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17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 08:25

Après nous avoir donné ses impressions sur des livres qu’il avait lu, voici son sentiment après le visionnage du film de Robert Guédiguian Marius et Jeannette (1997).

 

            Dimanche soir 3 octobre, sur Arte, j’ai revu, avec grand plaisir, Marius et Jeannette de Robert Guédiguian. Avec beaucoup de simplicité, ce film montre la vie dans toute sa dureté, son quotidien qui ne fait pas de cadeau aux plus faibles. Heureusement, il reste l’amour, l’amitié, la solidarité entre ces êtres humains que nous sommes, êtres humains capables du meilleur comme du pire.

            Ariane Ascaride (Jeannette) a bien mérité son César de la meilleure actrice pour ce film qu’elle illumine du début à la fin. L’autre acteur fétiche de Robert Guédiguian, Gérard Meylan, est aussi excellent comme la petite équipe qui partage cette ruelle où ils habitent. Les moments  de convivialité qu’ils nous font vivre sont délicieux. C’est un régal de les écouter et de les regarder vivre. Quelques scènes m’ont particulièrement marqué : lorsque Jeannette, caissière dans un supermarché, se révolte contre la pression exercée par un chef tyrannique ; quand Jeannette recherche un emploi, après son licenciement ( !), et remonte une file d’attente interminable, file d’attente constituée uniquement de femmes… Vous avez dit chômage ? Enfin, la bagarre générale, bien cherchée par trois compères complètement saouls, est aussi un grand moment qui va permettre à Marius de pouvoir dire enfin ce qui le fait tant souffrir. Cela l’empêchait d’être heureux, tout simplement avec Jeannette.

            Il faut un talent fou pour réussir à nous faire sourire et à nous divertir en nous montrant de véritables drames de cette vie quotidienne souvent bien injuste et bien dure. Bravo à Robert Guédiguian et à toute son équipe ! Une fois n’est pas coutume, ce film a eu beaucoup de succès alors qu’il est aux antipodes des recttes utilisées par les grosses machines hollywoodiennes.

 

Jean-Paul

 

 

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16 octobre 2010 6 16 /10 /octobre /2010 10:00

Bonjour à toutes et à tous. Aujourd'hui, nous vous proposons deux nouveaux articles publiés dans le cadre des ateliers d'écriture. Cette semaine Jean-Paul revient sur la poussée des mouvements extrémistes en Europe, et le judoka français Teddy Riner.

 

 

Montée préoccupante de l'extrême-droite (08/10/2010)

 

           Les dernières élections suédoises permettent de mettre en lumière un phénomène qui ne manque pas d'inquiéter : la montée du populisme et de la xénophobie en Europe. Se réclamer du peuple et de ses aspirations profondes afin de le défendre part d'un principe louable mais permet toutes les dérives. L'histoire nous le rappelle. Le vingtième siècle n'est pas si loin et pourtant l'évolution actuelle de nombreux pays européens mérite que l'on s'y arrête un moment.

          En Suède mais aussi en Hongrie, au Danemark, aux Pays-Bas, en Belgique et en Norvège, les formations d'extrême droite réalisent des scores nettement en hausse plaidant contre l'immigration et en tenant des discours islamophobes. La Ligue du Nord, en Italie, soutient le gouvernement de Silvio Berlusconi et, en France, le Front National se frotte les mains à mesure que les prochaines échéances électorales approchent.

Les majorités libérales et conservatrices de droite ou de centre-droit se trouvent placées devant trois choix si elles veulent conserver le pouvoir. Soit elles intègrent l'extrême-droite, soit elles la laissent de côté en essayant d'intégrer un parti de gauche ou de centre-gauche, soit elles reprennent une partie des thèmes développés en espérant attirer le vote protestataire.

De l'autre côté de l'échiquier politique, on n'est pas épargné puisque le travailliste Gordon Brown avait, en 2007, stigmatisé les travailleurs polonais et qu'en Allemagne, un social-démocrate fait un succès en librairie avec un livre qui s'inquiète de l'immigration musulmane...

