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26 décembre 2010 7 26 /12 /décembre /2010 00:01

Ce dimanche 26 décembre 2010, nous vous proposons une chronique parue dans le Réveil du Vivarais du 16 décembre écrite dans notre chère langue occitane accompagnée de sa traduction. Nous remercions vivement l’auteur de cet article pour nous avoir autorisés à le publier et pour son inconditionnel soutien.

 

 

Vilanòva de Magalona

 

Qu’es una petita vila dau Lengadòc, pròche dès Montpelhièr e pròche de la mar. Magalona tant genti nom e que sona ben en lenga nòstra es una illa e poirio vos contar la legenda de la bèla Magalona que viviá au Moiens atge...mas qu’es pas lo moment. Dins aquela vilòta de quasi 10 000 abitants, quant n’i a, sus los detz milas, que son de la granda preson de la vila, una maison d’arrèst coma dison ? Quand veio una presons totjorn penso d’assurat a tots los maleiros qu’an marchat de travers, gauchat la reiá, per arrivar aquí dedins onte paian lhurs fautas, mas me diso mai que i a totjorn, dins totas las presons, d’einocents, condamnats a tòrt e aquò es tarrible. E a Vilanòva n’i a un, que coneisso, completament einocent per mi...

Qu’es pas encara çò que volio vos racontar, mas n’ai talament gròs sus lo còr !

Dins aquela vila los elegits de la comuna an deicidat d’afichar la lenga dau païs e per aquò botar de panèus qu’indican en occitan lo nom de la vila e, coma aquò se fait, n’an botat a l’intraa e a la sortiá de la vila. Se tròva qu’aquò plai pas a un grop que s’apèla : « Movament Republican de Salut Public «  (non, ai ren inventat !). An escrit doncas au maira per li demandar de levar aqueles panèus. Coma i aviá pas de rason de le faire seguèt pas fait. Portèran doncas las veiaas au tribunau administratiu de Montpelhièr. Aquò se passava au mes d’òst de 2009 e la responsa a pas tarjat, per un còp la justiça faguèt vite, qu’es lo 12 d’octòbre de 2010 que tombèt per la comuna l’obligacion de levar los panèus dins los dos mes. Dos mes an passat e diumenja passaa qu’èra lo 12 de decembre, per marcar la fin dau dos mes an manifestat dins la vila de Vilanòva, quasi mila personas que son venguas sostenir los elegits de la vila que d’assurat en fait appel de la decision. La pròva es faita un còp de mai qu’avèm veraiment besonh d’un quadre legau per nòstras lengas regionalas. De deputats se’n ocupan, mas si capitaran ?

                                                                                                          Lo Revessin

 

Villeneuve-lès-Maguelone

 

C’est une petite ville languedocienne, proche de Montpellier et de la mer. Maguelone est une île, un nom qui, prononcé à l’occitane, sonne bien, et je pourrais vous conter la légende de la belle Maguelone qui vivait au moyen-âge... mais ce n’est pas le moment. Cette petite ville compte presque 10 000 habitants mais combien y en a-t-il sur ces dix mille qui appartiennent à la grande prison de la ville, une maison d’arrêt comme on dit ? Quand je vois une prison je pense toujours à ces malheureux qui ont fait un pas de travers, gauché la raie, pour aboutir là, où ils payent leurs fautes. Mais je me dis aussi qu’il y a toujours, dans toutes les prisons, des innocents condamnés à tort et ça c’est terrible. Et à Villeneuve il y en a un, je le connais, il est, pour moi, complètement innocent... Ce n’est pas encore ce que je voulais vous raconter, mais j’en ai tellement gros sur le cœur !

Dans cette ville les élus communaux ont décidé d’afficher la langue du pays et pour ce faire ont, comme ailleurs, placé des panneaux en occitan à l’entrée et à la sortie de la ville. Il se trouve que cela déplait à un « Mouvement Républicain de Salut Public » (je n’invente rien !). Ils ont donc écrit au maire pour lui demander d’enlever ces panneaux et comme il n’avait aucune raison de le faire, la réponse fut négative. L’affaire fut portée devant le tribunal administratif de Montpellier. Ceci se passait au mois d’août 2009, la réponse ne tarda pas car pour une fois la justice fut rapide, c’est le 12 octobre 2010 que tomba pour la commune l’obligation d’enlever les panneaux dans un délai de deux mois. Les deux mois ont passé et dimanche dernier le 12 décembre, près de mille personnes ont manifesté pour soutenir les élus de la ville qui bien sûr ont fait appel de cette décision. La preuve est faite, une fois de plus, que nous avons vraiment besoin d’un cadre légal pour nos langues régionales. Quelques députés s’en occupent, mais réussiront-ils ?

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25 décembre 2010 6 25 /12 /décembre /2010 00:01

Voilà plusieurs semaines que Jean-Paul a pu intégrer la Classe Atelier du Journal de la prison. Rappelons que cette occupation lui permet de « s’échapper », quelques heures dans la semaine, de son enfermement. Aujourd’hui, jour de Noël, nous vous proposons un article de la rubrique « Nouvelles d’Europe » concernant le Portugal ainsi qu’un article sur la pratique sportive en terre palestinienne. Bonne lecture.

 

 

Le Portugal vers la pauvreté (10/12/2010)

 

Après la Grèce et l’Irlande, le signal d’alarme du surendettement vient d’être tiré pour un autre pays de l’Union  Européenne, le Portugal, en attendant, dit-on, l’Espagne et… la France.

