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22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 00:03

Voici un extrait de document exceptionnel : la famille de Jean-Paul a retrouvé  un tableau qui indique les principaux « événements » à l’école que Jean-Paul a estimé nécessaire de porter à l’attention de ses avocats et de la Cour.

 

Lorsqu’on y réfléchit, ces notes sont édifiantes. Jean-Paul y dresse l’intégralité des événements qui ont eu lieu et les fois où des activités ont été organisées dans la classe, nous en dévoilons une partie dans cet article en commentant les événements.

 

« 1996 : Président des Comités départementaux UFOLEP et USEP.

Médaille de bronze de l'Éducation Nationale attribuée par l'Inspecteur d'Académie, M. S. 

Classe de découverte en Tunisie (mars - avril). »

 

Jean-Paul Degache est un homme comblé : il n’a pas encore 50 ans et se retrouve à la Présidence d’associations départementales. Il est élu au Conseil municipal de son village, correspondant de presse et directeur de l’école élémentaire publique. Son engagement est récompensé par l’obtention d’une médaille académique.

 

« 1997 : Élèves de CM1 interrogés à la gendarmerie d'Andance.

Dimanche 23 mars : je me présente volontairement à la gendarmerie d'Andance

Première garde à vue et perquisition au domicile par les gendarmes

Lundi 24 mars : j'informe l'Inspectrice, qui me garde sa confiance

1 seule plainte, retirée quelques jours après

Mardi 25 mars : réunion des parents d'élèves de la classe… que des compliments !

Aucun élève n'est retiré, même pour le CM2 qui suivra.

18 mai : décès de mon père. »

 

C’est là que tout bascule : les élèves sont interrogés, Jean-Paul subit une première garde à vue, son domicile est perquisitionné, une plainte - retirée quasiment immédiatement, est déposée contre lui.

 

Afin de faire le point sur l’affaire et de clarifier la situation, Jean-Paul Degache réunit tous les parents d’élèves à l’école. Nous avons interrogé plusieurs participants à cette réunion : tous nous disent qu’il n’y avait rien à lui reprocher mais que Jean-Paul a clairement dit de quoi il était accusé. Ces parents ont pourtant emmené leurs enfants à la gendarmerie pour qu’ils y soient interrogés quelques jours auparavant : aucun d’eux ne reproche quoi que ce soit à Jean-Paul. Au contraire, les enfants restent dans la classe pendant une année et demi.

 

C’est parmi cette classe que l’on retrouvera, en 2007 puis en 2010, le plus d'enfants reconnus comme victimes par l'institution judiciaire.

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Published by Les amis et proches de Jean-Paul Degache - dans Les procès vécus par Jean-Paul
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commentaires

anonyme 22/11/2010 16:22



EN 1996 les auditions des enfants ont donc été considérées comme non justifiables de poursuites et pourtant à Privas en 2007 puis à Nîmes en 2010, les faits relatés en 1996 font que les enfants
sont considérés comme" victimes"; c'est proprement HALLUCINANT ! Peut-on penser que ces rapports d'audition auraient subis des "transformations" ?   



Les amis et proches de Jean-Paul Degache 23/11/2010 05:10



Bonjour,


C'est un des nombreux problèmes de l'affaire Degache. Cependant, ce sont des choses qui arrivent, particulièrement en matière de moeurs lorsque des faits plus graves sont révélés qui donnent une
dimension différente à des faits qui le paraissaient beaucoup moins.


C'est d'ailleurs pour cela que, lors du procès de Nîmes, l'un des gendarmes avaient affirmé qu'il fallait "trouver des viols". S'il fallait "trouver des viols" pour les enquêteurs, c'est
justement pour que tout puisse être interprété à la lumière de ce viol supposé.


Quant à un éventuel soupçon de transformation, il suffit de relire les déclarations des enfants à l'époque pour constater que même ce qu'ils disaient à l'époque et qui a été repris contre
Jean-Paul n'était absolument pas condamnable, c'est d'ailleurs ce qu'en a retenu la justice à deux reprises. C'est pour cela que Jean-Paul lui-même considère que seule l'accusation de viol,
arrivée bien plus tard, a suffit pour que les dires "anodins" de plusieurs enfants se transforment en "agression sexuelle" caractérisée...


Par ailleurs, il est évident que, quand on est un enquêteur et que l'on interroge des enfants, les moindres questions, les moindres mots prononcés peuvent orienter un interrogatoire. On ne pose
évidemment pas les mêmes questions à un enfant de 9 ans quand on soupçonne son instituteur d'être un pervers... et par conséquent, on n'obtient pas les mêmes réponses.


Pour les cas d'agressions sexuelles, dans cette affaire, tout est question d'interprétation de la parole de l'enfant et force est de constater, au vu des témoins qui, soit ne se souviennent pas,
soit ne se reconnaissent pas dans les propos qu'on leur attribue 13 ans plus tard, que ces témoignages apparaissent assez légers aujourd'hui et que nous sommes étonnés qu'ils aient été retenus.