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1 décembre 2010 3 01 /12 /décembre /2010 11:02

Bonjour à tous,

Suite aux fortes chutes de neige qui ont rendu les routes impraticables, Jean-Paul n'aura pas de parloir ce matin. En espérant que cela s'arrange d'ici samedi...


Aujourd'hui, nous vous proposons la première partie de l'interview réalisée avec deux personnes ayant travaillé avec Jean-Paul dans le cadre de l'école de korfbal. Jean-Paul s’est vu accusé durant les deux procès d’avoir un comportement pervers lorsqu’il entraînait les enfants de l’école de Korfbal. La principale accusation portait sur le fait que des jeunes filles l’avaient vu rentrer dans les vestiaires filles. Ce sport, originaire de Hollande, a la particularité d’être mixte. Il se pratique par équipes de 8 joueurs composées obligatoirement de 4 garçons et de 4 filles. Cela se joue sur un terrain de handball avec des paniers à 3,5 mètres de hauteur sans planche. Afin que vous compreniez bien de quoi il s’agit, voici un extrait vidéo d'un match international :

 

 


 

Jean-Paul fut l’un des premiers instituteurs français à essayer de développer ce sport. Il réussit son pari, puisqu’à Sarras il réussit à monter en 1987 un club qui compta au maximum 3 équipes adultes et plus de 50 jeunes. Dès les débuts du club, certaines personnes lui reprochent de faire de la concurrence au basket. Étonnamment, nous avons retrouvé ces personnes dans les accusateurs lors des deux procès !

 

Afin de bien comprendre comment pouvaient fonctionner les entraînements avec les jeunes, nous avons décidé d’interviewer deux personnes qui les encadraient aux côtés de Jean-Paul.

 

Bonjour à tous les deux.


- Tout d’abord quand avaient lieu ces entraînements de korfbal avec les jeunes ?

A et B : Les entraînements de l'école de korfbal avaient lieu à la salle des sports de Sarras le mercredi après midi de 14 à 16 heures de septembre à juin hors vacances scolaires. Après le korfbal avaient lieu les entraînements de basket.

- Pendant combien de temps environ les avez-vous encadrés ?

 

A : J'ai commencé en 1989 jusqu’à la fin de l'école de korfbal du mercredi.

 

B : J'ai participé à ces entraînements durant 2 saisons : 1996 et 1997.

- Vous avez donc travaillé suffisamment de temps pour vous faire une opinion de Jean-Paul. Avez-vous remarqué des gestes déplacés de sa part ou un comportement douteux ?

 

A : J'ai donc été aux côtés de Jean-Paul pendant plusieurs années, et lorsque j'étais là, je prenais en charge l'entraînement des plus grands et des plus expérimentés, soit des enfants scolarisés au CM1-CM2 et au collège, axant mon travail sur une partie plus technique du sport.

Au cours de ces années, jamais je n'ai remarqué le moindre geste ou comportement suspect de la part de Jean Paul ! Au contraire, je sentais bien que les jeunes l'adoraient, venaient nombreux et avec grand plaisir pratiquer le korfbal. Pendant plusieurs années, Sarras a été le plus grand club de jeunes en France avec, si je ne me trompe pas, une cinquantaine de jeunes licenciés.

 

B : Je n'ai jamais rien remarqué. S'il y avait eu quoi que ce soit d'anormal, je l'aurais immédiatement vu. On était tous ensemble dans la même salle !

 

Partie 2

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30 novembre 2010 2 30 /11 /novembre /2010 06:31

« Et vous, j'ai rien du tout contre vous. Il semblerait que vous soyez pédophile… Qui me l'a dit ? J'en ai l'intime conviction. Les services. De source orale. Pouvez-vous vous justifier ? »

C’est en ces termes que Nicolas Sarkozy, pensant être à l’abri des caméras et micros s’est adressé à plusieurs journalistes en marge du sommet de l’OTAN à Lisbonne.

