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26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 08:34

            Il y a des dates comme celle d'aujourd'hui qui ne nous laissent pas indifférents. Nous sommes le 26 septembre 2010 et voilà 6 mois qu'un INNOCENT, Jean-Paul, est privé de liberté !

 

On ne le lâchera pas et il ne lâchera pas grâce à tout cet amour et cette amitié.

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26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 08:30

Voici une nouvelle chronique livrée par Jean-Paul suite à ses lectures en cellule. Aujourd'hui, il s’agit de Colette Besson, la flamme éternelle par Alain BILLOUIN et Jean-Paul NOGUES chez Jacob-Duvernet publié en 2008.

 

            Voilà une athlète, une immense championne qui a marqué tout un pays lorsqu’elle a été championne olympique à Mexico, le 16 octobre 1968, sur 400 mètres. La mort, le 9 aout 2005, nous l’a enlevée bien trop tôt à cause de ce cancer qui vient de tuer une autre forte personnalité du sport français : Laurent Fignon. Celui-ci a pu raconter sa vie, sa carrière de coureur cycliste dans Nous étions jeunes et insouciants ce que n’avait pas fait Colette Besson. Il y a un peu plus de deux ans, ce vide a été comblé par un journaliste de l’Equipe et son propre mari, JP Noguès.

            Aussi, l’ouvrage se compose en deux parties : la partie purement sportive où l’on apprend que la Fédération Française d’Athlétisme voulait exclure Colette des Jeux avant qu’elle réalise son exploit parce qu’elle avait le tort de suivre une préparation non estampillée officiellement1. En effet, son entraîneur, Yves Durand Saint-Omer, ne faisait pas partie du staff agréé. C’est lui qui a poussé Colette à s’entraîner longuement en altitude, à Font-Romeu, dans les Pyrénées (une innovation pour l’époque). D’autres titres ont suivi ainsi que des records du monde sur 400 m et 4 x 400 m. Elle mettra un terme à sa carrière en 1977, au cross du Dauphiné libéré, elle qui a été championne de France de la spécialité en 1971.

            La seconde partie, écrite par son mari et intitulée « Passions d’une femme », nous fait partager la vie familiale et professionnelle de Colette. Elle donne naissance à deux filles, Sandrine et Stéphanie puis consacre sa vie en étant Conseillère Technique régionale en Martinique et en Polynésie. Ensuite, elle devient prof d’EPS à la Réunion puis à Paris. Pendant les seize années qu’elle passe loin de la métropole parce qu’elle suit les affectations de son mari, cadre dans une multinationale, elle est assez oubliée, en tout cas négligée par les autorités sportives. Au cours des dix dernières années de sa vie, elle cumule les honneurs et les postes importants comme la présidentce du Laboratoire national de la lutte et en tant que membre du Conseil économique et social. Fait important à noter, en France, 51 lieux (gymnases, stades, complexes sportifs, salles de sports, rues, salles de danse, parc des sports, espaces sportifs, piste d’athlétisme, collèges, école maternelle…) portent son nom.

            Enfin, en lisant ce livre, j’ai appris ce qui a certainement déclenché son cancer, une révélation qui l’a profondément bouleversée. En lisant cela, je ne peux m’empêcher de faire le lien avec ce verdict de septembre 2007 et du cancer du rein qui m’a frappé quelques semaines plus tard…

                                                           Jean-Paul 

                                           Merci à Jean qui m’a permis de découvrir et d’aimer cette histoire.

: Cela rappelle immanquablement les démêlés qui ont émaillé la formidable carrière de Jeannie Longo. 

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25 septembre 2010 6 25 /09 /septembre /2010 11:28

Aujourd’hui, nous avons décidé de vous proposer un extrait d’une lettre de Jean-Paul, écrite le 17 septembre 2010 à un couple d’amis qui a décidé d’en publier le contenu sur ce blog.

 

            « Mes très chers amis »

 

                        Me voici enfin, depuis cette prison de Montpellier construite à la campagne il y a vingt ans. Ici, ma vie est sensiblement différente de ce que je connaissais à Nîmes. Si j’ai dû abandonner mes deux séances de sport par semaine, je peux participer à d’autres activités. Tout en restant très prudent, j’ai pu trouver des gars avec lesquels je peux discuter. Je vois beaucoup de misère, beaucoup de souffrance. Certains sont complètement abandonnés par leur famille et ne reçoivent donc aucune visite et pas d’argent non plus. On les appelle ici, les indigents. Heureusement, ils ont la possibilité de travailler ou de suivre une formation ce qui leur permet d’être un peu rémunérés. Seulement je suis dans une maison d’arrêt et certains attendent d’être jugés. Ils sont très nerveux, très inquiets bien sûr et n’arrêtent pas de parler de leurs problèmes. Si je le peux, je les renseigne mais chaque cas est différent. Parfois, c’est un comble, j’en arrive à envier ceux qui me disent qu’ils ont fait une bêtise, qu’ils font leur peine et qu’après, ils seront tranquilles… […]

 

            Quand je relis le détail de vos vacances, cela me rappelle de très bons souvenirs : Rocamadour, St-Cirq Lapopie, Domme, Sarlat, Beynac… foie gras, vins de Cahors me mettent l’eau à la bouche.

