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9 octobre 2010 6 09 /10 /octobre /2010 07:11

            Jean Paul est en prison : j’écris ces mots, une phrase simple, je la lis, la relis... l’impensable, l’inimaginable, l’impossible ! Pour y croire, je relis ces mots, je les réécris : Jean Paul est en prison, condamné pour des faits qu’il n’a pas commis. Condamné ? Encore un mot inimaginable, impossible, insoutenable !

Jean Paul ? Que ressent-il ? Comment fait-il pour supporter cette injustice ? Pour vivre tous les jours avec et dans cette situation ? Quand je vais le voir, il dit « ça dépend des moments… », « ça va, je fais aller … » et puis, il passe à autre chose et il parle, il parle…de tout…de pub vu à la télé, de sport, des co-détenus, et il parle, il parle…pour oublier sa souffrance, pour nous  rassurer.

 

            Les mots qui suivent, vont-ils transcrire ce que ressentent Ghislaine, Vincent, Simon et tous ceux qui vont le voir ? Quels mots choisir pour dire ce qu’on ressent lors de nos visites ? Pour dire ces émotions là ? Ce nœud dans la gorge, cette respiration qui devient difficile, cette tension ?

Vous attendez qu’on cite votre nom : Degache, pour passer le portique de sécurité, tendre votre carte d’identité, et encore attendre…puis, on passe une porte, on traverse une cour , puis une autre porte, un escalier, une autre porte, un hall, un couloir, et ?...un box ou une cellule ? Où on vous enferme pour attendre Jean Paul…et on « effleure du doigt » ce que doit vivre Jean Paul, tous les jours, depuis 6 mois et pour combien de temps, encore ?

 

            Et là, après la tension des attentes…tout se bloque, les larmes montent aux yeux, je respire mal, j’étouffe…

Pas possible d’être là, je ne devrais pas être là, Jean Paul ne devrait pas être là…Comment dire ces quelques minutes d’attente ? Alors qu’au même instant, Jean Paul prend des risques en venant au parloir…Jean Paul ne doit pas voir mon émotion, mes larmes…Je suis là pour le soutenir, pas pour qu’il me soutienne… Je dois me calmer, me reprendre…je m’étire, je respire à fond, je fais appel à de bons moments récents…OUF ! ça va mieux, il va pouvoir arriver et il n’aura pas besoin de me consoler comme il l’a fait à Privas !! OUF ! mais j’ai envie de crier, de jurer, de frapper !!! IL NE DEVRAIT PAS ETRE LA !!!!

 

Françoise

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8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 05:25

Partie 1      

 

            L’année scolaire suivante (1970-1971), Jean-Paul attaqua par un remplacement annuel dans le Collège d’Enseignement Secondaire du Cheylard. Le principal lui confie les classes où les élèves demeurent en échec scolaire : 6ème et 5ème de transition et 4ème et 3ème pratiques. Comme le dit Jean-Paul, normalement ces postes étaient réservés à un personnel spécialisé et qualifié mais dans certains cas, l’Inspection appelait des remplaçants. Il rajoute : « J'apprends que je vais enseigner dans les deux niveaux et que je dois assurer le Français, la musique et...3 heures d'atelier par semaine. En fait, je me rends compte que certains, filles ou garçons, sont plus grands que moi. Il est même arrivé que certains élèves arrêtent leur scolarité en cours d'année, le jour de leurs 16 ans. Je me souviens de deux filles ayant quitté le collège parce qu'elles étaient enceintes et devaient fonder une famille... »

 

            Par la suite Jean-Paul fit encore moniteur en colonie de vacances à côté d’Agde. Il effectua un remplacement, de septembre à décembre 1971, à l’école de Ripaille à Annonay avant de rejoindre l’armée française afin d’effectuer son service militaire. Vers la fin de l’année 1972, il donna même des cours de français au personnel militaire ! Son retour au sein de l’enseignement le conduisit, toujours en tant que remplaçant, à l’école ardéchoise de Saint-Jeure d’Ay. Les remplacements se succédèrent durant l’année scolaire 1973-1974  puisqu’il dut aller enseigner à Boucieu-le-Roi, à Saint-Gineys en Coiron, au Lycée Marcel Gimond à Aubenasà deux reprises, à Tournon, au collège du Pouzin, à Annonay, l’I.M.E. de Soubeyrand Saint-Barthélémy le Pin, à Saint-Sernin, à Etables, à Viviers, à Tournon, au collège de La Voulte, à Sarras, à Labastide de Juvinas et à Saint-Andéol de Vals.

                                                                                                                                                                                                                   

                Après un stage de formation d’un an à l’Ecole Normale de privas, Jean-Paul devint en 1975 Titulaire de l’Education nationale. Cela ne l’empêcha pas de continuer à effectuer des remplacements du côté de Guilherand-Granges, de Saint-Laurent du Pape et à Annonay. Ce n’est que courant 1976, qu’il est nommé à l’école publique mixte de Sarras sur le poste de M. Valla qui fut son instituteur.

