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7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 09:18

Aujourd’hui, Jean-Paul nous a demandé de publier deux textes reçus en prison écrits par son ami Charly. A cette occasion, nous tenions à remercier l'ensemble des personnes qui nous a aidé à construire ce blog et à l'enrichir chaque jour.

Bonne lecture. 

 

Le joueur, le dirigeant et l'argent

(Version moderne des fables de La Fontaine)

 

Compère dirigeant se mit un jour en frais

Et, espérant de bons joueurs attirer

Accepta de bourse délier.

"Je vous paierai, dit-il, largement

Repas et frais de déplacement

-Mais encor?       - Prime de présence

Prime d'équipement ainsi qu'un forfait

Dont le montant, par prudence

Je ne peux encore vous dévoiler.

Messire joueur par l'odeur alléché

Comprit que l'heure était enfin venue

De tirer parti de ses énormes qualités.

Le magot était là et son cœur battait

Devant les billets dans le coffre aperçus…

Hélas! La main du sire y pouvait bien passer

Mais la tête était d'autre mesure!

(Les victoires passées avaient fait leur effet)

Compère Dirigeant ne voulut d'abord donner

Que ce qu'en caisse il avait

Et n'accepta de bourse délier

Qu'aux joueurs de qualité sûre.

Mais bientôt, par les succès enflammé,

Il donna de plus en plus largement.

Messires joueurs allaient, venaient, partaient

Et de leur club éperdument se moquaient

Ne regardant que leur propre intérêt

Oubliant ce qu'aux autres ils devaient.

Compère  Dirigeant essaya bien

De rester maître de la situation

Mais le pli était pris et pour de bon.

Et que croyez-vous qu'il arriva?

CE FUT LE CLUB QUI EN CREVA !

 

Je te portais dans mes bras

 

            L’homme s’allongea et s’endormit.

            Une fois de plus, il refit, en rêve, le chemin qui l’avait conduit en prison.

Il vit que tout au long de ce chemin, il y avait de nombreuses empreintes de pas sur le sable, auprès des siennes. Cela le réconforta : c’étaient ses amis, connus ou inconnus, qui l’accompagnaient.

Mais il remarqua qu’à certains moments, il n’y avait plus que quatre traces de pas sur le sol : les siennes et celles de l’Espoir. Heureusement qu’il y avait l’Espoir !

Pourtant… dans les moments les plus difficiles, il nota qu’il n’y avait plus que deux empreintes sur le sable. Très surpris, et même peiné, il s’adressa à l’Espoir :

« Je vois justement que c’est dans les moments les plus difficiles pour moi que tu m’as laissé seul !

- Mais non, lui répondit l’Espoir, les traces de pas, c’étaient les miennes, mes traces de pas à moi, parce qu’alors, je te portais dans mes bras ! Que ferais-tu sans moi ? Je serai toujours avec toi. Tu ne dois pas te sentir seul… Et puis, les centaines d’empreintes qui t’accompagnaient avant que tu sois ici, tu ne les vois pas, mais elles sont toujours là, aussi présentes qu’avant !


Charly

 

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6 novembre 2010 6 06 /11 /novembre /2010 08:16

Bonjour à tous. Aujourd'hui nous vous proposons la deuxième partie du témoignage d'une des nièces de Jean-Paul qui a été son élève. Bonne lecture.

 

Partie 1

 

Pour en revenir à Jean-Paul, je l'ai côtoyé quasi quotidiennement pendant 8 ans puisqu'il était déjà instituteur quand je suis rentrée en maternelle à l'école à Sarras en 1978.

 

Son fils aîné  avait alors un peu plus d'un an et notre mamie le gardait le matin, je ne sais plus si c'était tous les jours ou pas. J'ai eu la chance de déjeuner tous les midis chez ma grand-mère pendant l'école primaire. Ainsi Jean-Paul me récupérait à la maternelle le midi et me ramenait chez elle en allant chercher son fils avant de rentrer chez lui. Puis, quand son fils est rentré à l'école, Mamie a décidé de nous avoir tous les deux à déjeuner le jeudi midi. Comme mon cousin et moi avions deux ans d'écart, ces jeudi midi chez Mamie étaient des moments où l'on s'amusait bien. Jean-Paul nous emmenait alors chez elle à 11h30. Tout cela pour dire que pendant toutes ces années, je n'ai pas le souvenir d'avoir vu ou entendu quoi que ce soit de ce dont on accuse Jean-Paul.