           

            Depuis que je suis ici, il n’a pratiquement jamais plu mais je sais que nous allons peu à peu vers les mauvais jours. Je n’ose pas imaginer les fêtes de fin d’année loin de ceux que j’aime ni les anniversaires de mes petites filles Emma (3 ans) et Jeanne (2 ans) qui approchent. Ni moi, ni ma famille n’avons mérité de telles souffrances…

 

            Je vous embrasse bien fort tous les deux.

Jean-Paul

 

 

Encore merci aux amis de Jean-Paul de nous avoir fait part de leur courrier.

 

            Une nouvelle fois, nous souhaitons qu’il y ait un maximum de coopération afin que le blog soit le plus complet possible. Alors envoyez-nous un extrait de vos lettres, votre ressenti par rapport à l’affaire ou aux procès, votre témoignage d'ancien élève, de collègue ou d'ami de Jean-Paul etc… Nous attendons impatiemment vos mails.

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24 septembre 2010 5 24 /09 /septembre /2010 12:04

Jean-Paul nous raconte la suite de son premier jour de garde à vue :

 

            Les gendarmes parlent d’aller manger et l’on m’indique que je vais être conduit en cellule sans faire allusion à une nourriture éventuelle pour moi. Je dois quitter ma montre et poser mes lunettes dans une petite boîte en carton marquée GAV. Je proteste un peu car, sans lunettes, je ne vois plus rien... Mais, c’est le règlement! Après un passage aux toilettes, toujours surveillé, je dois abandonner mes chaussures dans le couloir avant d’entrer en chaussettes dans une cellule équipée d’un w.c. à la turque dans un coin. Je me réfugie sur la plaque en béton qui sert de lit. Elle est recouverte d’un matelas assez mince et il y a quelques couvertures. Aussitôt, j’éclate en sanglots en réalisant ce qui m’arrive et en pensant à Ghislaine, à la maison, avec sa maman... Je me ressaisis un moment plus tard puis, je m’enroule dans une couverture car cette cellule est une vraie glacière. Bien entendu, on a refermé les verrous mais j’entends tous les bruits de la gendarmerie. Je grelotte. À 13 h 30 (j’ai demandé l’heure), la porte s’ouvre et un gendarme dont je devine à peine les contours, me demande si je veux manger parce que ma femme a amené de la nourriture pour moi. Je réponds « Oui, bien sûr! » et il me conduit dans un bureau où un sachet est posé sur une table. Après de longues heures de souffrance, c’est le premier réconfort que je reçois. Savoir que Ghislaine est venue ici m’apporter à manger me fait un bien énorme. C’est peut-être elle que j’ai entendu sonner tout à l’heure... J’apprendrai plus tard qu’elle est venue à chaque fois accompagnée par son frère, Éric... 

            Je commence à m’engourdir quand la porte s’ouvre et que l’on me ramène dans le bureau de la BR pour un deuxième interrogatoire de plus en plus précis, de plus en plus serré. Mon avocat, Maître Vesson n’a pas encore donné de ses nouvelles et l’on me demande si j’en veux un commis d’office. Je réponds « Non, je veux Maitre Vesson. » Questions, accusations, pressions morales, intimidations se succèdent. Les accusations de viols arrivent et je n’en crois pas mes oreilles : j’aurais introduit le doigt à plusieurs reprises dans le sexe des filles qui m’accusent, dans la classe, à mon bureau, devant tous les élèves! Jamais la fille n'aurait sursauté! Elle se serait laissé faire et n’en aurait jamais parlé à personne, même à sa meilleure copine! C’est ahurissant! En fait, ce qui me surprend le plus, c'est que de pareilles accusations dénuées de tout fondement aient pu être prises au sérieux par des enquêteurs... Les gendarmes semblent au contraire persuadés de ma culpabilité: comment quelqu'un a-t-il pu leur faire croire des choses pareilles? Plusieurs fois, je répète : « Vous m’avez déjà jugé! » D'après eux, ces personnes ne pourraient que dire la vérité. Leurs propos auraient été confirmés par des psychiatres et des psychologues... Toutes ces calomnies et fausses accusations  assénées me font prendre conscience du fait que je suis tombé dans un piège et que même les forces de l'ordre se sont laissées avoir...  je répète encore : « Je n’ai jamais commis de telles atrocités ! » 

