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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 10:04

Nous nous permettons aujourd'hui de relayer le message du comité de soutien à Christian Iacono dont le combat est évidemment proche du nôtre. Rappelons qu'actuellement une demande de liberté conditionnelle a été demandée dont la réponse est attendue le 27 mars.

 

Peu importe le problème de surpopulation des prisons françaises, sa Majesté La Justice ne badine pas avec les innocents qu’elle a condamnés à tort sur la base de fausses déclarations d’abus sexuels. Après les affaires MADEIRA et Loïc SECHER, voici l’affaire IACONO qui décrédibilisera une fois de plus l’institution aux yeux des citoyens.


Christian IACONO, l’ancien maire de Vence (06) a été condamné à deux reprises (avril 2009 et février 2011 en appel) à 9 ans de prison pour le prétendu viol de son petit-fils Gabriel, âgé alors d’une dizaine d’années, sur la seule parole d’accusation de ce dernier. Au cours de l’instruction qui s’est étalée sur les années 2000 à 2009 et pendant les deux procès, le grand-père Christian IACONO n’a cessé de crier son innocence sans pouvoir se faire entendre. 

 

Depuis février 2011, Christian IACONO était incarcéré à la prison de Grasse et il ne restait que le pourvoi en cassation pour espérer faire sauter le cliquet de la condamnation définitive. Petit espoir qui ne portait que sur la forme de la procédure et non sur le fond de l’affaire ! 

 

Mais l’explosion du dossier n’a pas attendu le verdict de la Cour de cassation. Il est intervenu en mai 2011 lorsque le petit-fils a décidé, avec beaucoup de courage, de s’extirper du carcan mensonger dans lequel il s’était laissé enfermer depuis près de 10 ans pour ne pas perdre la face vis-à-vis de sa famille et de la société ! 

On pourra toujours regretter que la lucidité retrouvée du petit fils ne soit pas intervenue quelques mois plus tôt, juste avant la condamnation en appel. Certains, sûrement avec raison mais sans connaître toute la trame de sa condition familiale, porteront un jugement sur le mensonge de l’enfant devenu un jeune homme au moment des procès ! 

 

Ce n’est pas le sujet de notre réflexion. Intéressons-nous plutôt à la réaction de la mécanique judiciaire ! 

Le bon sens voudrait que ce dédit de l’accusation, en faisant exploser le fondement de la condamnation, permette à Christian IACONO de retrouver une liberté confisquée par erreur dans l’attente d’une reconnaissance définitive de son innocence. 

 

Et, effectivement, dans un premier temps, le bon sens a pu crier victoire car la machine judiciaire s’est empressée de libérer Christian IACONO fin mai 2011 tout en le plaçant sous contrôle judiciaire. 

Mais très vite, la mécanique de la machine judiciaire a repris ses droits ! Car la libération de Christian IACONO n’aura été qu’un feu de paille lié seulement à la procédure du pourvoi en cassation. Ce pourvoi, étudié en novembre 2011 par la Cour de cassation n’a, comme il a été dit précédemment, pris acte que de la forme et non du fond de l’affaire ! 

 

Le fait nouveau constitué par le dédit du petit-fils ne concernait que le fond de l’affaire. Il fut donc immédiatement écarté ! Et pour la machine, la procédure ayant été respectée, peu importait si l’accusation sur laquelle était basée la condamnation avait disparu. 

Ah, s’il avait manqué un coup de tampon sur un acte, tout aurait été différent ! 

Les magistrats de la Cour de cassation ont donc rejeté mécaniquement le pourvoi sans autre considération que celle de se laver les mains en précisant seulement que le fait nouveau doit passer par une demande en révision. 

Circulez, il n’y a rien à reprocher à la procédure ! Peu nous importe si un innocent a été condamné à tort, peu nous importe s’il risque de retourner en prison pendant plusieurs années avant d’obtenir un espoir de révision ! 

Le cliquet de la mécanique judiciaire a alors été réenclenché sur la condamnation définitive. Et dans sa logique kafkaïenne, sa Majesté la Justice a imposé à Christian IACONO un retour en prison à partir du 9 janvier 2012 ! Merci de lui avoir accordé la grâce des fêtes de fin d’année en famille !

 

Certains esprits “optimistes” osent espérer que derrière la robe de magistrat, il y aura sûrement encore un peu d’humanité pour dire qu’il faut arrêter cet emballement absurde et laisser Christian IACONO en liberté dans l’attente d’un nouveau procès !

 

Pour cela, il faudrait que la commission de révision se réunisse au plus vite !

Pour cela, il faudrait que les magistrats comprennent enfin que la parole de l’enfant n’est pas vérité absolue et que lorsque la Justice s’appuie principalement sur cette parole pour condamner, elle peut se tromper !