De plus, et ce qui est étonnant, c'est que l'on ne m'ait jamais interrogé en tant que nièce de Jean-Paul, alors que, souvent, les pédophiles s'attaquent d'abord à leur entourage proche, et comme j’étais  la première de ses nièces, j’aurais pu être sa première victime si vraiment il avait été un dangereux pervers …

 

A l'école, dès le CP, on souhaitait tous grandir très vite et arriver en CM1 pour être dans la classe de Jean-Paul. Comme il faisait CM1 et CM2, il fallait "tomber" la bonne année pour être dans sa classe. Les parents d'élèves eux-mêmes souhaitaient que leur enfant soit dans la classe de Jean-Paul. Je me souviens en avoir entendu certains qui disaient à Mamie, quand elle venait me chercher à la sortie de l'école "Qu'est-ce qu'on a de la chance que notre fils/fille soit dans la classe de Jean-Paul !".

Pourquoi ? Certainement parce qu'il était (et sera toujours) un très bon instituteur.

Avec lui, chaque élève avait sa place et sa chance. Il n'enseignait certes pas de la même façon que ses collègues de l'école. Sans vouloir critiquer les autres instituteurs de l'école à l'époque, Jean-Paul n'enseignait pas à "l'ancienne méthode", derrière un bureau, de façon autoritaire. Il permettait à chacun de s'exprimer et de développer sa propre personnalité alors que d'autres enseignants souhaitaient nous rendre "uniformes", nous faire rentrer dans le moule. Pendant les deux années dans sa classe, je crois que nous avons tous gagnés en confiance en soi et en autonomie. Non seulement sa façon d'enseigner nous permettait d'enrichir notre savoir mais surtout de grandir et d'être fin prêt à affronter le collège et l'adolescence.

 

D'ailleurs, lorsque je suis rentrée en 6ème à Saint-Vallier, je me souviens que plusieurs profs ont fait remarquer que les élèves arrivant de la classe de Jean-Paul Degache à Sarras étaient les mieux préparés du coin à l'entrée en 6ème et que cette année serait pour eux très cool et plus une année de révision qu'autre chose.

 

Pendant ces deux ans, je n'ai rien remarqué d'anormal dans le comportement de Jean-Paul. Il avait comme toujours, 10 000 projets pour l'école et pour la classe, des tas d'idées d'activités et de sorties qui rendaient envieux les élèves des autres classes. Nous avons fait de nombreuses sorties pendant ces deux ans : ski de fond, sorties à vélo  à la Tour d'Albon et au barrage d'Arras, nous sommes partis également à Beauchastel faire de la voile et du tennis (je m'en souviens très bien, Coluche est mort pendant cette classe verte). Nous avons certainement été une dernière première école équipée en informatique (de magnifique MO5 avec crayon optique) et l'une des premières classes de découverte à faire de la photo, de la vidéo et de l'informatique !

 

Par ailleurs, s'il avait fait quelque chose dans la classe, on l'aurait remarqué. La classe était entièrement vitrée côté cour de récréation. Tous les élèves et instituteurs passaient sous les fenêtres au minimum 4 fois par jour pour rentrer et sortir de l'école, aller à la cantine, en salle informatique, ... L'entrée à l'école maternelle se faisait également en passant devant les fenêtres et pour la maternelle, c'était non seulement les enfants mais les parents qui passaient devant. Sans compter que de la cour de récréation des maternelles on avait une vue d'ensemble de la classe de Jean-Paul. Cela s'est passé en classe devant toute la classe ? Où sont les témoins ?

 

Que dire de plus si ce n'est que ces deux années resteront pour moi les meilleures de l'école primaire, voire de ma scolarité.  Peu d'instituteurs ou de professeurs restent en effet, dans nos mémoires lorsque l'on est adulte. Aujourd'hui, je ne comprends pas, comme beaucoup de personnes, comment on a pu arriver à le condamner à 8 ans de prison sans qu’il n’y ait un seul témoin !!!

 

Toujours est-il que Jean-Paul est en prison pour 8 ans ... Comme toute la famille et ses proches, je garde espoir de pouvoir le voir bientôt prendre ses petites-filles dans ses bras, remonter sur un vélo, dévorer un plat de quenelles préparé par Mamie ... Ces choses simples dont on l'a privé le vendredi 26 mars 2010 ...

 

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5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 00:39

On nous a souvent dit que les témoignages des membres de la famille de Jean-Paul n'avaient aucune valeur. Voici celui d'une des nièces de Jean-Paul.

 

Je tiens à vous faire part de mon témoignage à double titre : en tant que nièce de Jean-Paul, tout d'abord, mais aussi parce que je suis l'une de ces anciennes élèves.