 

Lu comme ça, à brûle pourpoint, cela peut paraître étrange, un Président de la République, qui s’adresse ainsi à un journaliste. Pourtant, l’intégralité de la conversation montre que cet exemple est choisi à dessein. Nicolas Sarkozy évoque ici l’affaire de corruption présumée dans un dossier de vente d’armement qui serait à l’origine d’un attentat au Pakistan et qui fait grand bruit actuellement. Dans cette conversation, des journalistes veulent qu’il évoque le sujet car des « bruits » et des « rumeurs » indiquent qu’il serait impliqué.

 

Nul besoin d’examiner le fond de l’affaire, dont personne ne sait grand chose, mais Sarkozy cherche à indiquer aux journalistes qu’il n’y a pas l’ombre d’une preuve, qu’il n’y a aucun élément le reliant au dossier et que ce qui ressort dans la presse ne repose que sur des rumeurs…

 

Quel exemple cet ancien avocat, fils d’avocat va-t-il sortir sans aucune préparation ? Qu’est-ce qui, pour le Président de la République, représente le moyen le plus facile, le plus rapide, celui qui nécessite le moins de preuve, pour salir un être humain ? L’accusation de pédophilie !

 

Le pire, c’est que Nicolas Sarkozy a parfaitement raison : accuser quelqu’un de pédophilie en se basant sur des bruits, de rumeurs, des sources orales, est la meilleure solution pour le détruire et l’envoyer en prison. Les amis et proches de Jean-Paul Degache en savent quelque chose : les enquêtes, les poursuites, les interrogatoires et garde à vue ont commencé suite à des bruits, des rumeurs de village, qui visaient un homme très en vue. La machine à broyer a ensuite conduit Jean-Paul Degache en prison pour les 8 années à venir.

 

Mais le Président de la République tient ici un double langage : il admet volontiers que la fausse accusation de pédophilie sans preuves est le meilleur moyen de briser un homme mais, en parallèle, annonce à grands renforts médiatiques son intention de mettre des jurys populaires partout, sans réfléchir, justement, aux crimes sans preuves, sans témoins et où seule l’intime conviction compte.

 

Cette ambivalence, que l’on retrouve souvent chez les politiques qui sont les premiers à fustiger les accusations sans preuves et à défendre la présomption d’innocence mais qui, parallèlement cherchent à être le plus dur possible et à associer au maximum les citoyens aux décisions de justice, est réellement contre productive. C’est en ce sens que nous comptons demander à être auditionnés par les différentes commissions qui seront en charge de réfléchir à l’introduction de jurés populaires lors des audiences de libération conditionnelle et dans les tribunaux correctionnels.

 

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29 novembre 2010 1 29 /11 /novembre /2010 00:18

Cette semaine, l'équipe du blog a décidé d'axer sa ligne éditorialiste sur les témoignages d'anciens élèves, de parents d'élèves, de personnes ayant travaillé avec Jean-Paul ainsi que des amis... comme celui d'aujourd'hui. Il s'agit d'un ami d’enfance de Jean-Paul qui nous a transmis son message et nous l’en remercions. Si vous aussi, vous avez connu Jean-Paul Degache, nous ne pouvons que vous encourager à nous envoyer votre témoignage. Merci.

  

Bonsoir Jean-Paul,


J'ai vécu 4 ans de scolarité avec toi, de la classe de 3ème à la terminale.

Des années dont je me souviens encore ; de 1965 à 1968 ; des années vécues ensemble, des années saines, propres, des années où, adolescents nous ne nous posions que des questions essentielles : qu'est-ce que réussir sa vie, comment allons-nous réussir notre vie, que voulons-nous mettre en œuvre pour que cette réussite que nous voulons puisse s'accomplir ...


Et nous avions des éléments de réponse dont voici les plus criants : réussir sa vie, ce n'est pas nécessairement réussir dans la vie, c'est vouloir le bonheur des autres et même se battre pour y parvenir ; autrement dit, réussir sa vie c'est donner ce que l'on a de meilleur en soi pour essayer d'améliorer et soi-même et autrui.

