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2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 23:01

Montpellier en grande forme (Éditorial du vendredi 25/05/2012)

 

Il faut que les Français se rendent à l’évidence : la capitale sportive du pays se nomme Montpellier. Pourtant la huitième commune de France (255 000 habitants) n’est qu’au quinzième rang des agglomérations urbaines de l’hexagone avec son demi-million de personnes.

           

Il y avait bien eu le volley, 7 fois champion de France entre 1947 et 1975, aussi bien avec les garçons qu’avec les filles mais ce qui se passe en ce moment dépasse tout ce que le simple sportif montpelliérain aurait pu imaginer dans ses rêves les plus fous.

 

Si le premier titre des footballeurs du Montpellier Hérault Sport Club (MHSC) fait la une de ce mois de mai, il ne faut pas oublier les handballeurs du Montpellier Agglomération Handball (MAHB) qui en sont déjà à leur quatorzième titre en 18 ans dont les cinq derniers consécutifs. Quant aux rugbymen du Montpellier Hérault Rugby (MHR), ils disputent une nouvelle fois les barrages du Top 14 après avoir été finalistes l’an dernier. Les féminines ne sont pas en reste par rapport à leurs homologues masculins. Les footballeuses jouent les premiers rôles en championnat et viennent de s’incliner en finale de la Coupe de France, face aux Lyonnaises de l’OL. C’est en basket que les filles du Basket Lattes Montpellier Agglomération (BLMA) sont au meilleur niveau puisqu’elles viennent de jouer les finales du championnat de France face à Bourges, le vainqueur.

 

Le sport montpelliérain ne se limite pas au quatuor hand, foot, rugby, basket. Il est aussi présent dans l’élite du water-polo, du base-ball, soit 22 disciplines au total. Aussi, pour la première fois, le prix de l’Académie des Sports a été décerné à une collectivité : Montpellier, « la ville la plus sportive de France ».

 

Bien sûr, l’élite ne serait rien sans la pratique sportive régulière de 40 000 Montpelliérains, chaque week-end, dans les 200 installations sportives de l’agglomération. Ce résultat exemplaire est le fruit d’un travail de fond entrepris dès le milieu des années 70 par la municipalité du regretté Georges Frèche. Soutien aux 22 disciplines, mise à disposition et rénovation d’équipements de haut niveau, subventions pour l’événementiel, l’éventail est complet à condition de ne pas oublier l’autre personnage emblématique de la ville : « Loulou », Louis Nicollin. Même s’il est parfois controversé, on ne peut nier sa générosité, son sens de la gestion et son flair pour dénicher les bons joueurs enviés maintenant par beaucoup d’autres clubs.

 

Métropole jeune, sans socle industriel, avec un taux de chômage élevé mais qui attire 65 000 étudiants, l’agglomération est en train de s’identifier au club issu du quartier populaire de la Paillade. Son développement sportif devrait vite être imité.

Jean-Paul

 

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 17:47

Écris-moi par Claude-Alain Kleiner aux Éditions de La Picholine, 2011

 

cak.jpgClaude-Alain Kleiner, un ami suisse qui m’apporte un soutien très constructif depuis 2010 lorsqu’il a été informé de l’immense injustice dont je suis victime, vient de publier « Écris-moi », un livre dans lequel il évoque son enfance et sa jeunesse. C’est sa mère, âgée de 85 ans, qui lui a demandé de lui écrire afin qu’il dise tout ce qu’il ne lui avait encore jamais dit.

 

Lorsque ses parents se séparent, il part avec sa mère vivre chez ses grands-parents, à la Chaux-de-Fonds. Sa vie est bouleversée. Il se pose la question : « À partir de quel âge, conserve-t-on des souvenirs propres, personnels ? » Petit à petit, le récit se met en place et nous découvrons les particularités, les rivalités entre la Suisse alémanique et la Suisse romande, francophone.

 

Avec un style efficace et toujours beaucoup de précisions, Claude-Alain Kleiner permet au lecteur de revivre une époque pas si lointaine qui peut éveiller beaucoup de souvenirs à certains d’entre nous. Les soirées en famille, la série du lundi soir, la belote, la vie du quartier mais aussi l’hiver, la neige et le football. Le jeune Claude-Alain excelle balle au pied mais ne se prive pas d’être supporter du club local et devant la télévision.