Pourquoi les pays du Nord qui ont la croissance, peu de chômage et un endettement faible versent-ils du côté de l'extrémisme de droite ? Ce ne sont pas les victimes du système ni les jeunes non diplômés qui émettent un vote protestataire. Ce sont "les premières manifestations lourdes d'une société démographiquement âgée", explique Dominiqe Reynié, directeur de la Fondation pour l'innovation politique, libérale et pro-européenne. C'est un rejet de la cohabitation culturelle qui s'exprime dans un continent vieillissant. M. Reynié précise : "Les gens craignent de vieillir dans un environnement qu'ils ne connaissent plus, en compagnie d'immigrés non européens et de l'Islam".

           Cette évolution ne doit pas manquer d'inquiéter parce que les dirigeants de ces partis d'extrême droite sont jeunes et savent parer leurs discours d'une modernité de façade qui cache bien le danger qu'ils représentent. Une hostilité systématique à l'égard des étrangers ne mène qu'à une catastrophe. C'est la diversité qui fait la richesse d'un continent. Il serait temps que notre Europe prenne conscience du danger vers lequel cette évolution très inquiétante nous entraîne.

 

Teddy Riner, champion hors normes (08/10/2010)

 

           Dans la patrie du judo, Teddy Riner avait à coeur, non seulement de décrocher son troisième titre après 2007 et 2009 chez les plus de 100 kg mais il voulait y ajouter un second trophée après 2008 : le titre toutes catégories. Avec cinq médailles d'or mondiales, il aurait dépassé Douillet, Fujii, Ogawa et Yamashita,eux aussi sacrés à quatre reprises.

Hélas, un adversaire trop coriace et un peu truqueur en a décidé autrement et notre champion devra patienter encore un peu pour le titre toutes catégories alors qu'il était invaincu depuis les JO de Pékin, en 2008. Heureusement, il est resté champion du monde des plus de 100 kg, à Tokyo. Teddy Riner est né à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe), le 7 avril 1989, il mesure 2,04 m et pèse 127 kg, son poids de forme à Tokyo, au lieu de 140 kg deux mois auparavant. Avec un entraînement intensif comportant entre autres du VTT, de l'escalade et des sports collectifs, il dit qu'il a fait très attention à son alimentation, se privant notamment de ... soda !

Cet athlète de 21 ans marche aux défis et déteste les adversaires qui ne font pas de judo lorsqu'ils l'affrontent : "Ils verrouillent les combats, à moi de faire en sorte de créer des brèches et de prendre du plaisir. Les grosses tôles, c'est toujours ce qui me fait kiffer... Même si j'ai mal ou que je suis crevé, je ne montre ni ne lâche rien... Je préfère laisser ma peau sur le tapis que de céder."

Troisième à Pékin, il a fait des JO de Londres, en 2012, sa priorité, son grandissime objectif. Son jeune âge lui permet d'espérer réaliser, voire dépasser ces titres mondiaux qu'il n'a pas pu atteindre le 13 septembre 2010. S'il y parvient, il devrait se retirer des tatamis pour s'atteler à d'autres projets : travailler dans le tourisme en Guadeloupe, ouvrir des salles de sport, se lancer dans la musique, le cinéma, les fringues, l'immobilier, etc...

Ce champion hors normes qui ne se considère pas comme une star, sait qu'il a aussi des devoirs et qu'il est un modèle pour beaucoup d'enfants et de jeunes qui, comme la plupart des amateurs de sport en France, ne lui tiendront pas rigueur du semi-échec au pays du soleil-levant... à condition qu'en 2012...

 

Teddy Riner en quelques chiffres :

 

- Envergure : 2,12 m (7 cm de plus qu'Alain Bernard, champion olympique de natation)

- Tour de biceps : 50,5 cm (5 cm de moins qu'Arnold Schwarzeneger, ex-monsieurs Univers)

- Tour de poitrine : 120 cm (2 cm de plus que Vitali Klitschko, champion WTC des lourds, boxe)

- Tour de cuisse : 74 cm (4 cm de plus que Grégory Baugé, champion du monde de cyclisme sur piste)

 

  Jean-Paul

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15 octobre 2010 5 15 /10 /octobre /2010 11:41

Aujourd’hui Jean-Paul revient sur cette période comprise entre 2002 et 2010 durant laquelle il est suspendu en tant qu’instituteur. Toutefois, il ne se laisse pas abattre et pratique le cyclisme avec Ghislaine.