 

Tu dois te souvenir de tout ça, Jean-Paul ; et je me rappelle que nous nous posions aussi une autre question : à savoir, jusqu'où ce courage que nous manifestons a priori naïvement (mais le recul du temps m'assure qu'adolescents nous nous posions les vraies questions), jusqu'où ce courage peut-il nous conduire et que nous réserve-t-il en " surprises " par rapport à notre ignorance des choses de la vie ?

 

Je vais te parler franchement, Jean Paul ; si quelqu'un m'avait introduit un doigt dans l'anus lorsque j'avais 9 ou 10 ans, je n'aurais pas supporté ; j'aurais eu un mouvement de recul et de rejet immédiats ; n'ayant pas de vagin, je ne peux savoir qu'elle aurait été ma réaction, mais mon entourage féminin m'assure de la même réaction ; le commentaire de V. est plein de bon sens.


Toi, Jean Paul, tu souffres actuellement (et depuis longtemps) et je ne puis que te dire : peux-tu continuer d'y croire ? Je souhaite tellement que tu restes celui que j'ai connu, avec ses espoirs, ses illusions, ses rêves et ses projets. Je te pose cette question  parce que je suis encore abasourdi du jugement rendu et que je n'ai pas eu le courage de t'écrire ; j'utilise ce blog pour te transmettre mon sentiment d'incompréhension à l'égard de ce jugement.


Tu vois, Jean Paul, mes considérations sont bien égoïstes.

Sache que je pense à toi quotidiennement, ainsi qu'à Ghislaine et à ta famille.

Je t'embrasse amicalement et affectueusement.

Gilbert V.

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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 09:05

En ce 300ème jour de détention, nous vous proposons deux articles rédigés par Jean-Paul pour le journal de la prison.

 

Made in China… pardon, in Italy (19/11/2010) 

 

Incroyable retournement de situation, alors que la Chine est devenue l’usine de la planète, ces mêmes chinois sont capables d’inverser complètement leur stratégie comme cela se passe en Italie, à Prato, une ville de 180 000 habitants, située en Toscane. Prato était la cité du textile italien avec 10 000 ateliers très actifs jusqu’au début de ce siècle. La concurrence extrême-orientale a causé la fermeture de nombreuses entreprises libérant des locaux qui ont commencé à être repris par des Chinois. En 20 ans, le nombre de manufactures de textile est passé de 8 141 à 3 300. Par contre, si on dénombrait 2 000 entreprises de vêtements en 1991, elles sont 4 500 aujourd’hui.

Venue de Wenzhou, au sud de Shanghai, une centaine de Chinois est arrivée en 1989. Ils sont aujourd’hui plus de 40 000 dont une bonne partie de clandestins, et travaillent tous dans l’habillement. Avec eux, ces Chinois ont apporté leur modèle économique. Pour produire si bon marché, il faut travailler « à la chinoise », soit pendant 15 à 16 heures par jour, 7 jours sur 7, avec le sommeil et repas pris sur place, dans les ateliers surchauffés ou dans des hangars pleins de courants d’air. Il est très difficile de lutter contre cet esclavage moderne dans un pays où, à Naples, par exemple, des Italiens connaissent pratiquement les mêmes conditions de travail pour alimenter les couturiers de Milan.

Chaque jour, un million de vêtements sont produits par les 4 500 entreprises chinoises de Prato à partir de tissus (laine acrylique, acétate ou polyester) venus de Chine. Alors qu’un mètre de tissu italien revient à 4,50 euros, le tissu chinois ne coûte que 58 centimes d’euro. Alors qu’il faut deux mois à un grossiste européen pour recevoir sa commande partie de Shanghai, les vêtements élaborés à Prato sont livrés dans les pays voisins, en 48 heures. Chaque fin de semaine, camionnettes, breaks ou 4x4 immatriculés en Pologne, en Allemagne ou en France vont livrer la production portant l’étiquette « made in Italy »qui fait référence auprès des consommateurs. Si ce sont les Chinois eux-mêmes qui assurent le transport, son coût peut même diminuer de moitié.

