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11 décembre 2010 6 11 /12 /décembre /2010 08:19

Aujourd’hui nous retrouvons une chronique cinématographique puisque Jean-Paul nous propose quelques lignes sur le film allemand réalisé en 2006, par Florian Henckel Von Donnersmarck, La Vie des autres (2h17) avec comme principaux acteurs Ulrich Mühe, Sebastien Koch, Martina Gedeck, Ulrich Tukur…

 

Je n’ai pas regretté d’avoir revu ce film qui m’avait bouleversé lorsque j’étais allé le voir au cinéma. Au cours du mois du novembre, Arte a programmé La Vie des autres, Oscar 2007 du meilleur film en langue étrangère et César 2008 du meilleur film étranger, un film qui a fait un triomphe dans le monde entier. L’acteur principal, Ulrich Mühe, a obtenu plusieurs récompenses pour son interprétation magistrale. Un cancer de l’estomac l’a emporté en 2007 à l’âge de 54 ans.        

 

Bien que l’histoire soit une fiction puisque jamais aucun agent de la tristement célèbre Stasi (la Sécurité d’Etat), dans l’ex-Allemagne de l’Est, n’a changé de camp, l’œuvre de Von Donnersmarck est extraordinnaire. La technique d’interrogatoire démontrée en ouverture du film dresse tout de suite l’ambiance pesante d’un état totalitaire qui ne respecte plus l’intégrité physique et surtout mentale des individus.

 

L’homme le plus obstiné et le plus motivé pour espionner la vie des autres se laisse finalement toucher par ceux qu’il est chargé d’épier et révèle une humanité qui paraissait inimaginable. Le film se termine après la chute du mur de Berlin. Le retournement de situation final laisse un espoir quant à l’évolution de notre espèce humaine capable du pire comme du meilleur.

 

 

 

Jean-Paul

 

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10 décembre 2010 5 10 /12 /décembre /2010 06:36

 

Voilà la dernière partie concernant l’historique de l’affaire. Nous vous rappelons que cet article existe grâce aux notes prises par Jean-Paul. Ces informations sont indispensables pour comprendre l’énormité de cette affaire !

 

« 2000 : Classe de neige à Albiez-le-Vieux (Savoie) en janvier. »

 

Une nouvelle fois, Jean-Paul Degache encadre une classe de neige, seul ou presque avec les enfants… Personne ne s’en émeut.

 

« 2001 : Du 28 mai au 1er juin : Vél'Usep Ardèche : classe cycliste itinérante pendant une semaine. »

 

Une nouvelle fois, 4 ans après les premières plaintes et la garde à vue, on confie des enfants  à Jean-Paul Degache, loin de chez eux, pendant une semaine.

 

« 2002 : Classe de neige à Albiez-le-Vieux (Savoie) en janvier.

7 février : arrestation et mise en garde à vue.

8 février : présentation à un juge d'instruction à Privas et mise sous contrôle judiciaire

Je suis suspendu par l'Éducation Nationale et mis à demi-traitement au bout de 3 mois.

Le Dauphiné Libéré me demande de cesser ma correspondance de presse.

Le Réveil me garde toute sa confiance.

Expertise chez Mme G, psychologue clinicienne, à Annonay.

19 février, Me Vesson (avocat de Jean-Paul Degache) demande une contre-expertise de la personne qui l’accuse de viols et qui se portera partie civile.

11 mars : visite de M. B (ADAJ) pour l'enquête de personnalité.

28 mai : convocation du juge d'instruction à Privas.

2 juillet : convocation du Dr G, psychiatre, qui a vu la personne qui l’accuse de viols et qui se portera partie civile.

Me Vesson refuse cette contre-expertise.

12 juillet : relance du Dr G

6 août : convocation du juge d'instruction à Privas.

17 octobre : convocation du juge d'instruction à Privas.

24 décembre : le juge d'instruction visite l'école en ma présence et les gendarmes prennent des photos »

 

C’est en 2002 que l’affaire est relancée, 6 ans après les premières plaintes.

 

Les mots de Jean-Paul, dans son travail personnel de datation, sont extrêmement importants et dénotent un professionnalisme sans failles. Ainsi, plutôt que de parler de ses accusatrices, plutôt que de chercher leurs motivations, ce qui aurait peut-être pu orienter l'institution judiciaire vers d’autres voies, il parle de son école, de son travail, des classes de découverte, des travaux de l’école et des sorties avec les élèves.

 

Jean-Paul Degache est un pédagogue, qui agit dans l’intérêt de l’enfant. Lorsqu’il a rédigé ce document, début 2008, il venait de passer 52 jours en prison... Et pourtant, ce qui l’animece sont les faits, les événements. A aucun moment il ne relève les incohérences suivantes :

 

 - Comment des élèves qui accusent leur instituteur en mars 1997 peuvent-ils accepter de retourner dans sa classe jusqu'à la fin de l'année scolaire, et pendant toute l'année scolaire suivante, jusqu'en juin 1998 ?

