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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 16:10

Les accusations datant des années 78-80 resteront classées sans suite car couvertes par le délai de prescription. Cela étant, la partie civile dont l’accusation enverra Jean-Paul Degache devant les assises apparaît en 2001.

 

Le 1er juin, elle accuse Jean-Paul Degache de caresses sur le sexe, au bureau, devant toute la classe. On retrouve une fois encore les mêmes arguments, mais aucun ancien élève de la classe ne peut confirmer avoir été témoin d’un tel « viol en public ».

 

Au contraire, elle affirmera en avoir parlé à sa confidente qui, interrogée ultérieurement, invalidera complètement le témoignage de son ancienne amie.

 

C’est en 2001 que l‘affaire est définitivement relancée puisque les nouvelles auditions vont également révéler des accusations d’attouchements sexuels durant la période de 1994 à 1997.

 

Le 3 juin, une ancienne élève dépose une plainte, parle de caresses des cheveux aux genoux, une fois par semaine au bureau.

 

Une autre parle de caresses sous les vêtements mais pas sur le sexe tout en reconnaissant avoir fait un stage pédagogique dans le cadre de sa formation supérieure dans la classe de Jean-Paul Degache fin 2000 qui s’est très bien déroulé. Autrement dit, une victime de Jean-Paul Degache viendra, une fois adulte se former auprès de son bourreau…

 

Malgré la proposition des gendarmes, aucun plaignant et témoin accusant Jean-Paul Degache de faits criminels sur la période de 1994 à 1997 n’acceptera de déposer en présence d’une caméra.

 

Les autres élèves nient tout problème. Certains indiquant, par exemple, que les corrections des cahiers ne se faisaient pas derrière le bureau, contredisant complètement les accusations.

 

Le 13 septembre, une ancienne élève entendue comme témoin tient des propos peu explicites à la gendarmerie sur la période de 1995 à 96 mais qui suffisent à la ranger dans la catégorie des victimes. Ceux-ci sont d’ailleurs systématiquement infirmés par de nombreux témoignages, dont la qualité et la précision semblent bien différentes. Le propre frère de cette élève viendra infirmer les propos de celle-ci par la suite et indiquera l’antipathie profonde qu’elle nourrissait contre son ancien instituteur.

 

Le 14 octobre une notable du village qui a soutenu Jean-Paul Degache en 97, affirme qu’elle n’a rien vu mais a tout appris par des rumeurs, ce qui est d’ailleurs le cas de beaucoup de protagonistes de cette affaire. Elle ajoute : « Il lui faut un autre emploi, une mutation dans la fonction publique sur un poste sans contact avec les enfants.»

 

La suite de l’affaire est connue : garde à vue, enquête, bataille d’experts et de procédure. Le coup fatal porté à Jean-Paul Degache sera le renvoi de son affaire devant la Cour d’assises qui, nous l’avons vu, est un tribunal sans pitié lorsqu’il s’agit d’affaires de mœurs.

 

Longtemps, Jean-Paul Degache se demandera comment tout cela a pu arriver. Il se sait innocent et cherchera des scénarios alternatifs, des explications, en vain. En refaisant l’historique, on s’aperçoit que des éléments peuvent permettre de bâtir cette alternative.

 

Chronologie Partie 1

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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 23:01

Jean-Paul est revenu avec émotion sur la terrible garde à vue de 2002 qui avait débouché sur son placement en contrôle judiciaire. A présent, il nous raconte ces neuf années qui ont été ponctuées de souffrance mais aussi d’espoir…

 

            Avec ce souci permanent de ne pas manquer la signature hebdomadaire, ce qui m’a le plus stressé et traumatisé pendant ces 9 années de contrôle judiciaire, c’est l’attente extrêmement redoutée de la lettre recommandée. Elle peut m’apporter une convocation au juge ou toute autre obligation mettant en péril le peu d’équilibre que j’essaie de donner à ma vie.

            Depuis 1997, j’avais peu à peu repris le dessus et poursuivi mes activités. J’avais continué à organiser des sorties, des voyages et tout se passait bien. En ce début de mois de février 2002, je n’ai pas encore 52 ans et je me sens en pleine forme, disponible pour dynamiser l’école ou les activités des communes environnantes : Ozon, Eclassan et parfois Arras-sur-Rhône.