          

           Au final, entre 1969 et 1976, Jean-Paul enseigna dans près de 28 établissements situés dans un rayon de moins de 80 km autour du village de Sarras et fut à plusieurs reprises moniteur de colonies de vacances. A ce jour,  AUCUN ENFANT de cette période n’a émis la moindre critique sur son attitude.

 

          Cela signifie que Jean-Paul Degache aurait agi uniquement dans l’école de Sarras, lors d’années bien précises et devant tous les élèves.

 

          Il est toujours curieux de constater le fonctionnement de la justice et des enquêteurs lors d’affaires de ce type. La théorie voudrait que l’enquête s’oriente à la fois vers la recherche de témoins et de victimes visant à favoriser l’accusation, mais également vers la recherche d’éléments qui pourraient montrer qu’il n’y a pas de fondements aux accusations.

 

          C’est ce qu’on appelle une enquête à charge et à décharge.

 On se demande donc pourquoi aucun des anciens élèves ni aucun des anciens instituteurs que Jean-Paul a côtoyés avant d’enseigner à Sarras n’a été interrogé et qu’il a fallu que certains d’entre eux, apprenant ce qui était arrivé à leur ancien instituteur, prennent contact avec nous pour nous donner ces éléments.

 

            A aucun moment au cours des deux procès aux assises, la première partie de la carrière de Jean-Paul Degache, qui a duré 8 années, ne fut évoquée. Le fait qu’il ne se soit rien passé alors que Jean-Paul Degache était loin de chez lui, souvent pour de courtes périodes face à des enfants aurait sans doute permis aux jurés de se faire une idée plus précise sur la nature des accusations portées contre cet homme. Cela aurait sans doute donné du crédit aux cris d’innocence de Jean-Paul Degache et ça, visiblement, tout a été fait pour l’éviter.

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7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 05:24

Pour beaucoup de personnes, dont de nombreux jurés des deux procès, Jean-Paul était un instituteur ayant exercé exclusivement dans le village ardéchois de Sarras. Il est donc important pour nous de revenir en arrière, entre 1969 et l’année 1976, date qui marqua sa prise de fonction à Sarras. Si Jean-Paul fut un terrible « prédateur » comme certains avocats ont pu le dire, on pourrait imaginer que les plaintes proviennent des élèves de ces nombreuses écoles…

 

            Jean-Paul a su très tôt qu’il voulait devenir instituteur. Ses expériences en tant que moniteur de colonie lui avaient donné cette envie d’encadrer les jeunes. Ainsi, après avoir eu son baccalauréat en 1969, il saisit sa chance en tant qu’instituteur suppléant. Il dut attendre la fin du mois de septembre pour être appelé, à une quinzaine de kilomètres de Sarras, à l’école d’Etables. N’étant pas sorti de l’Ecole Normale d’Instituteur, Jean-Paul attaque sans avoir reçu de formation spécifique. Il reçoit quand même l’aide d’un titulaire âgé d’une vingtaine d’années qui travaille dans cette école : 

                « C’est donc cet après-midi là, que j’ai eu ma première formation pédagogique…bénévole,  assurée par M. Ce jeune enseignant qui avait peut-être deux ou trois ans de plus que moi, m’a beaucoup marqué. Il était très enthousiaste, très attentif à développer les capacités de chaque élève et adepte convaincu de la méthode Freinet. Je n’en avais bien sûr jamais entendu parler et j’étais séduit par ce que cela apportait à la vie de la classe, donnant à chaque enfant la possibilité d’exprimer et de développer sa propre personnalité. L’idée du texte libre m’a séduit d’emblée et je l’ai appliquée durant toute ma carrière. Chaque enfant pouvait quand il l’entendait, écrire ce qu’il voulait sur le sujet qu’il avait envie de traiter. Ces textes étaient ensuite valorisés en classe et corrigés pour stimuler ceux qui ne se décidaient pas à écrire. Une simple phrase était acceptée comme texte libre… Enfin M. m’a conforté dans mon envie d’enseigner en me présentant ce métier d’une manière fort différente de mes souvenirs d’enfance. Il faut dire que mai 1968 était passé par là et que les relations entre maîtres et élèves avaient bien été remises en question. Nous devions être plus proches de nos élèves, moins autoritaires afin qu’ils soient d’abord et avant tout contents de venir à l’école et heureux en classe. Ainsi leurs résultats scolaires s’en trouvaient bonifiés. »

 

            Cette première année d’enseignement fut agrémentée par un autre remplacement dans une des écoles de Tournon : après une classe rurale, une école de centre-ville ! La deuxième partie de l’année scolaire est marquée par des remplacements dans les écoles d’Annonay, Albon d’Ardèche, Saint-Julien Labrousse l’Albouret, Saint-Péray, Saint-Agrève. Lors de ce dernier remplacement sur le plateau ardéchois, Jean-Paul passa l’intégralité du trimestre. Il revient avec nous sur cette expérience :