 

Partie 1


            Chaque semaine, ce travail pour le Réveil m’a bien occupé et m’a permis de suivre certains dossiers passionnants comme celui de la Saria, une société qui voulait installer un centre d’équarrissage à Saint-Vallier. Je me spécialisais aussi sans problème dans le Cyclisme en suivant les exploits de Sébastien Joly. Alors qu’il faisait encore partie de l’équipe Crédit Agricole, je l’ai appelé en plein Tour de France pour faire mon article hebdomadaire au cours des trois semaines que dure cette épreuve. Lorsqu’il est revenu à Saint-Vallier, à l’issu e du Tour 2005, ses nombreux supporters l’ont bien fêté. J’étais là pour le Réveil et je mesurais tout le chemin parcouru par ce garçon depuis l’école de cyclisme de Sarras dont mon père était le Président jusqu’à ce maillot vert du Tour dédicacé par le norvégien Thor Hushovd (champion du monde 2010) pour remercier Sébastien, son coéquipier, de tout le travail accompli. J’ai remis ça ensuite pendant le Tour d’Espagne, la Vuelta. Je présentais les étapes de la semaine à venir puis j’essayais de joindre Sébastien dans l’hôtel où son équipe était hébergée grâce aux coordonnées qu’il m’avait fournies avant son départ. Ce n’était pas toujours facile et je n’avais pas trop de marge à cause des délais de bouclage de journal. D’ailleurs, cette année-là, à l’issue de cette Vuelta, S. Joly fut sélectionné dans l’équipe de France pour le championnat du monde.

 

            En même temps, mon activité journalistique est complétée par le travail que je fais pour le magasine Cyclo Passion. En 1996, grâce à Ghislaine qui avait écrit à la revue pour s’inquiéter d’un compte-rendu d’une cyclosportive qui ne paraissait pas, je propose un texte au rédacteur en chef. Dans ce « papier », je raconte ma première saison de cyclosportif avec la découverte de magnifiques épreuves superbement organisées. Pour moi qui avait été coureur cycliste, de 1967 à 1975, c’était extraordinaire de pouvoir faire de tels parcours avec autant de monde. Ce que j’appréciais par-dessus tout, c’était l’esprit de ces épreuves mêlant avec bonheur la compétition et le loisir. Mon texte paraît dans le magazine et, aussitôt après, le rédacteur en chef m’inclut dans son équipe et me propose de couvrir certaines épreuves auxquelles je participe. Comme pour le Dauphiné libéré et pour le Réveil, j’informe mon responsable de ce qui m’arrive, en février 2002. Lui aussi, comme le directeur du Réveil, il me réserve toute sa confiance.

 

                Ainsi, je vais être très occupé par ce travail de journaliste. Non seulement j’écris les textes mais j’assure la plupart du temps le reportage photo. Puisque tout se passe bien avec Cyclo Passion, je complète mes récits de cyclosportives par des visites d’usines travaillant pour le cycle, surtout dans la région stéphanoise, et aussi par quelques essais de vélos. J’alimente en plus le magazine en échos sur ce monde sportif dans lequel je me sens à l’aise et où je rencontre beaucoup de personnes très sympathiques.

               

                Cette pratique cycliste, Ghislaine et moi, nous la concevons en couple et nous organisons nos entraînements et nos sorties ensemble. Une ou deux épreuves mises à part, nous roulons toujours tous les deux en nous entraidant mutuellement. Je suis très fier des performances de mon épouse qui accroche souvent une place sur le podium et montre beaucoup de courage pour aller au bout d’épreuves longues et difficiles.

                                                                                                                                                                                                  Jean-Paul

                                                                                                                                                                                                     

Partie 3

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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 16:10

Les accusations datant des années 78-80 resteront classées sans suite car couvertes par le délai de prescription. Cela étant, la partie civile dont l’accusation enverra Jean-Paul Degache devant les assises apparaît en 2001.

 

Le 1er juin, elle accuse Jean-Paul Degache de caresses sur le sexe, au bureau, devant toute la classe. On retrouve une fois encore les mêmes arguments, mais aucun ancien élève de la classe ne peut confirmer avoir été témoin d’un tel « viol en public ».

 

Au contraire, elle affirmera en avoir parlé à sa confidente qui, interrogée ultérieurement, invalidera complètement le témoignage de son ancienne amie.