Pour cela, il faudrait que les magistrats comprennent que la liberté d’un innocent est plus importante que la mécanique du cliquet !

Pour cela, il faudrait qu’il y ait un texte de loi qui impose la remise en liberté automatique de l’innocent injustement condamné lorsque la prétendue victime d’abus sexuels revient sur ses accusations !

 

Outreau, l’affaire Sécher, l’affaire Madeira n’ont pas suffi pour faire comprendre des choses aussi simples. Faudra-t-il y ajouter encore l’affaire IACONO ?

 

Combien de mois, combien d’années d’enfermement faudra-t-il encore à Christian IACONO pour faire reconnaître son innocence et retrouver sa liberté ?

Mesdames et Messieurs les magistrats, c’est à vous de nous donner la réponse !

 

ADHEREZ AU COMITE DE SOUTIEN A CHRISTIAN IACONO

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 00:01

 

Nous voici en mars, ce mois qui évoque, pour nous tous, le procès en appel de Jean-Paul en 2010. Cela fait deux ans que Jean-Paul n’est plus à nos côtés ; l’institution judiciaire l’a condamné à deux reprises, sans aucune preuve, alors qu'il clame son innocence depuis toujours  ! L’affaire de Christian Iacono vient nous rappeler que de nombreux innocents sont maintenus en prison, alors même que leurs accusateurs se sont rétractés. Et dire que les prisons sont saturées...  

 

Dans quelques semaines Jean-Paul vivra son 800ème jour d’incarcération. Les heures, les jours, les semaines, les mois, les années passent et chaque instant est un combat pour lui, pour son épouse, et pour tous ses proches.  

 

Depuis octobre 2011 Jean-Paul attend son transfert vers un centre de détention. L’administration pénitentiaire l'a informé que ce changement pouvait intervenir à tout moment... Comment se passera le transfert entre la maison d’arrêt et le centre de détention ? Comment ne pas appréhender quand on sait que, du jour au lendemain, on va devoir s'adapter à un nouvel univers, avec un mode de fonctionnement et un personnel différents et de nouveaux détenus ?

 

En mai 2012 nous nous retrouverons autour du Comité de soutien qui organise une après-midi et une soirée sur le thème du vélo, passion dont Jean-Paul est privé. A cette occasion sera lancée une tombola dotée du tableau offert par Bernard Devenasse, «Innocence Captive », qu'il a réalisé en soutien à Jean-Paul. Réservez d’ores et déjà votre journée du 5 mai !

 

Le combat continue et nous restons plus que jamais mobilisés pour soutenir Jean-Paul. Nous vous remercions pour les nombreux courriers que vous continuez à lui adresser et qui lui permettent de garder confiance en l'avenir.

innocence captive

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16 mars 2012 5 16 /03 /mars /2012 00:01

Quel cinéma ! (Éditorial du vendredi 09/03/2012)


Ce début d’année a permis de mettre en valeur le cinéma grâce aux traditionnelles remises de récompenses. 2011 restera comme un grand millésime pour le 7e art français. Non seulement la fréquentation des salles a connu une progression constante dans la foulée des Intouchables mais la qualité de la production cinématographique française a été reconnue au plus haut niveau grâce à The Artist, un film muet, en noir et blanc qui a remporté cinq Oscars prestigieux, à Los Angeles. Grâce à Jean Dujardin, pour la première fois, un Français a reçu l’Oscar du meilleur acteur. Avant lui, seules trois actrices avaient remporté cette récompense suprême : Claudette Colbert, Simone Signoret et Marion Cotillard.

 

Les 215 millions de spectateurs qui se sont rendus dans les salles en 2011, ont compris que rien ne remplace un film sur grand écran, vu en salle, avec du public. En ces temps de morosité et de crise, il est bon de savoir que le monde entier envie notre cinéma, sa richesse et sa diversité. Voilà un trésor culturel à préserver. Au chapitre des récompenses, saluons aussi le César du meilleur documentaire remporté par Tous au Larzac, un film qui a étonné et passionné tous ceux qui l’ont vu.

       

Hélas, l’actualité de ces dernières semaines se charge de nous rappeler la dureté et la cruauté de la vie sur notre planète. Même si nous sommes loin du cinéma, n’oublions pas que de nombreux films se chargent de rafraîchir nos mémoires et de susciter notre réflexion. Que faire devant ce qui se passe en Syrie ? Des hommes, des femmes et des enfants sont écrasés sous les bombes par un pouvoir prêt à tout pour conserver ses prérogatives. Des journalistes ont été visés et tués simplement parce qu’ils essayaient de rendre compte de ce qui se passe de gravissime dans ce pays. Que dire de ces deux grandes puissances, la Russie et la Chine, qui préfèrent sauvegarder leurs intérêts et bloquer toute possibilité permettant de venir en aide à la population ?