            « La classe ne me pose pas trop de problèmes grâce aux précédentes expériences déjà vécues au cours de cette première année d'enseignement. Si j'ai un souci ou besoin de quelque renseignement que ce soit, je m'adresse aussitôt à l'un de mes collègues qui se fait un plaisir de m'aider. Dans la classe, il y a un élève assez difficile mais ça se passe bien parce que je n'hésite pas à emmener mes élèves faire du sport. Les élèves turbulents acceptent de travailler assis à leur bureau s'ils savent que, dans la journée, ils pourront évacuer leur trop-plein d'énergie physique. »

Cette façon d’enseigner, Jean-Paul l’a évidemment pratiquée durant toute sa carrière. Chaque ancien élève pourrait nous l’affirmer. En aucun cas, il ne laissait un élève de côté parce qu’il était turbulent ou en échec scolaire !

 

2ème partie de l'article

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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 07:43

Aujourd'hui, voici un article envoyé par Daniel Berthet qui s'occupe du blog des innocents dont nous vous conseillons vivement la lecture. Daniel nous donne un aperçu de ces multiples erreurs judiciaires dont très peu ont abouti sur des révisions de procès.

 

            Votre blog existe depuis le 1er septembre 2010. Je le lis régulièrement pour prendre des nouvelles de Jean Paul Degache. Je précise que je ne connaissais pas « l’affaire Degache » avant le premier procès de Privas mais grâce à Internet, j’ai lu les cris d’innocence de cet homme et j’ai suivi son deuxième combat. Il a été condamné pour la seconde fois par une Justice faite d’hommes et de femmes. Cette Justice est respectable, je n’en doute pas, mais cela ne signifie pas qu’elle est infaillible et les faits le démontrent.

            60 978 personnes étaient détenues au 1er janvier 2010. Un tiers, environ, le sont en détention provisoire, donc considérées comme présumées innocentes. Parmi elles, certaines bénéficient d’un non lieu ou sont acquittées lors de leur procès.

 Les dernières statistiques publiées par la commission de détention provisoire datent de janvier 2008. Sauf ignorance de ma part, il n’y a pas eu de publications en 2009 et en 2010, ce qui est, pour le moins, regrettable. Ces statistiques de 2008 indiquent qu’en 2006, 645 personnes ont sollicité une indemnisation pour détention injustifiée. Ce sont 645 innocents qui ont été injustement présumés coupables au point de les priver de liberté. Il s’agit, selon moi, d’une faillite de la Justice pour 645 victimes car les quelques euros attribués pour le préjudice ne peuvent réparer les traumatismes engendrés.

            Certaines bonnes consciences diront qu’il s’agit seulement de détention provisoire et que la Justice a su, à bon escient, reconnaître leur innocence et ne pas les condamner définitivement pour des infractions qu’elles n’avaient pas commises.

C’est vrai !

            Alors, venons-en aux décisions définitives de la Justice !

            Depuis l’affaire Jean Callas (1792), il y a eu 9 révisions de condamnations définitives en assises. 9 en 220 ans, c’est un nombre d’erreurs très faible diront encore ceux qui ne connaissent pas bien la procédure judiciaire ! C’est encore vrai mais c’est déjà 9 aveux d’erreurs judiciaires reconnues officiellement par l’Institution quand on sait que cette Institution met logiquement tout son poids dans la procédure pour éviter de se « déjuger ».

            Et, diront encore les bonnes consciences, la loi du 15 juin 2000 sur la présomption d’innocence a autorisé l’appel en cour d’assises. Ce fut un progrès incontestable ! Mais la Justice n’est pas devenue infaillible pour autant !

            L’observation des décisions judiciaires de l’année 2010 le démontre. Je citerai 4 personnes condamnées définitivement qui ont ou vont bénéficier d’un nouveau procès.

            Loïc Sécher, condamné en 2003 puis en appel en 2004, à 16 années de détention et 350 000 € d’indemnités et frais de justice par deux cours d’assises sur les seules accusations d’une jeune fille de 14 ans. Loïc Sécher a été remis en liberté, enfin, deux ans après les déclarations écrites de la jeune fille auprès des autorités judiciaires pour affirmer que cet homme ne l’avait jamais agressée.

            Marc Machin, condamné à 18 ans de détention par deux cours d’assises en 2004 et 2005 pour le meurtre d’une femme. Marc Machin a été remis en liberté en 2009 après les aveux spontanés d’un autre homme se déclarant coupable du meurtre et pour lequel la Justice a retrouvé des traces de son ADN sur les vêtements de la victime.

            Vamara Kamagaté, condamné à 18 mois de détention par le tribunal correctionnel pour attouchement sur une jeune fille. Il a été remis en liberté et innocenté définitivement après les déclarations de la jeune fille affirmant devant les autorités judiciaires quelle avait tout inventé.