Le chiffre d’affaires de cette industrie atteint les 2 milliards d’euros par an dont la moitié part dans les banques de Wengzhou, une bonne partie de l’argent circulant au noir. Des contrôles sont effectués mais il faudrait dix ans pour visiter tous les ateliers. Les autorités voudraient une vraie coopération italo-chinoise et comptent sur la seconde génération, mieux intégrée, scolarisée, parlant italien mais ce sera long…

 

 

 

Georges Salomon, la bonne trace (19/11/2010) 

 

Georges Salomon vient de décéder à Annecy, à l’âge de 84 ans. Il laisse une trace importante dans le monde du ski pour avoir créé une marque de ski qui s’est imposée dans le monde entier sur le marché des sports d’hiver.

Son père, artisan en scies à bois, l’embauche comme ouvrier mais celui-ci, devant le développement naissant des sports de neige, décide d’investir dans ce domaine et se révèle un grand innovateur. En 1952, il invente les fixations à câble qui remplacent les lanières de cuir pour solidariser le ski avec la chaussure. En 1965, son entreprise met au point les fixations à déclenchement automatique. Salomon devient leader mondial du marché des fixations de ski. L’entreprise s’attaque alors à la chaussure et ringardise les fermetures à crochets en imposant le blocage du pied dans le chausson avec ouverture arrière. En 1988, Salomon fabrique ses skis puis fait un essai dans le tennis mais abandonne pour racheter une société californienne spécialisée dans le golf. En 1991, Georges Salomon laisse la direction de son entreprise, reprise en 1997 par Adidas. Hélas, la marque allemande revend Salomon à un groupe finlandais tout en conservant le golf, et l’usine de ski de Rumilly ferme en 2008. Comme cela se voit trop souvent, les fleurons de notre industrie disparaissent ainsi dès lors qu’ils sont livrés au pouvoir des financiers.

 

Jean-Paul

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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 08:48

Ce samedi 27 novembre 2010, Jean-Paul est en détention depuis quasiment 300 jours. Il crie toujours son innocence depuis sa cellule de Villeneuve-lès-Maguelone.

 

Ce même jour, sa petite-fille Jeanne fête déjà ses deux ans, et cela sans son papi chéri qu’elle ne peut voir qu’une fois par période de vacances scolaires. Elle ne comprend pas pourquoi il faut parcourir tous ces kilomètres qui la séparent de son papi. Elle ne comprend pas pourquoi il n’est plus là quand elle va voir sa mamie. Elle ne comprend pas pourquoi elle ne peut plus se promener avec lui. Elle ne comprendra pas pourquoi il ne sera pas là dimanche pour fêter son anniversaire.

 

Comme nous elle ne comprendra et n’acceptera jamais le sort réservé à Jean-Paul le 26 mars 2010.

 

Au nom de Jean-Paul, de sa famille et de Jeanne, merci à ceux qui se battent pour laver son honneur et garder sa dignité.

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26 novembre 2010 5 26 /11 /novembre /2010 00:22

Suite aux nombreux témoignages que nous avons déjà publiés, une maman, dont l’un des enfants a été dans la classe de  Jean-Paul Degache, a décidé de réagir et de se lancer à son tour. Nous l’en remercions et encourageons toutes les personnes ayant fréquenté Jean-Paul à faire de même.

 

Je voudrais réagir en ce qui concerne la classe de Jean-Paul Degache. Mes 2 enfants ont fréquenté à quelques années d'intervalle l'école publique de Sarras dès la maternelle, et en maternelle il y a beaucoup de souplesse quant à l'horaire d'arrivée; la classe des primaires avait toujours débuté et en entrant  je voyais par les grandes baies vitrées l'ensemble de la classe de M. Degache et notamment son bureau  juste sous la fenêtre; il était impossible de ne pas le voir. Je me souviens aussi être allée récupérer mes enfants malades suite à un appel téléphonique de l'institutrice et cela à différents moments de la journée. Je crois d'ailleurs me souvenir que le seul poste  de téléphone était situé vers la cantine, ce qui implique d'autres passages des enseignants devant les fenêtres de la classe de M. Degache, et cela à tout moment de la journée.

