Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 18:15

Ce mercredi soir à 20h55 sur Canal+, vous retrouverez le film "Présumé Coupable" signé Vincent Garenq. Ce film, adapté du livre "Chronique de mon erreur judiciaire" écrit par Alain Marécaux, retrace le calvaire qu'a dû subir cet huissier de justice lors de l'Affaire d'Outreau. Celui-ci est incarné au cinéma par l'acteur français Philippe Torreton, qui signe d'après Alain Marécaux lui-même, une sacrée performance !

 

 

presume-coupable-20098-77645161.jpg

 Différentes raisons nous ont amené à vous parler de ce film.

Cette erreur judiciaire a eu tout d'abord le "mérite" de soulever les multiples dysfonctionnements de l'institution judiciaire française et de comprendre pourquoi des personnes innocentes peuvent être condamnées injustement en France : la qualité de l'enquête menée, la sacralisation de la parole des enfants légitimée par la circulaire Royal, le rôle et le poids des experts... Ces éléments nous amènent inévitablement à rattacher Outreau à l'affaire de Jean-Paul.

 

De plus, après la première condamnation de Jean-Paul en 2007, nous avions contacté l'abbé Dominique Wiel condamné lors du premier procès d'Outreau en 2001 puis acquitté en 2005. Il avait ainsi raconté, lors d'une conférence-débat à Tournon-sur-Rhône, cette terrible expérience en décortiquant les différents dérapages qui avaient eu lieu durant cette affaire. Dominique Wiel avait conclu la soirée en adhérant au Comité de soutien à Jean-Paul Degache dont il était devenu le 1000ème adhérent !

Repost 0
Published by Les amis et proches de Jean-Paul Degache - dans Actualité judiciaire
commenter cet article
11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 14:29

Les vacances scolaires terminées, le centre scolaire de la Maison d'arrêt a réouvert ses portes. Ainsi, nous vous proposons l'éditorial que Jean-Paul a réalisé pour ce numéro. Cet hebdomaire, tiré à 700 exemplaires est disponible pour les détenus ainsi que leurs familles.

 

Le retour d’Hector (Éditorial du vendredi 7/09/2012)

 

Nommé ainsi en l’honneur du formidable héros de la guerre de Troie, votre journal préféré, La Feuille d’Hector, reparaît. Après deux longs mois de silence, toute l’équipe de rédaction se remet au travail pour vous apporter informations et commentaires sans oublier les programmes télé et les jeux.

 

L’été touche à sa fin mais, cette année, les Jeux Olympiques ont bien occupé l’actualité, dans la roue du Tour de France. Sans attendre la rentrée, les différents championnats de sports collectifs ont repris ou sont sur le point de se relancer et de nouveaux titres sont mis en jeu. Tous les espoirs sont permis et c’est donc le moment où l’on peut rêver encore.

 

Afin de se donner toutes les chances de réaliser quelque chose de concret, il ne faut pas manquer ce moment où tout redémarre. Le Centre socio-pédagogique propose à tous des activités suffisamment diversifiées pour que chacun trouve une motivation, un centre d’intérêt pour découvrir un domaine où se perfectionner.

 

Les enseignants de l’Éducation Nationale assurent 28 modules ou classes de 12 élèves, proposant des cours en français, anglais, espagnol, philosophie, histoire, géographie, niveau collège et lycée. Les étudiants du GENEPI (Groupement étudiant national d’enseignement  aux personnes incarcérées) complètent bénévolement l’équipe éducative avec du soutien scolaire en langues et une réflexion sur la santé. Remise à niveau, français langue étrangère (FLE), apprentissage de la lecture et de l’écriture, cours de secourisme, ateliers presse (journal) et médias, plus informatique complètent un ensemble permettant de préparer des diplômes comme le DILF (Diplôme d’initiation à la langue française) réservé aux étrangers, le CFG (Certificat de formation générale), le DNB (Brevet), le DAEU (équivalent du Bac) mais aussi des licences ou des BTS. L’Éducation Nationale assure aussi les inscriptions à des cours par correspondance au CNED (Centre national d’éducation à distance) et à Auxilia, avec possibilité d’une aide financière.

