Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 10:34

Pour des raisons évidentes, nous tairons l'identité de cet élève.

 

- Bonjour, et merci d’accepter de répondre à mes questions, d’abord, tu étais en classe avec Jean-Paul Degache à quelle période ?

 

Bonjour. Oui j'ai eu Jean-Paul comme instituteur pour les années 1994-1996.

 

- Tu sais que, ces années-là, plusieurs de tes anciennes camarades l’accusent d’avoir pratiqué des attouchements, des agressions sexuelles sur elles, tu as subi ce genre de choses ?

 

Non jamais.

 

- As-tu assisté à des scènes où Jean-Paul Degache se livrait à des attouchements, à des agressions sexuelles sur tes anciennes camarades de classe ?

 

Non, je n'ai jamais vu quoi que ce soit d'anormal sinon je pense que de tels actes auraient marqué ma mémoire.

 

- Tu as des exemples de gestes d’affection de Jean Paul Degache?

 

Je me rappelle qu'il lui arrivait de nous poser la main sur l'épaule lorsqu'il nous aidait pour comprendre un exercice. C'était pour nous encourager, nous rassurer, pour nous mettre à l'aise. Enfin rien de "pervers" à mes yeux.

 

- On a dit au procès qu’il se passait des choses pendant la classe de découverte, tu t’en souviens ?  

 

Lors d'un voyage scolaire, les élèves vivent les uns avec les autres durant tout le séjour. On vit presque 24h sur 24 ensemble, alors je pense que si quelque chose d'anormal s'était passé, premièrement, je l’aurais sans doute vu, deuxièmement j’en aurais entendu parler, mais je n'ai rien entendu et rien vu durant ce voyage et même après, en France et en classe.

 

- Mais vous en parliez entre vous de l’attitude de Jean-Paul Degache ?

 

Non. Que ce soit durant les années de classe avec Jean-Paul ou après au collège, on n'en a pas parlé. Depuis le procès j'y pense régulièrement. J'essaye de me souvenir de faits marquants de cette période mais je ne retrouve rien que des souvenirs d'un gamin en classe avec ses bons et un peu moins bons souvenirs (les notes...)

 

- On a dit aussi qu’il prenait les élèves sur ses genoux, tu t’en souviens ?

 

Non, je ne me souviens pas. Ni avec d'autres élèves.

   

- Tu es toujours à Sarras non ? Tu n’as pas croisé des personnes impliquées dans l’affaire ? Vous en avez parlé ces derniers temps ?

 

Oui je vis encore sur Sarras. Il m’arrive de croiser des personnes impliquées dans l’affaire, mais on n'aborde pas le sujet. Je trouve cela dommage, car je pense que sur une affaire comme celle ci, basée uniquement sur des dires, et non sur des preuves, des discussions pourraient avoir lieu. J'étais quand même dans la classe durant 2 ans avec certaines plaignantes, assis dans la même pièce, ayant le même professeur. Plus tard au collège, je me suis retrouvé dans la même classe que certains témoins à charge. Même après ces années à leurs côtés, quotidiennement, je n'ai rien entendu sur des choses passées durant mes années de CM1 et CM2.

 

- Quelle est ton opinion sur cette affaire ?

 

Pour moi, un innocent est en prison.

 

Merci beaucoup.

Repost 0
Published by Les amis et proches de Jean-Paul Degache - dans "L'affaire DEGACHE"
commenter cet article
20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 08:21

Jean-Paul nous a fait parvenir deux nouvelles réponses suite à des questions posées par des internautes. Vous pouvez d'ailleurs continuer à nous en envoyer.

 

Partie 1

 

"Est-ce que Jean-Paul participe à des ateliers autres que celui du journal ?"

 

Hormis la classe atelier journal qui m’occupe cinq demi-journées par semaine, je me suis inscrit au cours d’espagnol qui a lieu chaque mardi matin, pendant 3 heures, avec une pause d’un quart d’heure au milieu.

Dans ce cours, le nombre d’élèves est assez fluctuant. Il oscille entre 5 et 10 et se renouvelle presque à chaque séance. Les niveaux sont bien sûr très disparates et j’admire la patience de la professeure parce qu’elle réussit remarquablement à faire travailler chacun en obtenant rapidement des progrès. Cela vient bien compléter le cours par correspondance que je suis auprès de l’association Auxilia.

 

Jean-Paul


 

"Qu’est-ce qui manque le plus à Jean-Paul, hormis sa famille et ses amis ?"

 

Dès que je l’ai pu, j’ai beaucoup aimé voyager et découvrir régions et pays sans être toutefois un globe-trotter. Or, depuis février 2002, Ghislaine et moi, nous n’avons plus pris de vacances comme nous adorions le faire en partant, le plus souvent en camping, à la découverte des régions de France et des pays voisins que nous ne connaissions pas. En plus, le contrôle judiciaire m’interdisait de sortir des limites du territoire national.