            Dany Leprince, condamné à perpétuité pour un quadruple meurtre en 1994. Il a été remis en liberté en juillet 2010 après la relance de l’enquête.

 

            Non, réellement, la Justice n’est pas infaillible et a un devoir d’humilité devant les vies  d’innocents qu’elle a pu briser.

 

            Je ne sais pas combien d’innocents sont actuellement derrière les barreaux, définitivement condamnés pour des faits qu’ils n’ont pas commis mais je sais seulement qu’il y en a !

Je sais aussi que la souffrance  pour supporter les conditions d’enfermement est mille fois plus dure pour un innocent que pour un coupable !

Alors, lorsqu’un condamné réussit à dépasser cette souffrance et à crier son innocence au-delà des barreaux pour tenter de se faire entendre, j’essaie de l’écouter humblement et d’espérer avec lui qu’un jour, peut-être…

 

Daniel Berthet    - Blog des innocents injustement accusés -

 

Daniel Berthet et son fils Karim ont déjà écrit un ouvrage Il faut sauver le Saint Esprit  dont Jean-Paul avait fait le commentaire il y a quelques semaines. Ces mêmes auteurs publient un second roman Justice aux poings qui sortira en décembre 2010. Pour ces deux romans, les auteurs s'engagent à reverser une partie du prix de vente,10 euros pour le premier roman et 6 euros pour le second, au Comité de Soutien à Jean-Paul Degache. Vous n'avez qu'à préciser sur le bon de commande "Soutien à JP Degache". Alors n'hésitez pas à commander ces romans de qualité.

 

Encore merci à Daniel et aux lecteurs toujours plus nombreux du blog.

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5 octobre 2010 2 05 /10 /octobre /2010 10:50

 Chronologie Partie 1

 

1998 : Affaire classée

 

En avril 1998, Jean-Paul Degache se rend à la convocation d'un expert-psychiatre à Annonay qui doit l’examiner à la demande du Parquet, alors que la procédure ne l’y obligeait pas. Ses conclusions sont très favorables à Jean-Paul Degache.

 

Le 7 mai 1998, l’affaire est classée car  « Aucune infraction n’est suffisamment caractérisée… » ; ce dont les plaignants sont informés.

 

Le 6 juin une première accusatrice, informée, déclare qu’elle trouve que cela n’est « pas normal mais s’en remet à la décision. »

 

Le 8 juin une autre se dit déçue mais ne donne pas de suite.

 

Le 9 juin celle qui demeurera jusqu’au bout la principale accusatrice s’avoue très déçue mais ajoute qu’elle va « relancer l’affaire avec d’autres ». Ce sera le cas, et les attaques seront d’autant mieux ciblées et pernicieuses à partir de ce moment-là.

 

Le 30 juin une parente d’élève écrit pour demander des nouvelles.

 

Le 18 juillet cette dame déclare à la brigade de gendarmerie d’Andance que « l’affaire avait été étouffée il y a 10 ans et que la directrice avait été informée ». Nous constatons d’ailleurs qu’à aucun moment, Jean-Paul Degache n’est mis en cause par ses pairs.

 

Entre 1998 et 2001, Jean-Paul Degache exercera sans aucun problème sa profession, persuadé que l’affaire est terminée par ce classement sans suite.

 

2001 : l’affaire est relancée en pleine affaire Dutroux.

 

Le 21 février 2001, l’accusatrice principale écrit une lettre au Procureur où elle déclare  suivre les conseils de TF1. La chaîne ne souhaite en effet pas faire de reportage sur un cas qui n’a pas donné lieu à un procès et une condamnation. On peut parfaitement comprendre cette éthique journalistique qui veut que l’on ne cloue pas un innocent au pilori. Cela prouve, s’il en était nécessaire, la volonté délibérée des plaignantes de médiatiser l’affaire, car il aurait en effet suffi à cette dernière de suivre les conseils de la gendarmerie ou d’un avocat. Dans ce courrier, qui a été lu lors des audiences, elle affirme de surcroît qu’elle est suivie par un psychanalyste pour « les actes de pédophilie de ce monsieur ». Ce courrier va relancer l’affaire.

 

Le 27 février  elle est auditionnée et confirme que c’est bien TF1 qui lui a conseillé d’écrire au Procureur car elle voulait intervenir dans une émission consacrée à la pédophilie, ajoutant ainsi de nouveaux éléments montrant sa volonté d’être médiatisée et de nuire à l’image publique de Jean-Paul Degache. Elle cite plusieurs autres personnes comme étant des « victimes » de leur ancien instituteur.

 

Elle donnera une version très différente de celle qu’elle avait donnée en 1997 puisqu’à présent elle évoque directement le viol. Par la suite, elle félicitera le procureur dans un courrier de la mise sous contrôle judiciaire de Jean-Paul Degache et se déclare heureuse que cela soit de son fait.

