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7 octobre 2014 2 07 /10 /octobre /2014 10:51

Tourner la page  (Éditorial du 26/09/2014)

 

Avec ces quelques lignes, s’achève une série d’éditos entamée dans la foulée de Jacques, mon prédécesseur, que je tiens à remercier pour ses conseils toujours rassurants. Il avait su me donner envie d’intégrer l’équipe du Journal Hector pilotée, à l’époque par Annie Du Clary, une enseignante toujours à l’écoute qui poursuivait l’œuvre entreprise par Tony Chavard que j’ai eu aussi la chance de rencontrer quand Annie a passé le témoin à Damien Calmel.

 

Ainsi, depuis le numéro 718 du vendredi 14 janvier 2011, nous avons contribué à faire « La Une » d’Hector à 130 reprises et cela nous a permis de traiter des sujets abordant tous les genres, touchant à l’actualité comme à l’évolution de notre société.

 

Chaque fois, nous avons cherché des raisons d’espérer, de conserver un optimisme indispensable si l’on veut résister et poursuivre sa route mais il faut bien le reconnaître, les événements de ces dernières semaines assombrissent de plus en plus l’horizon. Il semble que l’être humain, pourtant doté de mémoire, oublie régulièrement les leçons du passé. De plus, il se complaît dans des luttes incessantes de pouvoir et de territoire, causant ainsi le malheur de beaucoup de gens ayant tout à perdre alors qu’ils n’étaient pas concernés directement par des enjeux toujours bien dérisoires au vu des dégâts qu’ils causent.

 

Malgré tout, chaque jour, des initiatives sont révélées, de bonnes idées surgissent et vous avez pu en découvrir de nombreuses au fil des pages de ce journal grâce au travail d’une équipe de rédacteurs trouvant auprès de Damien Calmel écoute, dynamisme et compréhension. De plus, il sait, chaque fois que c’est utile, rappeler la rigueur nécessaire à tout travail d’écriture.

 

Chercher le bon sujet, écrire, relire, corriger, peaufiner son texte, voilà ce que vont continuer à faire ceux qui travaillent autour de cet enseignant aujourd’hui et qui ont décidé de modifier le contenu éditorial du journal. Nous leur souhaitons bonne route, comme à ceux qui leur succèderont en espérant que les aides nécessaires au fonctionnement de ce précieux outil d’information et de réflexion se poursuivent et même s’amplifient.

Jean-Paul

 

A l'intérieur de ce n°846, on peut retrouver quelques lignes très touchantes du rédacteur en chef concernant la participation de Jean-Paul à cet hebdomadaire :

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26 septembre 2014 5 26 /09 /septembre /2014 21:26

Trop de conflits  (Éditorial du 19/09/2014)

 

Les semaines qui viennent de s’écouler n’ont rien apporté de bien réjouissant et les deux mois d’été, assez pluvieux, n’ont pas vraiment joué leur rôle pour rehausser le moral des Français de plus en plus désorientés par les maladresses et  l’impopularité de leurs dirigeants.

 

Nos tracas hexagonaux ne seraient pas bien graves si, un peu partout sur la planète, drames et souffrances ne s’accumulaient. Alors qu’en Syrie la lutte pour le pouvoir s’éternise, l’extension ultra-rapide d’un État islamique en Irak et au Levant (EIIL) a relégué en arrière-plan le remplacement ou non de Bachar el-Assad. Ces jihadistes font de plus en plus la une de l’actualité en utilisant les atrocités qu’ils commettent, comme un fer de lance afin de terroriser les États-Unis et leurs alliés.

 

Les premières victimes de EIIL sont les populations elles-mêmes, obligées de fuir ou de se laisser massacrer sur place. Les exécutions sommaires se sont multipliées, l’État irakien étant incapable de surmonter ses divisions afin d’assurer la sécurité. Ces massacres causaient peu d’émotion dans le monde occidental jusqu’au moment où les décapitations barbares de journalistes américains ont profondément choqué. Ces mises à mort guerrières niant l’humanité des otages ne correspondent en rien aux principes de l’islam car ces hommes ont été traités comme des bêtes, la souffrance en plus.