 

Devant de tels drames, notre campagne électorale semble un peu fade malgré les éclats de voix et les joutes oratoires inévitables. Le chômage qui ne cesse de gagner du terrain, menace de plus en plus l’équilibre précaire de notre société. Certains pays comme la Grèce se voient contraints de baisser les salaires mais cela n’est pas une bonne solution car cela frappe les plus faibles en priorité. Enfin, il est permis de se demander pourquoi nos hommes politiques ne sauvent les entreprises menacées de fermeture que pendant les campagnes électorales.


Jean-Paul

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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 00:01

Jean FERRAT, L’homme qui ne trichait pasde Jean-Emmanuel Ducoin auxÉditions Jean-Claude Gawsewitch, 2011, 224 pages.

 

1ère Partie

 

Avec Christine, il s’installe à Ivry-sur-Seine, dans la banlieue rouge, et sa carrière prend peu à peu son envol. Concerts et disques s’enchaînent. C’est Gabriel Monnet, directeur de la Comédie de Bourges, qui lui parle d’Antraigues-sur-Volane, en Ardèche, et lui conseille de rencontrer Jean Saussac, peintre et ancien résistant. Jean et Christine ont un coup de foudre immédiat pour ce village où ils achètent une vieille ferme à moins de 3 km du bourg. Cet amour passionné et raisonné pour la beauté et le calme du lieu ainsi que pour sa population, donnera La Montagne, en 1964.

 

Jean Ferrat poursuit sa carrière, écrit même des musiques de films et se produit à Bobino. C’est l’époque où Potemkine déchaîne les passions. La chanson est même interdite à la télévision. Toujours en 1965, est organisée une Nuit d’Antraigues, avec, entre autres, Catherine Sauvage, le ballet de Roland Petit et… Jacques Brel !

 

 C’est en 1967 qu’il revient de Cuba avec une moustache qui deviendra légendaire. Là-bas, il s’est produit devant des milliers de personnes qui, paroles en mains, chantaient avec lui mais il n’a pas rencontré Fidel Castro. La matinée est un cadeau d’Henri Gougaud.  Ma France revendique le meilleur pour tous mais Jean Ferrat est à nouveau privé de télé, pour deux ans et demi, cette fois.

 

En 1970, il fait le Palais des Sports devant 60 000 personnes et 10 000 deux ans plus tard. Camarade dénonce l’écrasement du Printemps de Prague.   La Commune  rend hommage à Jean-Baptiste Clément et Eugène Pottier, les auteurs du « Temps des cerises ». Son album Ferrat chante Aragon, en 1971, est un véritable bijou. En 1972, il chante à la fête de l’Huma devant 100 000 spectateurs et, l’année suivante, au théâtre antique de Fourvière, c’est son dernier concert…hélas. Physiquement et nerveusement saturé, il veut avoir du temps pour lui et se retire à Antraigues.

 

 

Il mettra deux ans avant d’offrir un nouvel album combatif et prophétique avec La femme est l’avenir de l’homme. Il devient conseiller municipal d’Antraigues puis maire-adjoint jusqu’en 1983 et joue aussi à la pétanque sur la place du village. En 1979, il a réenregistré ses 113 chansons sur douze disques. L’année suivante, pour la première fois, son nouvel album de de douze titres est entièrement signé Jean Ferrat, paroles et musique.

 

Le 1er novembre 1981, Christine Sèvres décède d’un cancer à 50 ans. Un an plus tard, c’est Aragon qui tire sa révérence. Quelques années plus tard, Jean Ferrat partage sa vie avec Colette qu’il épouse. À la télévision, Michel Drucker lui fait toujours confiance et nous offre un spécial Ferrat en 1991. Devant dix millions de téléspectateurs, il chante 9 de ses 14 nouvelles chansons dont À la une qui fait du bruit. En 1994, son dernier album met en valeur seize nouveaux poèmes d’Aragon dont La Complainte de Pablo Neruda, une chanson entraînante et émouvante à la fois.

 

S’il a perdu ses illusions, Jean Ferrat garde ses espérances. Il se présente aux européennes sur la liste « Bouge l’Europe » de Robert Hue, en 1999. Une exposition, en 2004, présente Jean des encres, Jean des sources, à Ivry-sur-Seine puis à la fête de l’Humanité. Au cours du concert de Francesca Soleville et Véronique Estel, il prend le micro et chante Le Temps des cerises, un moment d’intense émotion. Aux régionales de février 2010, il appelle à voter pour le Front de Gauche et s’éteint le 13 mars qui suit, à Aubenas. Jean Ferrat avait 79 ans. Aussitôt, l’émotion est considérable. Ses funérailles, à Antraigues, attirent une véritable marée humaine et sont retransmises en direct à la télévision.