 

Rythmée au gré des événements petits ou grands, sa vie défile et nous permet de découvrir tout un pan de la société helvétique. Il décrit ainsi l’industrie horlogère de la ville sans oublier de nous faire partager ses goûts musicaux, grâce à la radio, et son implication dans un groupe comme bassiste.

 

Arrivent les premières amours et un intérêt fort pour la politique, la chose publique. Claude-Alain Kleiner explique aussi pourquoi il s’est consacré au métier d’enseignant sans oublier de rendre hommage à tous ceux qui ont travaillé avec lui. Il détaille enfin son goût pour l’écriture : « L’écriture grave et façonne l’esprit. Elle sollicite la mémoire et actionne la logique. »

 

Dans les dernières pages, il rend un hommage émouvant à sa mère puis se livre avec beaucoup de franchise à une analyse de sa personnalité, sans concession : « Ce ton cassant, ce regard peu amène ! Oui, la passion, souvent l’emporte sur la courtoisie…Jusqu’à ce que l’on se détache de cette attente ! »

 

La conclusion du livre est belle, faisant écho à ce que chacun pense lorsque la vie bascule dans sa dernière phase : « Mais au fait, combien d’années me reste-t-il pour voir vieillir ma mère ? Pour écrire, pour m’indigner et me battre pour les causes que je crois justes, pour demeurer curieux, pour défendre les plus démunis et m’insurger contre la bêtise ? Pour ne pas devenir un vieux con ? »

 

Je ne peux que m’associer à ces lignes si vraies, si justes. J’ai juste envie de rajouter une question : Combien de temps me reste-t-il avant que je puisse enfin faire la connaissance de Claude-Alain Kleiner ?

Jean-Paul

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27 mai 2012 7 27 /05 /mai /2012 07:49

Espérer (Éditorial du vendredi 18/05/2012)

Même si rien n’est terminé tant que les élections législatives ne sont pas passées, les Français ont donné une majorité à la gauche socialiste lors de l’élection présidentielle. François Hollande en qui personne ne croyait il y a un an, s’est affirmé au fil des mois et a fini par l’emporter. Il était, il est vrai, donné gagnant dans les sondages depuis qu’il avait remporté les primaires socialistes, même si l’écart fut plus serré que prévu.

 

Cette présidentielle remportée par la gauche est un évènement assez rare puisqu’il était attendu depuis 1988, date de la seconde élection de François Mitterand. Chacun a pu voir les scènes de liesse du dimanche 6 mai, en soirée, mais ce qui a le plus frappé les esprits, ce sont les images de la cérémonie commémorative de la Victoire du 8 mai 1945, à l’Arc de Triomphe. À l’invitation de Nicolas Sarkozy, le président sortant, François Hollande, tout fraîchement élu, était là, à ses côtés, montrant que le changement d’homme à la tête de l’État se faisait dans le meilleur esprit républicain. L’excitation des soirs d’élection étant retombée, ces moments privilégiés ont fait beaucoup de bien. Par-delà les querelles et les petites phrases assassines, cette commémoration en commun a impressionné aussi, bien au-delà de nos frontières.

 

La passation des pouvoirs étant faite, il s’agit maintenant de remettre la France sur de bons rails tout en tenant compte du contexte européen et mondial. Les récentes élections législatives en Grèce n’ont pas permis de décanter la situation critique de ce pays où plusieurs catégories de la population devraient accepter d’abandonner leurs avantages pour tenter de sortir le pays de l’ornière.

 

Toute l’Europe se trouve devant une situation très complexe dont on ne sait quand elle pourra être résolue. Il y a tant de problèmes à régler qu’il est légitime de s’inquiéter pour l’équilibre d’un continent qui a connu, à travers l’histoire, de terribles tragédies.

 

Un changement d’orientation politique peut être l’occasion d’un sursaut salvateur mais cela demandera courage et persévérance. Seuls les prochains mois pourront nous éclairer sur ce qui peut advenir avec tous les problèmes qui ne vont pas manquer de se poser. Pour l’heure, il est encore possible d’espérer…

Jean-Paul

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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 17:23

Après nous avoir présenté Monsieur Ibrahim et les Fleurs du Coran ainsi qu'Oscar et la dame en rose, voici la troisième chronique de Jean-Paul concernant l'écrivain Eric-Emmanuel Schmitt.