 

Pour moi, il est IMPOSSIBLE qu'il se soit passé quelque chose sans que personne n'ait jamais rien vu.

 

Cela se serait remarqué dans le comportement des enfants. Quand ma fille aînée a été dans sa classe, classe dont elle garde un excellent souvenir, elle dit d'ailleurs comme beaucoup d'autres, que ce sont ses meilleures années de primaire. J'ai eu l'occasion d'accompagner des sorties à la journée et j'ai pu voir des enfants détendus, à l'aise avec leur instituteur, un comportement comme avec un grand frère, c'est la réflexion que je me faisais à l'époque; c'est vrai, ils l'appelaient par son prénom, le tutoyaient, mais l'ambiance était tellement sereine que cela ne choquait pas, en tout cas cela ne m'a jamais choquée car lors de ces sorties les relations enfants/ instit étaient saines, normales. Pour moi c'était chaque fois un réel plaisir d'accompagner cette classe. Je reste persuadée que des enfants subissant des violences sexuelles auraient eu un comportement différent.

 

De nombreux parents pourraient apporter leur  témoignage et je les incite vivement à le faire ; il faut soutenir M. Degache en  lui disant que nous sommes persuadés de son innocence ; cela l'aidera à supporter ces longs mois d'enfermement absolument INJUSTE !

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25 novembre 2010 4 25 /11 /novembre /2010 07:35

Voici la suite du document exceptionnel que la famille de Jean-Paul a retrouvé indiquant les principaux « événements » liés à l’école de Sarras. De nombreux passages demeurent édifiants et sont presque totalement irréalistes ! N’hésitez pas à réagir.

 

Partie 1

 

« 1998 : 28 avril : expertise chez le Dr B, psychiatre, à Annonay.

Classe de mer au Pradet (Var) en mai. »

 

L’affaire suit son cours. Visiblement, les conclusions du Dr B, auteur de nombreux livres sur la parole de l’enfant et sur « l’homme pervers », sont excellentes pour Jean-Paul Degache. Lors des procès, le Dr B répétera que Jean-Paul n’a pas la structure mentale d’un pervers qui pourrait commettre le type d’actes qu’on lui reproche. Hélas, cela ne suffira pas à convaincre.

Notons que les enfants interrogés en 1997, qui sont restés dans la classe de Jean-Paul, partent tous en classe de mer dans le Var… A cette occasion, Jean-Paul nous dira qu’il n’est même pas parvenu à trouver des parents volontaires pour accompagner leurs enfants ! Incroyable !

 

Ces mêmes enfants qui ont été interrogés par la gendarmerie, accompagnés de leurs parents, qui ont ensuite été informés des poursuites à l’encontre de leur instituteur lors d’une réunion en mars 1997 ! Aucun parent ne juge utile d’accompagner les enfants lors d’une classe de mer où ils seront accompagnés de leur instituteur pendant une semaine !

 

« 1999 : 5 février : réception officielle de la première tranche des travaux réalisés à l'école publique, en présence du Préfet, du sous-Préfet, du Président du Conseil Général et du maire. Je déclare qu'enfin, cette école a trouvé une âme…

Février : mauvaise nouvelle, une classe élémentaire sera fermée à la rentrée !

Nommé Professeur des écoles (1° septembre).

Médaille d'argent de l'Éducation Nationale attribuée par l'Inspecteur d'Académie, M. Sivirine. »

 

Une nouvelle fois, Jean-Paul, qui a pris ces notes après le procès de Privas, montre son attachement à son école, à sa profession. En 1999, il s’est passé plein de choses concernant son affaire… Lui estime que les plus importantes concernent des affaires pédagogiques, et notamment les travaux dans l’école, la fermeture d’une classe et une nomination administrative (la dénomination de « professeur des écoles » remplace celle « d’instituteur ».)

 

Notons que l’éducation nationale, informée de plaintes contre Jean-Paul Degache, lui décerne une nouvelle médaille !