 

Depuis, sa tombe donne l’occasion à de très nombreux admirateurs d’aller lui rendred hommage mais il reste ses disques et les enregistrements vidéo d’un homme, un artiste, un poète qui a su, tout au long de sa carrière se comporter comme un être responsable et formidablement rempli d’une émotion qu’il savait transmettre de sa voix chaude et profonde…inoubliable.

 

Un immense merci à Myriam, Denis, Adrien, Benoît, Marie-Thérèse et Marie-Noëlle, pour ce beau cadeau de Noël 2011, un livre superbement illustré par de nombreuses photos qui sont aujourd’hui des documents.

Jean-Paul

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10 mars 2012 6 10 /03 /mars /2012 09:28

Jean FERRAT, L’homme qui ne trichait pas de Jean-Emmanuel Ducoin aux Éditions Jean-Claude Gawsewitch, 2011, 224 pages.

 

Tout nous attache à Jean Ferrat et ses chansons vont trotter encore longtemps dans nos têtes. Un an  après sa mort, un ouvrage superbe édité par Jean-Claude Gawsewitch permet à Jean-Emmanuel Ducoin, rédacteur en chef de l’Humanité, de retracer un parcours marqué constamment par la fidélité  aux  idées et par la sincérité des sentiments. Le même auteur s’était déjà fait remarquer avec, entre autres, deux livres sur le Tour de France et Nous étions jeunes et insouciants, avec Laurent Fignon.

 

Les titres des chansons de Jean Ferrat rythment cet ouvrage au grand format et magnifiquement illustré. Quoi de plus naturel que de commencer par Nul ne guérit de son enfance pour faire connaissance avec Jean Tenenbaum, né le 26 décembre 1930 à Vaucresson ? Son enfance est heureuse à Versailles, au contact avec la nature et entouré par sa famille. Son père Mnacha, est un artisan joaillier qui a dû se reconvertir dans la vente des fruits et légumes pour pouvoir faire vivre sa famille. Jean a deux frères, Pierre et André et une sœur, Raymonde tous plus âgés.

 Hélas, Nuit et brouillard arrive bien trop vite. Il a 9 ans lorsque la guerre commence. C’est la fuite en Bretagne devant le nazisme et l’antisémitisme. La famille revient à Versailles mais Jean a pris conscience de sa  judéité et il se sent marqué, considéré comme un paria. Son père qui se fait appeler Michel, était venu de Russie  à l’âge de 20 ans. Il est  arrêté dans la rue, interné à Compiègne puis à Drancy et déporté à Auschwitz le 30 septembre 1942. Il ne reviendra jamais. Pendant ce temps, la famille se réfugie à Font-Romeu, revient à Versailles, repart pour le sud, Toulouse puis l’Ariège où elle est protégée par des résistants communistes. Quand la guerre est finie, après un autre passage par Font-Romeu, les voilà à nouveau à Versailles mais sans le père.

 

Je ne chante pas pour passer le temps, Ma môme, permettent de suivre Jean comme aide-chimiste dans un labo de Paris travaillant pour le bâtiment. Il adhère à la CGT et il est séduit par le matérialisme historique et dialectique. En fait, c’est le monde des artistes qui l’attire. Il fait partie d’un petit groupe de jazz, fait du théâtre amateur, est figurant dans plusieurs films et commence à écrire de la musique sur Les yeux d’Elsa d’Aragon. Une grave infection pulmonaire le frappe à cette époque et il doit même subir une intervention chirurgicale. Ayant abandonné son travail de chimiste, il travaille la guitare et court les cabarets de la rive gauche où il côtoie Boris Vian, Léo Ferré, Juliette Gréco, Catherine Sauvage, Germaine Montero, Francis Lemarque, Charles Aznavour, Mouloudji, Cora Vaucaire, Monique Morelli, Georges Brassens, Jacques Brel puis Barbara, Guy Béart, Anne Sylvestre, Claude Nougaro, Pierre Perret, Serge Gainsbourg, Georges Moustaki, Bobby Lapointe, Francesca Soleville… Il passe une audition à La Rose Rouge mais n’est pas pris. Finalement, il obtient son premier engagement à L’Échelle de Jacob, chez Suzy Lebrun, en lever de rideau d’Aznavour, sous le nom de Jean Laroche. Il interprète quatre chansons à la guitare. Il a 24 ans. Après deux mois dans un cabaret à Anvers, il court le cachet mais lorsqu’il veut s’inscrire à la Sacem, Laroche est déjà pris. On dit que c’est par hasard, en regardant une carte de France, qu’il est tombé sur Saint-Jean-Cap-Ferrat  qu’il a choisi et avec lequel il obtiendra la célébrité.