 

C’est en 2001 que l‘affaire est définitivement relancée puisque les nouvelles auditions vont également révéler des accusations d’attouchements sexuels durant la période de 1994 à 1997.

 

Le 3 juin, une ancienne élève dépose une plainte, parle de caresses des cheveux aux genoux, une fois par semaine au bureau.

 

Une autre parle de caresses sous les vêtements mais pas sur le sexe tout en reconnaissant avoir fait un stage pédagogique dans le cadre de sa formation supérieure dans la classe de Jean-Paul Degache fin 2000 qui s’est très bien déroulé. Autrement dit, une victime de Jean-Paul Degache viendra, une fois adulte se former auprès de son bourreau…

 

Malgré la proposition des gendarmes, aucun plaignant et témoin accusant Jean-Paul Degache de faits criminels sur la période de 1994 à 1997 n’acceptera de déposer en présence d’une caméra.

 

Les autres élèves nient tout problème. Certains indiquant, par exemple, que les corrections des cahiers ne se faisaient pas derrière le bureau, contredisant complètement les accusations.

 

Le 13 septembre, une ancienne élève entendue comme témoin tient des propos peu explicites à la gendarmerie sur la période de 1995 à 96 mais qui suffisent à la ranger dans la catégorie des victimes. Ceux-ci sont d’ailleurs systématiquement infirmés par de nombreux témoignages, dont la qualité et la précision semblent bien différentes. Le propre frère de cette élève viendra infirmer les propos de celle-ci par la suite et indiquera l’antipathie profonde qu’elle nourrissait contre son ancien instituteur.

 

Le 14 octobre une notable du village qui a soutenu Jean-Paul Degache en 97, affirme qu’elle n’a rien vu mais a tout appris par des rumeurs, ce qui est d’ailleurs le cas de beaucoup de protagonistes de cette affaire. Elle ajoute : « Il lui faut un autre emploi, une mutation dans la fonction publique sur un poste sans contact avec les enfants.»

 

La suite de l’affaire est connue : garde à vue, enquête, bataille d’experts et de procédure. Le coup fatal porté à Jean-Paul Degache sera le renvoi de son affaire devant la Cour d’assises qui, nous l’avons vu, est un tribunal sans pitié lorsqu’il s’agit d’affaires de mœurs.

 

Longtemps, Jean-Paul Degache se demandera comment tout cela a pu arriver. Il se sait innocent et cherchera des scénarios alternatifs, des explications, en vain. En refaisant l’historique, on s’aperçoit que des éléments peuvent permettre de bâtir cette alternative.

 

Chronologie Partie 1

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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 23:01

Jean-Paul est revenu avec émotion sur la terrible garde à vue de 2002 qui avait débouché sur son placement en contrôle judiciaire. A présent, il nous raconte ces neuf années qui ont été ponctuées de souffrance mais aussi d’espoir…

 

            Avec ce souci permanent de ne pas manquer la signature hebdomadaire, ce qui m’a le plus stressé et traumatisé pendant ces 9 années de contrôle judiciaire, c’est l’attente extrêmement redoutée de la lettre recommandée. Elle peut m’apporter une convocation au juge ou toute autre obligation mettant en péril le peu d’équilibre que j’essaie de donner à ma vie.

            Depuis 1997, j’avais peu à peu repris le dessus et poursuivi mes activités. J’avais continué à organiser des sorties, des voyages et tout se passait bien. En ce début de mois de février 2002, je n’ai pas encore 52 ans et je me sens en pleine forme, disponible pour dynamiser l’école ou les activités des communes environnantes : Ozon, Eclassan et parfois Arras-sur-Rhône.