 

Beaucoup d’autres activités sont possibles au centre socio-pédagogique grâce au SPIP qui assure des actions culturelles tout au long de l’année (échecs, écriture, dessin, modelage, slam, théâtre), des expositions ou conférences (plantes médicinales, chocolat, musée, opéra…), sans oublier une action cuisine cet automne. L’entreprise Sodexo, toujours au centre socio-pédagogique, assure des entretiens d’évaluation pour le travail, les séances d’emploi-formation, des cours d’informatique et de rédaction de CV. L’UCSA y animera des groupes de parole à propos de l’alcool, de la drogue, des problèmes de peau… et l’expression corporelle (cirque). De plus, le Relais parents-enfants permet de renouer les liens familiaux, Pôle-emploi reçoit sur rendez-vous par l’intermédiaire du Spip, la CAF (Caisse d’allocations familiales) tient une permanence le 3e jeudi de chaque mois, le CIDF assure des groupes de parole à propos des différents familiaux et les cultes catholique, protestant, gitan et musulman accueillent les croyants.

 

Ce panorama des activités proposées au centre socio-pédagogique n’est pas exhaustif. Tout au long de l’année, La Feuille d’Hector vous tiendra au courant afin de permettre à chacun d’occuper positivement son temps de détention.

Jean-Paul

Repost 0
Published by Les amis et proches de Jean-Paul Degache - dans La vie en prison
commenter cet article
6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 17:38

Du Domaine des Murmures par Carole Martinez, Éditions nrf - Gallimard, 2011, 208 pages.

 

9782070131495.jpgComment une jeune fille de 15 ans, pour échapper au mariage, peut-elle décider de se faire emmurer vivante ?

 

Nous sommes en 1187. Esclarmonde des Murmures doit épouser Lothaire de Montfaucon, mais elle refuse, le jour même de la cérémonie, et décide de se donner au Christ…C’est un véritable coup de tonnerre dans la vallée de la Loue et dans le château de son père qui la surplombe.

 

Dans ce roman très bien écrit, Carole Martinez qui en est à son second livre, après Le Cœur cousu, nous fait partager émotions et évènements de la vie complètement bouleversée de son héroïne. Deux années sont nécessaires pour édifier la petite chapelle et le lieu où elle sera enfermée, au cœur du Jura.

 

Bien qu’il ait cédé à la volonté inébranlable de sa fille, son père, « un petit seigneur mais un grand chevalier », adorait sa fille. Ce veuf  dont l’épouse avait succombé à son huitième accouchement se retrouvait à nouveau seul : « Désormais, il haïssait sa fille autant qu’il haïssait Dieu ».

 

Lorsque le dernier jour de liberté arrive, Esclarmonde veut en jouir pleinement mais elle va être violée par ce qu’elle appelle « le diable ». Cet évènement conditionnera la suite puisque, dans ce qui est destiné à devenir sa tombe, elle enfantera. Les drames se succèdent au fil des rivalités et des coups de folie. La religion est bien présente aussi puisque l’on prétend qu’Esclarmonde accomplit des miracles. Elle décide même son père à partir pour une croisade. Cela permet à l’auteure de sortir non seulement du huis clos où la vie d’Esclarmonde se déroule mais aussi d’échapper un moment à son environnement.

 

« Le destin déployait ses filets…On ne me reprochait pas mon ambition, on ne bâillonnait pas une hérétique, une possédée, un faux prophète, on bâillonnait une mère. » Ce cri, cet appel au secours d’Esclarmonde annonce le drame final.

 

Du Domaine des Murmures est un véritable régal, un bijou de sensibilité et d’amour.

 

Jean-Paul

Repost 0
Published by Les amis et proches de Jean-Paul Degache - dans Chroniques
commenter cet article
3 septembre 2012 1 03 /09 /septembre /2012 17:43

Un troisième été s’achève pour Jean-Paul : il a passé le premier enfermé à Nîmes, les deux autres à Villeneuve lès Maguelone. Merci à tous ceux qui, en cette période de vacances, ont eu une pensée pour un innocent injustement condamné.