 

En 1956, il rencontre Christine Sèvres, jeune comédienne et chanteuse, et ils ne se quitteront plus jusqu’à ce qu’elle décède d’un cancer en 1981. Il adopte la fille de Christine, Véronique Estel. Tous les deux, ils seront jusqu’au bout fidèles à leurs idées et resteront  libres face au Parti communiste Français dont ils sont très proches. Il rencontre Louis Aragon en 1961 et une amitié profonde les reliera bientôt.

 

Un premier 45 tours, chez Vogue est un fiasco total. Chez Philips, on pense que Jean Ferrat ne réussira jamais. C’est Gérard Meys, un passionné de chanson française, qui devient son producteur et manager unique alors qu’il signe chez Decca. Son second disque, en décembre 1960, est un coup de maître avec Federico Garcia Lorca et Ma môme, une chanson écrite à l’origine pour Yves Montand.

 

Son premier 33 tours (10 titres), sorti fin 61 avec Deux enfants au soleil, lui permet d’obtenir le Grand prix national du disque. Eddie Barclay « mécène et esthète » l’accueille pour son second 33 tours sur lequel figure Nuit et brouillard, une chanson qu’il avait en tête depuis des années et qui obtient un succès considérable.

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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 00:01

Et l’écologie ? (Éditorial du vendredi 02/03/2012)

   

Il y a cinq ans, le Grenelle de l’environnement avait fait la une de l’actualité, mobilisant tous les candidats à l’élection présidentielle venus signer le pacte préparé par Nicolas Hulot, pacte qui est ensuite passé partiellement aux oubliettes.

 

En 2012, c’est France environnement (FNE), une fédération créée en 1969 et regroupant 3 000 associations qui tente de mobiliser les candidats à la prochaine élection présidentielle sur la défense de ce que nous ont laissé ceux qui nous ont précédés et que nous devrions transmettre à ceux qui nous suivront… C’est au cours de son congrès, le samedi 28 janvier, que FNE a montré sa plus grande combativité après avoir été, grâce à ses jeunes militants en particulier, au plus fort de la bataille contre l’exploitation des gaz de schiste. Malgré la crise, le chômage, la précarité, la défense de l’environnement doit rester une priorité et pourrait être aussi, d’ailleurs un secteur créateur d’emplois s’il y avait une volonté réelle au plus haut sommet de l’État.

 

Invités par FNE, sept candidats à la présidentielle sont venus développer leurs principales propositions devant les représentants d’une fédération qui regroupe 850 000adhérents et fonctionne avec 45 permanents. Hervé Morin (Nouveau Centre) déplore l’abandon du thème de l(environnement et propose un référendum sur le nucléaire. Dominique de Villepin (République solidaire) met en avant la beauté des paysages de France et l’émotion qui s’en dégage. Il pense que le Made in France respecte l’environnement et veut réduire la part du nucléaire dans la production d’électricité, de 75 à 50%. François Bayrou (Modem) revendique une harmonie entre l’homme et son environnement. Il insiste surtout sur la survie des abeilles qui pollinisent 50% des plantes alimentaires. François Hollande (Parti socialiste) avait oublié l’écologie dans son discours du Bourget, le 22 janvier, et s’est rattrapé. Pour lui, l’écologie est un levier fondamental pour sortir de la crise. Il prône la rénovation thermique d’un million de logements et soutient les énergies renouvelables. Lui aussi veut réduire la part du nucléaire à 50% et fermera la centrale de Fessenheim. Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche) est pour la planification écologique et fera trancher la question du nucléaire par référendum. La relocalisation des activités est aussi, pour lui, un bon moyen de préserver notre environnement. Corinne Lepage (Cap 21) est une écologiste historique mais a du mal à se situer sur l’échiquier politique. Enfin, Eva Joly (EELV) paraît la plus légitime pour parler de ce sujet et veut faire de l’écologie un cap pour les vingt années à venir. Les autres candidats étaient absents.

 

Pour le quinquennat à venir, la question se pose à propos de la défense et de la réhabilitation de l’environnement. L’écologie sera-t-elle une simple option ou une matière principale ? Aux citoyens d’être particulièrement vigilants.


Jean-Paul

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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 09:43

Par le feu de Tahar Ben Jelloun chez Gallimard, juin 2011, 49 pages.