            L’annonce de ma mise en examen et de ma suspension a été annoncée dans les pages Drôme-Ardèche du Dauphiné Libéré, un dimanche, le jour où ce quotidien régional pour lequel j’ai travaillé pendant 26 ans, est le plus lu. Malgré la présomption d’innocence, mon prénom et mon nom sont écrits noir sur blanc avec, bien sûr, le nom de l’école de Sarras…

            Décidé à ne pas baisser les bras et désirant continuer à m’occuper, je prends rendez-vous avec le Directeur de l’agence de Valence, responsable pour les deux départements de la Drôme et de l’Ardèche. Ghislaine m’accompagne mais ce monsieur refuse de nous recevoir tous les deux. Dans son bureau, je lui explique donc tout ce qui m’arrive, sans rien lui cacher afin qu’il soit complètement au courant de ces accusations abracadabrantes qui me tombent dessus et brisent ma vie. Il semble bien me comprendre mais, à la fin de l’entretien, il me déclare : « je ne peux pas vous garder comme correspondant ». J’ai l’impression que le ciel me tombe une nouvelle fois sur la tête parce que, complètement ingénu, je croyais fermement pouvoir continuer à exercer ce travail de journaliste local qui me plaisait beaucoup.

           

            Deux jours après, je renouvelle la même démarche auprès du directeur du Réveil du Vivarais, à Annonay, un hebdomadaire avec lequel je collabore aussi. Pour sa réactivité et les possibilités nettement plus importantes qu’il m’offrait, principalement en pages « Sports », je donnais jusque-là la priorité au quotidien. A Annonay, l’écoute est sensiblement différente parce que beaucoup moins formelle. Je sens, auprès du directeur de ce journal une compréhension et un soutien qui me font un bien immense. Voilà enfin quelqu’un qui ne se délecte pas avec des ragots, quelqu’un qui réfléchit, qui connaît l’homme que je suis, qui lit depuis longtemps ce que j’écris et qui, entendant ce que l’on me reproche, sait que c’est impossible et que je ne suis pas capable de tels actes. Il m’assure enfin : « Nous allons vous trouver du travail. Nous ne vous laisserons pas tomber. »

 

            Ainsi, petit à petit, je me suis consacré au Réveil, suppléant un journaliste faisant défection et intervenant à Ozon, Ardoix, Saint-Vallier et même jusqu’à Saint-Rambert d’Albon et Serrières.

 

Jean-Paul

 

Partie 2

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Published by Les amis et proches de Jean-Paul Degache - dans Les procès vécus par Jean-Paul
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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 12:20

Raconter l’affaire Degache en apportant tous les éléments qui permettent de se faire une intime conviction sur la culpabilité ou non de Jean-Paul Degache est un des objectifs essentiels de ce blog.

 

Jour après jour, nous alternons entre témoignages, éléments factuels de l’affaire, récits et souvenirs de Jean-Paul Degache. Si nous n’avons que peu d’espoirs que la justice reconnaisse qu’elle pourrait s’être trompée nous cherchons à réhabiliter Jean-Paul Degache dans la société pour qu’à sa sortie, il puisse se promener la tête haute et sans aucune crainte.

 

L’objectif de ce blog est donc avant tout de convaincre les lecteurs que tout n’a pas été dit, tout n’a pas été examiné durant les enquêtes et les deux procès en assises de Privas et de Nîmes. Nous sommes persuadés que des éléments qui innocentaient Jean-Paul ont été balayés par la « dictature de l’émotion ». Ce sont ces éléments que nous essayons de retranscrire jour après jour sur ce blog.

 

Parmi nos nombreux lecteurs quotidiens, certains n’ont jamais rencontré Jean-Paul mais beaucoup sont des proches, des anciens élèves, des anciens collègues…

 

Si vous avez connu Jean-Paul, si vous l’avez côtoyé, alors vous pouvez nous aider à le réhabiliter. N’hésitez pas à nous contacter, nous avons besoin de vous pour parfaire l’historique de l’affaire et pouvoir récolter des informations, des témoignages que nous n’aurions pas encore. N’hésitez pas également à nous contacter pour faire part de votre soutien ou de votre affection à Jean-Paul.

 

Bien évidemment, tous les témoignages sont entièrement anonymes, et n’engagent strictement à rien du tout. La seule raison d’être de ce blog est de faire connaître l’affaire le plus précisément possible et chaque pierre que vous apportez à l’édifice sera un pas de plus vers sa réhabilitation.

 

Contactez-nous par mail : soutien.jean-paul.degache@voila.fr

 

Jean-Paul Degache souhaite que ce blog soit une interface entre lui et nous, un moyen de partager des émotions, des informations, des témoignages… alors n’hésitez pas à nous contacter.

 

 

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11 octobre 2010 1 11 /10 /octobre /2010 07:42

            Aujourd’hui, lundi 11 octobre 2010, Emma, la première des deux petites filles de Jean-Paul, fête ses 3 ans et nous lui souhaitons un Joyeux Anniversaire. Nos pensées vont également tout droit vers Jean-Paul qui est privé, une nouvelle fois, de sa famille et de ces instants privilégiés. Il devra se contenter de lui envoyer une carte postale ! Lui qui a tout donné pour les enfants des autres, ne peut même pas profiter du bonheur d’être grand-père. Rappelons-nous, qu’il y a trois ans, Jean-Paul a effectué 52 jours de prison après le jugement de Privas et n’a pu être à côté de nous pour la naissance de cette petite princesse.