 

- Comment des parents, qui ont emmené leurs enfants à la gendarmerie et ont signé des dépositions qui, quelques années plus tard feront condamner l’instituteur à 8 ans de prison, peuvent-ils autoriser leurs enfants à retourner dans cette classe, avec ce même enseignant ?

 

- Comment les mêmes élèvespeuvent-ils accepter de se retrouver en mai 1998 pendant une semaine en classe de mer avec le même enseignant ? Et surtout, comment expliquer qu'aucun parent ne soit volontaire pour les accompagner ?

 

- Comment, en 1999 (soit deux ans après la première accusation), l’inspection académique, parfaitement informée de la situation pénale, peut-elle remettre une médaille à cet enseignant ?

 

- Comment d’autres parents, souvent eux-mêmes anciens élèves de Jean-Paul, peuvent-ils laisser partir leurs enfants en classe de neige puis en classe itinérante dans toute l’Ardèche au cours des trois années suivantes ?

 

Pourtant, dans cette période, ce type d’affaire fait la une de l’actualité !

L’affaire Dutroux éclate en 1996, et en 1997 la Ministre déléguée à l'éducation nationale, Ségolène Royal, signe une circulaire obligeant toute personne à signaler aux autorités judiciaires tout crime ou délit dont elle aurait eu connaissance.

 

Les amis et proches de Jean-Paul Degache, dont beaucoup ont vécu à Sarras ou aux alentours à cette période savent bien que si personne n’a réagi, c’est tout simplement parce qu’il ne s’est rien passé de répréhensible dans les classes. Jean-Paul Degache a toujours clamé son innocence. Nous essayons, sur ce blog, de rappeler les faits et de souligner les incohérences.

 

On peut se poser la question :

Le village de Sarras serait-il peuplé de parents d’élèves inconscients et d’élèves insensibles ou alors serait-ce une rumeur de village mal contrôlée qui a fini par envoyer un honnête homme, enseignant émérite, en prison pour 8 années ?

 

Partie 1

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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 06:23

Voici l'extrait d'une lettre que Jean-Paul a envoyée fin novembre à une élève de l'école de Sarras qui, comme elle nous l'a dit, aurait bien aimé être dans sa classe.

 

Chère ...

 

Tu ne peux pas savoir le plaisir que tu m'as fait en m'écrivant cette longue lettre que j'ai reçue hier ! Je t'en remercie du fond du cœur.

 

C'est vrai que j'ai entendu parler de José Bové, ici. Cela m'a d'ailleurs fait sourire car le camarade qui m'en parlait affirmait que c'était grâce à lui que, depuis, on avait, de temps en temps, des légumes ou des yaourts bio au repas...C'est peut-être vrai, finalement ? Je te remercie de me parler du Dr Bandazhevski mais moi, à côté, je me sens infiniment petit. Je survis à ma façon mais avant tout parce que je suis parfaitement clair avec ma conscience.

 

Avec la pression que je subis depuis plus de 13 ans, avec les souffrances accumulées dont certaines d'une violence psychologique inouïe, il y a longtemps que j'aurais tout reconnu s'il y avait quelque chose de vrai dans les accusations incroyables que l'on porte contre moi. Cela m'aurait soulagé et je serais comme certains camarades, ici, qui me disent avoir commis une bêtise et savoir qu'ils paient pour ça. Je t'avoue bien franchement, même si c'est triste à dire, que, parfois, je les envie. Eux, au moins, ils sont en prison pour quelque chose ! Avec ce point fondamental, il y a l'amour et le soutien extraordinaire de Ghislaine, de mes garçons et de toute la famille. Sans eux, je ne sais si j'aurais eu la force de me battre, de résister pour espérer vivre enfin des jours meilleurs. Si j'avais été seul, je ne serais peut-être pas en train de t'écrire. Enfin, et ce courrier en fait partie, il y a tous les amis connus et inconnus qui m'ont manifesté leur soutien, leur conviction de mon INNOCENCE. Quand on est accusé d'actes aussi odieux sans la moindre preuve et qu'on n'a que sa parole à opposer à tant de paroles malveillantes, l'aide et la présence d'amis innombrables permet de garder le regard clair.

 

Dans toutes les lettres que je reçois, je comprends que je pourrai sortir de là, la tête haute et que je regarderai les gens en face, je pourrai trouver amour et compréhension au lieu de la haine et de la réprobation. Pour ça, le Comité de soutien a été essentiel pour me permettre de résister pendant toutes ces années. Les soirées festives qui ont été organisées, m'ont aussi fait beaucoup de bien.