            L’annonce de ma mise en examen et de ma suspension a été annoncée dans les pages Drôme-Ardèche du Dauphiné Libéré, un dimanche, le jour où ce quotidien régional pour lequel j’ai travaillé pendant 26 ans, est le plus lu. Malgré la présomption d’innocence, mon prénom et mon nom sont écrits noir sur blanc avec, bien sûr, le nom de l’école de Sarras…

            Décidé à ne pas baisser les bras et désirant continuer à m’occuper, je prends rendez-vous avec le Directeur de l’agence de Valence, responsable pour les deux départements de la Drôme et de l’Ardèche. Ghislaine m’accompagne mais ce monsieur refuse de nous recevoir tous les deux. Dans son bureau, je lui explique donc tout ce qui m’arrive, sans rien lui cacher afin qu’il soit complètement au courant de ces accusations abracadabrantes qui me tombent dessus et brisent ma vie. Il semble bien me comprendre mais, à la fin de l’entretien, il me déclare : « je ne peux pas vous garder comme correspondant ». J’ai l’impression que le ciel me tombe une nouvelle fois sur la tête parce que, complètement ingénu, je croyais fermement pouvoir continuer à exercer ce travail de journaliste local qui me plaisait beaucoup.

           

            Deux jours après, je renouvelle la même démarche auprès du directeur du Réveil du Vivarais, à Annonay, un hebdomadaire avec lequel je collabore aussi. Pour sa réactivité et les possibilités nettement plus importantes qu’il m’offrait, principalement en pages « Sports », je donnais jusque-là la priorité au quotidien. A Annonay, l’écoute est sensiblement différente parce que beaucoup moins formelle. Je sens, auprès du directeur de ce journal une compréhension et un soutien qui me font un bien immense. Voilà enfin quelqu’un qui ne se délecte pas avec des ragots, quelqu’un qui réfléchit, qui connaît l’homme que je suis, qui lit depuis longtemps ce que j’écris et qui, entendant ce que l’on me reproche, sait que c’est impossible et que je ne suis pas capable de tels actes. Il m’assure enfin : « Nous allons vous trouver du travail. Nous ne vous laisserons pas tomber. »

 

            Ainsi, petit à petit, je me suis consacré au Réveil, suppléant un journaliste faisant défection et intervenant à Ozon, Ardoix, Saint-Vallier et même jusqu’à Saint-Rambert d’Albon et Serrières.

 

Jean-Paul

 

Partie 2

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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 12:20

Raconter l’affaire Degache en apportant tous les éléments qui permettent de se faire une intime conviction sur la culpabilité ou non de Jean-Paul Degache est un des objectifs essentiels de ce blog.

 

Jour après jour, nous alternons entre témoignages, éléments factuels de l’affaire, récits et souvenirs de Jean-Paul Degache. Si nous n’avons que peu d’espoirs que la justice reconnaisse qu’elle pourrait s’être trompée nous cherchons à réhabiliter Jean-Paul Degache dans la société pour qu’à sa sortie, il puisse se promener la tête haute et sans aucune crainte.

 

L’objectif de ce blog est donc avant tout de convaincre les lecteurs que tout n’a pas été dit, tout n’a pas été examiné durant les enquêtes et les deux procès en assises de Privas et de Nîmes. Nous sommes persuadés que des éléments qui innocentaient Jean-Paul ont été balayés par la « dictature de l’émotion ». Ce sont ces éléments que nous essayons de retranscrire jour après jour sur ce blog.

 

Parmi nos nombreux lecteurs quotidiens, certains n’ont jamais rencontré Jean-Paul mais beaucoup sont des proches, des anciens élèves, des anciens collègues…

 

Si vous avez connu Jean-Paul, si vous l’avez côtoyé, alors vous pouvez nous aider à le réhabiliter. N’hésitez pas à nous contacter, nous avons besoin de vous pour parfaire l’historique de l’affaire et pouvoir récolter des informations, des témoignages que nous n’aurions pas encore. N’hésitez pas également à nous contacter pour faire part de votre soutien ou de votre affection à Jean-Paul.

 

Bien évidemment, tous les témoignages sont entièrement anonymes, et n’engagent strictement à rien du tout. La seule raison d’être de ce blog est de faire connaître l’affaire le plus précisément possible et chaque pierre que vous apportez à l’édifice sera un pas de plus vers sa réhabilitation.

 

Contactez-nous par mail : soutien.jean-paul.degache@voila.fr

 

Jean-Paul Degache souhaite que ce blog soit une interface entre lui et nous, un moyen de partager des émotions, des informations, des témoignages… alors n’hésitez pas à nous contacter.