 

C'est d'ailleurs au simple titre d'ancienne élève que j'ai été interrogée par la gendarmerie d’un village ardéchois voisin à celui de Sarras. Cet interrogatoire, je m'en rappellerai longtemps puisque c’est un officier de permanence qui l’a mené ! Tout a commencé par un message sur le répondeur téléphonique à la maison à Avignon un soir en rentrant du travail. La gendarmerie me demandait de rappeler très vite une certaine personne. Pas d'indication sur le pourquoi de l'appel. A l'écoute de ce message, un grand frisson me monte dans le dos : il est arrivé quelque chose de grave à quelqu'un de la famille ? Je saisis mon téléphone pour rappeler. On me répond qu'il n'y a qu’une personne qui peut me dire pourquoi il a appelé et qu'il ne sera pas là avant le lendemain après-midi. Malgré mon insistance et ma voix paniquée en pleurs, on ne veut rien me dire. J'ai de suite appelé mes proches à Sarras pour savoir ce qu'il se passait. Tout le monde allait bien et au bout d'un moment, nous avons fini par comprendre qu'ils avaient certainement appelé dans le cadre de l'enquête sur Jean-Paul, dont j'avais été informée par la famille.

 

Effectivement, le lendemain, j'ai enfin cette personne au téléphone qui m'a confirmé que les gendarmes devaient m'entendre en tant qu'ancien élève sur l'enquête qui était menée. Comme je résidais et travaillais à Avignon à l'époque, j'ai profité d'un week-end à Sarras pour me rendre à la gendarmerie le samedi matin qui a suivi. Le premier contact avec la gendarmerie au téléphone m'avait déjà donné un aperçu de la délicatesse et du tact de ses officiers.

 

Ainsi le samedi matin, je me rends à la gendarmerie qui est alors occupée par un seul officier, de "permanence" apparemment. C'est lui qui va m'interroger, parce qu'il est là, et non pas parce que c'est lui qui est en charge de l'enquête. Il commence à me poser les questions, en m'indiquant bien que je suis entendue en tant « qu'ancien élève ». Pourtant, et je lui fais remarquer, il commence ses questions par « votre oncle » ! A plusieurs reprises, il s'absente du bureau pour répondre au téléphone. Quand il revient, il s'est passé plusieurs minutes à chaque fois, et il reprend la frappe de la déposition. Je vous laisse imaginer la fidélité de la déposition quand on est dérangé sans cesse. Lorsqu'à la fin de l'interrogatoire il m'a demandé de relire et de signer, j'ai fait modifier plusieurs phrases : des propos avaient été amalgamés alors que je n'avais dans mes paroles, jamais fait de lien entre deux idées qui se retrouvait dans la déposition de cause à effet.

 

Je me suis même fait la réflexion, à l'époque, que j'avais été très attentive lors de la relecture de cette déposition mais que ce ne serait peut-être pas le cas de tous ceux qui avaient été ou seraient interrogés ... et que ces interrogatoires devraient être réalisés par deux personnes, toujours les mêmes, et être enregistrés ou filmés pour ne pas déformer les propos. Je ne blâme pas l'officier qui m'a interrogé ce jour-là. Il a fait son boulot, dans les conditions dans lesquelles on lui impose de le faire ... Cependant, il est regrettable que cela puisse aujourd'hui avoir les conséquences que l'on connaît...

 

Partie 2

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4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 07:19

Devant l’afflux de nouveaux lecteurs, dont certains ne connaissent que peu l’affaire Degache, et pour permettre à tout le monde de se rafraîchir la mémoire, nous avons décidé de revenir sur quelques uns des nombreux éléments qui nous poussent à croire que Jean-Paul Degache est innocent.

 

En 2007 à Privas puis en 2010 à Nîmes, les deux procès d’assises ont condamné l’ancien directeur de l’école publique, personnage estimé de sa commune, président d’associations sportives locales et départementales, ancien leader de l’opposition au Conseil municipal, correspondant de presse pour des journaux locaux et nationaux, à 8 années de prison pour viol et agressions sexuelles sur mineurs par personne ayant autorité.

 

Concrètement, cela signifie que l'institution judiciaire l’a reconnu coupable d’avoir violé une élève durant deux années devant toute la classe plusieurs fois par semaine, et d’avoir pratiqué des attouchements sur 6 autres pendant 2 ans et sur 7 autres durant deux années différentes. Tous ces crimes et délits sont censés avoir été commis devant plus de 20 élèves, à l’intérieur d’une classe vitrée donnant sur la cour de l’école et sur le couloir de l’école.


- Or, durant les deux procès, fruits de longues enquêtes de la gendarmerie, personne n'a jamais rien remarqué et jamais l'alerte ne fut donnée. Aucun des nombreux anciens élèves interrogés, présents dans les classes, n’a remarqué quoi que ce soit

 

De nombreuses années après, on assiste à leur dénonciation, uniquement par celles qui s'en disent victimes. Aucun témoin n'affirme avoir assisté à un viol, pourtant censé avoir été commis – répétons-le - devant plus toute une classe.