Ainsi en dehors de ma famille et de mes amis, ce sont les voyages qui me manquent le plus. J’ajouterais aussi les excursions, les balades en pleine nature et surtout la pratique du vélo. Enfin, je suis en manque de jardinage, privé que je suis de tout contact avec la terre et avec les plantes. Je suis effaré de constater que, depuis 9 mois, je n’ai pas vu d’arbre fruitier ni de jardin, encore moins de forêt.

Vivre chez soi, pouvoir sortir tout simplement, aller faire les courses, au cinéma ou à un spectacle me paraissent des choses complètement irréelles, impossibles et je me demande si je pourrais un jour vivre à nouveau tout simplement auprès de ceux que j’aime, moi qui n’aurais jamais dû être privé de LIBERTÉ.

 

Jean-Paul

 

Partie 4

 

Repost 0
Published by Les amis et proches de Jean-Paul Degache - dans La vie en prison
commenter cet article
19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 09:19

On m’a demandé de vous virer de Stéphane Guillon aux Editions Stock, novembre 2010.

 

 

Comme pour Didier Porte, lire le texte des chroniques de Stéphane Guillon est un véritable régal. Ce livre permet de suivre l’actualité à partir du 31 août 2009 jusqu’au 23 juin 2010.

Avec la complicité de Muriel Cousin, sa compagne, Stéphane Guillon nous fait revivre tous les aléas de la vie politique essentiellement nationale en nous gratifiant de remarques toujours pertinentes. Tout en lisant ces textes, l’on sourit souvent et l’on est pris fréquemment de l’envie de les dire à haute voix et de les faire partager à quelqu’un d’autre.

Personnellement, j’avais entendu la majorité de ces chroniques matinales de France Inter… jusqu’au 22 mars 20101… Les suivantes, je les ai découvertes avec beaucoup de plaisir et j’ai pu recouper ce que je lisais avec ce que j’ai lu et entendu au cours du mois de juin lors des émissions télévisées que je suivais et qui étaient ma seule source d’information, avec les journaux et magasines apportés par ma famille lors de ses visites.

De nombreuses fois, Stéphane Guillon a fait allusion à son licenciement hypothétique. Le 15 mars 2010, il écrit : « Trois minutes, pas plus, il ne faut pas que je traîne… Oui… j’ai des échos comme quoi, en septembre, il faudra que je réduise encore plus ma chronique : Zéro minute, tu fais un truc très court, très efficace… de chez toi ! Tu ne vas pas venir pour zéro minute ! »

Le 23 mars 2010, il parle du métier d’humoriste : «Humoriste, ça devient de plus en plus compliqué. Il faut faire attention à tout, peser chaque mot… Si ça continue, c’est un métier qui va disparaître… comme maréchal-ferrant, il n’y en aura plus ! » Avec beaucoup de talent, il ramène les situations politiques les plus compliquées sur le même plan que certaines séquences familiales les plus ordinaires et c’est surtout très juste. Le 7 juin 2010, il cite Beaumarchais : « Nous nous empressons de rire de tout, de peur d’être obligés d’en pleurer ! »

Nous ne pouvons que regretter l’absence de Stéphane Guillon sur les antennes de France Inter comme nous avons déploré celle de Didier Porte. Renvoyé à la fin du 7h – 9h, ce moment  d’humour a déjà vu se succéder plusieurs titulaires depuis septembre. Malgré le talent de ceux qui s’y collent, rien n’interdit d’espérer des jours meilleurs sur la radio publique… peut-être à partir de 2012 ?

 

Jean-Paul

Merci à Ghislaine qui m’a permis de me régaler avec les textes de Stéphane Guillon,

dès la parution de son livre.

 

1: Le lundi 22 mars 2010 correspond à la date du début du procès en appel qui s'est déroulé à Nîmes.

 

Repost 0
Published by Les amis et proches de Jean-Paul Degache - dans Chroniques
commenter cet article
18 décembre 2010 6 18 /12 /décembre /2010 08:06

Voilà plusieurs semaines que Jean-Paul a pu intégrer la Classe Atelier du Journal de la prison. Rappelons que cette occupation lui permet de « s’échapper », quelques heures dans la semaine, de son enfermement. Aujourd’hui, nous vous proposons deux articles écrits par Jean-Paul consacrés à l’agriculture. Bonne lecture.

 

La PAC, qu’es aquo ? (03/12/2010)

 

L’Union Européenne s’apprête à revoir complètement sa Politique Agricole Commune (PAC) pour la période allant de 2014 à 2020. C’est en 2011, que des discussions très serrées vont avoir lieu, entre les 27 Etats membres à propos d’un budget s’élevant aujourd’hui à 55 milliards d’euros et représentant 44% du budget global de l’UE. En 1970, on était à 86,9% et en 1988, encore à 65% de ce même budget.