            Enfin, je rencontre une autre personne que des gendarmes : mon avocat ! Hélas, il n’est guère bavard car il n’a pas eu accès au dossier. Il me conseille de dire la vérité mais rien que la vérité, ce que je fais depuis le début car il est quasiment impossible de revenir sur ce qui est dit au cours de la garde à vue. Une demi-heure, c’est vite passé et je dois revenir avec les gendarmes qui me demandent aussitôt ce que m’a dit mon avocat. Comme je réponds qu’il m’a dit de dire la vérité, un gendarme  explose d'une façon qui me parait complètement surréaliste : « Et bien, dites-la ! » Je recommence alors à répéter que je n’ai pas commis les atrocités dont on m’accuse. Un véritable dialogue de sourds… C’est à ce moment-là que démarre l’interrogatoire le plus « hard ». Ils sont cinq dans le petit bureau. Ils ne me laissent pas respirer. Les questions fusent, les perfidies aussi mais je ne dis rien d'autre que la vérité. Un gendarme se met même à hurler, à 50 cm de moi pour me faire dire ce qu'il veut que je dise, c'est à ce moment là que je comprends qu'on peut avouer n'importe quoi en garde à vue, cela m'inspirera une vraie réflexion sur la "culture de l'aveu" qui a conduit tant d'innocents en prison, qui n'ont fait que dire ce que les enquêteurs voulaient entendre et qu'ils n'avaient jamais fait… Je dois me maîtriser, toujours garder mon calme même si je suis outré de la manière avec laquelle je suis traité. Un autre essaie de me faire peur en me disant que mes enfants et mon épouse seront aussi interrogés. J’en ai le cœur serré. On me menace aussi de confrontations avec les soi-disant victimes… Je réponds au contraire que je ne souhaite que ça! Que cela pourra prouver mon innocence! Enfin, ils se calment et la  séance se termine. Ghislaine a refait le trajet de Tournon pour m’apporter un deuxième repas. On lui a même  permis de glisser un petit mot dans le sachet : « Je t’aime. Courage ! On est avec toi ! » Je reprends des forces et ça me fait un bien énorme avant que l’on me reconduise en cellule non sans me promettre de revenir me chercher un peu plus tard… 

            Je ne me souviens plus quand ça s’est passé mais un spécialiste de la gendarmerie est venu faire un prélèvement buccal pour ficher mon ADN comme cela se fait paraît-il maintenant pour toutes les accusations d’ordre sexuel. Je me laisse faire en pensant que rien ne me sera épargné. Le lendemain, j’aurai droit aux empreintes digitales complètes puis aux photos de face et de profil…  

            Je m’assoupis un peu dans ma cellule toujours aussi froide. Suite à la remarque notée par Maitre Vesson, on m’a accordé royalement une couverture supplémentaire ! Je le saurai le lendemain en lisant les feuilles me concernant, on revient me chercher à 23h pour une nouvelle séance, en pleine nuit ! Ils ne sont plus que deux. Cet interrogatoire est plutôt intimiste par rapport aux précédents mais je suis bien conscient que ce changement d'atmosphère n'a pour but que de me pousser à avouer des choses que je n'ai pas commises... je réaffirme donc logiquement mon innocence. On me ramène en cellule vers 1 h du matin… 

             Vers je ne sais quelle heure, un grand bruit me fait sursauter. La porte s’ouvre avec fracas. Je devine deux gendarmes d’assez grande taille. Ils me demandent si je dors… puis referment après m’avoir souhaité bonne nuit !!!

 

Partie 3

  Jean-Paul

 

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23 septembre 2010 4 23 /09 /septembre /2010 10:22

            Afin d’essayer de comprendre dans quel engrenage Jean-Paul a été plongé, voici son témoignage de la garde à vue qu’il a vécue en 2002. Cette période, comprise entre 1997 et 2002, demeure capitale puisqu’a lieu la première enquête de la gendarmerie. Celle-ci s'est révélée, lors des deux procès, dévastatrice puisque les magistrats se sont appuyés exclusivement dessus.

           

               Jeudi 7 février 2002, Sarras (Ardèche), Ghislaine vient de partir. Je la suis après avoir fermé le garage. Mon cartable et mes affaires de classe sont dans le  coffre de la Clio. Tout  va bien. Il ne reste que deux journées de classe à assurer puis ce seront enfin les vacances de février, bienvenues après cinq semaines chargées : classe de neige et pas un seul mercredi matin pour récupérer... 

