Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
13 avril 2012 5 13 /04 /avril /2012 23:01

50 ans après… (Éditorial du vendredi 30/03/2012)

 

50 ans après la signature des accords d’Évian mettant fin à la guerre d’Algérie, le 19 mars 1962, les plaies ne sont pas encore refermées. Tout ce qui s’est passé là-bas et en France conditionne encore notre vie d’aujourd’hui et, la parole se libérant de plus en plus, nous apprenons sans cesse et tentons toujours de comprendre.

Pendant ces années de souffrances et de douleurs durant lesquelles les vies de quantités d’innocents ont été sacrifiées, c’est l’histoire coloniale de notre pays qui s’est effondrée. Les dirigeants de l’époque ont eu d’immenses difficultés à reconnaître leurs erreurs afin de sortir de l’impasse. Lorsque l’Algérie est devenue indépendante, la France n’était plus qu’un simple acteur de la construction européenne, plaidant ensuite pour le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

      

Pendant que l’Algérie fêtait sa victoire, la France cherchait à oublier sa défaite alors que 900 000 rapatriés devaient être accueillis, dont 30 000 à Montpellier. Quelques années plus tard, Mai 68 fera oublier la guerre d’Algérie mais peu de choses étaient résolues.

C’est en 1830 que la France s’est lancée dans la conquête du territoire algérien, une conquête qui a duré 30 ans parce qu’elle s’est heurtée à une résistance acharnée des populations. Système par essence inégalitaire, le colonialisme s’est installé. Pour échapper à la faim et à la misère, certains habitants se sont engagés dans l’armée française, les harkis. Dès 1945, alors que la France fêtait sa libération, les massacres de Sétif et de Guelma montraient que notre pays ne voulait rien céder dans ses colonies. Neuf ans plus tard, en 1954, l’histoire locale a basculé avec le déclenchement de l’insurrection, de ce qui deviendra une guerre d’indépendance. La France mettra d’ailleurs très longtemps pour admettre officiellement l’expression guerre d’Algérie (loi du 18 octobre 1999). Malgré tout, depuis 1970, le mot guerre était employé dans les manuels scolaires.

De l’autre côté de la Méditerranée, rien n’est facile. Les fondateurs comme Messali Hadj, Ferhat Abbas, Krim Belkacem, Mohamed Boudiaf… ont été mis de côté. En 1992, une guerre civile a amené encore des drames dont ce pays n’avait pas besoin. À son tour, Abdelaziz Bouteflika qui en est à son troisième mandat, tente de réussir la réconciliation nationale. Sans rien occulter du passé, cet anniversaire est l’occasion de faire progresser un peu plus l’amitié et la compréhension entre deux peuples qui ne peuvent et doivent que s’entendre.

Jean-Paul

Repost 0
Published by Les amis et proches de Jean-Paul Degache - dans La vie en prison
commenter cet article
12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 17:29

La république courtoise par Gérard Jacquemin aux Éditions Le manuscrit, 2005, 167 pages.

 

9782748164206.main.pngAnticipant sur ce qui pourrait arriver un jour sur notre planète, Gérard Jacquemin a écrit un roman de politique fiction qui débute avec Alfred, un employé EDF à la centrale du Blayais. C’est lui qui raconte. Un cataclysme a tout balayé après la tempête du 27 décembre 1999. la plupart des terres se retrouvent submergées et notre homme se réfugie dans les hauteurs des Pyrénées, sur l’île du Mont Canigou. Il se lie d’amitié avec Didier et ils tentent de réinventer un monde avec d’autres survivants qui se retrouvent au même endroit.

La vie s’organise, la société se structure. Quelques livres récupérés par hasard prouvent le rôle important qu’ils jouent dans une société. Tout au long de l’histoire, la disparition du livre est évoquée… et cela me fait penser qu’un gouvernement n’a rien trouvé de mieux que d’en augmenter la TVA, ce 1er avril 2012… Puis, l’auteur insiste sur la volonté des nouveaux dirigeants ayant mis sous leur coupe les terres émergeant des eaux, de supprimer totalement les livres, tous considérés comme subversifs.