 

 

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11 octobre 2010 1 11 /10 /octobre /2010 07:42

            Aujourd’hui, lundi 11 octobre 2010, Emma, la première des deux petites filles de Jean-Paul, fête ses 3 ans et nous lui souhaitons un Joyeux Anniversaire. Nos pensées vont également tout droit vers Jean-Paul qui est privé, une nouvelle fois, de sa famille et de ces instants privilégiés. Il devra se contenter de lui envoyer une carte postale ! Lui qui a tout donné pour les enfants des autres, ne peut même pas profiter du bonheur d’être grand-père. Rappelons-nous, qu’il y a trois ans, Jean-Paul a effectué 52 jours de prison après le jugement de Privas et n’a pu être à côté de nous pour la naissance de cette petite princesse.

 

            Alors comment expliquer à ses petits bouts que leur « papi » est condamné à être loin d’elles. C’est impossible ! Lorsque Jeanne ou Emma descendent avec nous au parloir, on tâche de « faire aller », de garder le sourire ; on leur dit d’aller jouer avec les autres enfants jusqu’au moment où elles peuvent enfin serrer très fort leur papi. D’ailleurs, c’est même lors d’un parloir que Jeanne, sa seconde petite fille, lui a prononcé pour la première fois le mot magique de « papi » !

 

            Si Jean-Paul, Ghislaine, Vincent, moi-même et nos petites familles sommes encore debout, c’est évidemment grâce à cet amour qui nous lie. On ne lâchera pas et comme dit si bien Jean-Paul « on se battra jusqu’à notre dernier souffle ! » afin que la Vérité sorte et  que l’on puisse enfin se retrouver tous ensemble.

 

Simon et l’équipe du Blog

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10 octobre 2010 7 10 /10 /octobre /2010 06:55

Depuis quelques semaines, Jean-Paul a pu intégrer la Classe Atelier du Journal de la prison. Cette occupation lui permet de « s’échapper », quelques heures dans la semaine, de son enfermement. Ainsi, notre objectif est de vous faire partager ses productions hebdomadaires. Aujourd’hui dimanche, voici deux articles : le premier sur l’ETA et le second, qui concerne beaucoup d’entre-nous, les fautes d’orthographe ! Bonne lecture.

 

E.T.A. : paix aux hommes de bonne volonté (24/09/2010)

 

            ETA (Euskadi Ta Askatasuna), qui signifie « Patrie basque et liberté), organisation indépendantiste, vient d’annoncer qu’elle « ne mènera plus d’actions armées ». Cela pourrait signifier que la paix est en vue dans cette région qui recouvre le pays basque espagnol et la Navarre en Espagne, plus le pays basque français. Hélas, depuis 1959, date de la création de ce groupe séparatiste, on en est à une douzaine de cessez-le-feu… et à 829 morts officiellement attribués à ETA par les autorités espagnoles.

            Pourtant, cette fois-ci, le gouvernement de José-Luis Zapaterro a accueilli cette annonce comme un « pas en avant » mais avec « beaucoup de prudence ». N’ont pas été oubliées les annonces précédentes qui ont été suivies d’attentats sanglants. ETA ayant profité de la trêve pour reprendre des forces. Cela explique l’attitude très réservée du gouvernement espagnol qui demande que l’ETA dépose les armes, sans aucune condition.

            Il faut savoir enfin, que Batasuna, bras politique d’ETA, mis hors-la-loi en 2003, veut participer aux municipales du printemps 2011 et dit représenter entre 10 et 15% de l’électorat basque. Pour que Batasuna soit légalisée à nouveau il faudrait que la paix soit certaine et définitive. Ceci explique peut-être la dernière déclaration d’ETA mais le plus sage est d’attendre d’autres actes encore plus significatifs prouvant que la paix est toujours possible entre hommes de bonne volonté.   

 

 

Vous faites des fautes ? Pas de problème (24/09/2010)

 

            Combien de gens se lamentent et sont littéralement bloqués à l’écrit parce qu’ils ne sont pas sûrs de leur orthographe ou savent pertinemment qu’ils ne maîtrisent pas assez toutes les traîtrises de la langue française ?

            Que la personne qui ne s’est jamais trompée lève le doigt ! Nous avons l’habitude de dire que l’erreur est humaine mais il faudrait vraiment que tout un chacun applique cet adage à ses semblables.

