activité culturelle, il faut presque faire du démarchage individuel pour pousser les gens à s’inscrire et bénéficier de ces moments uniques dans une vie où la grisaille domine.

 

Un concert étant trop vite passé, j’avais demandé à pouvoir écouter le CD de ce groupe dynamique au possible. Après de longs mois d’attente, je peux enfin profiter à nouveau de ce groupe issu des Bouches-du-Rhône, de Saint-Chamas, près de l’étang de Berre.

Tout de suite, j’ai retrouvé des échos, une parenté avec ce que produisent des groupes qui nous enchantent depuis des années : Les Ogres de Barback ou Les Hurlements de Léo, entre autres. Je crois d’ailleurs, qu’ils ont assuré la première partie des Ogres. Ils peuvent être complètement déjantés puis redevenir pleins de douceur mais ce qu’ils disent a toujours un sens.

 

 

Cédric, Martin, Julian, Pablo, Milka et Jan m’ont rappelé parfois des airs entendus dans les films d’Émir Kusturica, avec des cuivres superbes (Vodka, Talk Jak) mais peuvent aussi puiser leur inspiration en Afrique (Na Mbeni La, Les Oiseaux). Macadam Bazar est la chanson fondatrice du groupe qui prend vraiment beaucoup de plaisir à jouer et à chanter ensemble. Aimant le contraste, ils peuvent passer d’un seul coup du délire musical le plus complet à la ballade la plus douce comme La fin du balavec son terrible refrain.

Pourquoi ? Je voudrais savoir pourquoi, pourquoi ?

Elle vient trop tôt la fin du bal

C’est les oiseaux, jamais les balles

Qu’on arrête…en plein vol.

T’as perdu ta gratte, ta femme et puis ton chien

Comme on perd ses clefs de bagnole et t’en riras pas demain.

 

Ça serait bien est une superbe chanson comme La larme à l’œil, morceaux réalistes, manifestant, protestant, sans oublier d’être festifs :

Si on allait danser

Au lieu de se flinguer au nom du progrès.

Liberté de prison parle de l’échec d’une révolution parce que la liberté d’expression est muselée. Bon voyage est un bel hommage aux tziganes, aux gitans, aux manouches, à tous les gens du voyage…Kaj sasto te aves. Latcho drom.

Enfin, Maréchal est un monument mais toute ressemblance avec un certain pays serait totalement fortuite…

 

Comme toujours, les chansons de Macadam Bazar s’écoutent encore et encore et l’immense plaisir d’une musique vivante se conjugue toujours avec des paroles ne laissant jamais indifférent. Le groupe devrait sortir prochainement un nouvel album et c’est avec beaucoup de curiosité que nous attendons cet évènement en espérant les voir à nouveau sur scène…dans un autre cadre.  

Jean-Paul

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17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 23:01

Nous vous attendons le plus nombreux possible le samedi 5 mai 2012 afin de montrer que notre soutien à Jean-Paul ne s'estompe pas malgré les jours qui passent, plus de 800 à présent !!!

Alors, si vous comptez venir pour l'après-midi balade en vélo, pour la soirée ou pour les deux, envoyez-nous un mail à soutien.jean-paul.degache@voila.fr. Merci à vous tous et notamment à Ludo, notre fidèle créateur d'affiche.


affiche-copie-1

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13 avril 2012 5 13 /04 /avril /2012 23:01

50 ans après… (Éditorial du vendredi 30/03/2012)

 

50 ans après la signature des accords d’Évian mettant fin à la guerre d’Algérie, le 19 mars 1962, les plaies ne sont pas encore refermées. Tout ce qui s’est passé là-bas et en France conditionne encore notre vie d’aujourd’hui et, la parole se libérant de plus en plus, nous apprenons sans cesse et tentons toujours de comprendre.

Pendant ces années de souffrances et de douleurs durant lesquelles les vies de quantités d’innocents ont été sacrifiées, c’est l’histoire coloniale de notre pays qui s’est effondrée. Les dirigeants de l’époque ont eu d’immenses difficultés à reconnaître leurs erreurs afin de sortir de l’impasse. Lorsque l’Algérie est devenue indépendante, la France n’était plus qu’un simple acteur de la construction européenne, plaidant ensuite pour le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

      

Pendant que l’Algérie fêtait sa victoire, la France cherchait à oublier sa défaite alors que 900 000 rapatriés devaient être accueillis, dont 30 000 à Montpellier. Quelques années plus tard, Mai 68 fera oublier la guerre d’Algérie mais peu de choses étaient résolues.

C’est en 1830 que la France s’est lancée dans la conquête du territoire algérien, une conquête qui a duré 30 ans parce qu’elle s’est heurtée à une résistance acharnée des populations. Système par essence inégalitaire, le colonialisme s’est installé. Pour échapper à la faim et à la misère, certains habitants se sont engagés dans l’armée française, les harkis. Dès 1945, alors que la France fêtait sa libération, les massacres de Sétif et de Guelma montraient que notre pays ne voulait rien céder dans ses colonies. Neuf ans plus tard, en 1954, l’histoire locale a basculé avec le déclenchement de l’insurrection, de ce qui deviendra une guerre d’indépendance. La France mettra d’ailleurs très longtemps pour admettre officiellement l’expression guerre d’Algérie (loi du 18 octobre 1999). Malgré tout, depuis 1970, le mot guerre était employé dans les manuels scolaires.

De l’autre côté de la Méditerranée, rien n’est facile. Les fondateurs comme Messali Hadj, Ferhat Abbas, Krim Belkacem, Mohamed Boudiaf… ont été mis de côté. En 1992, une guerre civile a amené encore des drames dont ce pays n’avait pas besoin. À son tour, Abdelaziz Bouteflika qui en est à son troisième mandat, tente de réussir la réconciliation nationale. Sans rien occulter du passé, cet anniversaire est l’occasion de faire progresser un peu plus l’amitié et la compréhension entre deux peuples qui ne peuvent et doivent que s’entendre.

Jean-Paul

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