La vie commence à bien s’installer avec toujours de nouveaux arrivants quand Alfred profite d’un bateau de passage pour quitter les Pyrénées, espérant aller au Tibet. Faisant halte en Suisse, il rencontre Leïla et, au niveau du récit, c’est elle qui prend le relais. Le lecteur continue alors à voyager et apprend que ce sont les Suisses qui colonisent les nouvelles terres émergeant des océans.

Petit à petit, on se rapproche de l’hémisphère sud mais ça va un peu vite. Trop de changements, cela empêche d’apprécier les lieux visités par Alfred et Leïla.

Enfin, ce sont leurs enfants, Aliénore et Guillaume qui occupent, quelques années après, la suite de l’histoire. Ils vivent dans la République Libre de Pensacola, sur le continent antarctique. Là-bas, sont mis en avant l’amour, l’altruisme et la courtoisie. Tout cela permet de retrouver une saine harmonie avec le corps. Hélas, toute cette société est menacée et les descendants de Leïla et Alfred doivent lutter pour préserver leur république courtoise.

Gérard Jacquemin, dans ce livre, ouvre quantité de pistes mais se contente hélas de les aborder souvent trop superficiellement. Son but étant d’arriver à la république courtoise, il escamote plusieurs périodes qu’il aurait été intéressant, pour le lecteur, d’explorer davantage. Cependant, le but atteint ne manque pas de faire réfléchir à l’époque que nous vivons et rêver à un futur plus fraternel.

 

Merci à Danielle et Guy de m’avoir donné la possibilité de lire La république courtoise, de Gérard Jacquemin.

Jean-Paul

Repost 0
Published by Les amis et proches de Jean-Paul Degache - dans Chroniques
commenter cet article
10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 12:48

Jean-Paul nous livre ses impressions concernant la pièce de théâtre proposée aux personnes détenues à Villeneuve-lès-Maguelone dans la Feuille d'Hector, hebdomadaire de la Maison d'arrêt.

Rue de Babylone, une leçon de vie

 

Il suffisait de se plonger dans l’excellence ambiance du verre de l’amitié offert par le Théâtre des 13 Vents dans le hall du centre socio pédagogique, après le spectacle, pour ressentir toute la satisfaction d’un public venu nettement plus nombreux que l’année dernière pour Thomas Chagrin.

 

En effet, c’est la seconde année que le Théâtre des 13 Vents (centre dramatique national Languedoc-Roussillon Montpellier) intervient dans la maison d’arrêt. Ne se contentant pas de venir jouer un spectacle, la troupe dirigée par Jean-Marie Besset et Gilbert Désveaux, son adjoint, conduit en même temps un atelier de pratique qui est très suivi. Cette année, l’atelier théâtre travaille sur Rue de Babylone, la pièce qui, justement, était jouée ce 22 mars.

 

Une installation impressionnante attirait aussitôt le regard d’un public installé de part et d’autre d’une entrée d’immeuble surélevée, un décor très original et fort bien agencé. Commence alors la rencontre entre un bourgeois qui rentre chez lui et un jeune SDF particulièrement vindicatif, agissant comme un parfait révélateur des travers et des trop grandes certitudes des gens dits installés. Bien sûr, notre homme, joué par un Alain Marcel excellent, se défend. Il est même persuadé de dominer ce pauvre garçon dont Julien Guil transcende le rôle. Le ton monte, les remarques fusent puis la pression retombe. La pièce semble toucher à sa fin quand, soudain, l’action rebondit et l’ensemble monte de plusieurs crans jusqu’à la révélation finale.

 

Très bien écrite par Jean-Marie Besset qui n’a pas manqué de faire allusion aux USA qu’il connaît bien, Rue de Babylone est une formidable leçon de vie émouvante et impressionnante à la fois. Comme l’a déclaré en préambule Madame Doutremepuich (directrice adjointe du SPIP de l’Hérault) : « Vous êtes privés de liberté mais pas de culture » et tous ceux qui ont savouré cette représentation étaient ravis d’avoir profité d’un moment unique comme seul le spectacle vivant peut en offrir…

Jean-Paul

Repost 0
Published by Les amis et proches de Jean-Paul Degache - dans La vie en prison
commenter cet article
5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 19:05

À travail égal, salaire égal (Éditorial du vendredi 23/03/2012

 

Une journée de la femme par an, le 8 mars, c’est bien peu mais cela donne l’occasion de mettre en lumière des problèmes, des injustices, des situations anormales puis… de les oublier pratiquement aussitôt. Pourtant le premier scandale qui aurait dû être réglé depuis longtemps, c’est la différence de salaire pour un même travail. La France, pays dit civilisé, continue d’accepter que les femmes, dans beaucoup d’emplois, touchent un salaire souvent inférieur de 25% à celui de leurs homologues masculins.