 

Nous noterons que, d’après les déclarations des plaignants, les viols sont publics, et que M Degache ne déflore jamais ses victimes supposées, ce qui rend évidemment impossible toute preuve matérielle de ce dont on l’accuse.

 

La plupart des autres témoignages soulignent au plus l’attitude « paternelle » de M Degache, mais tiennent toutefois à disculper leur ancien instituteur. Pourtant, on peut penser que si les viols avaient été publics, les témoignages auraient été unanimes et détaillés.

 

 

Une bonne partie des personnes citées par l’accusatrice n’ont rien à déclarer : elles n'ont donc jamais été témoins et encore moins victimes des viols alors qu’elles se trouvaient dans la même classe.

 

D’autres personnes affirment au contraire et de manière très désordonnée, que les viols ont eu lieu :

 

Une première parle des affaires vues à la télévision, parle de viol mais précise que son ancien instituteur n’allait « jamais plus loin » (on se demande ce qu’il y a de pire qu’un viol…) « La Directrice laissait faire ! ».

 

Notons une fois encore l’importance de la télévision en particulier et des médias en général dans les témoignages des accusatrices: ce type de déclarations reviendront chez la plupart des accusatrices auditionnées. Il est vrai qu’à l’époque, les suites de l’affaire Dutroux en Belgique éveillent des soupçons sur de nombreuses personnes et particulièrement les prêtres et les instituteurs.

 

De même, une autre ancienne camarade de classe  de la principale accusatrice affirme avoir été victime de viol au bureau, une fois par semaine pendant deux ans et qu’il s’agissait de « toutes les filles ».

 

Une autre parle le 29 avril d’attouchements derrière le bureau et de « viol qui faisait mal » au cours desquels « il baissait le pantalon ». Elle a également publiquement affirmé que son psychanalyste saurait lui obtenir des dommages et intérêts.

 

Une dernière, qui était à l’époque dans la même classe, affirme ne jamais avoir eu de problèmes avec son ancien instituteur et ne jamais avoir été témoin de tels faits.

 

Ces accusations de viols et d’attouchements sont censés avoir été commis dans une période allant de 1978 à 1980. Les faits sont prescrits par la justice et ne pourront donc être jugés. Les accusatrices iront cependant témoigner lors des deux procès de Privas puis de Nîmes et leurs témoignages pèseront très lourd dans la balance.

 

Pendant longtemps, Jean-Paul Degache se demandera comment des anciennes élèves aujourd’hui quadragénaires ont pu le poursuivre avec un tel acharnement formulant des accusations aussi graves sans aucune preuve, sans aucun témoignage. On parle là de viols plus que quotidiens sur plusieurs élèves devant toute une classe pendant plus de deux ans ! Il aura fallu presque 10 ans pour élaborer une théorie à ce sujet… Nous l’exposerons au fur et à mesure, cette explication reste fragile et toujours assez incompréhensible.

 

Chronologie Partie 3

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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 08:59

Bonjour. Nous avons reçu la semaine dernière ce message sur notre adresse mail soutien.jean-paul.degache@voilà.fr :

              

« Bonjour, je viens de lire sur le blog les témoignages et les récits. Une question se pose pourquoi le personnel enseignant et le directeur de l'école ne sont pas intervenus. Dans notre commune, quand mon fils était en CE 1 son instit a été accusé à tort. La directrice, ses collègues, les parents et le personnel femme de ménage, cantinière et aide maternelle ont été entendues. Or ici rien à ce sujet. Je vous remercie de nous donner toutes ces nouvelles le temps passe nous sommes pris par nos activités et parfois nous oublions que certains ont besoin de notre soutien. Amitiés à tous. »

 

Effectivement, nous nous apercevons que tout le monde ne connaît pas les détails de l’affaire et c’est bien normal. Les lecteurs sont en droit de se demander si le personnel est intervenu durant l’enquête, les procès, l’affaire…

 

Comme nous l’avons déjà expliqué, l’école élémentaire publique de Sarras comptait 5 classes de niveau du CP au CM2. Dès l’année 1997, lorsque les rumeurs se font insistantes et que Jean-Paul Degache est interrogé, les instituteurs réagissent immédiatement et font front derrière leur collègue. Quelques uns seront interrogés par la gendarmerie et aucun ne déclarera avoir remarqué quoi que ce soit. De même, la hiérarchie au sein de l’éducation nationale et notamment l’inspection académique ne pénaliseront à aucun moment Jean-Paul Degache.

 

Par ailleurs, les anciens collègues de Jean-Paul qui n’ont pas été interrogés écriront directement au procureur pour leur faire part de leur indignation devant les accusations qui accablent leur collègue.

 

Cependant, l’affaire sera très vite classée et il n’y aura pas réellement de raisons pour se mobiliser, étant donné que Jean-Paul est innocenté dès 1998.