            Soudain, ma vie bascule vers l’inimaginable, l’insoutenable. Ils sont là à m’attendre au bout du jardin de ma belle-mère : trois voitures plus quelques gendarmes... mais je n’ai pas compté. L’un d’eux est au milieu de la route et me fait signe de me ranger à gauche. Je lui souris car je le connais. Il est de la brigade d’Andance. Je pense qu’ils veulent vérifier mes papiers même si ça m’étonne beaucoup. Je ne me suis pas assez bien garé et il me demande de me ranger mieux que cela... Je comprends de moins en moins. Maintenant, il faut que je descende de la voiture, que j’arrête le moteur, que je ferme à clé et j’entends : « Vous êtes arrêté pour agressions sexuelles et viols sur mineurs. Montez. »  Tout cela se passe comme dans un rêve ou plutôt un cauchemar. Je sais que j’ai répondu : « Allons bon, ça recommence... » Je jette un coup d’œil sur la maison d’Éric, mon beau-frère, mais tous les volets sont fermés. 

            Il est 8h 05 et une voiture de gendarmerie m’emmène à Tournon. Deux autres véhicules nous accompagnent : l’un devant et l’autre derrière! Ce que je ne sais pas, c’est que Ghislaine, ne me voyant pas dans son rétroviseur, s’est garée à Silon pour m’attendre. Elle est un peu inquiète car les gendarmes l’ont arrêtée mais quand elle a baissé sa vitre, on lui a fait signe de circuler. Elle fait finalement demi-tour et croise les trois véhicules. Ça la rassure plutôt car ils ne vont pas vers Andance. Quand elle arrive à la route de la Cance, stupeur! La Clio est garée, là! " Ils ont emmené mon Jean Paul !" s’écrie-t-elle. Croyant me retrouver à l’école, elle s’y rend mais ne trouve que deux collègues de l’école élémentaire, qui essaient de la rassurer. Ce n’est qu’après une série de coups de téléphone qu’elle apprend que je suis en garde à vue à Tournon. 

            Pendant que mon épouse est complètement affolée par ce qui se passe, je prends connaissance de mes droits : un papier remis, un autre à signer. La gendarme qui conduit et celui qui est à côté de moi essaient d’engager la conversation en m’indiquant que c’est très grave et que je ne vais pas m’en tirer... J’évite de leur répondre parce que je pense que je vais avoir à faire à d’autres personnes à Tournon. Je me trompe car je suis avec les deux principaux officiers de police judiciaire (OPJ) qui conduiront la majorité des interrogatoires. 

            À Tournon, je suis amené dans les locaux de la compagnie jusqu’au bureau de la brigade de recherches et là, ça commence. D’emblée, on me fait bien comprendre que ce dont je suis accusé est très grave et que je ne vais pas "m’en tirer" comme en 1997, que je ne rentrerai pas chez moi le soir et que ça se poursuivra le lendemain.  Je ne comprends pas vraiment ce qu'ils veulent dire: je n'ai rien fait et je ne me suis "tiré" de rien en 1997: l'affaire a été logiquement classée parce que les enquêteurs avaient estimé à raison que j'étais innocent et qu'il n'y avait pas lieu de me poursuivre car le dossier était vide! Ils sont trois puis quatre à intervenir. Pour l’instant, ce ne sont que des généralités sur ce que me reprochent d’anciennes élèves. Je réexplique alors que j’étais très affectueux avec les élèves comme cela avait été dit en 97. J’affirme que depuis, j’ai radicalement changé d’attitude puisque tout est interprété de façon négative faisant passer une attitude paternelle que la plupart des enseignants de ma génération adoptaient et que l'on nous préconisait lors de notre formation pour perverse. Après une petite pause, les questions recommencent et deviennent plus précises. On me cite des noms et on me reproche des gestes violant l’intimité des filles, accusations que je ne cesserai de démentir, elles n'ont en effet pas l'ombre d'un fondement, je nie en bloc, je suis innocent, je ne suis pas le pervers qu'ils décrivent. Je me demande comment j’ai pu susciter autant de haine, de jalousie, de méchanceté pour que d’anciennes élèves aujourd’hui adultes puissent inventer des actes aussi graves de la part d’un maître qui a toujours donné beaucoup de son temps et de son énergie pour favoriser leur réussite. J’essaie de répondre à toutes les questions même si, parfois, elles sont vicieuses, m’emmenant sur un sujet pour mieux tenter de me piéger ensuite, mais en fait, ils peuvent toujours essayer de me piéger, je ne dis que la vérité, je ne vais pas inventer des faits pour leur faire plaisir! Un peu avant midi, on s’arrête et je dois relire avant de signer.

 

Partie 2

Jean-Paul

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22 septembre 2010 3 22 /09 /septembre /2010 16:19

Cet élève me reçoit et me parle de ses années avec Jean-Paul Degache, elle était en CM1, puis en CM2 avec lui de 1988 à 1990. Elle est citée par la principale plaignante (pour viol) en tant que victime de Jean-Paul et, surtout, la plaignante se serait confiée à elle à plusieurs reprises, elle saurait tout.