 

La femme au miroir par Éric-Emmanuel Schmitt chez Albin Michel, 2011, 455 pages.

 

poster_137106.jpgEntre Bruges, Vienne et Los Angeles, trois destins de femmes se mêlent et se complètent tout au long de ce roman passionnant et fort bien écrit, comme Éric-Emmanuel Schmitt nous en a donné l’habitude.


Les trois époques sont différentes puisque, pour la première, avec Anne, nous sommes en pleine Renaissance, alors que pour Hanna, dans la capitale autrichienne, l’auteur nous ramène au début du XXe siècle. Enfin, la troisième femme du récit se nomme Anny et elle est bien actuelle. Bien sûr, elles ne vivent pas dans le même milieu, même si Hanna et Anny, chacune à leur manière, ne manquent de rien.


En alternance, l’auteur nous fait partager la vie, les bonheurs comme les malheurs de ces trois héroïnes. Pour Hanna, il a choisi la correspondance, des lettres écrites à Gretchen, une soi-disant cousine. Chaque histoire est captivante et ne manque pas de rebondissements. Grâce à Anne, l’auteur nous fait découvrir le béguinage, une communauté non religieuse menant une vie simple, pure, consacrée au travail, à la prière et au recueillement.

Chacune de ces trois femmes mène sa vie de façon non conventionnelle mais, à sa manière, se révèle très attachante. Pourtant, la vie dissolue d’Anny ne fait pas envier son sort. Quant à Hanna, la Viennoise, elle tente de soigner ses problèmes chez un disciple de Sigmund Freud. Malgré les échecs mais aussi les joies, ces trois vies ont quelque chose qui les rapproche néanmoins alors que tout semblait les opposer.

Jean-Paul

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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 23:01

Sortir du présidentialisme (Éditorial du vendredi 11/05/2012)

 

Les Français viennent d’élire un Président de la République pour cinq ans. Le calme devrait revenir  doucement, même si les élections législatives qui suivent vont alimenter les débats politiques jusqu’au début de l’été. Pourtant, ce serait le moment idéal pour déclencher une réflexion approfondie sur le mode de fonctionnement de notre démocratie.

 

En France, nous sommes bien obligés de reconnaître que notre système présidentiel est assez unique en Europe. En Allemagne, en Grande-Bretagne, en Espagne, en Suède et dans bien d’autres États, cela ne se passe pas du tout comme en France. Ce sont des systèmes parlementaires majoritaires avant tout.

 

L’exception française qui recueille des taux de participation élevés n’est pas le meilleur gage de démocratie, comme le relève Paul Alliès, professeur de sciences politiques à l’université de Montpellier. Il ajoute même : «les régimes les plus autoritaires prennent soin de faire élire leur guide.»

 

Ainsi, un maximum de pouvoirs se concentre dans les mains d’un seul homme, une personnalisation qui nous vient de loin, de nos monarques emblématiques en passant par les régimes bonapartistes. Cela a pour grand inconvénient de reléguer les autres institutions à un rang bien secondaire, ce qui entraîne une chute importante de la participation comme nous pourrons le constater dès le mois de juin.

 

Paul Alliès cite le Portugal et la Pologne, pays qui, sortant de la dictature, se sont fortement inspirés de notre constitution. Après quelques années, c’est le Premier ministre qui a normalement hérité de l’essentiel de la responsabilité politique.

Sortir du présidentialisme est sûrement une éventualité à débattre mais il ne faut pas oublier que ce type de fonctionnement a permis à notre pays d’éviter les désordres de la IIIe République. Cela a pour avantage de mettre en avant deux partis d’alternance, poussant leurs responsables vers l’union plutôt que vers la division. Cette fédération des ensembles politiques ne satisfait pas ceux qui rêvent de faire exister leur propre formation, se voyant contraints de choisir un camp, de se réfugier dans l’abstention ou encore le vote blanc.

 

Il reste un équilibre à trouver, équilibre qui permettrait d’éviter certaines dérives pouvant devenir rapidement inquiétantes pour notre démocratie.