 

Lorsque l’affaire est relancée quelques années plus tard et qu’un comité de soutien est créé, la quasi totalité (certains sont partis en retraite et n’ont pas été retrouvés) des actuels et anciens collègues de Jean-Paul Degache y adhèrent et se mobilisent au sein des instances (Présidence et bureau du Comité, conseil d’administration).

 

Lors des procès de Privas en 2007 et de Nîmes en 2010, tous les anciens collègues de Jean-Paul Degache se succèderont à la barre, ceux qui ne se sont pas déplacés verront leurs contributions écrites lues par la Présidente du Tribunal. Tous les témoignages, sans exception, ne disent qu’une chose : nous n’avons jamais rien remarqué, nous n’avons jamais eu le moindre soupçon, pour nous, Jean-Paul Degache est innocent.

 

Après le procès de Privas, nous sommes allés rencontrer plusieurs des anciens collègues de Jean-Paul, leurs témoignages seront retranscris sur ce blog. Ils ont tous décidé de s’engager, se mobiliser contre cette injustice.

 

Il en est de même pour le personnel non enseignant et pour les intervenants extérieurs. Jean-Paul Degache était très impliqué dans la pratique du sport à l’école et recevait, à cette occasion, souvent la visite des coordinateurs départementaux de l’USEP. Eux aussi ont témoigné, se sont engagés au Comité de Soutien, et eux aussi ont exprimé leur indignation devant ces accusations. Il en est de même pour le personnel de ménage et de restauration scolaire qui a eu également l’occasion de faire entendre sa voix.

 

Quant à la direction de l’école, Jean-Paul l’assurait au moment des faits allégués. L’ancienne directrice de Jean-Paul à l’école publique de Sarras est venue témoigner à plusieurs reprises et est membre du Comité de soutien : elle aussi n’a jamais rien vu et demeure scandalisée par ces accusations.

 

Autrement dit, l’unanimité a été faite autour de Jean-Paul Degache. Tous les adultes l’ayant côtoyé à l’école n’ont eu qu’une seule version des faits. C’est d’ailleurs en partie grâce à ces témoignages que, par deux fois, l’affaire a fait l’objet d’un classement sans suite par les enquêteurs.

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3 octobre 2010 7 03 /10 /octobre /2010 08:16

Nous revenons ce dimanche sur un extrait d'une lettre envoyée par jean-Paul le 6 août 2010 à l'un de ses amis. Celle-ci montre bien l'importance des repères qu'il est essentiel de se créer quand on se trouve coupé du monde libre et d'autre part, elle évoque le partage d'une passion le vélo.

 

                      Mon cher B.

 

[...] Comme tu peux le constater, je ne suis plus à Nîmes depuis mardi matin 6 août 1….C’est comme un énorme coup de massue sur ma tête ….

 

[...] La mort dans l’âme, j’ai commencé à ranger mes affaires et à décoller les photos de mes êtres chers ainsi que les deux grandes photos de tes tableaux (recollés ici  à Vileneuve les Maguelones) que tu m’as dédicacées. C’est malheureux mais l’être humain, pour pouvoir survivre, est obligé de s’adapter, de s’habituer, de se créer des repères dans le lieu où on l’oblige à vivre. Tout changement, dans ce petit monde artificiel que l’on se crée, est un traumatisme… Je n’ai pas dormi de la nuit, cherchant vainement où on allait bien m’emmener, cherchant aussi à savoir pourquoi on m’infligeait ça...


      Cela faisait plus de quatre mois que je n’avais pas revu le monde où les gens vivent libres mais je ne pouvais guère en profiter à cause des grillages du fourgon. Ce n’est qu’après un bon quart d’heure de route que j’ai pu apercevoir un grand panneau au dessus de notre voie et j’ai lu « Montpellier – Barcelone » ! C’était incroyable, au lieu de me rapprocher, on m’éloignait encore plus de ma famille !....

Quand on change comme ça, il faut pratiquement repartir de zéro…


      Ce que je regrette le plus c’est ma séance quotidienne de sport qui me faisait beaucoup de bien. Ici ça semble compliqué d’avoir accès à la salle. Enfin je vais essayer. Je regrette aussi G., un camarade avec qui j’avais sympathisé et qui m’avait ému lorsqu’il m’avait dit que, grâce à moi, il avait retrouvé le moral et était sorti de la déprime. Il va falloir que je lui écrive…


      Je me suis régalé en lisant ton ascension du Ventoux….J’ai adoré aussi tout ce que tu me dis à propos de tes souvenirs d’enfance où je retrouve beaucoup de point communs avec moi. Pour le fameux Puy de Dôme 64, je n’étais pas dans un café, mais nous pique-niquions dans les bois du côté de La Louvesc en suivant l’étape à la radio… Poupou était extraordinaire et il fait toujours plaisir à voir. J’ai eu mon premier demi-course cette année-là, je crois, pour mon Brevet, afin de pouvoir partir en camp cycliste itinérant en Italie et en Suisse…

 

Jean-Paul

1 : Jean-Paul a été transféré de Nîmes à Montpellier le mardi 3 août 2010.