Au vu de l'entretien, visiblement ce n'est absolument pas le cas. elle est très touchante lorsqu'elle me parle de son amitié passée avec la plaignante, elle se dit "malheureuse pour elle".


Entretien avec la confidente de la plaignante – Sarras - 2007

 

Bonjour, merci d’accepter de répondre à mes questions, d’abord, en quelle année étais-tu dans la classe de Jean-Paul Degache ?

 

Bonjour et merci pour ce que tu fais, j’avoue que je suis le blog très souvent et cela me permet de voir que des gens se bougent pour Jean-Paul. Pour répondre à ta question, j’étais avec Jean-Paul en classe entre 1988 et 1990 en CM1 et CM2.

 

D’abord, la question que je pose à tout le monde : as-tu été victime de Jean-Paul Degache, subi des agressions sexuelles, des viols ou autre chose, et surtout as-tu assisté à de tels faits sur tes camarades de l’époque ?

 

R : Absolument jamais, sinon, je ne te répondrais même pas, je n’ai jamais rien vu, ni rien subi de la part de Jean-Paul Degache, c’est pourquoi je trouve aberrant que des viols aient pu se tenir devant toute la classe alors que je m’y trouvais.

 

Tu connaissais bien la plaignante non ?

 

R: Oui, très bien ! C’était ma confidente de l’époque, on est restées très proches jusqu’au collège, après on se disait bonjour et on parlait, mais sans plus. Ce qui me surprend, c’est qu’elle affirme qu’elle m’aurait parlé des viols répétés que lui faisait subir Jean-Paul. Et bien je peux te l’affirmer : elle ne m’a jamais rien dit, et je n’ai jamais rien vu d’ailleurs.

 

Elle avait aussi dit que tu étais victime de Jean-Paul, non ?

 

R: Elle avait dit ça, c’est pour cela que je me demande pourquoi elle n’a pas cherché à me voir afin que je puisse témoigner. Je ne comprends pas vraiment.

 

C’était vraiment une bonne copine ?

 

R: Je m’en souviens bien, au début d’année, on se mettait toujours à côté, mais on finissait par être séparées parce qu’on bavardait trop. En fait, je ne pourrais même pas aujourd’hui te dire du mal d’elle. C’est quelqu’un que j’aimais beaucoup, franchement, c’est quelqu’un d’indissociable d’une partie de mon enfance.

 

Mais tu parles aussi, dans ton témoignage à la barre, de remarques sur Jean-Paul et son comportement avec les élèves ?

 

R: Oui, ça je m’en souviens, je ne vais pas te dire qu’il n’était pas affectueux, parce que ce serait faux. Parfois, il nous prenait par la taille, entre copines, on en rigolait en disant qu’il était un peu collant. Mais c’était de l’amusement plus qu’autre chose, personne ne trouvait ça désagréable, enfin personne ne me l’a dit, et surtout pas mon amie la plus proche de l’époque. Pour être clair, si elle était allée plus loin, quelqu’un l’aurait dit, surtout que c’était devant toute la classe… en tout cas, je n’aurais jamais laissé mon frère et ma sœur aller chez Jean-Paul Degache ensuite ! je ne suis pas folle et mes parents non plus !

 

Donc tu me dis que rien ne t’a spécialement choqué dans l’attitude de ton ancien instituteur ?

 

R: Tu sais, je vais te faire un aveu : je suis quelqu’un de très pudique, je le suis toujours un peu d’ailleurs, donc le moindre geste déplacé aurait immédiatement attiré mon attention. Aujourd’hui encore, quand je vois des gestes beaucoup moins graves se produire dans la rue, dans mon milieu professionnel, cela me choque, or, à cette époque, absolument rien ne m’a choqué.

 

Tu as parlé lors du procès d’une revue porno que la plaignante aurait emmenée à l’école, tu peux m’en dire plus ?

 

R: Oh, c’est le genre de truc qu’elle avait amené, mais j’ai demandé à d’autres anciennes élèves, visiblement, elle ne l’a montré qu’à moi, sa meilleure copine dans la cour de récré, près de l’arbre… moi, ça m’avait beaucoup marqué, mais avec du recul, je me dis qu’elle savait ce qui était autorisé ou non, et donc que si elle avait été violée devant toute la classe comme elle le dit, elle aurait réagi, non ?

 

Et globalement, dans la classe, on aimait bien Jean-Paul ?

 

R: Ça oui, je me rappelle qu’en fin de 6ème, on y était même retourné, on lui avait fait un cadeau, quand je dis « on », c’est 4 élèves : [un témoin à charge], [la plaignante], [un témoin à décharge] et moi, il était vraiment ému, je m’en souviens parfaitement, parce qu’on avait essayé de s’asseoir à nos places et on avait trouvé les bureaux très petits… enfin c’était vraiment un bon souvenir…

 

On parle également du maître qui rendait la bise obligatoire et prenait les élèves sur ses genoux…

 

R: Mettre sur les genoux ? Non, ça ne me dit rien, pas sur moi c’est sûr, ça m’aurait choqué, puis sur les autres, pour moi il ne l’a pas fait… après même si j’ai bonne mémoire ça a pu se produire, mais je te le redis : ça m’aurait choqué.