 

            Alors comment expliquer à ses petits bouts que leur « papi » est condamné à être loin d’elles. C’est impossible ! Lorsque Jeanne ou Emma descendent avec nous au parloir, on tâche de « faire aller », de garder le sourire ; on leur dit d’aller jouer avec les autres enfants jusqu’au moment où elles peuvent enfin serrer très fort leur papi. D’ailleurs, c’est même lors d’un parloir que Jeanne, sa seconde petite fille, lui a prononcé pour la première fois le mot magique de « papi » !

 

            Si Jean-Paul, Ghislaine, Vincent, moi-même et nos petites familles sommes encore debout, c’est évidemment grâce à cet amour qui nous lie. On ne lâchera pas et comme dit si bien Jean-Paul « on se battra jusqu’à notre dernier souffle ! » afin que la Vérité sorte et  que l’on puisse enfin se retrouver tous ensemble.

 

Simon et l’équipe du Blog

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10 octobre 2010 7 10 /10 /octobre /2010 06:55

Depuis quelques semaines, Jean-Paul a pu intégrer la Classe Atelier du Journal de la prison. Cette occupation lui permet de « s’échapper », quelques heures dans la semaine, de son enfermement. Ainsi, notre objectif est de vous faire partager ses productions hebdomadaires. Aujourd’hui dimanche, voici deux articles : le premier sur l’ETA et le second, qui concerne beaucoup d’entre-nous, les fautes d’orthographe ! Bonne lecture.

 

E.T.A. : paix aux hommes de bonne volonté (24/09/2010)

 

            ETA (Euskadi Ta Askatasuna), qui signifie « Patrie basque et liberté), organisation indépendantiste, vient d’annoncer qu’elle « ne mènera plus d’actions armées ». Cela pourrait signifier que la paix est en vue dans cette région qui recouvre le pays basque espagnol et la Navarre en Espagne, plus le pays basque français. Hélas, depuis 1959, date de la création de ce groupe séparatiste, on en est à une douzaine de cessez-le-feu… et à 829 morts officiellement attribués à ETA par les autorités espagnoles.

            Pourtant, cette fois-ci, le gouvernement de José-Luis Zapaterro a accueilli cette annonce comme un « pas en avant » mais avec « beaucoup de prudence ». N’ont pas été oubliées les annonces précédentes qui ont été suivies d’attentats sanglants. ETA ayant profité de la trêve pour reprendre des forces. Cela explique l’attitude très réservée du gouvernement espagnol qui demande que l’ETA dépose les armes, sans aucune condition.

            Il faut savoir enfin, que Batasuna, bras politique d’ETA, mis hors-la-loi en 2003, veut participer aux municipales du printemps 2011 et dit représenter entre 10 et 15% de l’électorat basque. Pour que Batasuna soit légalisée à nouveau il faudrait que la paix soit certaine et définitive. Ceci explique peut-être la dernière déclaration d’ETA mais le plus sage est d’attendre d’autres actes encore plus significatifs prouvant que la paix est toujours possible entre hommes de bonne volonté.   

 

 

Vous faites des fautes ? Pas de problème (24/09/2010)

 

            Combien de gens se lamentent et sont littéralement bloqués à l’écrit parce qu’ils ne sont pas sûrs de leur orthographe ou savent pertinemment qu’ils ne maîtrisent pas assez toutes les traîtrises de la langue française ?

            Que la personne qui ne s’est jamais trompée lève le doigt ! Nous avons l’habitude de dire que l’erreur est humaine mais il faudrait vraiment que tout un chacun applique cet adage à ses semblables.

            C’est dans un des hauts lieux du savoir, à l’Ecole Nationale Supérieure (ENS), à Paris, que, dernièrement on s’est ému de ce problème : l’erreur est à la base de tout apprentissage. Certains stigmatiseront tout de suite les enseignants, les profs qui, par déformation professionnelle, font la chasse aux fautes. Mais il y a une manière de faire et une bonne partie de l’art d’enseigner est là. Signaler sans se moquer, corriger sans traumatiser, rectifier avant tout pour faire progresser, il y a beaucoup de travail en perspective. Hélas, souvent, les horaires impartis et le nombre d’élèves par classe ne permettent pas à chaque enseignant de prendre le temps nécessaire pour aider chacun à surmonter ses faiblesses, à combler ses manques.