Quand cette aide directe à l’agriculture a été lancée, en 1962, les 6 pays membres manquaient de viande et de céréales. Il fallait augmenter la productivité du secteur agricole, garantir un niveau de vie correct aux agriculteurs et des prix raisonnables aux consommateurs. L’autosuffisance a été atteinte dans les années 1970 mais ce sont les enjeux environnementaux qui prennent peu à peu de l’importance.

Les espaces ruraux représentent actuellement 91% du territoire européen, regroupant 56% de la population. Pour éviter la désertification, la PAC aide à maintenir une activité économique viable dans les régions reculées en France, en Autriche, en Slovénie, en Finlande ou encore en Irlande. Depuis 1975, les agriculteurs des zones de montagne et des zones défavorisées reçoivent des aides leur permettant de rester et de travailler au pays.

Faut-il privilégier le revenu des agriculteurs, les marchés, l’environnement, le développement des territoires ? Les enjeux des débats à venir sont importants pour l’avenir. La France, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne et la Pologne veulent une PAC ambitieuse reposant sur des aides directes importantes pour atteindre des normes sociales et environnementales satisfaisantes. Le Royaume-Uni, la Suède, le Danemark préfèrent orienter les fonds vers la lutte contre le changement climatique et la sauvegarde de l’environnement.

Une fois de plus, malgré l’accord militaire récent, la France et le Royaume-Uni défendent des conceptions opposées. De l’autre côté de la Manche, les subventions à l’agriculture ne sont pas populaires. Pourtant, leurs exploitants sont gagnants avec les aides directes calculées à partir de la superficie, puisque, dans ce pays, les exploitations font une moyenne de 70 hectares contre une quarantaine en France. Là-bas, les plus grands bénéficiaires sont la famille royale et les ducs, comtes, barons, marquis, gros propriétaires terriens.

En France, beaucoup d’exploitations seraient déficitaires sans les aides directes et les primes diverses apportées par la PAC. Toute réduction budgétaire obligerait l’UE à faire des choix qui auraient des conséquences directes sur la vie de nos campagnes.

Peut-être faudrait-il commencer par rémunérer correctement les produits de la terre pour que chaque agriculteur puisse vivre décemment tout en respectant l’environnement ?

 

 

Le bio gagne du terrain (03/12/2010)


Si le retard français dans le domaine de l’agriculture biologique était sur le point de se combler plus rapidement que prévu ? Le seul fait de se poser la question est un signe encourageant. L’espoir ne vient pas d’en haut, mais de la volonté d’agriculteurs de plus en plus nombreux à vouloir changer. Le Grenelle de l’environnement a fixé la reconversion des surfaces à 6% en 2012 et à 20% en 2020 alors, fin 2009, 16 446 exploitations étaient certifiées, soit 3,14% de l’ensemble.

Aujourd’hui, on peut parler d’explosion car les conversions ont augmenté de 23,4% en 2009 et, pour 2010, on devrait dépasser la barre des 20 000 producteurs ayant opté pour le mode de production biologique. Ne pas utiliser de produits chimiques dans les cultures devient une évidence pour de plus en plus d’agriculteurs soucieux de protéger d’abord leur propre santé et celle de leur famille. Le matériel évolue aussi avec, par exemple, la mise au point d’une bineuse équipée d’une caméra numérique.

Enfin l’argument de la baisse des revenus est mis à mal. Si le rendement baisse de 25 à 40%, la production est payée deux fois plus cher et l’agriculteur n’a plus à acheter des engrais et des pesticides. Dans l’esprit de nos paysans, un mot noble en train d’être réhabilité, l’évolution se fait plus rapidement que prévu parce que la demande de produits bio augmente sans cesse. La France est le second consommateur en Europe derrière l’Allemagne mais ne se situe qu’au quatrième rang pour la production. Les aides financières à la reconversion des exploitations sont versées pendant cinq ans mais les 81 millions d’euros budgétés, avec une participation pour moitié de fonds européens, risquent d’être insuffisants.

Dernier problème et non le moindre : le prix à payer pour les consommateurs. Le seuil acceptable ne devrait pas être supérieur à 15% de plus que les produits non bio mais nous n’en sommes pas encore là parce que les distributeurs cherchent à exploiter le filon en majorant exagérément les prix. La solution spécifique qui semble la plus adaptée, reste alors la vente directe ou dans des magasins spécialisés.

 

Jean-Paul

Repost 0
Published by Les amis et proches de Jean-Paul Degache - dans La vie en prison
commenter cet article
17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 06:32

Régulièrement nous vous rappelons quelques uns des éléments qui font que plus d’un millier de personnes ont choisi d’adhérer au Comité de Soutien à Jean-Paul Degache. Ils expliquent aussi pourquoi notre blog connaît un vrai succès en terme de présentation et que des personnes qui n’ont jamais entendu parler de Jean-Paul Degache, pas plus que de Sarras ou de la Cour d’appel de Nîmes s’intéressent à une affaire de mœurs qui semble, à première vue, ne pas avoir d’originalité particulière.