 

Cette rentrée va être marquée par deux évènements majeurs :

tout d’abord, le samedi 29 septembre sera l’occasion de nous retrouver pour une nouvelle journée champêtre à Arras-sur-Rhône. Le Comité de soutien vous propose un apéritif suivi d’un repas puis le traditionnel concours de pétanque avec tirage au sort des équipes.

 

Ensuite, le lundi 29 octobre sera le 1000ème jour d’emprisonnement de Jean-Paul. Nous vous solliciterons à nouveau pour que ce jour-là il reçoive une avalanche de courriers lui montrant notre soutien indéfectible.

 

Le succès de ces deux évènements ne dépend que de nous tous. Nous vous remercions pour toute l’aide déjà apportée et celle à venir dans notre long combat contre l'injustice.

Repost 0
Published by Les amis et proches de Jean-Paul Degache - dans Messages d'humeur
commenter cet article
29 août 2012 3 29 /08 /août /2012 16:55

La mort du roi Tsongor par Laurent Gaudé (Éditions Actes Sud), 2004, 204 pages.

 

9782742752980.jpgVoici un formidable conte africain qui captive dès la première ligne et emmène au bout d’une histoire foisonnante d’épisodes tous très révélateurs de certaines situations hallucinantes que s’obstine à créer ce que l’on appelle l’espèce humaine.


Dans une période pas vraiment définie mais que l’on suppose assez ancienne, le roi Tsongor se prépare à marier sa fille, Samilia, dans son palais de Massaba. Auprès de lui, son fidèle Katabolonga sait qu’il doit tuer le roi comme il en a fait la promesse il y a bien longtemps. L’auteur en profite pour effectuer un retour en arrière nous détaillant comment Tsongor a conquis son immense territoire par le feu et le sang.


Pour la première fois, Samilia va rencontrer celui qui doit l’épouser, Kouame, le prince des terres de sel. Tout est prêt pour une fête extraordinaire lorsque se présente Sango Kerim, un ami d’enfance de Samilia venu rappeler la promesse qu’elle et lui s’étaient faite alors qu’ils étaient enfants. C’est le début d’un enchaînement de catastrophes, d’évènements tous plus tragiques les uns que les autres.


La mort du roi Tsongor, sacrifice ultime, ne règle rien mais, avant de trépasser, le monarque a confié une mission à son plus jeune fils Souba. Celui-ci part la remplir, seul sur sa mule pendant qu’une bataille se prépare de façon impressionnante. Ainsi, tout ce qu’a réalisé Tsongor va être détruit alors que Souba a enfin trouvé la sépulture idéale pour son père dans un lieu qui ne peut que rappeler le site magique de Petra, en Jordanie.


Tout au long de ce récit épique et initiatique, Laurent Gaudé révèle un grand talent pour nous plonger dans une tragédie que la folie des hommes a été seule capable de concevoir.

 

Merci à Marisette de m’avoir conseillé la lecture de La mort du roi Tsongor, un livre que j’ai trouvé à la bibliothèque de la maison d’arrêt.

 

Jean-Paul

Repost 0
Published by Les amis et proches de Jean-Paul Degache - dans Chroniques
commenter cet article
21 août 2012 2 21 /08 /août /2012 14:31

Canal + diffuse ce soir pour la première fois le film Omar m'a tuer que Vincent avait chroniqué à sa sortie en salles. Nous ne manquons pas de publier à nouveau sa chronique :

 

Omar m’a tuer, réalisé par Roschdy Zem, avec Sami Bouajila, Denis Podalydès, Maurice Bénichou, Salomé Stévenin, Sortie cinéma le 22 juin 2011.

 

22947-affiche_omar_m_a_tuer.jpgTout le monde connaît l’histoire de Omar Raddad, jardinier marocain condamné à 18 ans de prison pour le meurtre de Ghislaine Marchal en 1991, à Mougins, malgré la somme d’invraisemblances et de doutes existant dans le dossier. O. Raddad est gracié en 1996 par Jacques Chirac, après 6 années de détention passées à crier son innocence, allant jusqu’à se mettre en grève de la faim, et tentant même de se suicider. Mais aux yeux de la justice, il reste coupable. Son pourvoi en cassation est rejeté en 1995, la demande de révision en 2002.