 

La bise, je m’en souviens, ce n’était pas du tout obligatoire, je me souviens qu’en Allemagne en classe de découverte, il passait dans les chambres avec les autres instituteurs qui nous accompagnaient et nous faisaient la bise, mais c’est pareil : ça n’était pas du tout obligatoire.

 

Pour être très clair, si j’avais eu le moindre doute, j’aurais mis en garde immédiatement mon frère et ma petite sœur. Attention ! Je ne dis pas qu’il n’était pas tactile, mais en aucun cas ce n’étaient des gestes déplacés !

 

Qu’est ce qui te fait dire qu’il n’a pas fait de gestes déplacés ? Tu sembles assez sûre de ton fait, tu sais, c’était il y a quelque temps…

 

R: Mais même en y réfléchissant, on était une classe sacrément turbulente… Comment peut-on tenir une classe pareille, corriger les copies et en même temps pratiquer des attouchements ou des viols ? C’est complètement absurde et impossible… Et puis on se méfiait un peu…

 

Vous vous méfiiez ?

 

R: Figure-toi qu’on faisait attention, tu sais ? le témoignage de Sylvie que tu publies sur le blog m’a beaucoup intéressée, et je me reconnais assez dans ce qu’elle dit, en fait, il y avait des bruits, pas grand chose hein ! Mais le fait qu’il soit proche des élèves… enfin, tout cela faisait qu’on se méfiait un peu, donc quand on allait au bureau, on n’était pas vraiment derrière. Des filles plus âgées que nous nous avaient dit qu’il était proche des élèves, nous transmettant une petite rumeur… Un peu comme le raconte Sylvie.

 

Donc quand on allait au bureau, au contraire on était plutôt sur le côté, et puis on avait un peu peur vu qu’il corrigeait nos copies…

 

En fait, que penses- tu de cette affaire ?

 

R: D’abord je suis triste pour Jean-Paul, et puis surtout un peu malheureuse pour [la plaignante], qui était vraiment mon amie, et dont je garde de très bons souvenirs d’enfance.

 

Je pense que Jean-Paul n’a pas mesuré le fait que nous n’étions plus des bébés, mais des préados, voire des ados précoces car [la plaignante] avait déjà 12 ans en fin CM2… il se permettait des gestes d’affection qu’il aurait pu avoir plus facilement s’il avait eu des CE1 ou des CE2, mais avec nous, c’était « limite » car on était déjà à un âge où l’adolescence commençait… et tu sais bien que les gestes paternels sont moins bien vus à cet âge là."

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21 septembre 2010 2 21 /09 /septembre /2010 10:47

« La vérité judiciaire a été dite, au nom du peuple français ». Quelques minutes après le choc du verdict de Nîmes, devant les nombreux amis, anciens élèves, famille et soutiens de Jean-Paul Degache, Bernard Vesson, l’avocat de Jean-Paul, prononce cette phrase, lourde de sens.

 

On entend par « peuple français » l’expression traditionnelle utilisée par la justice. Aux assises, le peuple français est représenté par le jury populaire. Des citoyens tirés au sort qui jugent d’autres citoyens.

 

Quelques mois après que le « peuple français » nous ait privé d’un proche, d’un père, d’un mari, d’un ami, d’un fils, nous en sommes toujours à réfléchir à ce qui aurait pu se passer.

 

En fait, comme nous l’avons expliqué il y a quelques jours sur ce blog, il n’aurait sans doute pas pu se passer autre chose, la justice française n’étant pas prête à juger ce type d’affaires sans avoir tendance à condamner d’avance l’accusé. Les rarissimes cas d’acquittement dans ce type de dossiers montrent qu’il faut une conjonction incroyablement favorables d’éléments pour espérer ne pas être jugé d’avance.

 

Afin d’être le plus précis possible voici ce que la Cour d’assises de Privas en septembre 2007, puis la Cour d’assises d’appel de Nîmes en mars 2010 ont tranché concernant Jean-Paul Degache :

 

Les deux verdicts sont identiques, le condamnant à 8 années de prison ferme pour les faits suivants.

 

- Viol sur mineur de moins de 15 ans par personne ayant autorité pour 1 personne (il faut entendre par « viol » pénétration digitale, c’est ce fait qui est un crime au sens de la loi, qui conduit Jean-Paul Degache devant la Cour d’assises et donc devant un jury populaire).