 

Les éléments qui, selon nous, permettent de démontrer sinon l’innocence, du moins l’impossibilité pour Jean-Paul Degache de commettre ces faits ont également attiré une équipe de l’émission 66 minutes sur M6 qui a tourné un reportage poignant sur l’affaire Degache.

   

Si la Cour d’assises a rendu son verdict en appel en début d’année 2010, confirmant un jugement de septembre 2007, c’est au nom du peuple français. Nous sommes donc tenus de respecter cette décision et la peine prononcée.

   

Cependant, nous notons que l’institution judiciaire s’est déjà trompée à de nombreuses reprises, et principalement dans des affaires de mœurs.

 

Notre argumentaire tient en plusieurs points qui, selon nous, n’ont pas été suffisamment examinés par l’institution judiciaire.

 

D’abord, parmi les 13 personnes considérées comme victimes d’atteintes sexuelles, plusieurs ne se considèrent pas comme victimes.

 

Ainsi, à Privas et à Nîmes, plusieurs personnes considérées victimes de Jean-Paul Degache ont contesté et contestent encore leur qualité de victimes, soit parce qu’elles estiment ne rien avoir à reprocher à Jean-Paul Degache, soit parce qu’elles ne se souviennent plus de ce qui s’est passé à cette époque. Nous avons pu en rencontrer 4 pour qui c’est formellement le cas.

 

Pour condamner Jean-Paul Degache, la Cour d’assises s’est ainsi basée sur les déclarations de ces personnes lorsque, à l’époque des faits, elles ont été interrogées, à l’âge de 8 ou 9 ans, par la gendarmerie. Or plusieurs enfants, devenus adultes depuis, affirment que les mots que l’on a placés dans leur bouche ne sont pas les leurs et qu’on leur a fait dire des choses qui ne reflétaient guère la réalité.

 

Plusieurs d’entre elles ont d’ailleurs adhéré au Comité de soutien et participent régulièrement à ses réunions.

 

Suite aux interrogatoires des enfants, puis à la garde à vue de Jean-Paul Degache, les enfants retournent dans la classe.

 

Les déclarations recueillies par les gendarmes, dont le contenu envoie Jean-Paul Degache en prison, ont été relues par leurs parents qui, pour la plupart, étaient présents à la gendarmerie sans assister pour autant aux interrogatoires qui n’ont d’ailleurs pas été filmés.

 

Or le lundi suivant la mise en garde à vue de Jean-Paul Degache, ainsi que les témoignages des enfants dont la Cour d’assises a considéré qu’ils étaient suffisants pour envoyer Jean-Paul Degache en prison, tous les enfants sont confiés de nouveau à Jean-Paul Degache.

 

L’année suivante, lorsque les enfants entrent en CM2, les parents les confient de nouveau à Jean-Paul Degache. Une partie civile affirmera lors du procès de 2007 qu’elle était au courant des agissements mais qu’elle a préféré laisser sa fille en CM2 car Jean-Paul Degache était le meilleur instituteur pour assurer le passage en 6ème de sa fille !

 

Après la mise en garde à vue de M Degache, les parents ont donc pris la responsabilité de remettre leurs enfants dans la même classe pendant un an et demi ! Soit ils sont totalement irresponsables, soit les enfants n’ont pas vraiment dit ce que les procès verbaux de gendarmerie affirment… Notons que, de surcroît, les parents laisseront par la suite leurs enfants partir en classe de découverte avec Jean-Paul Degache à plusieurs reprises.

 

Alors, a-t-on affaire à des dizaines de parents frappés de folie, laissant leurs enfants entre les mains d’un dangereux criminel d’après ce qu’ils ont déclaré à la gendarmerie, ou plutôt à des enquêteurs peut-être un peu trop zélés ?

 

Des viols et des atteintes sexuelles soi disant commis devant toute la classe : aucun témoin

 

D’après les déclarations de l’intéressée à la barre à Privas, puis à Nîmes, mais également lors de ses multiples dépositions auprès des enquêteurs, les actes dont elle accuse Jean-Paul Degache auraient eu lieu lorsqu’elle se rendait au bureau de l’instituteur, devant toute la classe.

 

Autrement dit, il y a plus de 20 témoins potentiels (les élèves présents dans la salle de classe) qui auraient assisté à des viols répétés pendant deux années sur une de leurs camarades entre 1988 et 1990. Nous ne comptons que les personnes qui étaient présentes dans la classe à tous les instants de la journée. D’autres personnes, des adultes et des enfants qui passaient devant la classe vitrée, auraient pu surprendre à de nombreuses reprises Jean-Paul Degache à de nombreuses reprises.

 

Aucun témoin adulte ou enfant à l’époque ou devant la Cour d’assises de Privas ou de Nîmes ne déclare avoir assisté à ces scènes.