            Il faut aussi mentionner l’attitude des autres élèves dans une classe ou bien des tiers qui n’hésitent pas à se moquer des fautes commises par les autres, ce qui fait d’immenses dégâts. Cela cause des blocages souvent insurmontables qui resteront la vie durant.

            Enfin, il faut rappeler que de nombreuses inventions ou découvertes ont été faites à la suite de fausses manipulations, d’étourderies, d’essais ratés ou d’erreurs qui n’auraient jamais dû être commises. Citons pour mémoire : le Post-it, les Bêtises (bien nommées) de Cambrai, le cellophane, le corn-flakes ou encore la tarte tatin pour les plus gourmands mais cette liste n’est pas exhaustive…

 

Jean-Paul

 

 

Pour information, le nombre de lettres reçues par Jean-Paul a dépassé les 800 !

Continuons ainsi afin de NE JAMAIS LACHER !

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Published by Les amis et proches de Jean-Paul Degache - dans La vie en prison
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9 octobre 2010 6 09 /10 /octobre /2010 07:11

            Jean Paul est en prison : j’écris ces mots, une phrase simple, je la lis, la relis... l’impensable, l’inimaginable, l’impossible ! Pour y croire, je relis ces mots, je les réécris : Jean Paul est en prison, condamné pour des faits qu’il n’a pas commis. Condamné ? Encore un mot inimaginable, impossible, insoutenable !

Jean Paul ? Que ressent-il ? Comment fait-il pour supporter cette injustice ? Pour vivre tous les jours avec et dans cette situation ? Quand je vais le voir, il dit « ça dépend des moments… », « ça va, je fais aller … » et puis, il passe à autre chose et il parle, il parle…de tout…de pub vu à la télé, de sport, des co-détenus, et il parle, il parle…pour oublier sa souffrance, pour nous  rassurer.

 

            Les mots qui suivent, vont-ils transcrire ce que ressentent Ghislaine, Vincent, Simon et tous ceux qui vont le voir ? Quels mots choisir pour dire ce qu’on ressent lors de nos visites ? Pour dire ces émotions là ? Ce nœud dans la gorge, cette respiration qui devient difficile, cette tension ?

Vous attendez qu’on cite votre nom : Degache, pour passer le portique de sécurité, tendre votre carte d’identité, et encore attendre…puis, on passe une porte, on traverse une cour , puis une autre porte, un escalier, une autre porte, un hall, un couloir, et ?...un box ou une cellule ? Où on vous enferme pour attendre Jean Paul…et on « effleure du doigt » ce que doit vivre Jean Paul, tous les jours, depuis 6 mois et pour combien de temps, encore ?

 

            Et là, après la tension des attentes…tout se bloque, les larmes montent aux yeux, je respire mal, j’étouffe…

Pas possible d’être là, je ne devrais pas être là, Jean Paul ne devrait pas être là…Comment dire ces quelques minutes d’attente ? Alors qu’au même instant, Jean Paul prend des risques en venant au parloir…Jean Paul ne doit pas voir mon émotion, mes larmes…Je suis là pour le soutenir, pas pour qu’il me soutienne… Je dois me calmer, me reprendre…je m’étire, je respire à fond, je fais appel à de bons moments récents…OUF ! ça va mieux, il va pouvoir arriver et il n’aura pas besoin de me consoler comme il l’a fait à Privas !! OUF ! mais j’ai envie de crier, de jurer, de frapper !!! IL NE DEVRAIT PAS ETRE LA !!!!

 

Françoise

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8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 05:25

Partie 1      

 

            L’année scolaire suivante (1970-1971), Jean-Paul attaqua par un remplacement annuel dans le Collège d’Enseignement Secondaire du Cheylard. Le principal lui confie les classes où les élèves demeurent en échec scolaire : 6ème et 5ème de transition et 4ème et 3ème pratiques. Comme le dit Jean-Paul, normalement ces postes étaient réservés à un personnel spécialisé et qualifié mais dans certains cas, l’Inspection appelait des remplaçants. Il rajoute : « J'apprends que je vais enseigner dans les deux niveaux et que je dois assurer le Français, la musique et...3 heures d'atelier par semaine. En fait, je me rends compte que certains, filles ou garçons, sont plus grands que moi. Il est même arrivé que certains élèves arrêtent leur scolarité en cours d'année, le jour de leurs 16 ans. Je me souviens de deux filles ayant quitté le collège parce qu'elles étaient enceintes et devaient fonder une famille... »

 