 

Tout ce que tu m'écris à propos de la musique est formidable et je retrouve aussi ce que je vis quand tu dis qu'il faut choisir entre le « Moi » de la volonté et le « Moi » qui se laisse aller.

 

Je te souhaite beaucoup de courage pour tout ce que tu dois faire.

Je te fais de grosses bises.

Jean-Paul

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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 00:02

Aujourd’hui nous publions l’interview d’une ancienne élève de Jean-Paul qui n’a jamais été entendue par les gendarmes mais qui a désiré nous livrer son point de vue en répondant à quelques questions. Nous l’en remercions vivement. 

 

Bonjour,

 

- Vous êtes une ancienne élève de Jean-Paul Degache. Quelles années avez-vous été en classe avec lui ?

 

De septembre 2001 à février 2002. Je fais partie de la dernière classe que Jean-Paul a eue.

 

- Pouvez-vous nous raconter vos souvenirs sur cette journée du 7 février 2002, celle où Jean-Paul n’est pas venu vous faire classe ?

 

Je me souviens assez bien de ce 7 février 2002 au matin, lorsque la personne qui s’occupait de l’informatique nous a annoncé que Jean-Paul ne viendrait pas nous faire classe. Nous lui avons demandé la raison de son absence, et il nous a répondu que Jean-Paul était malade. Lorsqu’il nous a dit cela, je me rappelle qu’il me semblait peu sincère, je sentais qu’il y avait autre chose... Cette personne s’est donc occupée de nous cette journée puis un remplaçant est arrivé pour terminer l’année scolaire.

 

En rentrant chez moi le soir, j'ai tout de suite dit à ma mère: « Jean-Paul ne nous a pas fait classe aujourd’hui car il était malade ». Elle m’a répondu : « Tu sais, malheureusement, je ne crois pas qu'il était absent parce qu’il était malade mais parce qu’il s’est fait arrêter par les gendarmes en allant à l’école ». Je ne m’attendais pas à une telle réponse de sa part !

 

- Vous savez que l’on a reproché à Jean-Paul d’être trop affectueux avec ses élèves. L’était-il avec les élèves de votre classe ?

 

Oui, je sais qu’il y a eu ces reproches. Néanmoins, dans ma classe par exemple, je me souviens que lorsque l’on avait terminé de réciter une poésie, Jean-Paul posait la main sur notre épaule en guise de “félicitations”, ce qui est pour moi tout à fait normal ! On peut dire qu’il était affectueux, certes. Pour moi être trop affectueux correspondrait à faire un « câlin » à un élève mais cela je ne l’ai jamais vu faire !

 

- Comment ressentiez-vous ces gestes de « félicitations » ?

 

Pour moi, j’appréciais le fait que notre instituteur nous encourage ; c’était un instituteur très sérieux dans son travail.

 

- Avez-vous remarqué un comportement ou des gestes douteux de sa part ?

 

Aucun, son comportement m’était tout à fait normal. Je n’ai jamais vu aucun geste douteux de sa part. De plus, je suis partie en classe de neige, en janvier 2002, et je n’ai jamais douté de lui à un seul moment. Les sorties proposées par Jean-Paul demeurent encore de superbes souvenirs.

 

- Quelle est votre opinion générale sur cette affaire ?

 

Ce que je peux dire, premièrement, c'est l'absurdité de beaucoup de choses. Je ne comprends déjà pas pourquoi les accusatrices l'ont accusé si tardivement, 20 années après avoir été en classe avec Jean-Paul, si ce n'est plus.

Je le redis, je n'ai jamais eu un seul soupçon sur Jean-Paul et son travail.

Aujourd'hui, étant devenue une femme, je pense qu'il y a eu beaucoup trop d'exagération vis-à-vis de l'interprétation de certaines choses, notamment de faits et gestes.

Par ailleurs, pourquoi ces filles disant avoir subi des attouchements voire des viols ont continué de s'approcher volontairement de Jean-Paul en allant par exemple à l'école ou en faisant du sport ?

Il y a trop de confusions dans cette affaire...

 

- En parlez-vous avec d’autres personnes qui ont été dans la classe de Jean-Paul et si oui, quels sont leurs avis ?

 

Oui, j'en parle souvent avec une ancienne élève de Jean-Paul et qui a été dans sa classe  en même temps que certaines accusatrices. Elle a été en classe 2 ans avec lui et n'a jamais vu d'attouchements ou quoi que ce soit de la part de Jean-Paul. Pourtant elle était dans une classe avec certaines accusatrices. Après son C.M.2, elle a même passé des moments avec certaines de ces personnes, qui ne lui ont jamais dit quoi que ce soit. On se pose souvent la question : pourquoi nous les autres élèves n'avons rien vu ? Même pas une seule fois ? Comment se fait-il si cela se passait en pleine classe ?  