 

Comment oublier l’immolation par le feu de Mohamed Bouazizi, le 17 décembre 2010, à Sidi Bouzid (timbre à son effigie ci-dessous) ? Cet événement terrible restera dans l’histoire comme l’acte fondateur de la révolution tunisienne et même des révolutions arabes.images-copie-1

 

Tous les échos que nous avons pu en avoir sont souvent partiaux.. l’actualité bousculant jour après jour les informations de la veille, il faut lire le récit de Tahar Ben Jelloun, un petit livre d’une cinquantaine de pages remarquablement écrit. Ce récit prend le lecteur du premier au dernier mot, l’immergeant au plus près de la vie quotidienne d’un jeune homme, titulaire d’une licence d’histoire et au chômage. Mohamed Bouazizi qui a une famille unie, veut travailler pour s’en sortir mais, de vexations en brimades, il plonge dans le désespoir le plus profond malgré l’amour qu’il partage avec Zineb. Un engrenage fatal fera de lui à la fois une victime et un symbole.

 

Prix Goncourt avec La nuit sacrée, en 1987, Tahar Ben Jelloun possède un talent unique pour nous faire partager le quotidien de cette lutte essentielle que mènent les hommes pour la liberté et la dignité.

 

Jean-Paul

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26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 12:21

Lors des vacances scolaires, les rédacteurs de la Feuille d'Hector réalisent différents articles sur un thème qu'ils ont choisi. Pour les vacances de février, il s'agit du voyage et Jean-Paul a décidé de nous amener sur l'Ile de Paques. Nous vous souhaitons une agréable lecture.

 

RAPA NUI ou L’Île de PÂQUES (Hors-Série Vacances de février)

 

Perdue au milieu de l’océan Pacifique, Rapa Nui ou « Île de Pâques » recèle encore bien des mystères. Son isolement, à 3 700 km des côtes chiliennes et à 4 000 km de Tahiti, explique en grande partie cela. Ce sont bien sûr ses vestiges mégalithiques, les fameuses statues, qui assurent la célébrité de cette île d’origine volcanique à la forme triangulaire.

Dans sa plus grande dimension, cette île mesure 23 km et sa superficie est de 162 km². Trois sommets se détachent mais le plus haut ne dépasse pas 507 m d’altitude. Constamment sous les alizés, elle bénéficie d’un climat chaud toute l’année, un climat de type subtropical maritime. Pendant l’hiver austral (juillet-août), la température ne descend pas en-dessous de 18° et le maximum est atteint en février avec 28°. Seules les pluies apportent l’eau douce que l’on trouve dans trois lacs de cratère : Rano Kau, Rano Raraku et Rano Aroi. On ne trouve là-bas aucun cours d’eau permanent.

L’absence de forêt frappe tout de suite le regard, même si l’on tente actuellement de replanter le sophora toromiro, un arbre largement représenté lors de l’arrivée des premiers Européens. Ceux-ci ont parlé aussi d’une île très fertile. Du côté de la faune, ce sont les oiseaux de mer, comme le sterne noir, qui sont les plus représentés.

L’Île compte aujourd’hui près de 5 000 habitants mais l’on sait qu’elle a été beaucoup plus peuplée quelques siècles en arrière. Et d’ailleurs : comment l’Île de Pâques a-t-elle été peuplée ? La question n’a pas été totalement résolue même si l’on pense que ce sont des Polynésiens qui ont débarqué les premiers sur Rapa Nui. Mais la fourchette est large quant à la datation, puisqu’elle va de l’an 400 à 1 200. En 1999, une reconstitution a été réalisée sur des embarcations polynésiennes (pirogues, catamarans), depuis l’île de Mangareva, distante de 2 600 km. Cela a pris 17 jours de navigation et cela prouve la vraisemblance de cette hypothèse.

D’abord polynésienne, la population de l’Île de Pâques a au XVe (15ème) siècle, reçu le renfort des Incas venus de l’est. Les nouveaux venus auraient apporté avec eux leur technique du travail de la pierre. Le premier navigateur européen à avoir accosté est le néerlandais Jakob Roggeveen, le 5 avril 1722…jour de Pâques ! Pourtant, c’est l’Espagne qui a annexé l’île en 1770, la baptisant Isla San Carlos. La France s’y est installée un temps, en 1864, et Rapa Nui est finalement devenue terre chilienne à partir de 1888.

Malgré des ressources assez limitées, les habitants de l’île, bien avant l’arrivée des premiers Européens, ont taillé puis érigé 900 statues de basalte, les moaïs, de 4m de hauteur en moyenne et construit près de 300 terrasses empierrées, les ahû, au pied de ces statues. La population d’origine n’a pas été ménagée puisqu’elle serait passée de 2 500 personnes à 111 à la fin du XIXe (19ème)  siècle. Les maladies apportées par les nouveaux venus et les déportations d’habitants réduits à l’esclavage expliquent cette chute vertigineuse. Cette disparition de la presque totalité des Pascuans d’origine explique le manque de mémoire identitaire sur l’île. Les recherches archéologiques n’ont pas réussi, pour l’instant, à compenser cette perte.