Défi périlleux pour Roschdy Zem de réaliser un film sur cette affaire ancrée dans la mémoire collective. Il choisit de narrer l’histoire du point de vue de Jean-Marie Rouart (Pierre-Emmanuel Vaugrenard, incarné par Denis Podalydès dans le film), écrivain, auteur de Omar : la construction d'un coupable (1994), ouvrage sur lequel R. Zem s’est basé pour construire son scénario. On peut lui reprocher cette approche réductrice de l’affaire, n’exploitant pas les autres pistes émises depuis 1991. La reconstitution mentale du crime par P.-E. Vaugrenard est plutôt maladroite, et fait penser à La nuit des héros, alors qu’elle n’était pas nécessaire à l’avancée d’une enquête menée par un écrivain qui évoque plus le travail de Truman Capote sur De sang-froid, qu’une émission de téléréalité !

 

Cependant, Omar m’a tuer se veut un film engagé, et le parti pris est assumé. La réalisation est sobre, et classique. Pas de volonté de rajouter du pathos chez Zem, les scènes du procès sont d’ailleurs peu nombreuses. Comme tout bon biopic qui se respecte, on peut saluer la ressemblance physique entre Omar Raddad et Sami Bouajila, notamment en perdant de nombreux kilos pour les scènes se déroulant en prison. Mais le coup de force de l’interprète d’Indigènes est dans la performance d’acteur à faire passer, par des regards, des attitudes, des postures, le désarroi d’un homme impuissant face à la machine judiciaire et au malheur qui l’accable. Le jeu tout en nuance de Bouajila donne au personnage un visage quasi christique dans le chemin de croix qui le mène vers l’affirmation de son innocence.

Omar-m-a-tuer-un-film-engage-et-derangeant_article_main.jpg

La reconstitution de la prison se veut réaliste. On peut même saisir l’évolution des conditions de détention dans les années 1990. La production a même eu l’autorisation de filmer l’entrée de la Maison d’Arrêt de Villeneuve-lès-Maguelone  pour la libération d’O. Raddad.

Le réalisateur de Mauvaise foi sème, tout au long des 1h25, les éléments qui ont conduit O. Raddad à cette situation plus que délicate. Enquête bâclée et à charge, délit de sale gueule et racisme, coupable idéal, parti pris du juge en assises, refus de la justice de se remettre en question, tout est finement additionné au cours du métrage, sans volonté de donner la leçon à quiconque. Seulement pointer les dysfonctionnements de la justice des Hommes. Juste montrer le combat d’un homme pour son innocence.

  Vincent

Repost 0
Published by Les amis et proches de Jean-Paul Degache - dans Chroniques
commenter cet article
20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 12:13

Chroniques de Jérusalem par Guy Delisle, Éditions Delcourt, 2011, 334 pages

Prix du meilleur album, Angoulême 2012

 

Plus abouti que Pyongyang et Chroniques Birmanes, le dernier album de Guy Delisle nous emmène cette fois à Jérusalem. En effet, son épouse, toujours administrateur pour Médecins sans frontières (MSF), effectue une mission en Cisjordanie, à Naplouse et à Gaza, dans les territoires palestiniens.

 

couv-big.jpgTout de suite, une nouveauté accroche l’œil : la couleur. Lucie Firoud a apporté son aide à l’auteur pour égayer cet album de touches de couleurs. Si louis a 5 ans (voir Chroniques Birmanes), la famille vient de s’agrandir avec l’arrivée d’Alice. Grâce à MSF, elle s’installe dans un appartement situé dans la partie est de Jérusalem, annexée depuis 1967, annexion non reconnue par la communauté internationale. Très vite, au hasard des balades en poussette avec Alice, l’auteur nous fait prendre conscience de toutes les brimades vécues au quotidien par les Palestiniens : les transports en commun séparés (autobus israéliens et minibus arabes), les 70 check-points, plus de 600 accès bloqués et enfin, ce mur de séparation.