 

Les problèmes que nous ne parvenons pas à résoudre chez nous déstabilisent tellement certains qu’ils sont prêts à tout lâcher pour rejoindre ce jihad. Ils commettent ainsi une grave erreur car ce mot ne signifie pas « guerre sainte ». Dans le Coran, le jihad « prescrit à l’être humain de lutter et de faire l’effort constant afin d’atteindre et de demeurer dans le droit chemin. »

 

D’autres conflits ne manquent pas d’inquiéter, révélant toutes les difficultés des êtres humains à dialoguer et à s’entendre. L’État palestinien promis depuis longtemps n’existe pas et les extrémistes de chaque camp poussent à la guerre. Les missiles partent de Gaza et Israël riposte en ratissant, détruisant mais ne se prive pas de continuer à créer des colonies sur des territoires palestiniens, au mépris de tous les accords internationaux.

 

Sur le flanc est du continent européen, l’appétit de Vladimir Poutine ne semble pas avoir de limites, mettant en péril la souveraineté de l’Ukraine après avoir annexé la Crimée. Les pays occidentaux punissent la Russie et ce pays ne se laisse pas faire… un engrenage bien dangereux.

 

En Lybie, il est bien tard pour comprendre que ce pays que l’on croyait libéré d’un dictateur, est en complète perdition, divisé par les factions avec, là encore, d’immenses souffrances pour la population. Sur ce même continent africain, le virus Ebola cause de plus en plus de ravages, montrant qu’il n’y a pas besoin des hommes pour apporter le malheur.

 

Difficile aujourd’hui de trouver une note optimiste pourtant indispensable mais ce repli identitaire qui gagne de plus en plus avec l’Écosse, bientôt la Catalogne mais aussi en France, n’est en aucun cas la solution au moment où union, coopération et compréhension devraient s’imposer.

Jean-Paul

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19 septembre 2014 5 19 /09 /septembre /2014 09:37

Un nouveau départ  (Éditorial du 12/09/2014)

 

Une nouvelle rentrée est une belle occasion pour prendre un nouveau départ afin de bonifier ce temps passé privé de liberté. La zone socio-pédagogique est là pour offrir un maximum de chances à tous ceux qui veulent se mettre au travail afin de pouvoir retrouver le monde extérieur plus forts, nantis d’un bagage intellectuel et culturel plus riche et plus diversifié.

 

Les activités, coordonnées par le surveillant, sont suffisamment nombreuses pour que chacun trouve le cours ou l’atelier qui le fera progresser. Amaury Champetier, responsable local d’éducation (RLE) qui animera des cours de secourisme, a autour de lui une équipe d’enseignants de l’Éducation Nationale assurant 28 modules ou classes de 12 élèves, proposant des cours en français, anglais, espagnol, philosophie, histoire, géographie, niveau collège ou lycée. Ces cours sont complétés par la remise à niveau en Français langue étrangère (FLE), apprentissage de la lecture et de l’écriture dans le cadre de la lutte contre l’illettrisme, l’atelier du journal Hector sans oublier les cours d’informatique. Chaque année, de nombreuses personnes détenues réussissent et obtiennent des diplômes comme le DILF (Diplôme d’initiation à la langue française) réservé aux étrangers, le CFG (Certificat de formation générale), le DNB (Brevet), le DAEU (équivalent du Bac) mais aussi des licences ou des BTS (Brevet de technicien supérieur).

 

Les étudiants du GENEPI (Groupe étudiant national d’enseignement aux personnes incarcérées) viendront compléter l’équipe éducative avec du soutien scolaire en langues et divers ateliers. Enfin, il est possible pour chacun de s’inscrire à des cours par correspondance au CNED (Centre national d’éducation à distance) et à Auxilia, avec possibilité d’aide financière.

 

Le SPIP (Service pénitentiaire d’insertion et de probation) offre, tout au long de l’année, des actions culturelles (échecs, écriture, dessin, modelage, slam, théâtre, sorties au Musée Fabre, à l’Opéra).