            Par la suite Jean-Paul fit encore moniteur en colonie de vacances à côté d’Agde. Il effectua un remplacement, de septembre à décembre 1971, à l’école de Ripaille à Annonay avant de rejoindre l’armée française afin d’effectuer son service militaire. Vers la fin de l’année 1972, il donna même des cours de français au personnel militaire ! Son retour au sein de l’enseignement le conduisit, toujours en tant que remplaçant, à l’école ardéchoise de Saint-Jeure d’Ay. Les remplacements se succédèrent durant l’année scolaire 1973-1974  puisqu’il dut aller enseigner à Boucieu-le-Roi, à Saint-Gineys en Coiron, au Lycée Marcel Gimond à Aubenasà deux reprises, à Tournon, au collège du Pouzin, à Annonay, l’I.M.E. de Soubeyrand Saint-Barthélémy le Pin, à Saint-Sernin, à Etables, à Viviers, à Tournon, au collège de La Voulte, à Sarras, à Labastide de Juvinas et à Saint-Andéol de Vals.

                                                                                                                                                                                                                   

                Après un stage de formation d’un an à l’Ecole Normale de privas, Jean-Paul devint en 1975 Titulaire de l’Education nationale. Cela ne l’empêcha pas de continuer à effectuer des remplacements du côté de Guilherand-Granges, de Saint-Laurent du Pape et à Annonay. Ce n’est que courant 1976, qu’il est nommé à l’école publique mixte de Sarras sur le poste de M. Valla qui fut son instituteur.

          

           Au final, entre 1969 et 1976, Jean-Paul enseigna dans près de 28 établissements situés dans un rayon de moins de 80 km autour du village de Sarras et fut à plusieurs reprises moniteur de colonies de vacances. A ce jour,  AUCUN ENFANT de cette période n’a émis la moindre critique sur son attitude.

 

          Cela signifie que Jean-Paul Degache aurait agi uniquement dans l’école de Sarras, lors d’années bien précises et devant tous les élèves.

 

          Il est toujours curieux de constater le fonctionnement de la justice et des enquêteurs lors d’affaires de ce type. La théorie voudrait que l’enquête s’oriente à la fois vers la recherche de témoins et de victimes visant à favoriser l’accusation, mais également vers la recherche d’éléments qui pourraient montrer qu’il n’y a pas de fondements aux accusations.

 

          C’est ce qu’on appelle une enquête à charge et à décharge.

 On se demande donc pourquoi aucun des anciens élèves ni aucun des anciens instituteurs que Jean-Paul a côtoyés avant d’enseigner à Sarras n’a été interrogé et qu’il a fallu que certains d’entre eux, apprenant ce qui était arrivé à leur ancien instituteur, prennent contact avec nous pour nous donner ces éléments.

 

            A aucun moment au cours des deux procès aux assises, la première partie de la carrière de Jean-Paul Degache, qui a duré 8 années, ne fut évoquée. Le fait qu’il ne se soit rien passé alors que Jean-Paul Degache était loin de chez lui, souvent pour de courtes périodes face à des enfants aurait sans doute permis aux jurés de se faire une idée plus précise sur la nature des accusations portées contre cet homme. Cela aurait sans doute donné du crédit aux cris d’innocence de Jean-Paul Degache et ça, visiblement, tout a été fait pour l’éviter.

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7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 05:24

Pour beaucoup de personnes, dont de nombreux jurés des deux procès, Jean-Paul était un instituteur ayant exercé exclusivement dans le village ardéchois de Sarras. Il est donc important pour nous de revenir en arrière, entre 1969 et l’année 1976, date qui marqua sa prise de fonction à Sarras. Si Jean-Paul fut un terrible « prédateur » comme certains avocats ont pu le dire, on pourrait imaginer que les plaintes proviennent des élèves de ces nombreuses écoles…

 

            Jean-Paul a su très tôt qu’il voulait devenir instituteur. Ses expériences en tant que moniteur de colonie lui avaient donné cette envie d’encadrer les jeunes. Ainsi, après avoir eu son baccalauréat en 1969, il saisit sa chance en tant qu’instituteur suppléant. Il dut attendre la fin du mois de septembre pour être appelé, à une quinzaine de kilomètres de Sarras, à l’école d’Etables. N’étant pas sorti de l’Ecole Normale d’Instituteur, Jean-Paul attaque sans avoir reçu de formation spécifique. Il reçoit quand même l’aide d’un titulaire âgé d’une vingtaine d’années qui travaille dans cette école : 