 

Il existe un autre domaine où l’inégalité frappe en premier les femmes : le bouleversement climatique. Sur ce sujet, une eurodéputée, Nicole Kiil-Nielsen, va présenter en avril, un rapport sur les femmes et les conséquences du dérèglement climatique. Ainsi, l’on constate que, dans l’agriculture, elles constituent 80% du contingent des réfugiés. De plus, dans la masse des êtres humains qui vivent avec moins de 1 dollar par jour, se trouvent 70% de femmes. Pourtant, si on leur faisait davantage confiance en les incluant beaucoup plus dans les instances dirigeantes, elles apporteraient des réponses nouvelles à certains problèmes comme la protection des enfants et des personnes âgées, pour la recherche quotidienne de l’eau, les transports en commun…

 

Dans l’hexagone, pendant que la tension augmente sur le terrain de la campagne électorale, une mobilisation originale anti-nucléaire a étiré environ 60 000 personnes entre Avignon et Lyon le dimanche 11 mars, jour anniversaire de la catastrophe de Fukushima. Cette chaîne humaine était disposée le long de la fameuse nationale 7.

                     

Sortir du nucléaire, organisateur de la manifestation, aurait sûrement aimé faire venir la plupart des candidats à la prochaine élection présidentielle mais seuls Eva Joly et Philippe Poutou étaient présents. François Hollande n’avait pas envoyé de représentant mais Jean-Luc Mélenchon et François Bayrou l’ont fait. Dans cette zone la plus nucléarisée de France, puisqu’elle compte 14 réacteurs, la mobilisation aurait pu être encore plus forte. Le résultat obtenu prouve qu’une prise de conscience du problème nucléaire est réelle dans notre pays. C’est une nécessité si nous voulons que tous les efforts de recherche et de développement soient déployés en faveur des énergies douces et renouvelables.

Jean-Paul


Repost 0
Published by Les amis et proches de Jean-Paul Degache - dans La vie en prison
commenter cet article
1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 09:40

Voici un court extrait de la lettre datée du 25 mars reçue par Ghislaine :

 

"Je ne te parlerai pas de la météo de ce dimanche, comme de celle d'hier d'ailleurs. J'essaie comme d'habitude de faire abstraction de tout cela, de ne pas penser à tout ce dont je suis privé si injustement ni, non plus, à ce que mon absence t'empêche de faire...Pour survivre, il faut que je vive tout cela comme si c'était normal en essayant de passer au mieux ce temps. Cet après-midi, le supporter chauvin que je suis, a été gâté puisque j'ai assisté à deux victoires françaises en cyclisme..."

Jean-Paul


Jean-Paul nous rappelle souvent que les week-end demeurent très longs puisqu'aucune activité n'est possible. Le parloir du samedi matin passé, seule la télévision lui permet de faire passer le temps notamment avec les programmes sportifs : par exemple, cet après-midi avec le Tour des Flandres ou ce soir avec Rennes-Lyon. Ainsi, on a cette sensation par programmes interposés d'être avec lui.

Repost 0
Published by Les amis et proches de Jean-Paul Degache - dans La vie en prison
commenter cet article
30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 12:08

Monsieur Ibrahim et les Fleurs du Coran par Éric-Emmanuel Schmitt chez Magnard, 2004, 110 pages.

 

9782210754676.jpgComme Oscar et la dame rose, M Ibrahim et les Fleurs du Coran fait partie du Cycle de l’invisible, un ensemble de bijoux littéraires écrits par Éric-Emmanuel Schmitt.

Dès la première phrase, ça commence fort : « À onze ans, j’ai cassé mon cochon et je suis allé voir les putes. » C’est Momo qui raconte et c’est tout de suite savoureux, plein d’humour. Ce texte court est rempli de trouvailles et de réflexions délicieuses sur la vie, les magasins de luxe, les dictionnaires…Très vite, un personnage important émerge : M Ibrahim qui règne dans son épicerie et qui, bien qu’étant d’origine turque, est appelé « l’Arabe de la rue ».