 

 

 

Si vous désirez nous envoyer un extrait de votre courier afin qu'il soit publié... n'hésitez pas! Hier, jean-Paul avait reçu un total de 780 lettres depuis sa condamnation du 26 mars. En aucun cas il ne faut l'oublier et chaque lettre reçue est une bouffée d'oxygène pour lui.

 

Bon dimanche à toutes et à tous.


 


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2 octobre 2010 6 02 /10 /octobre /2010 07:27

Depuis son incarcération, Jean-Paul s’est inscrit à des cours de culture générale. Il a donc décidé de vous faire partager un de ses textes qu’il a écrit en cellule. On lui demandait de produire un dialogue entre deux personnes d’avis opposés en s’appuyant sur le texte de Michel Serres, Le Tiers-Instruit (1991). Il nous précise que toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé serait un pur hasard !

 

 

            Un verre de bière bien fraîche à la main, Eric et Cathy évoquent les évènements sportifs de l’été. Eric insiste :

« Cette inflation de compétitions pervertit tout. On cherche toujours à remporter plus de victoires que les autres… Où cela s’arrêtera-t-il ?

            - Mais c’est la compétition qui fait progresser les hommes, s’insurge Cathy. Il faut toujours un vainqueur et un vaincu. Sinon, il serait impossible de savoir où on en est !

            - Le plaisir, c’est le plaisir qui compte avant tout ! conteste Eric.

            - Pourtant, quand tu roules sur ton VTT et que tu prends du plaisir, comme tu dis, tu profites des progrès matériels permis par la compétition, par les courses.

            - Je veux bien mais c’est désagréable cette sacralisation du premier. C’est comme si les autres n’existaient        pas. Regarde le podium : à la rigueur on reconnaît le second et le troisième mais les autres qui ont été aussi courageux… c’est comme s’ils n’existaient pas !

            - ils le savaient au départ. Ils n’avaient qu’à rester chez eux, poursuit Cathy. Personne ne les a forcés à venir.     S’ils ont participé, c’est dans l’espoir de gagner ou au moins de monter sur le podium. Mais enfin, à quoi ça          sert ? »

 

Eric s’agite sur son fauteuil et oublie sa bière…

« Tu as vu ces footballeurs. Plus ils gagnent de l’argent et plus ils sont infectes. Sur les terrains, le jeu passe après l’enjeu. On n’hésite pas à faire mal à un adversaire pour ne pas perdre. C’est n’importe quoi ! Une bande de copains peut très bien jouer au ballon uniquement pour s’amuser.

            - S’il n’y avait pas de championnat à disputer, une coupe à gagner, il n’y aurait pas de motivation et pas de matchs. C’est la compétition qui fait bouger les gens, reprend Cathy.

            - C’est pour ça qu’ils se dopent !

            - Bien sûr qu’il y a toujours des tricheurs mais c’est comme dans la vie. Pourquoi le sport serait-il épargné ?

            - Cela ne devrait pas exister, essaie de conclure Eric. Le sport ne devrait être que plaisir, joie de l’effort et partage d’une même passion.

            - En attendant, puisque nous n’arrivons pas à nous mettre d’accord sur ce sujet, en voilà un où nous serons toujours sur la même longueur d’ondes : à ta santé ! »

 

 Jean-Paul

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1 octobre 2010 5 01 /10 /octobre /2010 05:24

On a assez peu parlé de l’école primaire de Sarras jusqu’à présent et les lecteurs du blog sont en droit de s’interroger sur la façon dont se déroulaient les enseignements.

 

On a tendance, tout naturellement, à imaginer que les classes en milieu rural sont uniques, que les élèves sont particulièrement peu nombreux, ce qui rendraient les témoignages plus crédibles.

 

En fait, à Sarras, il n’en est rien. Située dans la vallée du Rhône, cette commune ne correspond pas au cliché du village perdu que l’on pourrait imaginer. Sa population a d’ailleurs fortement augmenté ces dernières années, pour dépasser aujourd’hui les 2000 habitants. Son école publique a, sauf durant quelques années, toujours disposé de 5 classes toujours bien remplies.

 

Jean-Paul Degache a commencé à enseigner à l’école primaire de Sarras en 1976 et a été obligé de mettre un terme à sa carrière en 2002. Plus de 370 élèves ont fréquenté sa classe en 26 années.

 

Il est à noter que, dans un souci de pédagogie et afin de faciliter le passage en 6ème, les instituteurs de CM1 « suivaient » leurs élèves en CM2, ce qui fait que la plupart du temps, Jean-Paul Degache avait ses élèves deux années de suite, en CM1 puis en CM2.