 

- Ces viols et attouchements auraient, d'après les victimes, été commis toutes les semaines pendant plusieurs années dans une classe vitrée côté cour et côté couloir, et devant laquelle il était indispensable de passer pour entrer dans l'école.

 

Malgré cette exposition aux regards de tous, jamais un adulte ou un autre enfant n'a remarqué quoi que ce soit d'anormal. Plusieurs dizaines d’adultes, ont assisté, sans qu’il le sache à des séances de classe données par Jean-Paul Degache, toute personne qui rentrait dans l’école était obligée de se trouver nez à nez avec l’instituteur face à sa classe. Les procès de Privas et de Nîmes ainsi que les enquêtes de gendarmerie ont vu défiler des dizaines d’adultes… aucun n’a assisté à quoi que ce soit d’anormal.

 

- Presque tous les élèves ont été entendus en mars 1997 par les gendarmes dans le cadre de la première enquête, qui portait alors sur des accusations d'attouchements et qui a été classée sans suite et ressortie ultérieurement. Aujourd'hui, plusieurs de ces élèves sont considérés comme des victimes de Jean-Paul Degache. Malgré ce qu'ils ont pu dire aux gendarmes, aucun d'entre eux n'a été retiré de la classe par ses parents. Au contraire, tous ont continué l'année suivante, en CM2, avec le même instituteur. Même les parents d’une partie civile ont laissé leurs filles dans la classe de Jean-Paul Degache "car c'était un bon instituteur" !

 

Autrement dit, il faut imaginer que l’on accompagne à la gendarmerie son enfant de 8 à 10 ans pour qu’il témoigne sur les agissements de son instituteur soupçonné d’être un pédophile. Malgré ce qu’il a pu dire aux gendarmes, on remet son enfant dans la même classe, sans mesure de surveillance particulière, avec le même instituteur…

 

Toutes les victimes d’agressions sexuelles ont ainsi été remises dans la classe par leurs parents le jour suivant l’interrogatoire par les gendarmes ! L’année suivante, ces mêmes parents ont laissé leurs enfants partir en classe de découverte avec ce même instituteur qui faisait l’objet d’une enquête de gendarmerie.

 

Aucun élève n’a été retiré des classes de Jean-Paul Degache. 10 ans après les faits, ce que ces enfants ont dit aux gendarmes et qui n’a même pas alerté leurs parents fait d’eux des victimes d’agressions sexuelles…

 

- Parmi ces enfants devenus adultes et étant appelés à témoigner devant la Cour d’assises, plusieurs affirment devant la Cour que leur instituteur ne leur a jamais rien fait et qu’ils n’ont rien à lui reprocher. La Cour les considèrera tout de même comme victimes ! Autrement dit, Jean-Paul Degache est en prison pour huit années pour des faits qu’il est censé avoir commis sur des personnes qui, lors du procès et aujourd’hui encore clament qu’il ne les a pas commis !

 

Malgré cela, les jurés ont considéré que Jean-Paul Degache devait purger une peine de 8 années de prison.

 

Si nous respectons parfaitement la décision du peuple français, représenté par la Cour d’assises, nous estimons que la vérité judiciaire n’est peut-être pas conforme à la vérité des faits.

 

Nous ne sommes pas les seuls, plus de 1000 personnes ont spontanément choisi de rejoindre le comité de soutien à Jean-Paul Degache. Parmi elles, on trouve l’Abbé Dominique Wiel, innocenté à Outreau.

 

Cette affaire a fait tant de bruit qu’elle a fait l’objet d’un reportage remarqué dans l’émission 66 minutes, diffusée sur M6.

 

Ce blog vise entre autres à faire connaître l’histoire de Jean-Paul Degache afin que chacun puisse se faire une idée sur cette affaire.

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4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 07:05

Dans le cadre des Lundis Citoyens, le Collectif du même nom organise une rencontre avec Charles Bécheras, Aumônier à la Maison d’Arrêt de Privas, autour du thème « Vivre en prison ».

 

65 000 détenus en France : dans quelles conditions ? Suicides, violences,  santé, préparation à la réinsertion, contacts avec l'extérieur, peines  alternatives... Voilà quelques unes des questions qui pourront être abordées au cours de cette soirée.


Jean-Paul avait rencontré à plusieurs reprises C. Bécheras lors de son incarcération à Privas en 2007.

Les personnes intéressées sont bien sûr invitées à se rendre à cette soirée que le Blog de soutien à Jean-Paul Degache se permet de relayer.