 

Toujours dans la zone socio-pédagogique, l’entreprise Sodexo assure les entretiens pour le travail, les séances d’emploi-formation, des cours d’informatique et de rédaction de CV et l’Unité Sanitaire (US) de VLM anime des groupes de parole à propos de l’alcool, de la drogue. Il ne faut pas oublier le Relais Parents-Enfants qui ne cesse de renforcer les liens familiaux mais aussi Pôle-emploi et ses rendez-vous pris par l’intermédiaire du Spip, la permanence de la CAF (Caisse d’allocations familiales) le 3e jeudi de chaque mois, d’autres groupes de parole du CIDF (Centre d’information sur les droits des femmes et de la famille) et les cultes catholique, protestant, gitan et musulman qui accueillent les croyants.

 

Tout au long de l’année, Hector vous tiendra au courant de l’évolution de toutes ces activités pour lesquelles il est nécessaire de s’inscrire en utilisant les coupons de l’avant-dernière page du journal. Le planning de la bibliothèque, partie importante de la zone socio-pédagogique, où plus de 6 000 livres et documents vous attendent, sera aussi présent dans Hector, chaque semaine, pour permettre à chacun de pouvoir lire et s’informer.

Jean-Paul

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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 23:00

Journalisme, évolution en cours  (Éditorial du 27/06/2014)

 

Le déversement quotidien de l’information depuis les médias écrits et audiovisuels laisse croire que la profession journalistique peut vous caser bien tranquillement, pour de longues années. C’est principalement à la télévision que nous voyons toujours les mêmes éditorialistes ou commentateurs vedettes monopoliser micros et caméras. Derrière ce rideau de fumée, la réalité est bien différente.

 

Une enquête récente, dirigée par Christine Leteinturier, Maître de conférences en sciences de l’information à l’Institut français de presse (IFP) de l’Université Panthéon-Assas (Paris II), montre qu’une carrière moyenne de journaliste ne dépasse pas 15 ans. Dans ce métier, comme dans bien d’autres, les carrières sont courtes, la précarité est en hausse et lorsqu’un journaliste subit une vague de licenciements, il éprouve de plus en plus de difficultés à retrouver du travail.

 

En 1990, 8,4 % des journalistes travaillaient en CDI (contrat à durée indéterminée) mais dix-huit ans plus tard, ce pourcentage a chuté à 1,9 % ! Sur les 36 000 journalistes français titulaires d’une carte de presse, un tiers seulement peut espérer faire une longue carrière. Les autres doivent se contenter de contrats précaires, travaillant à la pige, c’est-à-dire seulement payés pour les reportages, textes ou photos diffusés ou publiés, ou encore avec un CDD (contrat à durée déterminée) mais aussi, de plus en plus, avec des contrats de qualification et des stages…

 

La réalité économique et l’évolution des habitudes obligent la presse écrite à hausser ses tarifs comme l’ont fait récemment Le Parisien, Libération et surtout Le Monde qui a atteint le seuil symbolique de 2 euros. Si cela apporte de l’argent dans les caisses, les ventes continuent de chuter. Devant ces transformations et cette crise permanente de la presse écrite victime d’une désaffection croissante des lecteurs, une enquête comme celle de l’IFP, publiée sous le titre « Les journalistes français et leur environnement (1990 – 2012) » ouvre d’autres horizons.

 

En effet, est constatée une diminution de la production d’informations dans tous les médias où l’on confond de plus en plus information et communication. De plus, le champ d’action des journalistes se limite trop à l’information générale et politique alors que des besoins réels existent, tant sur le web que sur papier, dans les secteurs spécialisés comme le social, le juridique, l’économique et le scientifique. Un nouveau modèle de presse se prépare mais reste à encore à inventer.

Jean-Paul

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8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 23:00

Du Yorkshire aux Champs-Élysées  (Éditorial du 4/07/2014)

 

Le Tour de France semble prendre goût aux départs insulaires car, pour sa 101e édition, ce samedi 5 juillet, il s’élance depuis le centre du Royaume-Uni, à Leeds, capitale du Yorkshire. Les trois premières étapes d’un feuilleton comptant 21 épisodes auront donc l’accent anglais car les coureurs visiteront en plus Harrogate, York, Sheffield, Cambridge et Londres.