Alors, se déroule la vie de Momo qui nous présente ses parents et nous régale de remarques pertinentes sur la vie de tous les jours comme sur les religions. Leur départ pour l’Orient élargit soudain l’horizon et permet de nouvelles découvertes. C’est aussi l’occasion de se régaler de théories originales sur les ordures, les poubelles et les autoroutes. La séduction et les femmes sont aussi présentes mais, au bout du voyage, Momo est sorti de l’enfance et une nouvelle vie commence, enrichie par toute cette formidable amitié entre Momo et M Ibrahim.

 À lire absolument !

Jean-Paul

Repost 0
Published by Les amis et proches de Jean-Paul Degache - dans Chroniques
commenter cet article
27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 15:16

C’est avec grand plaisir que nous vous annonçons l’organisation d’une journée sur le thème du vélo le samedi 5 mai 2012. Ainsi, lors de cette journée le Comité de soutien  propose de se retrouver autour de la grande passion de Jean-Paul et de Ghislaine, le vélo !

 

Une balade cycliste sera proposée sur le plateau ardéchois le samedi après-midi. Un parcours de 30 kilomètres sera ainsi à effectuer à un rythme modéré puisqu’il s’agit d’une balade ouverte à tous. Ainsi, un peloton des amis de Jean-Paul sera formé pour l’occasion.

 

Ensuite, le Comité de soutien propose de poursuivre cette journée à Ozon. Ainsi les non sportifs et ceux qui auront travaillé pourront rejoindre les cyclistes en fin d’après-midi autour d’un apéritif puis d’un repas.

 

La journée ne s’arrêtera pas là puisque au cours de la soirée une lecture de textes sur le cyclisme vous sera proposée, lecture accompagnée par des musiciens !

 

Alors, retenez bien cette date : le samedi 5 mai 2012

 

Soyons le plus nombreux possible afin de montrer à Jean-Paul que l’on ne l’oublie pas deux ans après le verdict de Nîmes.

 

Davantage d’informations vous seront très prochainement communiquées.

Repost 0
Published by Les amis et proches de Jean-Paul Degache - dans Messages d'humeur
commenter cet article
24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 00:01

Zone sensible (Éditorial du vendredi 16/03/2012)

 

Le drame syrien  qui s’éternise attire une fois de plus l’attention sur une partie du monde où se joue en grande partie l’avenir de notre planète. En pilonnant une partie de la population, Bachar Al-Assad tente de maintenir un régime qui a perdu toute crédibilité devant la plupart des pays du monde. Pour l’instant, la communauté internationale se contente d’interventions diplomatiques, voire de sanctions économiques mais se refuse à toute intervention militaire. Quant à une opération humanitaire d’envergure, il n’en est même pas question. Au cours de ces dernières semaines, nous avons vu jusqu’où un pouvoir totalitaire peut aller pour briser journalistes et photographes qui risquent leur vie afin de rendre compte sur le terrain de ce qui se passe.


Héritage du découpage réalisé par les pays occidentaux dont la France fut un acteur déterminant, ce pays occupe une position stratégique importante puisqu’il est frontalier de pays comme Israël, la Turquie, le Liban et la Jordanie. L’Iran n’est pas très loin non plus. Privilégiant leurs intérêts stratégiques, la Chine et la Russie soutiennent le pouvoir en place et bloquent les résolutions pourtant très modérées du Conseil de sécurité de l’ONU. Chaque jour, qui passe voit la situation empirer. Malgré ses divisions, l’opposition ne faiblit pas bien que les morts se comptent par milliers. Les Syriens luttant contre le régime en place ont bien tenté de s’unir au sein d’un Conseil national syrien (CNS) mais de vieilles divisions ressurgissent et l’influence de ce conseil, sur les plans politique, diplomatique, médiatique et humanitaire, se révèle bien trop faible. Pour tout le monde, il serait primordial que le CNS parle enfin d’une seule voix.