 

 

Lundi 8 novembre à ANNONAY salle Jean-Jaurès (GOLA) – 20h30, 

 avenue de l’Europe (au-dessus du cinéma Les Nacelles)


 « Vivre en prison »


Avec Charles Bécheras, Aumônier de la Maison d’arrêt de Privas

 

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3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 08:42

Lettre de Jean-Paul à son fils et sa belle-fille,

Datée du 27 octobre 2010, à Villeneuve-lès-Maguelone.

 

Mon cher Simon, ma chère Pauline,

 

             Que les moments de bonheur passent vite ! Je n'ai pas vu filer les 45 minutes de ce temps que nous avons passé ensemble avec notre petite Jeanne adorée. Elle a été vraiment formidable et m'a comblé de "Papi". C'était un vrai régal.

[...]          

            Hier après-midi, au cours de la promenade, j’ai été témoin d’une bagarre qui a nécessité l’intervention des surveillants. Ce sont des jeunes qui ont bousculé un homme et l’ont fait tomber. Ils ne se sont même pas arrêtés, faisant comme si le type n’existait pas. Devant les cris de protestation et sur l’insistance d’un autre, le premier jeune est allé s’excuser mais pas l’autre. Alors, le ton est monté avec les insultes et les deux se sont mis à se battre…

Nous étions tous très mal. En plus, des fenêtres des deux bâtiments partaient des insultes, des cris… Ce matin, celui qui réclamait des excuses est sorti à nouveau mais il a le visage marqué par les coups reçus. Heureusement, l’autre n’est pas sorti en même temps… Dans quel univers suis-je ?

 

 

           Cet extrait de courrier demeure extrêmement significatif du quotidien de Jean-Paul. Comme il le dit "dans quel univers suis-je ?" Pour nous qui n'entrons que partiellement dans la Maison d'arrêt, il est très difficile de s'imaginer ce qui se passe derrière le box du parloir. Jean-Paul essaie de nous le décrire mais encore une fois ce ne sont que des mots. Il insiste fortement sur le bruit permanent des portes, des verrous, des alarmes, de la musique ... et des autres détenus et ce à n'importe quelle heure de la journée et de la nuit ! Comment trouver un équilibre lorsque l'on doit faire face à cela ?

            Il y a également les minutes de promenade quotidienne, les seules en extérieur, qui restent ponctuées de violence, d'injures comme il nous le décrit ci-dessus. C'est donc dans un état de stress permanent que Jean-Paul évolue dans ce milieu.

            Heureusement qu'il y a ces instants de retrouvailles avec la famille lors des parloirs mais également le courrier qui arrive tous les jours. Ce sont des instants qui lui permettent de recharger ses batteries et sans cet amour et cette amitié, il ne tiendrait pas.  Jean-Paul nous disait hier qu'il avait reçu 851 courriers.

            Nous ne pouvons que vous conseiller de lui écrire régulièrement... Si vous avez des difficultés à le faire, pensez au réconfort que vous lui apportez quand on lui remet votre courrier et surtout quand il le lit.

 

Jean-Paul Degache
33670 Bat A 102
Maison d'arrêt
avenue du Moulin de la Jasse
34753 Villeneuve les Maguelone Cedex

 

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2 novembre 2010 2 02 /11 /novembre /2010 06:12

Bonjour à tous, fidèles, occasionnels ou nouveaux lecteurs du blog. Hier fut une journée record avec plus de 300 visiteurs uniques et nous tenions à vous remercier.

 

Il y a quelques semaines, nous avions demandé à Jean-Paul de nous relater son quotidien lors des années, comprises entre 2002 et 2010, marquées par le contrôle judiciaire. Aujourd’hui, voici la dernière partie.

 

Partie 3

 

            Enfin, j’occupe bien mon temps avec mon jardin et l’entretien de l’espace vert autour de la maison Quelques amis viennent parfois me donner un coup de main précieux. Ce travail me délasse bien et permet d’avoir de bonnes satisfactions à condition d’être patient et régulier dans les soins que l’on apporte à ses cultures potagères. Si je ne brille pas par mon assiduité, notamment pour les arrosages indispensables au bon développement des légumes, le jardinage est un travail d’équipe réalisé en parfaite entente avec Ghislaine.

Si la période hivernale permet bien de souffler, quand mars arrive, il faut bêcher puis semer, repiquer, arroser, biner, piocher… en espérant récolter. On n’a guère le temps de profiter de la magnifique floraison des cerisiers que leurs fruits sont déjà mûrs et qu’il faut commencer à grimper à l’échelle ou dans les arbres pour essayer d’assurer une cueillette la plus correcte possible. Une ou deux chutes sont venues me rappeler à la prudence mais quand un arbre est vieux, ses branches montent haut et ce n’est pas toujours facile. Om me dit bien qu’il faudrait les tailler mais c’est un travail énorme que je n’ai pu faire que très partiellement.