            C’est dans un des hauts lieux du savoir, à l’Ecole Nationale Supérieure (ENS), à Paris, que, dernièrement on s’est ému de ce problème : l’erreur est à la base de tout apprentissage. Certains stigmatiseront tout de suite les enseignants, les profs qui, par déformation professionnelle, font la chasse aux fautes. Mais il y a une manière de faire et une bonne partie de l’art d’enseigner est là. Signaler sans se moquer, corriger sans traumatiser, rectifier avant tout pour faire progresser, il y a beaucoup de travail en perspective. Hélas, souvent, les horaires impartis et le nombre d’élèves par classe ne permettent pas à chaque enseignant de prendre le temps nécessaire pour aider chacun à surmonter ses faiblesses, à combler ses manques.

            Il faut aussi mentionner l’attitude des autres élèves dans une classe ou bien des tiers qui n’hésitent pas à se moquer des fautes commises par les autres, ce qui fait d’immenses dégâts. Cela cause des blocages souvent insurmontables qui resteront la vie durant.

            Enfin, il faut rappeler que de nombreuses inventions ou découvertes ont été faites à la suite de fausses manipulations, d’étourderies, d’essais ratés ou d’erreurs qui n’auraient jamais dû être commises. Citons pour mémoire : le Post-it, les Bêtises (bien nommées) de Cambrai, le cellophane, le corn-flakes ou encore la tarte tatin pour les plus gourmands mais cette liste n’est pas exhaustive…

 

Jean-Paul

 

 

Pour information, le nombre de lettres reçues par Jean-Paul a dépassé les 800 !

Continuons ainsi afin de NE JAMAIS LACHER !

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9 octobre 2010 6 09 /10 /octobre /2010 07:11

            Jean Paul est en prison : j’écris ces mots, une phrase simple, je la lis, la relis... l’impensable, l’inimaginable, l’impossible ! Pour y croire, je relis ces mots, je les réécris : Jean Paul est en prison, condamné pour des faits qu’il n’a pas commis. Condamné ? Encore un mot inimaginable, impossible, insoutenable !

Jean Paul ? Que ressent-il ? Comment fait-il pour supporter cette injustice ? Pour vivre tous les jours avec et dans cette situation ? Quand je vais le voir, il dit « ça dépend des moments… », « ça va, je fais aller … » et puis, il passe à autre chose et il parle, il parle…de tout…de pub vu à la télé, de sport, des co-détenus, et il parle, il parle…pour oublier sa souffrance, pour nous  rassurer.

 

            Les mots qui suivent, vont-ils transcrire ce que ressentent Ghislaine, Vincent, Simon et tous ceux qui vont le voir ? Quels mots choisir pour dire ce qu’on ressent lors de nos visites ? Pour dire ces émotions là ? Ce nœud dans la gorge, cette respiration qui devient difficile, cette tension ?

Vous attendez qu’on cite votre nom : Degache, pour passer le portique de sécurité, tendre votre carte d’identité, et encore attendre…puis, on passe une porte, on traverse une cour , puis une autre porte, un escalier, une autre porte, un hall, un couloir, et ?...un box ou une cellule ? Où on vous enferme pour attendre Jean Paul…et on « effleure du doigt » ce que doit vivre Jean Paul, tous les jours, depuis 6 mois et pour combien de temps, encore ?

 

            Et là, après la tension des attentes…tout se bloque, les larmes montent aux yeux, je respire mal, j’étouffe…

Pas possible d’être là, je ne devrais pas être là, Jean Paul ne devrait pas être là…Comment dire ces quelques minutes d’attente ? Alors qu’au même instant, Jean Paul prend des risques en venant au parloir…Jean Paul ne doit pas voir mon émotion, mes larmes…Je suis là pour le soutenir, pas pour qu’il me soutienne… Je dois me calmer, me reprendre…je m’étire, je respire à fond, je fais appel à de bons moments récents…OUF ! ça va mieux, il va pouvoir arriver et il n’aura pas besoin de me consoler comme il l’a fait à Privas !! OUF ! mais j’ai envie de crier, de jurer, de frapper !!! IL NE DEVRAIT PAS ETRE LA !!!!