                « C’est donc cet après-midi là, que j’ai eu ma première formation pédagogique…bénévole,  assurée par M. Ce jeune enseignant qui avait peut-être deux ou trois ans de plus que moi, m’a beaucoup marqué. Il était très enthousiaste, très attentif à développer les capacités de chaque élève et adepte convaincu de la méthode Freinet. Je n’en avais bien sûr jamais entendu parler et j’étais séduit par ce que cela apportait à la vie de la classe, donnant à chaque enfant la possibilité d’exprimer et de développer sa propre personnalité. L’idée du texte libre m’a séduit d’emblée et je l’ai appliquée durant toute ma carrière. Chaque enfant pouvait quand il l’entendait, écrire ce qu’il voulait sur le sujet qu’il avait envie de traiter. Ces textes étaient ensuite valorisés en classe et corrigés pour stimuler ceux qui ne se décidaient pas à écrire. Une simple phrase était acceptée comme texte libre… Enfin M. m’a conforté dans mon envie d’enseigner en me présentant ce métier d’une manière fort différente de mes souvenirs d’enfance. Il faut dire que mai 1968 était passé par là et que les relations entre maîtres et élèves avaient bien été remises en question. Nous devions être plus proches de nos élèves, moins autoritaires afin qu’ils soient d’abord et avant tout contents de venir à l’école et heureux en classe. Ainsi leurs résultats scolaires s’en trouvaient bonifiés. »

 

            Cette première année d’enseignement fut agrémentée par un autre remplacement dans une des écoles de Tournon : après une classe rurale, une école de centre-ville ! La deuxième partie de l’année scolaire est marquée par des remplacements dans les écoles d’Annonay, Albon d’Ardèche, Saint-Julien Labrousse l’Albouret, Saint-Péray, Saint-Agrève. Lors de ce dernier remplacement sur le plateau ardéchois, Jean-Paul passa l’intégralité du trimestre. Il revient avec nous sur cette expérience :

            « La classe ne me pose pas trop de problèmes grâce aux précédentes expériences déjà vécues au cours de cette première année d'enseignement. Si j'ai un souci ou besoin de quelque renseignement que ce soit, je m'adresse aussitôt à l'un de mes collègues qui se fait un plaisir de m'aider. Dans la classe, il y a un élève assez difficile mais ça se passe bien parce que je n'hésite pas à emmener mes élèves faire du sport. Les élèves turbulents acceptent de travailler assis à leur bureau s'ils savent que, dans la journée, ils pourront évacuer leur trop-plein d'énergie physique. »

Cette façon d’enseigner, Jean-Paul l’a évidemment pratiquée durant toute sa carrière. Chaque ancien élève pourrait nous l’affirmer. En aucun cas, il ne laissait un élève de côté parce qu’il était turbulent ou en échec scolaire !

 

2ème partie de l'article

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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 07:43

Aujourd'hui, voici un article envoyé par Daniel Berthet qui s'occupe du blog des innocents dont nous vous conseillons vivement la lecture. Daniel nous donne un aperçu de ces multiples erreurs judiciaires dont très peu ont abouti sur des révisions de procès.

 

            Votre blog existe depuis le 1er septembre 2010. Je le lis régulièrement pour prendre des nouvelles de Jean Paul Degache. Je précise que je ne connaissais pas « l’affaire Degache » avant le premier procès de Privas mais grâce à Internet, j’ai lu les cris d’innocence de cet homme et j’ai suivi son deuxième combat. Il a été condamné pour la seconde fois par une Justice faite d’hommes et de femmes. Cette Justice est respectable, je n’en doute pas, mais cela ne signifie pas qu’elle est infaillible et les faits le démontrent.

            60 978 personnes étaient détenues au 1er janvier 2010. Un tiers, environ, le sont en détention provisoire, donc considérées comme présumées innocentes. Parmi elles, certaines bénéficient d’un non lieu ou sont acquittées lors de leur procès.

 Les dernières statistiques publiées par la commission de détention provisoire datent de janvier 2008. Sauf ignorance de ma part, il n’y a pas eu de publications en 2009 et en 2010, ce qui est, pour le moins, regrettable. Ces statistiques de 2008 indiquent qu’en 2006, 645 personnes ont sollicité une indemnisation pour détention injustifiée. Ce sont 645 innocents qui ont été injustement présumés coupables au point de les priver de liberté. Il s’agit, selon moi, d’une faillite de la Justice pour 645 victimes car les quelques euros attribués pour le préjudice ne peuvent réparer les traumatismes engendrés.

            Certaines bonnes consciences diront qu’il s’agit seulement de détention provisoire et que la Justice a su, à bon escient, reconnaître leur innocence et ne pas les condamner définitivement pour des infractions qu’elles n’avaient pas commises.

C’est vrai !

            Alors, venons-en aux décisions définitives de la Justice !

            Depuis l’affaire Jean Callas (1792), il y a eu 9 révisions de condamnations définitives en assises. 9 en 220 ans, c’est un nombre d’erreurs très faible diront encore ceux qui ne connaissent pas bien la procédure judiciaire ! C’est encore vrai mais c’est déjà 9 aveux d’erreurs judiciaires reconnues officiellement par l’Institution quand on sait que cette Institution met logiquement tout son poids dans la procédure pour éviter de se « déjuger ».