Ainsi, au rythme des saisons et de l’activité cycliste et journalistique, ces neuf années de contrôle judiciaire se sont écoulées. Heureusement, il y avait aussi la vie familiale avec la naissance de mes deux adorables petites-filles, formidables moments d’espoir permettant de croire encore en un futur meilleur.

Volontairement, Ghislaine et moi, nous ne sommes plus partis en vacances pendant toutes ces années alors que nous adorons visiter, découvrir d’autres régions, d’autres pays et aller à la rencontre d’autres cultures. Ce sacrifice momentané nous laissait espérer qu’un jour, enfin, ce cauchemar s’arrêterait parce que la véracité historique s’imposerait enfin. Il nous était impossible d’imaginer aller jusqu’au bout de l’horreur, de cette horreur qui nous est imposée et qui nous oblige de boire le calice jusqu’à la lie.

Tenir, résister, pour venir à bout du mensonge, de la méchanceté et de la haine, reste la seule solution pour en finir un jour. Parce que je suis parfaitement en règle avec ma conscience et entouré par tout l’amour de mes proches sans oublier la formidable amitié de plus d’un millier de personnes, je résiste et sortirai un jour la tête haute.

Jusqu’à mon dernier souffle, je ne cesserai de proclamer que JE SUIS INNOCENT !!!

 

Jean-Paul

 

Partie 1

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1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 07:56

Jean-Paul continue de nous décrire ces heures qui ont suivi la condamnation du procès de Privas au mois de septembre 2007.


Partie 1

 

Ça y est, on m’emmène. Je dois monter à l’arrière d’une voiture de police et le trajet sera très court. Je connais ces rues de Privas mais il fait nuit et je ne vois personne. Je me laisse conduire comme un automate vers un destin que j’ignore.

 

Devant la vieille maison d’arrêt, je n’ai pas le temps de respirer l’air libre… D’ailleurs, je ne le suis plus. La lourde porte métallique se referme derrière moi et commence le rythme infernal des claquements métalliques des grilles qui s’ouvrent puis se ferment et des clés des surveillants qui manœuvrent sans fin ces serrures qui enferment les êtres humains.

 

J’accomplis les formalités ou plutôt je me laisse faire mais je tremble de tout mon corps parce que je me demande où je vais bien pouvoir tomber. On détaille toutes mes affaires pour m’en laisser certaines et en garder d’autres. Le fameux sac que j’avais quand même préparé pour conjurer le mauvais sort en pensant vraiment qu’il ne me servirait pas, m’est enlevé. Il faut que je me débrouille pour porter mes affaires avec le « paquetage » qu’on me remet comme à tout arrivant.

 

Il a fallu aussi que je me déshabille pour la première fouille qui sera suivie de tant d’autres… Un surveillant me demande de le suivre, les bras chargés et voilà que je découvre l’intérieur d’une prison, ce nombre incalculable de portes à franchir. Je suis perdu.

 

Je demande au surveillant « Vous allez me mettre où ? » Il me répond : « Dans une cellule de huit. Vous verrez, ils sont sympas… » Je suis effondré. Je le supplie de me mettre tout seul mais il n’y a rien à faire.

 

Il doit être une heure du matin. Nous montons un étage, suivons un long couloir et nous arrivons devant une porte, là où je vais devoir passer 52 jours, mais…


Jean-Paul

 

Partie 3

 

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31 octobre 2010 7 31 /10 /octobre /2010 07:33

 Les Vivants et les Morts de Gérard Mordillat (8 épisodes de 52 minutes, France 2, 2010)

 

En ce dernier dimanche du mois d'octobre, Jean-Paul nous fait partager la chronique d'un livre qui a été ensuite adapté en téléfilm pour France Télévision.


            Ghislaine et moi avions adoré le livre de Gérard Mordillat, et j’ai été agréablement surpris de voir que ce même auteur avait réalisé un film pour la télévision afin d’adapter son roman qui avait été sélectionné pour le Prix du Livre Inter.

affiche-Les-Vivants-et-les-Morts-2009-1.jpgAprès avoir vu les six premiers épisodes, je me rends compte que cette immense fresque sociale et souvent très intimiste, ne pouvait être adaptée que par son auteur lui-même. Le récit est tellement dense que la réalisation a imposé de résumer certaines parties de l’histoire en deux épisodes.