L’avenir du Proche-Orient se joue une fois de plus en ce moment et il est permis de redouter que le cauchemar soit toujours pire que ce que nous avons connu jusqu’alors. La menace nucléaire iranienne se faisant de plus en plus précise, le gouvernement israélien menace de frapper ce pays au risque de déclencher une tempête aux conséquences que personne ne peut imaginer. Netanyahou, le Premier ministre israélien, en vient même à menacer de ne pas avertir la Maison-Blanche avant de bombarder les usines nucléaires iraniennes. Or, Barack Obama, n’a pas oublié les erreurs dramatiques commises par Georges Bush en Irak et il ne veut pas se laisser abuser par des informations qui pourraient être fausses.

 

Quoi qu’il en soit, toute cette zone du Moyen-Orient reste très sensible et menace l’équilibre du monde, un sujet d’inquiétude de plus dans une période qui n’en manque pas.

Jean-Paul

Repost 0
Published by Les amis et proches de Jean-Paul Degache - dans La vie en prison
commenter cet article
21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 10:04

Nous nous permettons aujourd'hui de relayer le message du comité de soutien à Christian Iacono dont le combat est évidemment proche du nôtre. Rappelons qu'actuellement une demande de liberté conditionnelle a été demandée dont la réponse est attendue le 27 mars.

 

Peu importe le problème de surpopulation des prisons françaises, sa Majesté La Justice ne badine pas avec les innocents qu’elle a condamnés à tort sur la base de fausses déclarations d’abus sexuels. Après les affaires MADEIRA et Loïc SECHER, voici l’affaire IACONO qui décrédibilisera une fois de plus l’institution aux yeux des citoyens.


Christian IACONO, l’ancien maire de Vence (06) a été condamné à deux reprises (avril 2009 et février 2011 en appel) à 9 ans de prison pour le prétendu viol de son petit-fils Gabriel, âgé alors d’une dizaine d’années, sur la seule parole d’accusation de ce dernier. Au cours de l’instruction qui s’est étalée sur les années 2000 à 2009 et pendant les deux procès, le grand-père Christian IACONO n’a cessé de crier son innocence sans pouvoir se faire entendre. 

 

Depuis février 2011, Christian IACONO était incarcéré à la prison de Grasse et il ne restait que le pourvoi en cassation pour espérer faire sauter le cliquet de la condamnation définitive. Petit espoir qui ne portait que sur la forme de la procédure et non sur le fond de l’affaire ! 

 

Mais l’explosion du dossier n’a pas attendu le verdict de la Cour de cassation. Il est intervenu en mai 2011 lorsque le petit-fils a décidé, avec beaucoup de courage, de s’extirper du carcan mensonger dans lequel il s’était laissé enfermer depuis près de 10 ans pour ne pas perdre la face vis-à-vis de sa famille et de la société ! 

On pourra toujours regretter que la lucidité retrouvée du petit fils ne soit pas intervenue quelques mois plus tôt, juste avant la condamnation en appel. Certains, sûrement avec raison mais sans connaître toute la trame de sa condition familiale, porteront un jugement sur le mensonge de l’enfant devenu un jeune homme au moment des procès ! 

 

Ce n’est pas le sujet de notre réflexion. Intéressons-nous plutôt à la réaction de la mécanique judiciaire ! 

Le bon sens voudrait que ce dédit de l’accusation, en faisant exploser le fondement de la condamnation, permette à Christian IACONO de retrouver une liberté confisquée par erreur dans l’attente d’une reconnaissance définitive de son innocence. 

 

Et, effectivement, dans un premier temps, le bon sens a pu crier victoire car la machine judiciaire s’est empressée de libérer Christian IACONO fin mai 2011 tout en le plaçant sous contrôle judiciaire. 

Mais très vite, la mécanique de la machine judiciaire a repris ses droits ! Car la libération de Christian IACONO n’aura été qu’un feu de paille lié seulement à la procédure du pourvoi en cassation. Ce pourvoi, étudié en novembre 2011 par la Cour de cassation n’a, comme il a été dit précédemment, pris acte que de la forme et non du fond de l’affaire ! 

 

Le fait nouveau constitué par le dédit du petit-fils ne concernait que le fond de l’affaire. Il fut donc immédiatement écarté ! Et pour la machine, la procédure ayant été respectée, peu importait si l’accusation sur laquelle était basée la condamnation avait disparu. 

Ah, s’il avait manqué un coup de tampon sur un acte, tout aurait été différent ! 