 

Retrouvant le continent au départ du Touquet pour Villeneuve-d’Asq, les trois étapes qui suivront marqueront le centenaire du déclenchement de la Première guerre mondiale. Ypres, ville belge tristement célèbre pour les attaques au gaz moutarde appelé depuis ypérite, lancera la 5e étape, redoutée par tous les grimpeurs puisque 9 secteurs pavés de Paris-Roubaix sont au menu avant l’arrivée à Arenberg. Entre Arras et Reims, les coureurs traverseront un champ de bleuets, au Chemin des Dames, nouvel hommage aux Poilus morts sur les champs de bataille, comme le lendemain, entre Épernay et Nancy  en passant par Verdun.

 

Si une cinquantaine de coureurs ayant disputé le Tour depuis sa création, en 1903, ont été tués entre 1914 et 1918, trois anciens vainqueurs ont disparu au cours des combats : Lucien Petit-Breton (1907 et 1908), François Faber (1909) et Octave Lapize (1910).

 

Entre Tomblaine et Gérardmer, le Tour abordera les Vosges, continuant dans ce massif jusqu’à Mulhouse plus, le 14 Juillet, une terrible étape se terminant au sommet de La Planche des Belles Filles.

 

Après une journée de repos à Besançon, la course piquera au sud jusqu’à Oyonnax pour honorer le Jura. Elle s’offrira un bref échantillon de Massif Central avec l’arrivée à Saint-Étienne, une étape partie de Bourg-en-Bresse car deux journées alpestres se profilent avec l’arrivée à Chamrousse puis l’étape GrenobleRisoul, le samedi 19 juillet, avec le col d’Izoard (2 360 m), toit du Tour 2014.

 

Entre Tallard et Nîmes, les sprinters pourront se défouler avant une seconde journée de repos programmée à Carcassonne, ville qui lancera l’assaut des Pyrénées avec la plus longue étape (237,5 km) se terminant à Bagnères-de-Luchon après le terrible Port de Balès. Le 23 juillet, de Saint-Gaudens au Pla d’Adet, il y aura 4 cols au programme. Le lendemain, en Pau et Hautacam, le col du Tourmalet rappellera le souvenir d’Octave Lapize, déjà cité, premier coureur du Tour à avoir franchi ce col en tête.

 

De Maubourguet à Bergerac, ce sera presque plat, juste avant la seule étape contre-la-montre au programme, une première depuis 1953 : 54 km entre Bergerac et Périgueux. Les coureurs ne traîneront pas ensuite pour gagner Évry, lieu de départ de la dernière étape, le dimanche 29 juillet, pour Paris, les Champs-Élysées et l’Arc de Triomphe dont les coureurs feront à nouveau le tour, comme en 2013.

 

Christopher Froome se succèdera-t-il à lui-même ? Alberto Contador ne semble pas d’accord. Côté tricolore, ce serait encourageant de faire mieux que le jeune Romain Bardet, 15e en 2013…

Jean-Paul

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27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 15:28

Croquer le millefeuille  (Éditorial du 20/06/2014)

 

Le découpage administratif de la France en 27 régions (22 en métropole et 5 outre-mer) avec ses 101 départements, sa quinzaine de métropoles, ses 2 581 communautés de communes et ses 36 681 communes va sûrement évoluer au cours des années à venir.

 

Cela couve depuis longtemps avec son lot d’annonces et de démentis mais la fermeté du Président de la République, François Hollande,  et de Manuel Valls, son Premier Ministre, semble lancer enfin ce toilettage indispensable qui commencerait à croquer le millefeuille administratif de la France.

 

Rien ne sera simple. Chaque fois que des limites de territoire sont tracées, surgissent des mécontents qui ont souvent de bons arguments à faire valoir. Il faudra écouter, débattre et surtout trancher pour que cette réforme, souhaitée par tous mais voulue par trop peu, devienne enfin effective.

 

La carte présentée au début de ce mois de juin, fait passer la France métropolitaine de 22 à 14 régions. Outre-mer, La Réunion, Guadeloupe, Martinique, Guyane et Mayotte ne sont pas concernées. Avec Île-de-France, la plus peuplée de toutes les régions de l’Union européenne (12 millions d’habitants), 6 autres régions ne bougeraient pas : Aquitaine, Bretagne, Nord-Pas-de-Calais, Corse, Pays-de-Loire et Provence-Alpes-Côte d’Azur.