Les Vivants et les Morts permet de comprendre de l’intérieur ce qui s’est passé et se passe encore lorsque la finance l’emporte sur l’humain. Cette recherche permanente et obsessionnelle du profit détruit tout simplement la vie. L’auteur décortique bien le mécanisme diabolique mis au point pour réussir à déposséder les ouvriers de leur outil de travail. Ils sont prêts à tous les sacrifices pour conserver ce qui est leur dignité et leur fierté. D’autres hommes – méritent-ils ce nom ? – n’hésitent pas à employer tous les stratagèmes pour parvenir à leurs fins. Témoins de ce spectacle désolant, les hommes politiques sont pathétiques et Gérard Mordillat démontre bien toute leur impuissance devant ce véritable massacre. Les vrais décideurs sont ailleurs et ils se gardent bien de se montrer.

La montée en puissance de l’histoire, pendant les trois premiers épisodes, avait été un peu ralentie dans les trois suivants où les rapports amoureux prenaient le dessus mais l’on comprendra ensuite que cela était nécessaire pour expliquer ce qui suivra.

Les deux derniers volets de cette terrible histoire bien trop contemporaine m’ont laissé KO. La révolte de toute une ville qui sent qu’on est en train de l’assassiner, est montrée avec brio et beaucoup de réalisme par le réalisateur : « Qui sème la misère récolte la colère ! »

Ce sont les femmes qui font prendre conscience à tous du drame qui se joue alors que, de réunion en réunion, responsables et hommes politiques tentent d’en finir en douceur. Arrive alors la répression aveugle et dévastatrice des forces de l’ordre. L’auteur nous montre bien que ce sont eux qui les dirigent, de loin, par radio, qui portent la faute de la catastrophe qui s’amorce. Marie Denarnaud qui joue le rôle de Dallas, se révèle vraiment dans ses deux derniers épisodes où elle est tout simplement extraordinaire de présence, de force et d’émotion. Elle vole même la vedette à son mari, Rudy, joué par un très bon Robinson Stévenin, et finit par imposer sa volonté.

 

 

Inutile de détailler tout ce qui se passe dans Les Vivants et les Morts, tellement cette histoire est dense et riche en émotions. L’œuvre cinématographique réalisée est à la hauteur du roman et tout le mérite en revient à Gérard Mordillat et à tous ceux qui l’ont soutenu pour réaliser cette superbe fresque. Si vous n’avez pas pu voir le film, lisez sans plus tarder le livre, vous ne le regretterez pas !

 

Jean-Paul

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30 octobre 2010 6 30 /10 /octobre /2010 08:47

Aujourd'hui, nous vous proposons deux articles que Jean-Paul a écrits sur l'agriculture actuelle et ses conséquences.  Bonne lecture !

 

Une présidente pas dans son assiette (29/10/2010)

 

Pouvons-nous faire confiance à ceux qui édictent les normes nous garantissant une nourriture saine dans nos assiettes ? Le doute était déjà présent mais il s’installe encore plus depuis que nous avons appris que Diana Banati, présidente du conseil d’administration de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), faisait aussi partie du conseil d’administration d’une association regroupant les plus grandes entreprises de l’industrie alimentaire, l’International Life Science Institute (ILSI).

Merci qui ? Merci José Bové ! Le député européen, vice-président de la commission agriculture du Parlement européen, a révélé ce sérieux conflit d’intérêt. Il a déclaré : « l’EFSA n’a pas d’autonomie. Elle est inféodée aux lobbies. Son mode de fonctionnement doit être revu de fond en comble ». Mme Banati a caché le fait qu’elle côtoyait, au sein de l’ILSI, les représentants des dix plus grandes entreprises comme Kraft Foods, Nestlé ou Danone. Cette scientifique hongroise, spécialiste des questions d’alimentation, fait partie de l’EFSA depuis 2006 et en est la présidente depuis 2008. Parmi ses attributions, cette autorité a une mission d’expertise auprès de la Commission européenne en matière de produits alimentaires dont les fameux OGM, les organismes génétiquement modifiés. L’ILSI, fondé aux Etats-Unis, regroupe plus de 400 entreprises et vise à « améliorer la santé et le bien-être du public en rassemblant des scientifiques de l’université, du gouvernement et de l’industrie, dans un forum neutre ». Son financement est assuré par l’industrie, les gouvernements et des fondations. Or, parmi ses membres, on trouve des géants comme Monsanto, BASF, Bayer ou Syngenta, grands pourvoyeurs d’OGM. C’est en réalité un lobby qui cherche à influencer les décisions politiques avec, entre autres, à son actif, une action en faveur des fabricants de tabac pour affaiblir les initiatives de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Cette dernière, en 2006, a exclu l’ILSI des organisations pouvant participer à ses activités.