Lorsque l'on était en classe par exemple, un élève venait réciter une poésie, les autres camarades regardaient cet élève réciter. Alors les autres élèves auraient vu s'il se passait quelque chose d'étrange et au moins un en aurait parlé à un adulte. De plus, comment un élève peut-il réciter tout en se faisant tripoter ??? C’est IMPOSSIBLE.

 

- Si vous aviez aujourd’hui un message à faire passer à Jean-Paul, qu’est-ce que vous lui diriez ?

 

La seule chose que je tiens à lui dire est de garder le moral et d’être le plus courageux possible. Je sais qu’il reçoit un grand nombre de courriers, dont les miens, qui lui montrent tout le soutien et toutes ces personnes qui sont avec lui.

 

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7 décembre 2010 2 07 /12 /décembre /2010 06:41

Il y a quelques semaines, nous vous avions sollicité afin de savoir si vous aviez des questions à poser à Jean-Paul. Voici celle qu’un internaute nous a envoyée et à laquelle Jean-Paul a répondu. N'hésitez pas à nous envoyer votre question, nous la transmettrons à Jean-Paul. Merci.


« Comment se déroulent les parloirs ? »

 

D’abord, il faut pouvoir y aller. Si je suis dans ma cellule, je suis dépendant du surveillant qui doit venir m’ouvrir. Il peut venir trop tôt, à l’heure ou… trop tard. Dans la cellule, il y a un bouton qui allume une petite lumière rouge, à côté de la porte, dans le couloir. Seulement, si personne ne passe, la lampe reste allumée en vain. Il m’est arrivé de me présenter au parloir avec 15 bonnes minutes de retard. C’est très stressant. Quand je suis appelé trop tôt, cela stresse aussi parce qu’il faut attendre avec les autres. Pour l’instant, je n’ai pratiquement pas été embêté à ce moment-là. Enfin, la porte s’ouvre et nous passons un par un devant le surveillant qui prend notre petit papier, la convocation, et nous appose un tampon invisible sur le dos de la main.  Quand on la passe sous une lumière violette, apparaît un chiffre. Cela permet d’éviter un échange…

 

Ensuite, il faut trouver dans quel box se trouve la famille, insérer sa carte de circulation sur cette porte et attendre qu’un autre surveillant vienne ouvrir. Derrière la vitre, je vois la ou les personnes qui ont fait un si long déplacement pour venir me voir et passer 1h15 avec moi. Bien sûr, mon cœur bat plus vite et les premières embrassades font un bien fou. On apprécie d’être dans un box préservant une certaine intimité, même si les deux portes d’accès sont vitrées. Ça résonne un peu, la propreté laisse à désirer mais ce temps si précieux passe à une vitesse folle. La demi-heure supplémentaire que nous avons ici, par rapport à Nîmes, change beaucoup ce temps de visite parce que nous pouvons parler sans affolement, sans la peur d’oublier quelque chose. Malgré tout, l’heure de fin arrive quand même bien trop vite et il faut s’arracher, se séparer à nouveau. C’est très dur à chaque fois parce que nous nous demandons toujours : « Pourquoi ? » Il faut alors sortir du box, voir la porte se refermer. Encore quelques signes de chaque côté de la vitre, quelques mots échangés puis il faut s’en aller et rejoindre les autres pour attendre la fouille règlementaire. Pour cela, nous passons un par un dans un box avec un surveillant devant lequel il faut se déshabiller. Ce n’est pas le moment le plus agréable du parloir ! Autant cela me révoltait les premières fois que, maintenant, j’en ai pris mon parti. J’essaie de vivre encore intérieurement et intensément le moment de bonheur que je viens de vivre avec mes proches. Avant de réintégrer la cellule, quand tout le groupe a été fouillé, nous récupérons les sacs que nous ont laissés nos visiteurs. Il peut y avoir des journaux, des revues, des livres ou bien du linge et cela permet de prolonger ces moments intenses de communication avec la vraie vie.

 

Jean-Paul

 

 

Partie 2

 

En complément, vous pouvez lire l'article sur les parloirs côté famille et le témoignage de Françoise, soeur de Jean-Paul.