Jean-Paul

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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 23:01

Mercredi 16 mai à 20h45 a été diffusé l'émission "Présumé Innocent" sur la chaîne Direct 8. Lors de cette émission, trois reportages concernent des affaires ayant vu des personnes injustement accusées et condamnées. Il s'agit des cas de Loïc Sécher, Marc Machin et Roland Agret.

 

Ainsi, dans ces reportages, de nombreux thèmes, traités sur ce blog,sont abordés comme l'emballement judiciaire et en particulier dans les affaires de moeurs, l'impossible retour en arrière pour les accusatrices, l'importance des rapports d'expertises lors des procès, le rôle fondamental des médias, la vie brisée de ces personnes et de leurs proches etc...

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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 23:01

Les champs de bataille  de Dan Franck aux Éditions Bernard Grasset, 2012, 288 pages

 

leschampsdebataille.jpgQuand connaîtra-t-on enfin la vérité sur la terrible arrestation de Caluire, le 21 juin 1943, dans la maison du Docteur Dugoujon ? Ce jour-là, la Gestapo surprend et emmène huit personnages très importants de la Résistance dont Jean Moulin. Un seul réussit à s’échapper : René Hardy. Raymond Aubrac qui vient de décéder, faisait partie de ceux qui ont été arrêtés par Klaus Barbie et ses sbires, puis torturés.


Dan Franck, avec le talent qu’on lui connaît, nous place dans le bureau d’un juge d’instruction à la retraite qui tente d’instruire le procès de René Hardy après que ce dernier ait été gracié à deux reprises. La question se pose toujours de savoir qui a trahi. Qui a donné aux nazis le jour, l’heure et le lieu d’une réunion secrète devant permettre aux responsables de la Résistance de se réorganiser après l’arrestation du général Delestraing, à Paris, quelques jours avant ?


Dan Franck met le lecteur en situation, au cœur de l’action. Sur place, quand les flics allemands sont descendus de leurs voitures « c’était un silence de guerre, comme il s’en produit à l’arrière des champs de bataille. » Il dit bien que, lorsque les menottes claquent pour la première fois, celui qui subit cela, change immédiatement de statut.


René Hardy qui n’était pas invité à cette réunion et qui s’y rend quand même, était lié, avant-guerre, à des mouvements d’extrême droite. Hardy ne cache pas son hostilité à celui qui se fait appeler Rex, puis Max sous l’occupation : « Max était coco. » La distinction entre droite et gauche est clairement définie par l’auteur : «  À droite, on met en avant l’Homme et ses intérêts qui nuisent aux intérêts des autres. À gauche, on défend l’Homme et ses droits qui ne nuisent pas aux droits des autres. »

Avec précision et un sens de la description qui lui est propre, Dan Franck montre ce que Jean Moulin a pu voir la dernière fois : la vie quotidienne dans la rue, dans les autobus croisés entre Caluire et l’École de Santé militaire de Lyon où la Gestapo a établi ses quartiers. Aujourd’hui, ces locaux abritent un musée de la Résistance qu’il faut visiter.


Ce roman regorge de détails historiques et permet de comprendre le jeu tragique, la lutte pour le pouvoir en France après la guerre. Enfin, il y a le racisme viscéral de toute cette extrême droite. De Bénouville qui se fait appeler Barrès, était un partisan du général Giraud. Fin 1943, il écrivait dans L’Alerte, une feuille antisémite, antigaulliste et pétainiste. De son côté, Jean Moulin voulait unir les mouvements de la Résistance, tirant les leçons de l’échec des Républicains espagnols qui ont perdu à cause de leurs divisions.

Le dernier livre de Dan Franck, on l’aura compris, est une excellente réflexion sur cette histoire dont la version officielle masque souvent les dures réalités. En plus, il a su mener son récit à son terme de façon  très émouvante.

Jean-Paul

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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 10:38

« Lire et faire lire » (Éditorial du vendredi 04/05/2012)

 

Cette semaine, nous empruntons le titre de la Une à l’association animée par l’écrivain Alexandre Jardin qui œuvre sans relâche dans tout le pays pour faire aimer la lecture aux enfants. Ce sont des bénévoles, la plupart retraités, qui assurent un service qui mériterait d’être beaucoup plus valorisé.