 

Cela signifie d’abord que cette affaire n’est pas prise au sérieux malgré toutes les enquêtes, les interrogatoires des enfants, les gardes à vue, les plaintes, les rumeurs… Qui pourrait tolérer qu’un dangereux pervers bénéficie d’une telle faveur ? Et pourtant, tout se passe, tout à fait normalement. N’oublions pas que l’opinion publique est parfaitement sensibilisée à ce type d’affaires et a tendance à surréagir. Ici, rien de tout cela… n’est-ce pas justement le signe qu’il ne se passe rien ?

 

Prochainement Partie 3.

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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 08:13

Demain jeudi 25 novembre, nous vous encourageons à poster votre lettre afin d’atteindre symboliquement les 300 courriers, chiffre qui symbolise également le nombre de jours dont Jean-Paul Degache est éloigné de nous tous. Cette opération a pour objectifs de remonter un maximum son état psychologique afin de pouvoir outrepasser ce week-end où il ne pourra embrasser sa petite fille qui aura deux ans mais également la période des fêtes de Noël. Il faut également concevoir cette opération au niveau de l’impact que celle-ci peut avoir sur le personnel pénitencier. Il est peu commun qu’un détenu reçoive tant de courriers surtout pour ce type de condamnation…

 

Au niveau de la correspondance, nous vous proposons un nouveau bilan :

            - Jean-Paul a reçu à ce jour 896 lettres depuis le 26 mars 2010.

            - Jean-Paul a 387 correspondants !

            - Ces correspondants sont originaires de 36 départements français et de 4 pays autres que la France.

 

Voici la carte de France actualisée :

Sans titre

          

     Carte des correspondants de Jean-Paul par département

Sans titre-copie-4

 

Voici en supplément, le nombre précis de correspondants par département et par ordre décroissant : 

 

Ardèche : 188 correspondants

Drôme : 66

Isère : 24

Rhône : 15

Gers, Haute-Loire, Saône-et-Loire et Vaucluse : 7

Bouches-du-Rhône : 6

Gard : 5

Essonne : 4

Alpes-de-Haute-Provence, Eure, Hautes-Alpes et Loire : 3

Ain, Ardennes, Doubs, Hautes-Pyrénées, Haute-Savoie, Indre, Moselle, Paris, Val-de-Marne, Yvelines : 2

Ariège, Côte-d'Or, Allier, Finistère, Hauts-de-Seine, Loiret, Pas-de-Calais, Seine-et-Marne, Meurthe-et-Moselle, Savoie et Haute-Vienne : 1

 

Nous vous proposons également la mise à jour des cartes française, européenne et mondiale indiquant le lieu à partir duquel ont été envoyées vos cartes postales :

 

- Carte des destinations françaises

 

- Carte des destinations européennes

 

- Carte des destinations mondiales

 

 

Nous vous rappelons qu’il est souhaitable de mettre votre adresse au dos de l’enveloppe au cas où votre courrier ne soit pas accepté ; ainsi il vous sera retourné. Nous vous conseillons également de joindre dans votre lettre, une enveloppe timbrée avec votre adresse afin que Jean-Paul puisse vous répondre.

                                                                         

L’équipe du blog vous remercie de tout votre soutien, de vos commentaires de plus en plus nombreux et de vos témoignages transmis par mail. La semaine prochaine, nous vous proposerons un bilan de cette opération.

 

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23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 06:27

Parmi les lettres reçues par Jean-Paul en prison, celles de ces anciens élèves demeurent une source d’énergie particulière. C’est pour cela que nous tenons particulièrement à publier certains extraits avec l’accord de leurs auteurs. Bonne lecture.

 

« Je tiens à t’écrire pour que tu saches que, depuis toujours, j’e crois en ton innocence malgré toutes les histoires qui courent les rues depuis treize ans déjà. Moi aussi, comme toutes les autres personnes de mon opinion, j’ai été outrée par le verdict et malheureuse. Je n’ai pourtant pas ressenti ce que tu as pu ressentir toi, ainsi que tes proches mais j’ai toutefois reçu un énorme coup de poignard dans le cœur.

 

Un homme innocent ne mérite pas de vivre une telle horreur, sûrement pas ! Je me pose souvent des tonnes de questions qui ne riment à rien puisque ces jurés n’ont pas creusé et voulu connaître la vérité !