 

Les faits sont censés avoir eu lieu toutes les semaines auprès d’une seule personne entre l’année 1988 et 1990. Lors du procès, l’accusatrice a même parlé de viols quotidiens, toujours commis devant toute la classe.

 

- Atteintes sexuelles sur mineurs de moins de 15 ans par personne ayant autorité pour 13 personnes (ce terme désigne ce que l’on appelle communément des « attouchements », il est selon la loi considéré comme un délit et donc passible du tribunal correctionnel)

 

Les faits sont censés avoir eu lieu pour moitié dans une classe que Jean-Paul Degache a eu entre 1994 et 1996, pour l’autre moitié entre 1996 et 1998.

 

Notons que tout ces faits ont été commis à l’école publique de Sarras. Jean-Paul Degache y a enseigné une partie de sa carrière, mais celui-ci a également travaillé dans d’autres établissements, dans d’autres communes, auprès d’autres enfants… sans jamais qu’il n’y ait la moindre remarque, a fortiori la moindre plainte.

 

Au sens du verdict, 13 personnes sont reconnues victimes d’atteintes sexuelles et 1 personne est reconnue victime de viol.

 

Sur ce blog, nous avons déjà deux victimes interviewées qui refusent cette qualification de victime. Plusieurs des 13 victimes ne se sont pas déplacées à Nîmes, plusieurs également ne se reconnaissent pas dans ce que les gendarmes ont retranscris il y a plus de 10 ans, lorsqu’elles ont été interrogées, à l’age de 9-10 ans, sans leurs parents.

 

Rappelons que les faits sont censés s’être passés devant toute la classe, elle-même entièrement vitrée, et qu’aucun témoin n’assure à la barre avoir assisté à ces scènes.

 

En fait, aucun témoignage n’est réellement accablant, mais la configuration du procès d’assises fait qu’il est impossible de lutter, même quand on prouve scientifiquement qu’il est impossible d’avoir commis ces actes, même quand les incohérences, les approximations paraissent énormes. Ce type de procès n’est jamais gagné ou presque, mais Jean-Paul ne peut accepter le verdict, nous ne pouvons l’accepter et, jour après jour, nous continuons de nous battre pour que la vérité des faits l’emporte sur la vérité judiciaire.

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20 septembre 2010 1 20 /09 /septembre /2010 11:24

            Ce lundi, nous avons décidé de vous retranscrire au mieux le déroulement et le fonctionnement des parloirs.

 

            Tout d’abord, il faut savoir que quand une personne est incarcérée elle doit attendre près de 2 semaines avant d’avoir la moindre visite de l’un de ses proches. C’était le cas de Jean-Paul à Privas en 2007 puis à Nîmes en 2010. Le détenu peut seulement s’entretenir avec une assistante sociale qui dès lors donne des nouvelles par téléphone à la famille.

 

            Celle-ci doit très rapidement constituer des demandes de permis de visite individuels. Une fois validés par le Service des parloirs, il faut prendre les rendez-vous par téléphone. On imagine souvent, à tort, que tout le monde peut rendre visite à un détenu mais c’est loin d’être le cas. Actuellement même les amis proches de Jean-Paul se voient refuser leurs permis !

 Nimes

Entrée de la Maison d'arrêt de Nîmes

 

             

            Les jours, la fréquence hebdomadaire des visites, les horaires et la durée des parloirs varient selon les Maisons d’arrêt. A Nîmes, la durée du parloir était de 30 minutes, à ¨Privas de 45 minutes alors qu’à Villeneuve-lès-Maguelone elle est soit de 45 minutes soit d’1h15. Chaque parloir est limité à 2 adultes et un enfant.

 

            Quant à l’espace de rencontre avec le détenu, on note encore deux possibilités :

            - soit une salle avec de nombreuses tables où les détenus et leurs familles se rencontrent. Cela engendre une absence d’intimité et une qualité d’échange extrêmement précaire. C’était le cas à Privas.  

            - soit un petit « box » de 5-6 m2 avec une petite table et des chaises. Dans ces cas-là on apprécie le confort…

 

VLMLorsque l’on a un rendez-vous de fixé, on procède de la sorte : à Villeneuve-lès-Maguelone, nous devons arriver une ½ heure avant notre rendez-vous. Nous entrons ainsi dans la Maison d’arrêt pour nous soumettre au contrôle d’identité et de passer le portique afin de vérifier si l’on n’amène rien d’illicite. Une fois ces deux tâches effectuées, nous accédons à différentes salles pour enfin nous placer dans le « box » réservé. 20 minutes se sont ainsi écoulées avant d’atteindre ce box. A présent, nous attendons Jean-Paul. Au niveau des objets que l’on peut lui faire passer, tout est extrêmement règlementé : on peut seulement lui apporter des journaux, des livres à couverture souple et des vêtements dont la liste est établie.