Ici, une bibliothèque installée dans le centre socio-pédagogique met à la disposition de tous près de 5 000 livres et revues. Chacun peut s’y rendre deux fois par mois. Un planning affiché à chaque étage des trois bâtiments permet de connaître les dates d’ouverture pour chacun. Il est possible d’emprunter gratuitement, cinq livres au maximum, pour une durée d’un mois, avec possibilité de prolonger, sur simple demande.


Un large éventail d’ouvrages est disponible, des livres acquis par le Spip (Service pénitentiaire d’insertion et de probation), plus d’autres venant de dons. Certains ne peuvent être consultés que sur place comme le Code pénal, le Code de procédure pénale et des albums documentaires. Après l’achat d’un bon nombre de livres dont plusieurs prix littéraires de la fin de l’année 2011, un nouveau lot d’ouvrages très récents est mis à la disposition des lecteurs, que ce soit parmi les meilleurs romans policiers ou de science-fiction, les dernières bandes dessinées ou encore les romans les plus récents. Tout un rayonnage permet de visualiser ces nouveautés sans avoir à les rechercher. De plus, chaque semaine, une bibliothécaire professionnelle apporte ses précieux conseils et peut procurer certains ouvrages ne figurant pas au catalogue local.


Contrairement à certaines idées reçues, ce sont les romans qui savent le mieux parler de la réalité. Les auteurs utilisent la fiction pour décrire ce qu’ils ont vécu ou ce que d’autres ont connu. Ainsi, beaucoup de romans sont plus proches du réel que certains documents reconstruisant des souvenirs avec beaucoup d’imperfections. L’essentiel reste d’être curieux, d’oser ouvrir un livre et de plonger dans la lecture, quitte à l’abandonner si celle-ci n’accroche vraiment pas. Précisons aussi que, régulièrement, La Feuille d’Hector publie des fiches de lecture, avec les références des ouvrages.


Enfin, l’accueil des lecteurs s’améliore sans cesse grâce à un nouveau mobilier acquis par le Conseil Général de l’Hérault. Il reste à chacun  de profiter de ce service offert par la bibliothèque, un avantage qui n’a pas toujours existé et qui reste encore le meilleur moyen de résister à l’enfermement tout en se cultivant et en se distrayant.


Jean-Paul

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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 13:20

Samedi dernier, près d’une quarantaine de cyclistes ont formé un peloton cycliste afin de réitérer leur soutien à Jean-Paul Degache. Ils ont ainsi parcouru trente kilomètres autour du village de Saint-Jeure d’Ay, en évitant miraculeusement la pluie, sur des routes que Jean-Paul connaît par cœur. Sur demande de son ami François, il nous raconte ce parcours dont il est privé depuis 827 jours maintenant !

IMG_4755.JPGPar un passage resserré entre deux maisons, la petite route des Ubacs s’ouvre sur la campagne. Le village de Saint-Jeure d’Ay est rapidement derrière nous. Chacun cherche son rythme, la bonne allure, pour pouvoir aller au bout de cette sympathique randonnée sur des routes ardéchoises que l’on dirait inventées pour le vélo.

 

Entre les champs et quelques zones boisées, la route prend son temps pour se rapprocher du col du Juvenet. Parfois, une légère pente se fait sentir dans les jambes mais c’est un vrai régal de pédaler ici. Tout en faisant attention aux quelques défauts de la route qui manque par endroits un peu d’entretien, chacun peut admirer le beau village de Preaux qui ne se contente plus de se regrouper autour de son fier clocher mais s’étale de plus en plus. La vue est superbe sur ce piémont du Haut-Vivarais qui a bien reverdi après un hiver trop sec. De temps à autre, une ferme est installée à proximité de la route et plusieurs chemins donnent envie de s’enfoncer dans les bois à la recherche de champignons… mais ce n’est pas la bonne saison.