 

Si certaines régions ne bougent pas, cela change ailleurs… Le gouvernement propose 7 regroupements, tous discutables sauf celui des deux Normandie. Il ne touche pas aux limites déjà définies, procédant ainsi à des collages : Poitou-Charentes avec Centre et Limousin, Basse et Haute-Normandie, Alsace et Lorraine, Picardie et Champagne-Ardenne, Auvergne et Rhône-Alpes, Bourgogne et Franche-Comté, Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon.

 

Apparaissent alors de grands blocs dont le plus étendu serait Centre-Poitou-Limousin (81 903 km2), Guyane mise à part avec ses 83 534 km2. Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon arriverait au troisième rang avec 72 724 km2, devant Auvergne-Rhône-Alpes (69 711 km2, la plus petite restant Mayotte avec 376 km2.

Côté population sur le plan de l’UE, Île-de-France déjà citée devancera toujours Lombardia et Andalucía mais Auvergne-Rhône-Alpes serait au 4e rang avec 7,7 millions d’habitants et Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon serait propulsée à la 8e place avec 5,7 millions de personnes.

 

Enfin, il faudra trouver des noms un peu plus courts et s’attaquer aussi aux départements dont la disparition est annoncée pour 2020, sans oublier que la lutte pour l’emploi, la recherche et la formation devront être les priorités de ces nouvelles structures réclamant toujours plus de compétences.

Jean-Paul
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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 19:34

Tourné vers l’été  (Éditorial du 13/06/2014)

 

La mi-juin est déjà là et l’actualité se tourne résolument vers l’été. Du côté du sport, la coupure est nette. Les différents championnats de sports collectifs ont bouclé leur palmarès 2013 – 2014, Roland-Garros est terminé, mais surtout la Coupe du Monde de football a débuté ce jeudi 12 juin, au Brésil où l’Espagne remet son titre en jeu.

 

Cet événement, mobilise, tous les quatre ans, l’attention des médias du monde entier et passionne aussi, bien au-delà des habituels aficionados qui suivent le football. Là-bas, les problèmes signalés il y a quelques mois n’ont pas été réglés et il faut peut-être s’attendre à quelques vagues durant ce mois consacré à la compétition puisque la finale est prévue le dimanche 13 juillet, à Rio de Janeiro.

 

Ici, nous sommes bien loin avec un décalage horaire de 5 heures et même 6 h pour Manaus et Cuiabá. Quand il est 17 h à Brasilia, la capitale, il est déjà 22 h à Paris ou à Montpellier. Aussi, là-bas, les matchs se joueront pour la plupart en fin d’après-midi, comme la finale qui débutera à 16 h au Brésil alors qu’il sera 21 h en France. Voilà pourquoi certains matchs des huit groupes qualificatifs pour les huitièmes de finale commenceront à minuit ou même 3 h du matin, heure française.

 

L’équipe de France, emmenée par Didier Deschamps devra se montrer supérieure au Honduras, à la Suisse et à l’Équateur pour espérer finir en tête ou à la seconde place du groupe E. Il n’est pas trop risqué de parier sur un meilleur parcours qu’en Afrique du sud, en 2010…

 

Puisque nous ne ferons pas partie de 17 000 Français qui seront au Brésil pour assister à un ou plusieurs matchs, il faut bien se pencher sur ce que va retransmettre la télévision. Seule la chaîne payante BeINSports, filiale du groupe qatarien Al Jazeera, diffusera la totalité des matchs. TF1, chaîne privée généraliste gratuite, a acquis le droit de diffuser 28 rencontres : les trois matchs de groupe de l’équipe de France après le match d’ouverture, puis des matchs concernant les équipes d’Espagne, des Pays-Bas, d’Angleterre, d’Italie, de Suisse, Allemagne, du Portugal, de Belgique, d’Algérie, du Brésil, du Ghana, du Cameroun, etc… Elle pourra choisir 5 matchs de 1/8 de finale puis 3 des ¼, donnera les deux ½ finales et la finale.