Entrée de la Maison d'arrêt de Villeneuve-lès-Maguelone

 

            Chaque fois que nous voyons Jean-Paul, vous imaginez le grand moment de bonheur que cela peut être pour nous. Les minutes s’écoulent évidemment très vite, trop vite ! Et c’est déjà la fin… Comme le disait si bien Eric « pendant le parloir c'est comme une embellie, mais juste après, l'amertume et la rancœur s'emparent à nouveau de moi ». C’est exactement cela. Alors notre Jean-Paul regagne sa cellule et nous nous attendons à nouveau que la fouille des détenus soit terminée. Nous sortons alors de la Maison d’arrêt. Trente minutes se sont à nouveau écoulées. C’est ainsi que nous quittons  la prison complètement vidés… pensant déjà à la semaine prochaine. Il faut à présent regagner nos domiciles qui ne sont pas à proximité.

 

            Pour terminer, vous vous demander peut-être pourquoi Jean-Paul est si loin de l’Ardèche. Il faut savoir que le détenu n’a pas la possibilité de choisir le lieu où il sera enfermé. A chaque instant, il peut être transféré et s’éloigner de sa famille ce qui est source de stress permanent. Chaque semaine, nous effectuons des centaines et des centaines de kilomètres, des heures et des heures de route avec par exemple au mois d’août les embouteillages récurrents du Sud de la France.

 

            Si vous avez des questions ou des remarques à faire sur cet article ou un autre, nous vous encourageons à laisser un commentaire (cliquez sur « Ecrire un commentaire » ci-dessous). Nous vous lirons et répondrons si besoin avec grand plaisir.

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19 septembre 2010 7 19 /09 /septembre /2010 10:52

Lettre de Jean-Paul à Simon, son fils,

Datée du 2 avril 2010, à Nîmes.

 

            Mon très cher Simon,

 

                        Quelle avalanche ! Tout à l’heure, un surveillant m’a remis un paquet de 18 lettres que je viens de lire en commençant par la tienne. Il y avait aussi des lettres de […]. Je suis soulagé parce que tout le monde me dit que Ghislaine est très forte et ses lettres me le confirment.

           

            Je partage ton opinion sur la Présidente. M. m’écrit une chose que j’ai vue aussi : pendant la plaidoirie de Maître Vesson et la projection du DVD1, elle discutait ostensiblement avec son assistante, jetant de temps à autre un œil distrait sur l’écran. C’est sûr, elle ne voulait pas voir les preuves de mon INNOCENCE.

            Quand on m’a remis le sac de vêtements que vous m’avez apporté, mardi, je me suis dit : « C’est pas vrai ! Ils ont fait toute cette route !!! » Moi aussi j’ai hâte de vous revoir mais j’ai peur que ce ne soit pas long. On parle d’une demi-heure2. […] Moi aussi, j’ai du mal à réaliser mais je sais que je dois être patient, patient pour que ce temps fiche le camp le plus vite possible… à un problème près, c’est que ma vie aussi… Ca, on me le vole ! [...]

Jean-Paul

 

1 Cette vidéo, certifiée conforme par un expert, présentait la disposition de la salle de classe à l’époque où enseignait Jean-Paul ; réalisée en 3D on pouvait ainsi constater que tous les gestes dont Jean-Paul est accusé auraient été visibles à la fois par les élèves de la classe mais aussi par les adultes se trouvant à l’extérieur.

2 Quand Jean-Paul était à la Maison d’arrêt de Nîmes, les parloirs étaient d’une ½ heure ; on effectuait alors 4 heures de route en partant de Sarras. Actuellement, le trajet jusqu’à Villeneuve les Maguelone est de 5 heures mais la durée du parloir est d’1h15.

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18 septembre 2010 6 18 /09 /septembre /2010 13:50

En ce samedi pluvieux, Jean-Paul désirait faire un retour sur le courrier reçu durant la période estivale. Sachez que depuis le 26 mars 2010, Jean-Paul a reçu 749 lettres dont de nombreuses cartes postales !!!

 

"L'été, les vacances et moi... enfermé, privé de liberté, séparé de ceux que j'aime alors que je suis INNOCENT... Heureusement, au cours de leurs voyages, ma famille et mes amis ne m'ont pas oublié et j'ai reçu une quantité impressionnante de cartes postales. Merci à tous."

Jean-Paul

 

Carte des destinations françaises

 

Carte des destinations européennes 

 

Carte des destinations mondiales


 

Encore une fois, nous ne pouvons que vous conseiller de lui écrire le plus souvent possible. Les heures passeront ainsi plus vite… Merci

 

Jean-Paul Degache
33670 Bat A 102
Maison d'arrêt
avenue du Moulin de la Jasse
34753 Villeneuve les Maguelone Cedex

 

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