IMG_4780.JPG

Voilà que l’on distingue le col du Juvenet après avoir serpenté un long moment entre forêts et prairies. Il sera temps de souffler un peu avant de plonger sur Vaudevant. La descente est courte et rapide et certains virages s’abordent avec prudence. Pour traverser Vaudevant, il faut se dresser sur les pédales car la route s’élève à nouveau pendant plusieurs centaines de mètres. Au centre du village, la route bascule d’un seul coup et descend doucement jusqu’à Saint-Félicien. Certains en profitent pour rouler côte à côte et échanger quelques mots lorsqu’une accalmie dans la circulation le permet. Quelques-uns font un petit détour par le centre de la cité de l’Ardéchoise pour aller se désaltérer. Le moment est bien choisi car, après une courte descente sur une portion très roulante, débute le morceau de bravoure de la randonnée : le col de Fontay.

 

Au sortir du pont enjambant un ruisseau, soudain la vitesse diminue et il faut trouver le rythme du grimpeur, sans s’affoler. Chacun cherche son style pour adapter sa respiration et sa fatigue musculaire afin de dompter la pente. Comme toujours, les premiers hectomètres sont les plus délicats mais le revêtement est bon. Une fois franchie la grande épingle avec vue imprenable sur Saint-Félicien, à droite, la seconde partie de l’ascension demande de puiser un peu plus dans ses réserves. En danseuse ou assis sur la selle, chacun(e) progresse à son rythme et le sommet approche. Là, tout près de la fromagerie, on bascule pour une belle ligne droite avec Saint-Victor en point de mire.

 

Quelques courbes et la route remonte doucement pour traverser ce beau village. La descente est rapide et une magnifique ligne droite presque plate nous rapproche des Clots, un carrefour stratégique entre Annonay, Tournon, Lamastre et Saint-Félicien d’où nous venons. Il avait été question, à une époque, de bâtir un collège, ici… mais le projet est resté dans les cartons….

 

Saint-Jeure d’Ay n’est plus très loin. Ca roule bien même s’il faut encore se dresser sur les pédales pour avaler une dernière petite montée. Un ultime faux-plat nous ramène au point de départ d’une randonnée au relief varié et qui a su nous enchanter grâce à des paysages dont on ne se lasse jamais.

Jean-Paul 

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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 23:01

En apnée… (Éditorial du vendredi 27/04/2012)

 

Quand ces lignes paraîtront, les Français seront en apnée, en train de retenir leur souffle, attendant le résultat final de ces élections présidentielles qui mobilisent tant d’énergie depuis des mois. Quinze jours, entre les deux tours, ça fait long, mais les présidentielles ont cette particularité que n’ont pas les autres élections. Celles-ci se contentent d’un intervalle d’une semaine. Rappelons que, dans notre système électoral, pour être élu, il faut avoir la majorité absolue, soit plus de la moitié des suffrages, au premier tour. Si ce n’est pas le cas, il faut un second tour pour lequel les règles de qualification peuvent varier. Dans l’élection en cours, seuls les deux candidats arrivés en tête peuvent rester en lice. Retenons donc notre respiration encore quelques jours…

Profitons de ce temps suspendu chez nous pour regarder un peu ce qui se passe chez nos voisins espagnols. Au début des années 2000, le secteur de la construction a connu, dans la péninsule ibérique, un essor considérable. L’Espagne a même été un moment le second consommateur de ciment du monde, derrière la Chine. Une urbanisation à tout va a même créé des villes nouvelles qui restent pratiquement inhabitées.

L’exemple de la station pyrénéenne de Formigal est éloquent, démontrant une injustice sociale de plus en plus criante. Dans ce pays où le chômage touche près de 25% de la population, l’argent public est investi sans compter dans des aménagements touristiques ne servant qu’à quelques privilégiés. Les problèmes d’enneigement sur le versant sud des Pyrénées étant de plus en plus réels, la société d’exploitation semi-publique qui gère la station perd, chaque année, beaucoup d’argent. Qu’à cela ne tienne ! Le gouvernement aragonais a renfloué les comptes avec 250 millions d’euros d’argent public auxquels il faut ajouter l’entretien des routes menant à la station, les campagnes de promotion du ski…Or, partout, en Espagne, il manque du monde dans les services qui profitent au plus grand nombre : l’aide sociale, la santé, la culture, l’éducation…

Les énormes difficultés que connaît notre voisin et les décisions prises à Madrid et dans les régions autonomes ne doivent pas nous laisser indifférents, l’avenir étant très incertain des deux côtés des Pyrénées…

Jean-Paul

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