 

De même, ces gestes se seraient déroulés dans une salle vitrée des deux côtés (cour de récréation et couloir). Aucun témoin adulte ou enfant à l’époque ou devant la Cour d’assises de Privas ou de Nîmes ne déclare avoir assisté à ces scènes.

 

Afin de prouver que ces accusations n'étaient pas fondées, Jean-Paul Degache a demandé une simulation en trois dimensions, attestée par un architecte expert près de la Cour d’appel de Nîmes, qui montre clairement qu’il était tout simplement impossible de commettre de tels actes devant une classe entière, sans qu’aucun enfant, ni aucun adulte ne le remarque.

 

L’institution judiciaire a préféré ne pas en tenir compte.

 

Que devons-nous en conclure ?

En tenant un raisonnement par l’absurde, voici ce qu’aurait fait Jean-Paul Degache si l’on se fie au verdict :


-         Jean-Paul Degache aurait violé une élève deux années durant, très régulièrement et devant plus de 20 témoins qui assistaient à la scène, dans une classe vitrée sans qu’il n’y ait aucun témoin à l’intérieur, comme à l’extérieur de la classe.

 

-        Jean-Paul Degache aurait commis des attouchements sur une dizaine d’élèves. Après avoir été auditionnés par la gendarmerie, ses élèves seront remis par leurs parents, parfaitement au fait de leurs déclarations, dans la classe de Jean-Paul Degache pendant 18 mois.

 

-      Parmi les victimes précitées, Jean-Paul Degache aurait commis des attouchements sur plusieurs élèves qui affirment à la barre soit qu’ils ne s’en souviennent pas, soit qu’ils se souviennent très bien ne jamais avoir été victimes d’attouchements et nient leur qualité de victimes.

 

C’est pour ces raisons et pour de nombreuses autres que nous vous exposons petit à petit sur ce blog que nous avons souhaité ne pas nous résigner, continuer à nous battre et à ne rien lâcher. C’est pour cette raison que nos lecteurs sont de plus en plus nombreux et que Jean-Paul Degache reçoit autant de courriers en prison.

 

Repost 0
Published by Les amis et proches de Jean-Paul Degache - dans "L'affaire DEGACHE"
commenter cet article
16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 22:42

Certes, nous n’avons pas atteint le chiffre escompté mais Jean-Paul a reçu 153 lettres entre le 26 et le 28 novembre ! Il tient absolument à remercier toutes les personnes qui lui ont témoigné leur soutien pour l’aider à franchir ce cap des 300 jours de détention alors qu’il est innocent.

 

« Vendredi, c’était extraordinaire. Le surveillant était persuadé que mon courrier avait été bloqué par un juge. J’ai eu toutes les peines du monde à leur faire comprendre qu’il n’en était rien, en leur montrant les dates sur les enveloppes, toutes postées du 24 ou du 25. »  

 

Il faut ajouter que de nombreuses personnes, pour cette occasion, ont écrit leur première lettre à Jean-Paul. Au total on comptabilise près de 46 nouveaux correspondants, originaires du Portugal, d’Ardèche, de la Drôme, de Haute-Loire, de Haute-Savoie, des Hauts-de-Seine, de l'Isère, de Saône-et-Loire, du Rhône, du Var et du Vaucluse. Depuis le 26 mars 2010, le total des lettres reçues par Jean-Paul est de 1053 !

 

Afin de continuer à soutenir psychologiquement Jean-Paul, nous ne pouvons que vous inciter à multiplier vos lettres.

 

Encore merci à tous d'avoir répondu présent. On ne lâchera jamais !

Repost 0
Published by Les amis et proches de Jean-Paul Degache - dans La vie en prison
commenter cet article
16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 06:39

Voici le courrier qui a été envoyé, au nom du Comité de Soutien à Jean-Paul Degache, au Garde des Sceaux ainsi qu’au Président de la République dans le cadre de la réforme de la Justice française prévue en 2011.
             

Permettez-nous de solliciter votre haute bienveillance à propos d’un élément de la réforme de la Justice que vous comptez mettre en chantier dès 2011.

 

Nous avons pris note avec une attention toute particulière de vos propositions de rendre la Justice plus proche des citoyens, notamment en ajoutant des jurys citoyens auprès des Juges d’application des peines chargés de prononcer une éventuelle libération anticipée d’un détenu ainsi qu’auprès des tribunaux correctionnels.

 

Notre association, basée à Sarras, en Ardèche, vise à défendre un homme que nous estimons injustement accusé du pire des crimes et qui a été condamné aux assises à 8 années de réclusion pour viols sur mineurs et agressions sexuelles sur mineurs. Le procès a eu lieu plus de 10 ans après les faits allégués sans aucune preuve, sans aucun témoin autre que les accusateurs et plusieurs victimes, majeures et bien intégrées dans la société ont nettement affirmé qu’elles n’avaient rien à reprocher à l’accusé sans que cela ne change rien à la peine prononcée, ni à leur qualité de victimes.