 

Lorsque tout sera joué, l’été sera déjà bien entamé. Le Tour de France cycliste sera déjà lancé depuis 8 jours mais il sera bien temps d’en reparler…

Jean-Paul

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6 juin 2014 5 06 /06 /juin /2014 17:57

70 ans, c’était hier  (Éditorial du 6/06/2014)

 

Cette année 2014 fait s’entrechoquer les anniversaires et il est important d’y voir clair entre le centenaire du déclenchement de la Première guerre mondiale (1914 – 1918) et le soixante-dixième anniversaire du débarquement des Alliés en Normandie, le fameux D day, le 6 juin 1944.

 

Dans cette Normandie qui a été dévastée par des combats d’une violence inouïe, c’est le renversement de la barbarie nazie qui s’amplifie alors que les convois de déportés vers une mort atroce et programmée ne cessent de circuler et que l’on continue à infliger des souffrances inouïes aux peuples d’Europe et à gazer les gens par milliers dans les camps imaginés et construits pour cela.

 

Cette offensive tant attendue pour renverser le IIIe Reich vient après un débarquement des Alliés en Afrique du nord, le 8 novembre 1942 et surtout après la bataille de Stalingrad (Volgograd aujourd’hui), bataille qui s’est terminée le 2 février 1943. Sur le front de l’est, pour la première fois, les armées hitlériennes sont tenues en échec et doivent reculer après des pertes humaines considérables tant du côté militaire que civil.

 

Sur le front ouest, Hitler a fait ériger le fameux mur de l’Atlantique, de la Norvège à la frontière espagnole, pour parer à toute offensive des Alliés. L’opération Overlord lance la plus grande armada de tous les temps avec 6 939 navires et 11 500 avions et planeurs. 156 200 hommes sont engagés dès le premier jour et des milliers de tonnes de bombes sont déversées sur le littoral normand.

 

Un seul contingent de soldats français fait partie de cette première vague : les 177 fusiliers marins du commando Kieffer. Dans la France occupée, la Résistance qui aurait aimé recevoir davantage d’armes pour lutter plus efficacement, ne reste pas inactive multipliant les sabotages sur les lignes téléphoniques et contre les transports de troupes et de munitions en détruisant, par exemple, 98 locomotives. De plus, les services secrets mis en place par la France Libre du général De Gaulle ont fourni 80 % des renseignements nécessaires aux Alliés avant le débarquement.

 

« Les sanglots longs des violons de l’automne », ce premier vers de Paul Verlaine est diffusé le 1er juin 1944 par la BBC, pour la Résistance. Il annonce l’imminence du débarquement confirmé la veille par la suite du poème : « Blessent mon cœur d’une langueur monotone. »

 

Ce 6 juin 2014. Le Président de la République, François Hollande, reçoit 18 Chefs d’États. Du Mémorial de Caen à Aromanches, en passant par le cimetière américain de Colleville, Utah Beach, Hermanville, Bayeux, Bénouville, Ouistreham (cérémonie internationale), Urville-Langannerie et Courseules-sur-Mer, hommage sera rendu à la mémoire des soldats venus principalement des USA, du Royaume-Uni, des Pays-Bas, du Danemark, de Norvège, de Pologne et du Canada, mourir pour que nous vivions libres.

Jean-Paul
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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 13:44

Une Europe des citoyens  (Éditorial du 23/05/2014)

 

Ce dernier dimanche du mois de mai, jour de Fête des Mères en France, est aussi une date importante pour tous les citoyens de l’Union Européenne (UE) puisque ce même jour, dans la plupart des 28 pays membres de l’UE, on vote pour désigner les députés au Parlement européen. Les autres auront voté les jours précédents.

 

La France est découpée, pour l’occasion, en 8 circonscriptions, 7 en métropole plus une pour l’outre-mer. Le Sud-est (Corse, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Rhône-Alpes) aura 13 élus pour 11,6 millions d’habitants. Le Sud-ouest (Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées, Aquitaine) en aura 10 pour 8,9 millions d’habitants.

 

Comme nous l’avions souligné dans Hector n° 834 du 11 avril dernier, cette élection prend à chaque échéance une importance plus grande. Ceux qui dénigrent cette consultation géante ont tort parce que les décisions prises à Strasbourg où siège cette assemblée de 751 députés, concernent de plus en plus notre vie quotidienne. Ces élus agissent principalement sur les plans législatif et budgétaire avec le Conseil de l’UE où siègent les ministres de tous les pays, contrôlent l’activité de la Commission composée d’un représentant par pays membre, et élira pour la première fois le Président de cette Commission, véritable organe exécutif de l’UE.