 

 

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6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 08:15

 

La presse, comme en témoigne cet article du Monde du 25 novembre dernier, s’est fait écho ces derniers jours de la décision de la cour d’Assises de St-Omer d’appliquer la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) selon laquelle les décisions de justice devraient être motivées, ou, autrement dit, que tout verdict devrait être argumenté. En pratique, cela signifie que la Cour ne peut pas se contenter de se prononcer sur la culpabilité ou l’innocence du prévenu, elle doit justifier sa décision en répondant à des questions précises. Ainsi est-il précisé dans un arrêté récent de la CEDH :


« Pour que les exigences d’un procès équitable soient respectées, des garanties suffisantes doivent être offertes, qui soient propres à permettre à l’accusé et au public de comprendre le verdict rendu. Ces garanties procédurales peuvent consister par exemple en la fourniture aux jurés par le président de la cour d’assises d’instructions ou d’éclaircissements quant aux problèmes juridiques posés ou aux éléments de preuve produits et en la présentation au jury par ce magistrat de questions précises, non équivoques, de nature à former une trame apte à servir de fondement au verdict ou à compenser adéquatement l’absence de motivation des réponses du jury. »

Cette exigence d’argumentation pourrait sembler aller de soi. Ne demande-t-on pas à tout enseignant, à tout jury d’examen, de justifier ses évaluations négatives ? Ne demande-t-on pas à tout arbitre de football ou à toute autre instance sportive de justifier ses décisions ? Et bien non, cela fait pourtant débat en matière de Justice. Pourquoi ? Le principal argument avancé est que cela pourrait nuire à l’esprit du jury populaire. En effet, il faut savoir qu’en France la Cour d’Assises est composée de 9 jurés (12 en appel), tirés au sort parmi la population et de 3 professionnels : le/la juge et deux assesseurs1. Pour certains, le fait de devoir motiver la décision risquerait alors de minorer le poids des jurés et de favoriser l’avis des professionnels, de leur donner le moyen d’orienter fortement la décision, voire de faire pression sur les jurés. Or, les témoignages de jurés montrent que, dans bien des cas, ils sont déjà fortement influencés par les 3 magistrats. La chose fait donc débat…

 

Cela aurait-il changé quelque chose dans l’affaire de Jean-Paul Degache ? C’est vrai qu’à Privas comme à Nîmes, l’énoncé du verdict non motivé a été dur à encaisser. Encore plus à Nîmes sans doute car le verdict s’est résumé à une phrase lapidaire : « la Cour a répondu oui (par 10 voix au moins) à toutes les questions posées » ! Mais ces questions n’étaient pas des « questions de nature à servir de fondement de verdict » au sens où l’entend la CEDH. Ces questions demandaient pour chacune des 13 personnes retenues dans l’acte d’accusation si Jean-Paul Degache était coupable, s’il était en position d’autorité et si ces personnes avaient moins de 15 ans au moment des faits présumés. A Privas comme à Nîmes, la Cour a répondu par l’affirmative à 39 questions (3 questions pour 13 personnes) sans aucune justification. La réponse à chaque question a été donnée uniquement sur la base de l’intime conviction.

 

Les avocats des parties civiles ont pourtant fait valoir un certain nombre d'arguments, mais ils n'ont pas été exposés en tant que tels si bien que la Défense n’a pas pu les contrer ouvertement comme nous le faisons ci-après :


  • Le nombre des personnes accusatrices : Ce n’est pas tenir compte de la chronologie « étirée » de cette affaire : 13 ans entre la 1ère garde à vue et le verdict en appel, des faits de viol présumés par pénétration digitale qui remonteraient à 1987, 13 personnes considérées comme victimes alors que certaines d’entre elles disent ne rien avoir à reprocher à leur instituteur ! 

 

  • Le fait que les accusatrices soient issues de différentes générations et n’habitent pas toutes le village : c'est oublier les réseaux de conscrits, réseaux sociaux (y compris sur internet), la proximité des lieux d’habitation… concernant les accusatrices, notamment celles qui se sont succédé à la gendarmerie en 2001-2002. 

 

  • Une certaine concordance des dépositions et des descriptions données : cette concordance des descriptions ne s’est affirmée qu’en 2001-2002, et encore, pas subitement. Il suffit d’entendre à ce sujet comment a évolué la 1ère accusatrice… 

 

  • L’absence de mobile objectif qui pourrait justifier une accusation calomnieuse : un personnage « public », très impliqué dans la vie du village, suscite forcément des rancœurs de la part de quelques envieux ou jaloux auxquels il fait de l'ombre. De plus, le choc traumatique collectif subi par un village en 1997 qui devient une épée de Damoclès et dont témoigne l’évolution au fil des ans des propos de certaines anciennes élèves.  

 

Enfin il faut rappeler le contexte médiatique : 2001 est considéré2 comme l’année où l’on a le plus parlé de pédophilie dans la presse sans jamais évoquer les dérives possibles de cette focalisation. 



 [1] Dix états membres du Conseil de l’Europe (sur 47) ont opté pour leur part pour un « jury traditionnel », « lequel se caractérise par le fait que les magistrats professionnels ne peuvent pas participer aux délibérations des jurys sur le verdict » (arrêt Taquet contre Belgique, CEDH, p.2).