 

Outre cette affaire, qui est très importante pour nous mais dont nous prenons acte de la sentence prononcée en appel, nous estimons que les accusations sans preuves matérielles ni témoins portant principalement sur des affaires de mœurs sont trop dépendantes de l’émotion » pour pouvoir être appréciées sereinement par des jurés populaires.

 

Ainsi, combien d’habiles menteurs ont-ils été acquittés parce qu’ils avaient su convaincre des jurés et que leurs victimes n’avaient pas su s’exprimer convenablement ? A l’inverse, combien d’innocents se sont mal défendus et ont été condamnés car leurs « victimes » ont su se montrer plus manipulatrices devant des citoyens peu habitués à évaluer ce type de comportements et ne disposant d’aucune preuve matérielle pour étayer leurs propos. Il est inutile de citer des exemples tant ces cas sont nombreux. Les assises se retrouvent ainsi de plus en plus décrédibilisées à cause de ce type d’affaires.

 

C’est pourquoi il est selon nous très dangereux d’adjoindre des jurés populaires pour le jugement des crimes, délits et demandes de libération conditionnelle lorsqu’il n’y a que la parole des deux parties pour emporter la décision de la justice. En l’absence de preuves, seuls des magistrats professionnels, aguerris et ayant une réelle expérience, peuvent se forger une opinion. Ils sont selon nous beaucoup plus à même de s’abstenir de toute considération émotionnelle pour rendre un verdict juste.

 

Soucieux de pouvoir exposer notre point de vue et participer au débat public sur cette réforme très importante, nous souhaiterions pouvoir être auditionnés à l’occasion des consultations que vous ne manquerez pas de mener sur le sujet. Il est également important, selon nous, que les associations de défense des condamnés sans preuves ni témoins puissent également être entendues.

 

Persuadés que vous examinerez notre requête avec une attention toute particulière, nous vous prions d’agréer, Messieurs, l’expression de notre haute considération.

Repost 0
Published by Les amis et proches de Jean-Paul Degache - dans Actualité judiciaire
commenter cet article
15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 05:34

Je suis une ancienne élève de Jean Paul, que j'ai eu comme instituteur en CM1 et CM2 de 1983 à 1985.

 

A mon tour, j'ai envie de faire part de mon témoignage sur ces 2 années scolaires passées dans sa classe. Jean-Paul était un enseignant très proche de ses élèves, il était très attentif à l'épanouissement de chacun, il savait trouver les mots pour nous rassurer. Je me rappelle de l'année de CM1 où l’on effectuait des sorties à ski à Presles. J'avais une trouille d'enfer de la première sortie et je me souviendrai toujours de Jean-Paul se penchant sur mon bureau pour me dire: "comment, tu ne veux pas venir faire du ski ?" Je ne sais plus quels arguments il avait utilisé mais j'étais partie confiante et ça s'était très bien passé. Je garde un très bon souvenir de ces sorties. Pourtant depuis j'ai refait du ski et réellement je n'aime pas ça !

 

Je pourrais également parler de la classe découverte à Beauchastel, où grâce à Jean-Paul qui prenait du temps sur sa vie de famille, nous avions passé un excellent séjour. C'est un souvenir inoubliable à 10 ans de partir 15 jours loin de sa famille, de profiter des nombreuses activités, de passer plein de temps avec les copains et copines, d'un séjour à Annonay aussi, en CM1  où nous avions pratiqué la photo et l'informatique. Jamais durant ces séjours, il n'a eu envers nous des gestes déplacés, il se tenait à l'écart des sanitaires quand nous prenions les douches, il passait le soir dans les chambres nous dire bonne nuit à la cantonade. Si un coup de blues se faisait sentir, hop, Jean Paul avec son énergie habituelle, savait consoler et redonner le moral.

 

En classe, on ne s'ennuyait jamais, les journées se terminaient souvent en chansons. Je me souviens d'une fois où Jean-Paul chantait avec beaucoup d'entrain lorsqu’une dame de service qui passait par là s'était arrêtée et s'était mise à danser et à imiter Jean Paul derrière la vitre. Ces fameuses vitres qui permettaient de voir toute la classe et ce qui s'y passait. Jean Paul ne la voyait pas et continuait pendant que nous rigolions.

 

Certes, il arrivait à Jean Paul de nous poser la main sur l'épaule lorsque nous venions montrer un cahier, mais il n'y avait pas de mal à cela. A l'époque les relations adulte-enfant n'étaient pas encore sous le sceau de la méfiance et de la suspicion.