De plus, l’ILSI travaille sur des plantes transgéniques et intervient dans les évaluations de l’EFSA. Bien que Mme Banati affirme qu’il n’y a pas de conflit d’intérêts, la suspicion est là et les ministres européens de l’environnement ont demandé « un renforcement de l’évaluation environnementale des OGM ». Cette remise en cause sérieuse de l’indépendance de l’EFSA affaiblit la Commission européenne et ne peut manquer de nous interroger sur la qualité de ce qui arrive dans nos assiettes.

 

A Barjac, dans le Gard, une utopie devient réalité (29/10/2010)

 

nos enfants nous accuseront,0Située aux confins du Gard et de l’Ardèche, la commune de Barjac se fait connaître en 2008, grâce au film de Jean-Paul Jaud : « Nos enfants nous accuseront ». Ce documentaire-choc détaille le combat d’une municipalité contre les pesticides afin d’imposer des produits bio à la cantine scolaire et à la maison de retraite.

Hélas le problème de l’approvisionnement se pose déjà comme un peu partout en France : manque de volailles et de farine, par exemple. Aussi, lorsqu’une imposante ferme de 120 hectares, La Grange des Prés, est à vendre, Edouard Chaulet, le maire de Barjac, 1533 habitants, ne veut pas laisser passer cette occasion unique.

En France, nombreux sont les jeunes agriculteurs qui veulent s’installer mais qui abandonnent leur projet parce qu’ils n’ont pas de terre à cultiver. A Crest (Drôme), existe une association, Terre de liens, dont l’objectif est d’aider à l’installation des cultivateurs bio par l’intermédiaire d’un montage financier basé sur « un actionnariat citoyen et concerné ». Le président de cette association, Sjoerd Wartena, est clair : « La politique agricole commune pousse sans cesse nos agriculteurs à l’agrandissement et à la spéculation. Ces grandes exploitations  intensives détruisent le paysage, rendent les terres stériles, l’eau imbuvable. Nous avons besoin d’une agriculture diversifiée et de proximité, pas de milliers de tonnes de céréales ! » En partenariat avec une banque solidaire, la Foncière terre de liens (4700 actionnaires, 12,5 millions d’euros de capital) collecte des fonds auprès de particuliers ou d’entreprises afin d’acheter ou de louer des terres. L’argent placé est récupérable à tout moment mais c’est avant tout un acte militant car aucun dividende n’est distribué. L’action est revalorisée suivant l’inflation et les souscripteurs peuvent bénéficier d’avantages fiscaux à condition de conserver l’action pendant au moins cinq ans. Aujourd’hui, 45 paysans (35 ans de moyenne d’âge) ont pu s’installer ou poursuivre leur activité et 26 exploitations achetées revivent.

Avec le soutien du département et de la région, le maire contacte Terre de liens et rêve déjà d’une ferme bio de 120 hectares… Il faut un million et demi d’euros pour acquérir le domaine, restaurer la ferme et réaliser d’autres aménagements. Terres de liens propose que ces terres soient exploitées par des agriculteurs motivés non seulement par le biologique mais aussi par le travail d’équipe. Les bêtes fourniront l’engrais. Les outils, les droits d’eau et les bâtiments seront mis en commun et il faudra s’entendre pour la rotation des cultures. Enfin, deux ans seront nécessaires pour obtenir la certification bio.

Alors que le prix moyen à l’hectare est de plus de 6000 euros dans le Gard, les paysans de la Grange des Prés louent la terre 50 euros l’hectare par an puis cela passera à 73 euros en 2012.

Tout a été bouclé le 30 avril dernier. Cinq agriculteurs ont été choisis par Terre de liens parmi une dizaine de candidats. Un montpelliérain de 34 ans, Frédéric Gasset, qui ouvre une boulangerie à proximité de Barjac, va cultiver lui-même son blé. Un jeune couple va élever des volailles. Un autre couple produira du fourrage pour son élevage de chèvres et deux agriculteurs de Barjac sèmeront de l’engrais vert pour préparer de futures plantations notamment consacrées au maraîchage. La Grange des Prés, ancienne ferme céréalière, devient ainsi une exploitation consacrée à la polyculture et à l’élevage pour la vente en circuit court.  

Bien sûr, tout le monde n’est pas d’accord avec ce montage réussi car quelques agriculteurs de Barjac lorgnaient vers ces terres mises en location. Terre de liens oblige l’agriculteur à être locataire ce qui est difficile à accepter pour un paysan traditionnel attaché au lopin qu’il cultive et qui, souvent, lui a été transmis par sa famille. Mais, quand on sait que, chaque semaine, en France, 200 fermes disparaissent, il est peut-être temps de mettre au point un autre système… comme une utopie qui deviendrait réalité.

Jean-Paul  

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Published by Les amis et proches de Jean-Paul Degache - dans La vie en prison
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