 

 [2] Marie-Monique Robin, dans son livre-enquête « L’école du soupçon. Les dérives de la lutte contre la pédophilie » (La Découverte, 2006, p.96), identifie 153 articles dans Le Monde contenant le mot "pédophilie", soit le niveau maximal sur la période considérée, de 1995 à 2004, avec une autre année… 1997 précisément !

 
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5 décembre 2010 7 05 /12 /décembre /2010 09:22

Atelier d’écriture Semaine 8

 

Voilà plusieurs semaines que Jean-Paul a pu intégrer la Classe Atelier du Journal de la prison. Rappelons que cette occupation lui permet de « s’échapper », quelques heures dans la semaine, de son enfermement. Ce dimanche, nous vous proposons deux articles écrits par Jean-Paul consacrés à l’Italie. Bonne lecture.

 

Les bergers sardes victimes de la mondialisation (26/11/2010) 

 

La Sardaigne, deuxième plus grande île de la Méditerranée, située au sud de la Corse, voit son agriculture traditionnelle sérieusement menacée par la mondialisation. Les bergers sardes sont en colère et le montrent parfois de manière violente au cours de ces dernières semaines.

Depuis des siècles, l’économie locale était basée sur l’élevage des moutons qui fournissent lait, laine et viande d’excellente qualité. Avec ça, l’élevage des chèvres permet de produire un fromage, le pecorino, fort prisé aux Etats-Unis. L’île en produit chaque année 270 000 quintaux, sous la forme de meules salées de 25 kg, soit la presque totalité de la production italienne. Relégué maintenant au rayon des fromages râpés, ses exportations ont chuté de 50 000 quintaux et le prix payé aux producteurs s’est effondré.

Dans les villages les plus reculés de l’île, la vie devient impossible. Les éleveurs croulent sous les dettes. Alors qu’il faudrait leur payer 0,90 € le litre de lait, les industriels ne leur en donnent que 0,60. A titre de comparaison, en 1985, ce même litre était payé 1850 lires (0,96 €). Si les éleveurs n’acceptent pas les prix imposés, les fromagers importent du lait d’Espagne ou de Roumanie. Andrea Pinna, le patron de la plus grande fromagerie de Sardaigne, a investi en Roumanie et produit donc du fromage sarde à l’étranger. Pour se défendre, il prétend que cette production ne concerne qu’à peine 2% du fromage partant pour l’Amérique.

Une chose est sûre, dans les bergeries, la misère gagne. En quelques années, le fourrage est passé de 7,75 € à 35 € le quintal et il faut maintenant vacciner les bêtes contre certains virus… Au final, un agneau vaut moins cher que le foin  qu’il mange puisqu’il est vendu 3 ou 4 € le kg au boucher pendant les fêtes pour redescendre à 1,5 € le restant de l’année. L’étiquette fixée à l’oreille de chaque bête devrait attester son origine mais les oreilles sont coupées à peine le mouton arrivé chez le boucher ce qui permet de mélanger sa viande avec celle qui parvient de l’étranger. La laine qui se vendait 0,67 € le quintal ne trouve même plus preneur aujourd’hui.

Aujourd’hui, 1 000 moutons ne permettent plus aux jeunes de se marier et d’avoir un enfant alors que leurs grands-parents entretenaient six enfants avec 300 moutons et que leurs parents élevaient quatre enfants avec 700 bêtes. Un patrimoine économique est menacé de disparition mais cela fera de la place aux investisseurs qui veulent transformer l’île en destination touristique de luxe, en colonisant la Sardaigne depuis la côte.

 


Gianfranco Fini ne veut plus de Berlusconi (26/11/2010)

 

En Italie, la crise gouvernementale couve à cause des frasques de Silvio Berlusconi, le président du Conseil. Si la gauche italienne ne semble pas assez structurée pour constituer une menace sérieuse, c’est dans son propre camp que se lève la contestation la plus dangereuse pour Il Cavaliere.

Gianfranco Fini, Président de la Chambre des députés, a non seulement créé un nouveau parti de centre droit européen, Futur et Liberté pour l’Italie (FLI) mais il vient d’appeler Silvio Berlusconi à la démission. Au cas où il n’obtiendrait pas ce qu’il demande, les ministres FLI quitteraient le gouvernement et ce parti se contenterait d’un soutien au Parlement.

Pourtant, dans ce jeu politicien, Fini sait qu’il ne doit pas aller trop loin et se contente de parler de décadence morale. La mise en minorité du président du Conseil se traduirait par une dissolution du Parlement et par un retour aux urnes. Or, aucun des deux n’a intérêt à avancer les élections.

L’écroulement, ces derniers jours, par manque d’entretien, de la Maison des Gladiateurs, à Pompéi, serait-il un signe de plus du déclin de ce pays ?

 

Jean-Paul

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4 décembre 2010 6 04 /12 /décembre /2010 08:36

Jean-Paul nous livre aujourd'hui la chronique de deux recueils de nouvelles.