Ainsi, cette île perdue au milieu de l’océan Pacifique dont la langue officielle est l’espagnol, conserve toujours autant d’attraits. Depuis 1995, Rapa nui est protégée et inscrite au Patrimoine mondial de l’Humanité par l’Unesco et  des parcs ou réserves naturelles enserrent les zones de vestiges. Le tourisme se développe avec une progression constante. En 2006, 50 000 visiteurs avaient fait le voyage et, en 2010, ils étaient 20 000 de plus ! L’aéroport international Mataveri accueille les vols quotidiens entre Santiago du Chili et l’Île de Pâques. Ils amènent un flot de touristes permettant à de nombreux habitants de rester et de vivre sur l’île…

 

Jean-Paul

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24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 00:01

Rien ne s’oppose à la nuit    par   Delphine de Vigan

Éditions JC Lattès, 2011, 440 pages.

 

Le-Prix-du-Roman-Fnac-2011-revient-a-Rien-ne-s-oppose-a-la-.jpgRaconter l’histoire de sa propre famille n’est jamais chose aisée et comporte des risques que Delphine de Vigan a eu le courage d’affronter : « Écrire sur sa famille est sans aucun doute le moyen le plus sûr de se fâcher avec elle ». Elle fait d’ailleurs part de ses doutes, de ses hésitations, de ses difficultés, au cours de quelques chapitres lui permettant de faire le point.

 

Lucile, sa mère, personnage central du livre, vient de se suicider. Nous sommes en 2008, elle était née en 1946. Patiemment, l’auteure nous présente ses grands-parents : Liane qui est enceinte de son septième enfant, et Georges qui ne peut détacher son regard de sa fille, Lucile. Joies et drames se succèdent car la vie de cette grande famille est riche en aventures. De la rue de Maubeuge à Versailles mais aussi dans la maison familiale, de Pierremont à Montalivet ou à la Grande Motte, les événements marquants ne manquent pas.

 

Au fil des pages, nous comprenons toutes les difficultés rencontrées par Lucile, choisie très jeune pour poser en tant que modèle pour des photos de mode dans Marie-Claire ou Mon tricot… Après les frasques de l’adolescence, arrivent les premières amours : Forrest, l’amoureux chaste, puis Gabriel qui met Lucile enceinte à 18 ans et sera le père de l’auteure. Les films super 8 sont là pour attester du bonheur qui irradie. Le ski nautique est devenu le sport familial. Ils ont tout pour être heureux…en apparence. Tout semble parfait. Un reportage réalisé par l’ORTF, nom de la télé publique de l’époque, ancêtre de France Télévisions, donne même cette famille en exemple.

 

Hélas, pas de long fleuve tranquille…Lucile, après avoir eu une seconde fille, divorce de Gabriel, vit avec Tibère puis avec Niels qui se suicide à 21 ans, et finit par craquer. Elle perd pied et, malgré de bonnes périodes, ne peut retrouver vraiment une vie normale…jusqu’au dénouement final.

Jean-Paul

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21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 16:06

Nous vous proposons la dernière partie de la garde à vue vécue par Jean-Paul il y a 10 ans.

 

Partie 1

 

Vendredi 8 février. À 7 h, on vient me chercher pour me ramener dans le bureau. Comme 24 heures se sont écoulées, on repart pour une nouvelle garde à vue et on me redemande si je veux voir un médecin. La veille, j’avais répondu négativement à cette question, me sentant en bonne forme. Ce matin, j’ai mal au dos et je demande donc à en voir un. Un gros problème se pose à mes gardiens : les médecins font grève et aucun ne répond à Tournon. Ils doivent donc appeler l’hôpital où personne n’est disponible. C’est enfin à la clinique Ambroise Paré que le Docteur accepte de me voir mais il faut s’y rendre…

            Comme petit-déjeuner, j’ai droit à une tasse de thé. Un peu avant 8 h, nous partons en Laguna Nevada. Quel bien ça me fait de revoir enfin la vraie vie : des gens qui circulent, qui vont à leur travail, la lumière aux fenêtres des appartements… À la clinique, il faut atttendre car le docteur n’est pas encore arrivé. Cela ne me fait rien, au contraire. Les gendarmes s’impatientent et tournent en rond. Après un bon quart d’heure d’attente, le médecin m’examine, enfin, prend ma tension et me dit que tout va bien. Je parle de mon mal au dos. Il touche mes reins et décrète : « C’est chronique. »…

            De retour à la gendarmerie, commence le dernier interrogatoire mais l’intensité a nettement baissé même si les questions restent semblables. Je n’ai pas de raison de changer mes réponses puisqu’il n’est pas question que j’avoue ce que je n’ai pas fait.