Les magistrats de la Cour de cassation ont donc rejeté mécaniquement le pourvoi sans autre considération que celle de se laver les mains en précisant seulement que le fait nouveau doit passer par une demande en révision. 

Circulez, il n’y a rien à reprocher à la procédure ! Peu nous importe si un innocent a été condamné à tort, peu nous importe s’il risque de retourner en prison pendant plusieurs années avant d’obtenir un espoir de révision ! 

Le cliquet de la mécanique judiciaire a alors été réenclenché sur la condamnation définitive. Et dans sa logique kafkaïenne, sa Majesté la Justice a imposé à Christian IACONO un retour en prison à partir du 9 janvier 2012 ! Merci de lui avoir accordé la grâce des fêtes de fin d’année en famille !

 

Certains esprits “optimistes” osent espérer que derrière la robe de magistrat, il y aura sûrement encore un peu d’humanité pour dire qu’il faut arrêter cet emballement absurde et laisser Christian IACONO en liberté dans l’attente d’un nouveau procès !

 

Pour cela, il faudrait que la commission de révision se réunisse au plus vite !

Pour cela, il faudrait que les magistrats comprennent enfin que la parole de l’enfant n’est pas vérité absolue et que lorsque la Justice s’appuie principalement sur cette parole pour condamner, elle peut se tromper !

Pour cela, il faudrait que les magistrats comprennent que la liberté d’un innocent est plus importante que la mécanique du cliquet !

Pour cela, il faudrait qu’il y ait un texte de loi qui impose la remise en liberté automatique de l’innocent injustement condamné lorsque la prétendue victime d’abus sexuels revient sur ses accusations !

 

Outreau, l’affaire Sécher, l’affaire Madeira n’ont pas suffi pour faire comprendre des choses aussi simples. Faudra-t-il y ajouter encore l’affaire IACONO ?

 

Combien de mois, combien d’années d’enfermement faudra-t-il encore à Christian IACONO pour faire reconnaître son innocence et retrouver sa liberté ?

Mesdames et Messieurs les magistrats, c’est à vous de nous donner la réponse !

 

ADHEREZ AU COMITE DE SOUTIEN A CHRISTIAN IACONO

Repost 0
Published by Les amis et proches de Jean-Paul Degache - dans Actualité judiciaire
commenter cet article
19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 00:01

 

Nous voici en mars, ce mois qui évoque, pour nous tous, le procès en appel de Jean-Paul en 2010. Cela fait deux ans que Jean-Paul n’est plus à nos côtés ; l’institution judiciaire l’a condamné à deux reprises, sans aucune preuve, alors qu'il clame son innocence depuis toujours  ! L’affaire de Christian Iacono vient nous rappeler que de nombreux innocents sont maintenus en prison, alors même que leurs accusateurs se sont rétractés. Et dire que les prisons sont saturées...  

 

Dans quelques semaines Jean-Paul vivra son 800ème jour d’incarcération. Les heures, les jours, les semaines, les mois, les années passent et chaque instant est un combat pour lui, pour son épouse, et pour tous ses proches.  

 

Depuis octobre 2011 Jean-Paul attend son transfert vers un centre de détention. L’administration pénitentiaire l'a informé que ce changement pouvait intervenir à tout moment... Comment se passera le transfert entre la maison d’arrêt et le centre de détention ? Comment ne pas appréhender quand on sait que, du jour au lendemain, on va devoir s'adapter à un nouvel univers, avec un mode de fonctionnement et un personnel différents et de nouveaux détenus ?

 

En mai 2012 nous nous retrouverons autour du Comité de soutien qui organise une après-midi et une soirée sur le thème du vélo, passion dont Jean-Paul est privé. A cette occasion sera lancée une tombola dotée du tableau offert par Bernard Devenasse, «Innocence Captive », qu'il a réalisé en soutien à Jean-Paul. Réservez d’ores et déjà votre journée du 5 mai !

 

Le combat continue et nous restons plus que jamais mobilisés pour soutenir Jean-Paul. Nous vous remercions pour les nombreux courriers que vous continuez à lui adresser et qui lui permettent de garder confiance en l'avenir.

innocence captive

Repost 0
Published by Les amis et proches de Jean-Paul Degache - dans Messages d'humeur
commenter cet article