 

Des souvenirs de Jean Paul à l'école, j'en ai plein, deux années à 9 et 10 ans, ça ne s'oublie pas, il serait inutile de tous les raconter. Mais le meilleur souvenir, et la plus grande reconnaissance que j'ai vis à vis de Jean Paul, c'est pour le 15 juillet 2000, date à laquelle Jean Paul a accepté de célébrer mon mariage. Il a été grandiose dans son rôle, gentil, drôle, émouvant...je sais qu'il avait été heureux de tenir ce rôle pour nous et je l'en remercie encore aujourd'hui.

 

Ci-joint une photo en souvenir. Et puis je tiens à dire qu'on ne demande pas à quelqu'un de faire office de maire quand il y a un doute sur son intégrité et pourtant en 2000, le début de ce cauchemar avait déjà commencé. Pour moi, l'innocence de Jean Paul ne faisait aucun doute à l'époque et aujourd'hui encore.

 

Sans titre-copie-1

Repost 0
Published by Les amis et proches de Jean-Paul Degache - dans "L'affaire DEGACHE"
commenter cet article
14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 06:31

Lettre de Jean-Paul à des amis

Datée du 15 novembre 2010, à Villeneuve.

 

            Mes très chers amis,

 

Dans une heure, je serai je l’espère, avec mon Simon qui doit venir me voir avec Eric, le frère de Ghislaine. Malgré la distance encore plus grande, mon fils tient à venir chaque semaine de Grenoble. Pour moi, c’est bien parce que cette heure et quart que nous passons ensemble est vraiment précieuse pour mon moral. Par contre, je me fais toujours du souci pour la route et cette fatigue qui s’accumule… Si seulement un petit coup de téléphone pouvait me rassurer quand il est rentré ! Maintenant que les gros bouchons du mois d’août sont passés, surtout pour Ghislaine qui venait le samedi, il y a les rigueurs de l’hiver. Bref, que des soucis !

 

J’ai bien reçu la belle carte que J. m’a écrite puis la longue lettre avec les deux derniers numéros de votre revue, les 20 timbres, les chemises de couleur et les feuilles. Vraiment, merci à tous les deux ! Tout y était dans la grande enveloppe même si ça a posé quelques problèmes. Il était écrit « retour à l’expéditeur » et « refusé », puis noté « interdit » au stylo rouge avec une flèche dirigée vers les revues et les chemises. Finalement, on m’a tout remis. Je ne comprends pas ; ce qui passait sans problème à Nîmes, crée des difficultés ici. Une dame de 81 ans qui m’écrit pratiquement chaque semaine depuis la fin mars, me découpe parfois des articles dans le Dauphiné libéré. A Nîmes, j’avais tout mais ici, ça a été retiré une fois et laissé une autre…

 

Quand tu me parles de Sète et du Mont Saint-Clair, ça me rappelle ce week-end de février dernier que nos enfants nous avaient offert. Avant de passer la nuit dans un hôtel, à Marseillan, nous avions fait une halte à Sète. Nous avions visité l’Espace Georges Brassens, un régal. Puis, nous avions cherché sa tombe dans le cimetière voisin. Encouragés par notre succès, pas difficile, c’est très bien fléché, nous avions tenté de trouver celle de Paul Valéry dans le fameux cimetière marin. Devant son immensité et le nombre incalculable de tombes, nous avons abandonné non sans avoir profité du panorama. Comme vous, nous avons terminé la visite par les deux points de vue du Mont Saint-Clair. Le premier qui donne vers Agde, nous a un peu déçus. Par contre, celui qui surplombe la ville, est magnifique. Comme tu l’as pensé aussi, ça fait envie d’escalader ça à vélo. Je me souviens avoir suivi en direct une arrivée du Midi Libre au sommet : c’était impressionnant… la descente aussi ! On me dit que ce n’est pas très loin d’ici mais j’ai du mal à le croire. […]

 

C’est incroyable mais mon premier vélo était aussi un « Winster ». Je crois que c’est un grossiste de Valence qui assemblait ces vélos. Moi, j’ai laissé les garde-boue et le porte-bagage parce que mon père me l’avait acheté pour que je puisse partir en camp cycliste en Italie et en Suisse avec le collège de Vourles ! C’était en juin 1964… A Sarras, tous mes copains avaient un vélo et moi, j’étais toujours à pied… Pour les idoles, je crois bien que j’avais les mêmes mais moi, j’étais pour Anquetil alors que mon père était pour Poupou. L’année du fameux duel du Puy-de-Dôme suivi à la radio, bien sûr, il jubilait mais je patientais et le dimanche, à l’arrivée à Paris, je prenais ma revanche. Je me souviens que, ce jour-là, nous pique-niquions en famille, dans un bois près de Lalouvesc mais bon, j’aimais bien Poupou aussi. En 1966, l’année où le grand Jacques abandonne son dernier Tour de France dans la côte de Serrières, j’étais allé voir l’arrivée à St Etienne, sur mon Winster. Ferdinand Brake avait gagné l’étape. Comme je dormais chez un copain, j’avais pu, le soir, faire le tour des hôtels des coureurs. Celui de l’équipe Mercier était en plein centre-ville et je vois encore les cuissards qui séchaient aux fenêtres. Avec un peu de patience, j’avais pu voir notre Poupou national sortir de l’hôtel et… il m’avait serré la main ! J’avais été impressionné par cette main musculeuse.