 

Guy Delisle circule, va voir, se renseigne et ses dessins permettent de partager la vie quotidienne où la tension est permanente. De l’autre côté de la voie rapide, il va constater lui-même l’existence d’une colonie juive de 50 000 habitants, illégale selon le droit international mais pas selon le droit israélien. Invité à un festival de BD en Norvège et en Finlande, il s’absente quelques jours. Au retour, avant d’embarquer sur El Al, la compagnie israélienne, il a droit à un interrogatoire et à une fouille en règle. La même mésaventure l’attendra au retour d’un festival, à Rome. Dans un parc public, il découvre la société hiérosolymitaine (habitant Jérusalem) : mamans juives orthodoxes, juives laïques et musulmanes avec leurs enfants. Tout se mélange sans problème.

 

Au fil des pages, nous voyageons, visitons Mea Shearin, le quartier juif orthodoxe le plus connu de Jérusalem, Ramallah et Hébron, en Cisjordanie, Tel-Aviv, Gaza, etc… Croquis à l’appui, il permet au lecteur de se situer et de comprendre, explications historiques à l’appui, combien la situation est compliquée, là-bas. Nous faisons connaissance aussi avec les Samaritains, Juifs ayant une carte d’identité palestinienne et un passeport jordanien !

 

Très riche en informations et en expériences, Chroniques de Jérusalem se termine après une année passée à tenter de comprendre ce qui se joue là-bas. Un livre à découvrir absolument.

Jean-Paul

Repost 0
Published by Les amis et proches de Jean-Paul Degache - dans Chroniques
commenter cet article
31 juillet 2012 2 31 /07 /juillet /2012 09:32

Pour la deuxième année consécutive, mon fils Antoine, neveu de Jean-Paul, avait choisi de s'aligner au grand prix de Saint-Vallier ! Outre le fait que cette compétition soit l'une des plus belles courses cyclistes de la région ayant vu plusieurs vainqueurs devenir ensuite professionnels, Jean-Paul y avait brillé à maintes reprises lorsqu’il était compétiteur !

 

GP st vallierPlusieurs sentiments étaient mêlés : à la fois" le plaisir" de gravir deux fois la terrible côte du Mont-Rebut avec son passage à 15% en pleine chaleur estivale et l'hommage respectueux à son oncle qu'il n'a pas revu depuis plus de deux ans !

 

Vêtu du maillot blanc avec l'inscription"je roule pour l'innocence de Jean-Paul", il avait à coeur de se distinguer. Dès la première difficulté, la côte de Chateauneuf, il se portait en tête du peloton. Il se montrait encore à son avantage dans la première ascension du Mont-Rebut, mais victime de crampes dans le final, il dut se résigner à jouer les seconds rôles!

 

Peu importe la place, Jean-Paul sera de toute façon très content de la passion de son neveu et de sa performance.

 

Sur le parcours, et plus particulièrement dans la bosse, nombreux était le public qui soutient notre famille, et qui l'encourageait, scandant même parfois le prénom de Jean-Paul. Beaucoup n'ont pas oublié tout le travail et la promotion qu'a faits Jean-Paul pour le cyclisme dans la région !

 

Personnellement, en tant que père, je suis fier de mon fils tout comme je suis très fier de mon beau frère !

 

Continuons nous aussi à soutenir Jean-Paul sans relâche, dans notre quotidien.

 

Vivement que revienne le temps de rouler avec lui, avec le casque bien sûr, mais avec la tête  HAUTE !

gp st vallier 2560968_10151064987308514_992213702_n.jpg 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

         Eric

Repost 0
Published by Les amis et proches de Jean-Paul Degache - dans Messages d'humeur
commenter cet article
28 juillet 2012 6 28 /07 /juillet /2012 13:32

Pyongyang par Guy Delisle, L’Association, 2002, 152 pages

 

Avant de se rendre en Birmanie (voir Chroniques Birmanes), Guy Delisle est allé en Corée du Nord travailler au Scientific Educational Korea (SEK) pour former des Coréens aux techniques du cinéma d’animation.