            Et, diront encore les bonnes consciences, la loi du 15 juin 2000 sur la présomption d’innocence a autorisé l’appel en cour d’assises. Ce fut un progrès incontestable ! Mais la Justice n’est pas devenue infaillible pour autant !

            L’observation des décisions judiciaires de l’année 2010 le démontre. Je citerai 4 personnes condamnées définitivement qui ont ou vont bénéficier d’un nouveau procès.

            Loïc Sécher, condamné en 2003 puis en appel en 2004, à 16 années de détention et 350 000 € d’indemnités et frais de justice par deux cours d’assises sur les seules accusations d’une jeune fille de 14 ans. Loïc Sécher a été remis en liberté, enfin, deux ans après les déclarations écrites de la jeune fille auprès des autorités judiciaires pour affirmer que cet homme ne l’avait jamais agressée.

            Marc Machin, condamné à 18 ans de détention par deux cours d’assises en 2004 et 2005 pour le meurtre d’une femme. Marc Machin a été remis en liberté en 2009 après les aveux spontanés d’un autre homme se déclarant coupable du meurtre et pour lequel la Justice a retrouvé des traces de son ADN sur les vêtements de la victime.

            Vamara Kamagaté, condamné à 18 mois de détention par le tribunal correctionnel pour attouchement sur une jeune fille. Il a été remis en liberté et innocenté définitivement après les déclarations de la jeune fille affirmant devant les autorités judiciaires quelle avait tout inventé.

            Dany Leprince, condamné à perpétuité pour un quadruple meurtre en 1994. Il a été remis en liberté en juillet 2010 après la relance de l’enquête.

 

            Non, réellement, la Justice n’est pas infaillible et a un devoir d’humilité devant les vies  d’innocents qu’elle a pu briser.

 

            Je ne sais pas combien d’innocents sont actuellement derrière les barreaux, définitivement condamnés pour des faits qu’ils n’ont pas commis mais je sais seulement qu’il y en a !

Je sais aussi que la souffrance  pour supporter les conditions d’enfermement est mille fois plus dure pour un innocent que pour un coupable !

Alors, lorsqu’un condamné réussit à dépasser cette souffrance et à crier son innocence au-delà des barreaux pour tenter de se faire entendre, j’essaie de l’écouter humblement et d’espérer avec lui qu’un jour, peut-être…

 

Daniel Berthet    - Blog des innocents injustement accusés -

 

Daniel Berthet et son fils Karim ont déjà écrit un ouvrage Il faut sauver le Saint Esprit  dont Jean-Paul avait fait le commentaire il y a quelques semaines. Ces mêmes auteurs publient un second roman Justice aux poings qui sortira en décembre 2010. Pour ces deux romans, les auteurs s'engagent à reverser une partie du prix de vente,10 euros pour le premier roman et 6 euros pour le second, au Comité de Soutien à Jean-Paul Degache. Vous n'avez qu'à préciser sur le bon de commande "Soutien à JP Degache". Alors n'hésitez pas à commander ces romans de qualité.

 

Encore merci à Daniel et aux lecteurs toujours plus nombreux du blog.

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Published by Les amis et proches de Jean-Paul Degache - dans Messages d'humeur
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5 octobre 2010 2 05 /10 /octobre /2010 10:50

 Chronologie Partie 1

 

1998 : Affaire classée

 

En avril 1998, Jean-Paul Degache se rend à la convocation d'un expert-psychiatre à Annonay qui doit l’examiner à la demande du Parquet, alors que la procédure ne l’y obligeait pas. Ses conclusions sont très favorables à Jean-Paul Degache.

 

Le 7 mai 1998, l’affaire est classée car  « Aucune infraction n’est suffisamment caractérisée… » ; ce dont les plaignants sont informés.

 

Le 6 juin une première accusatrice, informée, déclare qu’elle trouve que cela n’est « pas normal mais s’en remet à la décision. »

 

Le 8 juin une autre se dit déçue mais ne donne pas de suite.

 

Le 9 juin celle qui demeurera jusqu’au bout la principale accusatrice s’avoue très déçue mais ajoute qu’elle va « relancer l’affaire avec d’autres ». Ce sera le cas, et les attaques seront d’autant mieux ciblées et pernicieuses à partir de ce moment-là.

 

Le 30 juin une parente d’élève écrit pour demander des nouvelles.

 

Le 18 juillet cette dame déclare à la brigade de gendarmerie d’Andance que « l’affaire avait été étouffée il y a 10 ans et que la directrice avait été informée ». Nous constatons d’ailleurs qu’à aucun moment, Jean-Paul Degache n’est mis en cause par ses pairs.