 

Il n’y a que trois classes de Jean-Paul Degache dont certains anciens élèves sont considérés comme des victimes par la justice. Rappelons que les faits censés avoir été commis l’auraient été devant tous les autres élèves. Ils ont presque tous été interrogés, aucun d’entre eux n’a affirmé avoir assisté aux crimes pour lesquels on a condamné Jean-Paul Degache.

 

Parmi les autres anciens élèves considérés comme victimes, une partie affirme à la barre ne pas se souvenir des faits, une autre partie affirme ne pas se considérer comme victime. Plusieurs des anciens élèves considérés comme victimes ne sont d’ailleurs pas venus témoigner lors du procès de Nîmes.

 

Nous avons donc, pour récapituler, sur les 3 classes où l’on trouve des anciens élèves considérés comme victimes :

 

1988-90 – 21 élèves dont une seule victime : aucun des 20 autres élèves n’a assisté aux faits reprochés, pourtant censés avoir été commis devant toute la classe.

 

1996-98 – 22 élèves dont 7 victimes : aucun des 15 autres élèves n’a assisté aux faits reprochés, pourtant censés avoir été commis en public devant toute la classe, plusieurs victimes ne se sont pas déplacées au procès et d’autres affirment ne pas être des victimes.

 

1994-96 – 20 élèves dont 6 victimes : aucun des 14 autres élèves n’a assisté aux faits reprochés, pourtant censés avoir été commis en public, plusieurs victimes ne se sont pas déplacées au procès et d’autres affirment ne pas être des victimes.

 

Rappelons qu’en 1998, sur la base des témoignages des élèves des années 96-98 et 94-96, la justice a estimé qu’aucun des faits n’étaient caractérisés et a donc logiquement classé l’affaire.

 

Force est de constater que la justice de 2010 considère que des faits non caractérisés en 1998 peuvent conduire un homme en prison pour 8 ans.

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30 septembre 2010 4 30 /09 /septembre /2010 09:18

Chronologie Partie 1

 

Entre le 15 et le 20 mars 1997, le garde-champêtre policier municipal reçoit les plaintes de deux parents d’élèves, qui vivaient maritalement à l’époque et sont séparés depuis, puis celles de deux autres parents. Ces personnes rencontrent également le Maire de Sarras de l’époque avec lequel l’un d’entre eux a des liens d’ordre professionnel.

 

Celui-ci déclarera ensuite à la Gendarmerie : « Je n’avais jamais entendu dire des choses négatives sur lui. Je suis surpris d’apprendre ce qui lui est reproché par les enfants et je ne peux pas me prononcer sur la véracité des faits. »

 

Le Maire donnera une version sensiblement différente lorsqu’il sera de nouveau entendu le 15 novembre 2002, évoquant des rumeurs survenues une dizaine d’années auparavant. Le samedi 22 mars 1997, le Maire rencontre à son tour une des plaignantes.

     

Informé de ces agissements et désireux d’éclaircir cette affaire, J.P. Degache va agir dans trois directions :

 

- D’abord, il se présente de lui-même à la brigade de gendarmerie d’Andance le dimanche 23 mars 1997 où il subit sa première garde à vue.

 

- Ensuite, et suivant la même logique, il informe l'Inspectrice de l’Éducation Nationale, le lundi 24 mars 1997.

 

- Enfin, dès le mardi 25 mars 1997, J.P. Degache convoque tous les parents plus quelques observateurs (enseignants, membres du Conseil d’école).

 

Le mercredi 26 mars, la première plaignante retourne à la Gendarmerie pour retirer sa plainte et déclare qu’elle « a l’impression d’être manipulée par tout le monde ».

 

L’affaire semble retomber assez rapidement et la confiance des parents d’élèves en M Degache est unanime puisque, malgré cette campagne, aucun enfant n’est enlevé de sa classe. Même les parents qui avaient porté plainte laissent leur fille dans la classe de M Degache.

 

L’affaire Degache semble retomber complètement puisque les élèves, qui seront interrogés dans les jours qui suivent par la gendarmerie, ne déclarent rien qui permettent de poursuivre Jean-Paul Degache. C’est logiquement que, le 7 mai 1998, l’affaire sera classée par la justice.

 

Pourtant, lors des deux procès, plusieurs de ces élèves, qui sont restés dans l’école pendant une année et demie avec Jean-Paul Degache seront considérés comme des victimes de leur ancien instituteur.

 

Essayons, même si c’est compliqué, de nous mettre à la place des parents d’élèves, en 1997. Leurs enfants sont interrogés par la gendarmerie et déclarent des choses qui feront condamner Jean-Paul Degache 10 et 13 ans plus tard. Ils parlent à leurs parents et ces derniers estiment qu’il n’y a pas de problème à laisser leurs enfants dans la classe de l’instituteur en question pendant une année scolaire et demie…

 

Chronologie Partie 2

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