            On me laisse manger puis, je dois retourner encore dans cette cellule en attendant maintenant le transfert pour Privas afin d’être présenté au Juge d’Instruction à 14h 30. Malgré l’inquiétude qui me gagne, je suis soulagé d’être arrivé au bout de cette garde à vue très éprouvante. Après tout ce qu’on m’a dit, je ne me fais guère d’illusions : ce soir, je dormirai en prison !

            Les gendarmes ne sont pas partis à l’heure et veulent rattraper le retard en roulant à 160 km/h sur l’autoroute ! Était-ce bien nécessaire ?

            À proximité du Palais de Justice où je sais que Ghislaine m’attend, j’aperçois Françoise, ma sœur, suivie de ma maman ! J’ai aussitôt le cœur serré. Je ne pensais pas les voir ici ! Mon émotion est grande mais il faut que je me reprenne car un nouvel interrogatoire m’attend.

            Le bureau est assez vaste. Le Juge d’Instruction paraît assez jeune et plutôt sympathique. Alors que, machinalement, en m’asseyant, j’avance ma chaise de quelques centimètres, il me demande de la remettre à sa place. Moi aussi, je me sens remis à ma place… Ses questions sont posées calmement. Il les dicte à la greffière qui tape sur le clavier d’un ordinateur. Après ma réponse, il redit ce que je viens de déclarer pour que ce soit enregistré. Même si ça concerne les mêmes accusations, cela n’a rien à voir avec les interrogatoires des gendarmes. Au cours de cet interrogatoire, j’apprends deux choses fondamentales venant corroborer ce que j’affirme depuis le début :

 

1)     La première personne qui va porter plainte à la Gendarmerie d’Andance en 1997, y retourne 4 jours après pour retirer sa plainte parce qu’elle se sent manipulée. Ceci est noté dans le procès-verbal de la gendarmerie et on ne me l’avait jamais dit !

 

2)     L’enquête qui a abouti à ce drame que je vis a été relancée suite à la lettre d’une certaine personne, adressée au Procureur de la République en février 2001. Cette lettre de deux pages m’est lue par le juge. Elle transpire à chaque ligne une haine féroce envers moi, me traitant à plusieurs reprises de « pédophile vicieux »… Il faut rappeler que cette même personne faisait partie des quatre anciens élèves qui s’étaient rendus « d’eux-mêmes » à la gendarmerie d’Andance, fin 1997, afin de relancer l’affaire qui avait éclaté en mars de la même année et qui s’était dégonflée aussitôt.

 

            Après une telle lecture, j’indique au juge que ce que j’affirme depuis le début : la machination pour m’éliminer complètement est maintenant prouvée.

            Cela n’ébranle pas la conviction de M Bernard alors je lui cite les noms de personnes qui m’en veulent particulièrement et que je sais acharnées à ma perte. Je sais qu’il y en a d’autres mais je n’ai encore aucun élément concret à apporter pour l’instant.

            Alors que je m’attends au pire, le juge m’indique qu’il me met en examen, qu’il me place sous contrôle judiciaire… soulagement… Je vais rentrer chez moi ce soir… Mais, il retient le viol sur une personne en 1986, 87, 88 et des attouchements sexuels sur huit de mes élèves de 1997 !!! De plus, il m’interdit d’enseigner comme de participer à des activités bénévoles impliquant des enfants ! Je suis effondré mais le fait de rester libre est tellement important… J’essaie bien de lui signaler que, depuis cinq ans, on n’a pu trouver aucun enfant se plaignant de moi et que, depuis, 1997,  j’ai organisé quatre classes de découverte sans le moindre problème, rien n’y fait. Quelques problèmes d’imprimante retardent le tirage du compte-rendu. Le juge et le Bâtonnier Vesson en profitent pour échanger quelques propos sur le manque de moyens du Ministère de la Justice. Il faut que je me résigne. Les deux gendarmes qui avaient assisté à toute la séance, semblent déçus mais je sors du bureau avec Me Vesson à mes côtés.

            L’émotion est énormelorsque j’aperçois Ghislaine dans la salle des pas perdus du tribunal. Je m’attendais à voir ma maman et Françoise, ma sœur, mais je ne savais pas que ma belle-mère, mais aussi Josette et Joseph avaient fait le déplacement jusqu’à Privas ! J’ai envie de tous les serrer en même temps dans mes bras pour les remercier de leur présence et de leur soutien chaleureux.

Jean-Paul

 

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