 

J’ai eu encore des sueurs froides avec mon parloir parce que le surveillant est venu me chercher à 10h20 alors que ça commençait à 10h10… Quand c’est comme ça, tu tournes comme un fauve en cage à attendre qu’on veuille bien ouvrir la porte. […]

 

Depuis quelques semaines, j’ai été intégré à l’équipe qui réalise le journal. C’est un hebdomadaire dans lequel nous pouvons écrire sur ce qui se passe à l’extérieur et ça paraît une fois passé à la censure. C’est diffusé à tout le monde ici mais aussi aux institutionnels qui subventionnent cela. Chacun dispose d’un ordinateur fonctionnant en réseau mais non connecté à Internet, bien sûr. […]

 

Je vous embrasse bien fort tous les deux.

 

Jean-Paul

Repost 0
Published by Les amis et proches de Jean-Paul Degache - dans La vie en prison
commenter cet article
13 décembre 2010 1 13 /12 /décembre /2010 08:22

Il y a quelques semaines, une internaute nous avait sollicités afin de demander à Jean-Paul comment étaient ses rapports avec les autres détenus de la Maison d'arrêt. Voici sa réponse, en sachant que Jean-Paul est, depuis près de 10 jours, avec une autre personne dans sa cellule.

 

Partie 1


Pour moi, il n’y a aucun problème avec les autres détenus qui se comportent normalement et sans agressivité. Je me suis fait rapidement quelques bons camarades que j’ai plaisir à retrouver. Hélas, une Maison d’arrêt rassemble toutes sortes de gens dont une bonne partie se révèle très agressive. Certains sont là parce qu’ils viennent d’être arrêtés et sont par conséquent très inquiets devant ce qui les attend. Leurs démêlés avec l’institution judiciaire commencent et cette privation de liberté violente qui leur est imposée subitement leur cause de sérieux troubles psychologiques. Comme ils découvrent ce monde parallèle où rien ne fonctionne comme ce qu’ils ont connu auparavant, ils parlent sans arrêt de leurs problèmes et les sujets de conversation ne sont guère variés.

 

Il y a aussi beaucoup d’hommes en train de subir une courte peine, souvent de quelques mois. Eux aussi ne parlent que prison, juges, avocats, etc… et ont tendance à demander sans arrêt aux autres pourquoi ils sont là.

Heureusement, parmi ceux que l’on appelle les prévenus, en attente de jugement, ceux qui sont condamnés à de courtes peines et ceux qui sont condamnés à de longues peines, il y a des gars très bien, respectueux des autres. Ils essaient de vivre au mieux ce temps de détention en participant aux activités qui leur sont ouvertes.

Certains détenus sont ce que l’on appelle des « indigents » parce qu’ils n’ont aucun revenu. Certaines aides leur sont accordées mais ils n’ont pas d’argent à leur disposition pour « cantiner », c’est-à-dire acheter ce qui est proposé par la Maison d’arrêt : nourriture, produits d’entretien, d’hygiène, journaux, revues, etc… Il est parfois possible de se dépanner. Les produits les plus recherchés sont le tabac et le café, pour ne parler que de ce qui est licite. Depuis que je subis l’épreuve qui m’est imposée si injustement, j’ai vu plusieurs camarades souffrir du manque de tabac et en rechercher sans cesse. Leur seul espoir est de travailler pour pouvoir toucher un peu d’argent chaque mois.

Il y a enfin cet ostracisme dont sont victimes les personnes détenues pour mœurs. C’est un véritable problème parce qu’il est impossible d’expliquer ce qui nous a conduit là, surtout si l’on est innocent. L’administration pénitentiaire regroupant ces personnes-là sur un  étage donné, cela a pour avantage d’assurer une certaine protection mais cela stigmatise et les insultes peuvent pleuvoir. Ce sont alors des forts moments de stress.

A Villeneuve-lès-Maguelone, il y a un quartier réservé aux mineurs. Leur cour de promenade étant contigüe à celle des adultes de leur bâtiment, ils sont fréquemment en train d’insulter leurs vis-à-vis mais aussi de lancer des cailloux, ce qui est non seulement très désagréable mais très dangereux

Enfin, il est possible de se faire de vrais amis en prison mais ils peuvent être déplacés à tout moment ou, c’est la meilleure chose qui puisse leur arriver, retrouver la liberté. A ce moment-là, il faut tisser des liens avec d’autres mais c’est toujours un moment difficile à passer lorsque disparaît une tête sympathique et que l’on reste sur place…

 

Jean-Paul

Partie 3

 

Repost 0
Published by Les amis et proches de Jean-Paul Degache - dans La vie en prison
commenter cet article