 

Tu as été mon instituteur même pas une seule année scolaire entière puisqu’en février 2002, tu as été interpellé par les gendarmes en allant sur ton lieu de travail pour nous rejoindre. Nous ne savions pas le pourquoi de cette absence, ce matin-là… mais j’ai vite fini par le savoir. Je ne m’attendais en aucun cas à de telles horreurs, je t’assure !

 

Avec toi, j’ai les meilleurs souvenirs de toute ma scolarité. Oui, je me souviens vraiment de cette fameuse Vél’Usep de mai 2001. J’en ai un superbe souvenir et je ne pense pas être la seule. Ce que tu as organisé et ce sur plusieurs jours devait représenter un gros travail et il a porté ses fruits. On a pu parcourir plus de 300 kilomètres en Ardèche et découvrir de magnifiques paysages non loin de chez nous. C’était une très belle escapade que je garderai en mémoire pour toujours !

 

Je me rappelle aussi de la classe de neige à Albiez-le-Vieux, les balades et le ski dont on a pu profiter.

Merci en tout cas, pour TOUT…

[…]

Je tiens sincèrement à te dire de garder force et courage. T’écrire est notre seule possibilité pour échanger. J’espère que ce mot et tous ceux que tu as déjà reçus, te montrent que tout le monde est derrière toi… »

 

Merci à son auteur d'avoir accepté que l'on publie ces extraits.

 

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22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 00:03

Voici un extrait de document exceptionnel : la famille de Jean-Paul a retrouvé  un tableau qui indique les principaux « événements » à l’école que Jean-Paul a estimé nécessaire de porter à l’attention de ses avocats et de la Cour.

 

Lorsqu’on y réfléchit, ces notes sont édifiantes. Jean-Paul y dresse l’intégralité des événements qui ont eu lieu et les fois où des activités ont été organisées dans la classe, nous en dévoilons une partie dans cet article en commentant les événements.

 

« 1996 : Président des Comités départementaux UFOLEP et USEP.

Médaille de bronze de l'Éducation Nationale attribuée par l'Inspecteur d'Académie, M. S. 

Classe de découverte en Tunisie (mars - avril). »

 

Jean-Paul Degache est un homme comblé : il n’a pas encore 50 ans et se retrouve à la Présidence d’associations départementales. Il est élu au Conseil municipal de son village, correspondant de presse et directeur de l’école élémentaire publique. Son engagement est récompensé par l’obtention d’une médaille académique.

 

« 1997 : Élèves de CM1 interrogés à la gendarmerie d'Andance.

Dimanche 23 mars : je me présente volontairement à la gendarmerie d'Andance

Première garde à vue et perquisition au domicile par les gendarmes

Lundi 24 mars : j'informe l'Inspectrice, qui me garde sa confiance

1 seule plainte, retirée quelques jours après

Mardi 25 mars : réunion des parents d'élèves de la classe… que des compliments !

Aucun élève n'est retiré, même pour le CM2 qui suivra.

18 mai : décès de mon père. »

 

C’est là que tout bascule : les élèves sont interrogés, Jean-Paul subit une première garde à vue, son domicile est perquisitionné, une plainte - retirée quasiment immédiatement, est déposée contre lui.

 

Afin de faire le point sur l’affaire et de clarifier la situation, Jean-Paul Degache réunit tous les parents d’élèves à l’école. Nous avons interrogé plusieurs participants à cette réunion : tous nous disent qu’il n’y avait rien à lui reprocher mais que Jean-Paul a clairement dit de quoi il était accusé. Ces parents ont pourtant emmené leurs enfants à la gendarmerie pour qu’ils y soient interrogés quelques jours auparavant : aucun d’eux ne reproche quoi que ce soit à Jean-Paul. Au contraire, les enfants restent dans la classe pendant une année et demi.

 

C’est parmi cette classe que l’on retrouvera, en 2007 puis en 2010, le plus d'enfants reconnus comme victimes par l'institution judiciaire.

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