 

A jamais et de tout temps, nouvelles de Charlotte Boyer, TheBookEdition, 2008.

 

Titres des nouvelles : A toi de voir – Soleil paradisiaque – Pour cette fois – Déjà vu (suite de A toi de voir) – A jamais et de tout temps (poème).

 


CouvertureDans un style soigné et très agréable à lire, Charlotte Boyer intrigue d’abord puis capte l’intérêt de son lecteur, mettant en place un climat où la douceur et le danger se côtoient sans cesse. Dans ce livre, A toi de voir est une nouvelle très originale puisqu’elle se déroule en cinq actes, comme une tragédie. Hésitations, espoirs, craintes et doutes agitent son esprit : « La seule chose qui me réchauffait, c’était les larmes qui commençaient à monter… C’est peut-être notre cœur qui nous fait voir les choses sous une certaine forme… Non ça ne peut pas être, je n’ai plus de cœur ! » Ou encore, après avoir observé des couples semblant heureux, dans la rue : « La Terre s’était arrêtée de tourner pour moi et chacun semblait heureux de la position dans laquelle elle se trouvait. » Le couple se retrouve mais la fin est tragique. Charlotte Boyer termine par une réflexion sur la vie, sur le destin de chacun sur cette terre. L’auteur manie habilement la poésie et la réalité, mettant en scène des sentiments qui lui sont propres ou qui, tôt ou tard, ont traversé ou traverseront notre esprit. A la fin du livre, le lecteur découvre une suite. On sent que la tentation du roman démange l’auteur. Beaucoup d’ingrédients sont déjà là. Il ne lui reste qu’à sauter le pas…

 

 

 

Trois cents secondes, nouvelles de Charlotte Boyer, TheBookEdition, 2009.

 

Titre des nouvelles : Trois cents secondes – C’est pour moi – L’Ange et la Chanceuse – Le passage – La révolte du plastique – La libération – Petite mort – Celui qui – Mémoire vive.

 

429156couverture 300 secondesLa nouvelle est un genre beaucoup plus difficile qu’il n’y paraît. Charlotte Boyer le maîtrise bien puisqu’elle sait nous mettre l’eau à la bouche en quelques lignes. Certaines intrigues sont tellement bien amorcées et l’on est parfois déçu que l’histoire s’arrête. La rencontre entre Hugo et Céleste se passe d’une façon extraordinaire dans Trois cents secondes : « Les serveurs semblaient surpris qu’après un tel silence, il y ait autant de paroles, de sourires, de regards. Cette rencontre était si pleine de promesses qu’ils n’osaient plus les interrompre. »

Dans C’est pour moi, l’appât du gain est décrit dans toute sa noirceur. L’ange et la chanceuse se lit comme une fable mettant en scène Lucie qui vivait au XVIIIème siècle et qui revient de nos jours. En quelques mots simples et quelques exemples bien choisis, le décor est planté…

Le passage est une savoureuse description sur le passage à l’âge adulte… heure par heure, ou presque, et même après.

La révolte du plastique fait vivre des jouets qui réagissent : « Un soir, le couple de plastique, à force d’imaginer des jours meilleurs, décida de s’enfuir, sans se retourner… »

La libération est une délicieuse nouvelle décrivant avec beaucoup de finesse et d’humour une aventure bien ordinaire que chacun de nous a pu vivre… « Et la libération eut lieu. C’était comme si on lui enlevait un poids énorme. Une libération. Le mot n’est pas trop fort ! »

 

Un immense merci à Charlotte Boyer qui m’a permis de découvrir ses textes, m’apportant ainsi un réconfort immense et de précieuses minutes de bonheur.

Jean-Paul

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3 décembre 2010 5 03 /12 /décembre /2010 07:44

Aujourd’hui nous publions un nouveau témoignage qu’une maman d’élèves nous a envoyé. Cette dernière nous rappelle qu’elle avait envoyé un courrier en 2002 au juge d’instruction afin d’apporter son témoignage… qui ne fut jamais entendu. Des dizaines de personnes avaient fait de même en demandant à être entendues spontanément par le juge... sans suite !

 

 

Bonjour,

 

Mes deux enfants, qui sont maintenant majeurs, ont été scolarisés à l'école élémentaire publique de Sarras. Le second a été l'élève de M. Degache durant deux années scolaires, classe dans laquelle on retrouve 7 personnes considérées comme victimes par l’institution judiciaire. Il a d’ailleurs participé à la classe de découverte en Tunisie en 1996.

 

L'un et l'autre n'ont jamais remarqué une attitude anormale chez cet instituteur.