 

Françoise

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8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 05:25

Partie 1      

 

            L’année scolaire suivante (1970-1971), Jean-Paul attaqua par un remplacement annuel dans le Collège d’Enseignement Secondaire du Cheylard. Le principal lui confie les classes où les élèves demeurent en échec scolaire : 6ème et 5ème de transition et 4ème et 3ème pratiques. Comme le dit Jean-Paul, normalement ces postes étaient réservés à un personnel spécialisé et qualifié mais dans certains cas, l’Inspection appelait des remplaçants. Il rajoute : « J'apprends que je vais enseigner dans les deux niveaux et que je dois assurer le Français, la musique et...3 heures d'atelier par semaine. En fait, je me rends compte que certains, filles ou garçons, sont plus grands que moi. Il est même arrivé que certains élèves arrêtent leur scolarité en cours d'année, le jour de leurs 16 ans. Je me souviens de deux filles ayant quitté le collège parce qu'elles étaient enceintes et devaient fonder une famille... »

 

            Par la suite Jean-Paul fit encore moniteur en colonie de vacances à côté d’Agde. Il effectua un remplacement, de septembre à décembre 1971, à l’école de Ripaille à Annonay avant de rejoindre l’armée française afin d’effectuer son service militaire. Vers la fin de l’année 1972, il donna même des cours de français au personnel militaire ! Son retour au sein de l’enseignement le conduisit, toujours en tant que remplaçant, à l’école ardéchoise de Saint-Jeure d’Ay. Les remplacements se succédèrent durant l’année scolaire 1973-1974  puisqu’il dut aller enseigner à Boucieu-le-Roi, à Saint-Gineys en Coiron, au Lycée Marcel Gimond à Aubenasà deux reprises, à Tournon, au collège du Pouzin, à Annonay, l’I.M.E. de Soubeyrand Saint-Barthélémy le Pin, à Saint-Sernin, à Etables, à Viviers, à Tournon, au collège de La Voulte, à Sarras, à Labastide de Juvinas et à Saint-Andéol de Vals.

                                                                                                                                                                                                                   

                Après un stage de formation d’un an à l’Ecole Normale de privas, Jean-Paul devint en 1975 Titulaire de l’Education nationale. Cela ne l’empêcha pas de continuer à effectuer des remplacements du côté de Guilherand-Granges, de Saint-Laurent du Pape et à Annonay. Ce n’est que courant 1976, qu’il est nommé à l’école publique mixte de Sarras sur le poste de M. Valla qui fut son instituteur.

          

           Au final, entre 1969 et 1976, Jean-Paul enseigna dans près de 28 établissements situés dans un rayon de moins de 80 km autour du village de Sarras et fut à plusieurs reprises moniteur de colonies de vacances. A ce jour,  AUCUN ENFANT de cette période n’a émis la moindre critique sur son attitude.

 

          Cela signifie que Jean-Paul Degache aurait agi uniquement dans l’école de Sarras, lors d’années bien précises et devant tous les élèves.

 

          Il est toujours curieux de constater le fonctionnement de la justice et des enquêteurs lors d’affaires de ce type. La théorie voudrait que l’enquête s’oriente à la fois vers la recherche de témoins et de victimes visant à favoriser l’accusation, mais également vers la recherche d’éléments qui pourraient montrer qu’il n’y a pas de fondements aux accusations.

 

          C’est ce qu’on appelle une enquête à charge et à décharge.

 On se demande donc pourquoi aucun des anciens élèves ni aucun des anciens instituteurs que Jean-Paul a côtoyés avant d’enseigner à Sarras n’a été interrogé et qu’il a fallu que certains d’entre eux, apprenant ce qui était arrivé à leur ancien instituteur, prennent contact avec nous pour nous donner ces éléments.

 

            A aucun moment au cours des deux procès aux assises, la première partie de la carrière de Jean-Paul Degache, qui a duré 8 années, ne fut évoquée. Le fait qu’il ne se soit rien passé alors que Jean-Paul Degache était loin de chez lui, souvent pour de courtes périodes face à des enfants aurait sans doute permis aux jurés de se faire une idée plus précise sur la nature des accusations portées contre cet homme. Cela aurait sans doute donné du crédit aux cris d’innocence de Jean-Paul Degache et ça, visiblement, tout a été fait pour l’éviter.

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Published by Les amis et proches de Jean-Paul Degache - dans "L'affaire DEGACHE"
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