 

Ce pays étant figé, hélas, dans son évolution, tout ce qu’a constaté Guy Delisle à l’époque de son séjour, reste d’actualité. Pris en main dès son arrivée par un guide, il bénéficie de l’accueil rituel : passage devant la statue en bronze de 22 m de haut du père de la nation, Kim II Sung (1912 – 1994), et traditionnel bouquet de fleurs à déposer devant la fameuse statue.

 

Dans le grand Hôtel où il loge, un seul étage est éclairé, la nourriture est quelconque mais tout est neuf, aseptisé. Toujours accompagné de son guide attitré, il visite le métro, à 90 m  sous terre. En fait, ce métro ne compte que deux stations et peut servir d’abri anti-atomique. Partout sont affichés les portraits de Kim II Sung et de son fils, Kim Jong II. Parfois, il réussit à se débarrasser de son cornac pour aller découvrir d’autres lieux.

 

Par son dessin précis, toujours teinté d’humour, Guy Delisle nous emmène dans ce pays aussi mystérieux qu’inquiétant. Là-bas, aucun handicapé n’est visible dans les rues. L’histoire officielle et la réalité sont en totale contradiction et les gens sont poussés à dénoncer, à donner des renseignements…

 

Enfin, il ne faut pas oublier que ce pays possède la quatrième armée du monde avec un million de soldats plus 4 millions de réservistes et que l’aide alimentaire est nécessaire pour nourrir le tiers de la population.

 

Jean-Paul

Repost 0
Published by Les amis et proches de Jean-Paul Degache - dans Chroniques
commenter cet article
21 juillet 2012 6 21 /07 /juillet /2012 09:06

En ce 900ème jour de détention, voici une nouvelle chronique littéraire sur un roman que des amis de Jean-Paul lui ont fait passer.

 

Le Club des Incorrigibles Optimistes par Jean-Michel Guenassia,

Le Livre de Poche, 2011, 729 pages.

 

Cette passionnante fresque a obtenu le Goncourt des Lycéens. Michel, jeune Parisien de 12 ans, raconte. L’histoire commence en octobre 1959 et se terminera en juillet 1964. Entre temps, le lecteur découvre d’abord deux familles que tout oppose, les Marini et les Delaunay. La mère de Michel, un dévoreur de livres, est une Delaunay, famille bourgeoise très Algérie française. Son père est un Marini, issu d’une famille proche du Parti Communiste. Les deux familles se détestent et Michel évolue dans Paris, devient un habitué du « Balto », un bistrot où il se distingue au baby-foot. Enfin, il découvre le club d’échecs voisin, nommé Le Club des Incorrigibles Optimistes et créé par Werner et Igor le 30 mai 1956. Là, il croise des écrivains célèbres comme Joseph Kessel et Jean-Paul Sartre mais aussi d’autres personnages dont le lecteur découvre l’histoire mouvementée au fil des pages. Ces retours en arrière nous ramènent au stalinisme et aux drames familiaux causés par les vagues d’épuration successives.

 

En même temps, Michel évolue dans Paris, va au lycée, se heurte aux problèmes causés à ses aînés par la guerre d’Algérie. Les événements se succèdent, les drames aussi. Cécile, la copine de Franck, son frère aîné, devient une amie précieuse, l’aide dans ses études (ah, ces maths !) et court avec lui. Youri Gagarine est le premier homme dans l’espace. Rudolph Noureev passe à l’Ouest, Albert Camus se tue en voiture et Michel découvre la photo. Un mystérieux Sacha l’aide beaucoup mais il est rejeté violemment par les autres membres du Club. Petit à petit, nous apprendrons la vérité.

 

Ce roman balaie toute une époque très proche, une époque qui fourmille d’événements difficiles à comprendre aujourd’hui. L’auteur, au travers d’aventures individuelles très bien agencées, parfaitement insérées au cours du roman, nous permet de vivre tout cela, de le découvrir ou de rafraîchir nos mémoires.

 

Merci à Christine et Yves, d’Annonay, pour m’avoir offert ce livre et permis de savourer la vie de ces Incorrigibles Optimistes.

Jean-Paul

Repost 0
Published by Les amis et proches de Jean-Paul Degache - dans Chroniques
commenter cet article