 

Pour ma part, j'ai accompagné de très nombreuses fois les enfants de l'école à des sorties scolaires auxquelles la classe de M. Degache participait : USEP, voyages scolaires de fin d’année, ski de fond, vélo... Que ce soit dans le car ou pendant les épreuves sportives, je n'ai JAMAIS constaté,  chez M. Degache, un comportement immoral ou des faits et gestes équivoques envers les enfants. 

 

Au cours de ces sorties, la principale préoccupation et le seul but de Jean-Paul Degache étaient que tous les enfants arrivent  à skier, à parcourir les kilomètres prévus en vélo, progressent et rentrent, fatigués mais contents de leur journée en plein air. Dans le car, si ce moyen de locomotion était utilisé, il n'était jamais assis car il commentait le voyage, ou faisait chanter les élèves. Jamais je n'ai remarqué ou surpris un geste indécent, malsain, choquant ... pervers !  

 

 

Encore une fois nous tenions à remercier cette personne ainsi que toutes celles qui participent à l’enrichissement quotidien de ce blog.

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2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 06:18

Suite et fin de l'interview de deux personnes ayant assuré les entraînements avec Jean-Paul. Si vous aussi, vous avez participé à l'école de korfbal, n'hésitez pas à venir apporter votre témoignage. Bonne lecture.

 

Partie 1

 

- On lui a reproché d’être rentré à plusieurs occasions dans le vestiaire des filles. Pouvez-vous nous dire si les vestiaires étaient utilisés par les jeunes ?  

 

A : Pour ce qui est des vestiaires, les jeunes n'y passaient pas, sauf pour changer de chaussures pour la simple raison qu'ils arrivaient la plupart du temps déjà en tenue de sport. Jamais je n'ai vu un seul enfant prendre une douche après l'entraînement ; il me semble qu'à cet âge là, c'est le cas dans beaucoup de sports où l'on ne termine pas la séance couvert de boue !

Si je suis persuadé que Jean-Paul ne rentrait pas dans les vestiaires, c’est parce que :

            - d’une part, l'installation et la préparation de la salle nous prenaient du temps (remonter les panneaux de basket à la main, installer les poteaux de korfbal, regonfler les 20 ou 25 ballons nécessaires...), et au fur et à mesure de l'arrivée des enfants, ils venaient nous rejoindre dans la salle pour nous aider.

            - d’autre part, à la fin de l'entraînement, l'école de basket nous succédait, et pendant que nous rangions le matériel, les enfants disparaissaient très vite, si bien que lorsque nous avions terminé, les seuls enfants encore présents dans le gymnase étaient ceux qui participaient à l'entraînement de basket.

C’est pourquoi je ne vois vraiment pas comment Jean Paul aurait pu entrer dans le vestiaire des filles.

 

B : Le créneau horaire étant assez court (2 heures), les enfants arrivaient en tenue de sport ; ils utilisaient les vestiaires uniquement pour changer de chaussures car c’était exigé afin de ne pas abîmer le revêtement de la salle. 

 

- Aviez l’habitude d’y entrer ? Et si oui, pourquoi ?

 

A : Je ne rentrais jamais dans le vestiaire des filles, pas plus que les autres animateurs masculins.

 

B : En qualité de maman et de personne encadrant les jeunes, j’allais exceptionnellement dans les vestiaires presser les retardataires qui bavardaient.

 

- Enfin, lors du procès en appel à Nîmes, l’Avocat général a comparé ce sport avec du sport en chambre dans son réquisitoire. Quel est votre avis ?

 

A : Comparer le korfbal à du sport en chambre est une stupidité qui ne démontre que l'ignorance de celui qui tient ces propos. Ignorance que nous avons eue l'habitude de croiser autour de nous, et fantasme sur le fait que ce sport soit mixte. Mais ce sport, s'il est bien peu développé en France est le 2ème en nombre de licenciés aux Pays-Bas (100 000 licenciés, juste derrière le foot, et devant le basket), où il y a même un championnat professionnel. Il se joue sur les 5 continents (surtout dans les anciennes colonies hollandaises) et il y a des championnats d'Europe et du Monde.

Ainsi c'est un vrai sport, très collectif, sans contact et mixte, idéal pour des enfants en école primaire et collège. Voilà pourquoi en France, il s'est développé surtout auprès des instituteurs.

Et donc dire que le korfbal est un sport en chambre me révolte, et de la part d'un avocat général, c'est soit de l'ignorance, soit une volonté de frapper l'esprit des jurés en faisant fi de la réalité. 

 

B : Je suis outrée par de tels propos diffamatoires, cela dénote une totale méconnaissance de ce sport et de ses valeurs éducatives. Ce magistrat se serait-il permis de faire une comparaison aussi infondée avec un autre sport ? En tout cas, cela montre que l’avocat général était convaincu de la culpabilité de Jean-Paul alors qu’il n’a pas pris la peine de prendre réellement connaissance de l’affaire. Je n’imagine même pas les jurés…

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