 

Entre 1998 et 2001, Jean-Paul Degache exercera sans aucun problème sa profession, persuadé que l’affaire est terminée par ce classement sans suite.

 

2001 : l’affaire est relancée en pleine affaire Dutroux.

 

Le 21 février 2001, l’accusatrice principale écrit une lettre au Procureur où elle déclare  suivre les conseils de TF1. La chaîne ne souhaite en effet pas faire de reportage sur un cas qui n’a pas donné lieu à un procès et une condamnation. On peut parfaitement comprendre cette éthique journalistique qui veut que l’on ne cloue pas un innocent au pilori. Cela prouve, s’il en était nécessaire, la volonté délibérée des plaignantes de médiatiser l’affaire, car il aurait en effet suffi à cette dernière de suivre les conseils de la gendarmerie ou d’un avocat. Dans ce courrier, qui a été lu lors des audiences, elle affirme de surcroît qu’elle est suivie par un psychanalyste pour « les actes de pédophilie de ce monsieur ». Ce courrier va relancer l’affaire.

 

Le 27 février  elle est auditionnée et confirme que c’est bien TF1 qui lui a conseillé d’écrire au Procureur car elle voulait intervenir dans une émission consacrée à la pédophilie, ajoutant ainsi de nouveaux éléments montrant sa volonté d’être médiatisée et de nuire à l’image publique de Jean-Paul Degache. Elle cite plusieurs autres personnes comme étant des « victimes » de leur ancien instituteur.

 

Elle donnera une version très différente de celle qu’elle avait donnée en 1997 puisqu’à présent elle évoque directement le viol. Par la suite, elle félicitera le procureur dans un courrier de la mise sous contrôle judiciaire de Jean-Paul Degache et se déclare heureuse que cela soit de son fait.

 

Nous noterons que, d’après les déclarations des plaignants, les viols sont publics, et que M Degache ne déflore jamais ses victimes supposées, ce qui rend évidemment impossible toute preuve matérielle de ce dont on l’accuse.

 

La plupart des autres témoignages soulignent au plus l’attitude « paternelle » de M Degache, mais tiennent toutefois à disculper leur ancien instituteur. Pourtant, on peut penser que si les viols avaient été publics, les témoignages auraient été unanimes et détaillés.

 

 

Une bonne partie des personnes citées par l’accusatrice n’ont rien à déclarer : elles n'ont donc jamais été témoins et encore moins victimes des viols alors qu’elles se trouvaient dans la même classe.

 

D’autres personnes affirment au contraire et de manière très désordonnée, que les viols ont eu lieu :

 

Une première parle des affaires vues à la télévision, parle de viol mais précise que son ancien instituteur n’allait « jamais plus loin » (on se demande ce qu’il y a de pire qu’un viol…) « La Directrice laissait faire ! ».

 

Notons une fois encore l’importance de la télévision en particulier et des médias en général dans les témoignages des accusatrices: ce type de déclarations reviendront chez la plupart des accusatrices auditionnées. Il est vrai qu’à l’époque, les suites de l’affaire Dutroux en Belgique éveillent des soupçons sur de nombreuses personnes et particulièrement les prêtres et les instituteurs.

 

De même, une autre ancienne camarade de classe  de la principale accusatrice affirme avoir été victime de viol au bureau, une fois par semaine pendant deux ans et qu’il s’agissait de « toutes les filles ».

 

Une autre parle le 29 avril d’attouchements derrière le bureau et de « viol qui faisait mal » au cours desquels « il baissait le pantalon ». Elle a également publiquement affirmé que son psychanalyste saurait lui obtenir des dommages et intérêts.

 

Une dernière, qui était à l’époque dans la même classe, affirme ne jamais avoir eu de problèmes avec son ancien instituteur et ne jamais avoir été témoin de tels faits.

 

Ces accusations de viols et d’attouchements sont censés avoir été commis dans une période allant de 1978 à 1980. Les faits sont prescrits par la justice et ne pourront donc être jugés. Les accusatrices iront cependant témoigner lors des deux procès de Privas puis de Nîmes et leurs témoignages pèseront très lourd dans la balance.

 

Pendant longtemps, Jean-Paul Degache se demandera comment des anciennes élèves aujourd’hui quadragénaires ont pu le poursuivre avec un tel acharnement formulant des accusations aussi graves sans aucune preuve, sans aucun témoignage. On parle là de viols plus que quotidiens sur plusieurs élèves devant toute une classe pendant plus de deux ans ! Il aura fallu presque 10 ans pour élaborer une théorie à ce sujet… Nous l’exposerons au fur et à mesure, cette explication reste fragile et toujours assez incompréhensible.

 

Chronologie Partie 3

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