 

Parlement, Conseil européen, Conseil de l’UE, Commission, sans oublier d’ajouter la Cour de justice, la Banque centrale et la Cour des comptes, cela paraît un peu compliqué mais c’est un fonctionnement qui vise tout de même à de plus en plus de démocratie. Les pouvoirs accrus accordés au Parlement élu le 25 mai, le prouvent. C’est une responsabilité supplémentaire pour celles et ceux chargés de nous représenter. Leur présence assidue, à Strasbourg, serait un gage apprécié.

 

Les citoyens que nous sommes ont aussi un peu de mal avec cette capitale éclatée entre Bruxelles, Luxembourg, Strasbourg mais aussi Francfort pour la Banque centrale et encore, nous n’avons pas précisé que certaines sessions du Parlement se tiennent à Bruxelles… C’est très compliqué à suivre et pareille organisation coûte aussi très cher mais il faut ménager toutes les susceptibilités et tenir compte de l’évolution historique de cette Union Européenne qui devrait d’abord être source de paix, de coopération et d’amitié entre tous ces peuples qui se sont tant de fois combattus et meurtris.

 

Jean-Paul

 

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19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 17:46

Il y a 100 ans, Jean Jaurès…  (Éditorial du 16/05/2014)

 

Il y a 100 ans, Jean Jaurès luttait pied à pied pour que les problèmes de son époque ne se résolvent pas dans la guerre. Hélas, il a été assassiné le 31 juillet 1914 et nous pouvons toujours aujourd’hui nous poser la question, comme le fait Charles Silvestre, journaliste et écrivain : « Qu’aurait-il fait s’il n’avait pas été tué ? »

 

Grand journaliste et député de Carmaux (Tarn), Jean Jaurès était né à Castres, dans le même département, le 3 septembre 1859. Il avait prédit que cette guerre serait un épouvantable carnage. Après 10 millions de morts, rien n’était réglé. Le pire, c’est que, dès 1918, les germes d’un second conflit mondial étaient déjà bien présents.

 

« Si la patrie ne périssait pas dans la défaite, la liberté pourrait périr dans la victoire. » Ainsi s’exprimait Jean Jaurès avant que Raoul Villain ne lui ôte la vie. Comble de l’histoire, son assassin a été acquitté cinq ans après et c’est la veuve de Jean Jaurès qui fut condamnée à verser des indemnités ! Finalement, en 1924, sa dépouille a été transférée au Panthéon.

 

Fondateur du journal L’Humanité, il y a 110 ans, après avoir écrit 1 312 articles pour La Dépêche, cet homme dont quantité de rues, d’avenues, de places, d’écoles, de collèges, de lycées, de stations de métro ou de tram portent le nom, cet homme a vu le temps lui donner raison. Il avait été clairvoyant sur la violence coloniale, courageux dans l’affaire Dreyfus, remarquablement sage pour séparer les Églises et l’État et avait anticipé beaucoup de réformes sociales réalisées ensuite.

 

Homme cultivé, sensible, bon et véritable éclaireur, Jean Jaurès a su ouvrir les yeux devant la réalité sociale de son temps, évoluant en conséquence. Agrégé de philosophie, il semblait parti pour être un intellectuel bourgeois mais en allant sur le terrain, il a changé, adhérant au socialisme après la grève des mineurs de Carmaux en 1892. Il n’a alors pas cessé de soutenir les ouvriers en lutte, comme les verriers d’Albi, s’intéressant aussi au monde agricole puisqu’il a rendu visite aux Vignerons Libres du Languedoc qui ont créé la première Cave coopérative, à Maraussan, près de Béziers. Il était aussi partisan de l’abolition de la peine de mort.

 

Son inquiétude était immense devant la montée des nationalismes et les rivalités opposant les grandes puissances. Cet homme ne voulait pas la guerre et la suite, hélas, lui a donné raison. Jean Jaurès a laissé des traces pour nous guider et il serait bon de s’en inspirer au moment où le monde va si mal.

Jean-Paul

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