Par rapport à l’Irlande, le Portugal n’a pas à se reprocher certains délires bancaires ou encore la folie immobilière espagnole ou même les colères de la rue comme a connues la Grèce du côté de Lisbonne, le plus inquiétant est l’absence de perspectives d’amélioration Le tissu industriel a été sérieusement mis à mal par la construction européenne parce que beaucoup d’entreprises sont parties comme ces firmes textiles du nord du pays ayant dû fermer à cause de la concurrence asiatique. Pour l’agriculture, ce n’est pas brillant non plus parce que c’est le tertiaire qui a été privilégié au cours de ces dernières années.

Le Portugal a toujours eu beaucoup de mal à développer son économie grâce à sa propre croissance. Ses finances étaient alimentées principalement par les sommes rapatriées par les émigrés et les subventions de l’UE. Enfin, les ménages ont pu s’endetter grâce aux facilités de crédit apportées par l’euro.

Le taux de chômage bat des records avec 11,5% et la récession est déjà là. Pour faire reculer le déficit public de 7,3% du Produit Intérieur Brut à 4,6% à la fin 2011, le budget s’annonce d’une rigueur jamais vue. Amputation des salaires des fonctionnaires, augmentation des impôts et de la TVA, diminution des aides sociales et des allocations familiales, réduction des investissements, le gouvernement socialiste prend des mesures qui vont appauvrir les classes moyennes alors que, dans ce pays, le salaire minimum est fixé à 475 €. Les petits boulots annexes ne vont pas cesser de se multiplier au détriment des emplois stables.

DU côté politique, aucun parti ne recueille l’adhésion de la population. Le PS et le PSD (droite) se succèdent aux commandes sans proposer de véritable solution pour sortir de la crise de façon démocratique. La valse des fonctionnaires après chaque élection, le gaspillage de l’argent public, l’inefficacité de la justice, l’application arbitraire de la loi et la corruption tolérée par la société font craindre le retour d’un régime autoritaire que l’UE devrait pouvoir éviter… A quel prix ?

 

Aider le sport en Palestine (10/12/2010)

 

Personne ne peut imaginer, en France, combien il est difficile, pour un Palestinien, de pratiquer son sport favori. Actuellement, la Cisjordanie (2,4 millions d’habitants) compte huit stades plus ou moins praticables, quatre piscines et aucune piste d’athlétisme. Malgré ce manque d’infrastructures sportives, deux coureurs palestiniens se sont qualifiés pour participer aux JO de Pékin, en 2008.

Le football, sport planétaire s’il en est, est un bon exemple des problèmes rencontrés au jour le jour dans un pays qu’une « clôture de sécurité », un mur construit par Israël, isole de plus en plus. L’équipe nationale olympique de Palestine a récemment joué contre son homologue jordanienne (victoire 2 buts à 0), sous les yeux de Jacques Rogge, le président du Comité International Olympique (CIO). Il a pu constater en visitant les villes de Ramallah et Bethléem, toutes les entraves causées par l’occupation israélienne.

Douze clubs participent actuellement à un championnat de première ligue avec des joueurs professionnels qui gagnent de 1000 à 3000 dollars par mois (le salaire moyen est de 400 dollars) mais continuent à travailler comme pompier, instituteur…

Tous les sportifs palestiniens ont beaucoup de problèmes pour se déplacer dans leur pays ou à l’étranger. Mohamed Shbair, gardien de but de l’équipe nationale doit partir de chez lui cinq à six heures avant le début d’un match pour pouvoir passer tous les contrôles ou subir d’éventuels interrogatoires. Si le sportif est originaire de Gaza, territoire sous blocus israélien, il doit demander un permis de sortie aux autorités israéliennes.

Le matériel envoyé dans les conteneurs par le CIO ou l’UEFA (Union Européenne de Football) est parfois retenu dans les ports israéliens. Près de Naplouse, un projet de construction de pelouse synthétique, financé par la FIFA (Fédération Internationale de Football) est bloqué par l’armée israélienne. Pourtant, de grands clubs existent comme celui d’Al-Amari, à Ramallah avec 1500 membres. 

De leur côté, les Arabes israéliens possèdent la double nationalité mais courent le risque d’être déchus de la nationalité israélienne s’ils viennent jouer pour la Palestine. Pour Moussa Bezaz, le sélectionneur français de l’équipe nationale palestinienne, rien n’est simple. Pourtant il affirme qu’une fois à l’étranger, jamais aucun de ses joueurs n’a demandé l’asile pour ne plus revenir en Palestine.

La France est très présente dans le sport palestinien avec des éducateurs, et divers financements de stades. En 2011, une équipe palestinienne pourrait venir disputer un match en France.

 

Jean-Paul

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24 décembre 2010 5 24 /12 /décembre /2010 00:01

Mon très cher petit papa,

 

Ce soir, ce sera la première fois depuis 29 ans que je serai séparé de toi pour passer Noël et les fêtes de fin d’année. Je tenais à te dire que ce réveillon n’aura que très peu de saveurs comparé aux précédents. Il est vrai que ces dernières années, ces moments-là étaient des instants privilégiés pour nous tous, instants où l’on oubliait le temps de quelques heures le malheur qui s’abat sur nous depuis trop longtemps… Mais au moins on était ensemble ! 

 

Comment ne pas penser à toi, toi qui dégusteras ce que Ghislaine t’a préparé, avec amour comme toujours, dans ton colis de 5 kg,  Mais cela ne pourra jamais avoir le goût,  celui inestimable de la liberté.

 

Ce serait mentir de te dire que je ne passerai pas de bons moments. Quand tu vois Jeanne et Emma jouer et s’épanouir ensemble, il m’est impossible de ne pas en profiter sur l’instant. Tu l’as encore vu ce jeudi lors du parloir. Mais au fond de moi, ce sont des milliers de larmes qui viennent se briser à l’idée que ces moments-là, tu ne peux que les vivre par courriers ou par personnes interposées.

 

Alors comme depuis le soir du 26 mars, je ne me projette plus dans l’avenir et attends que les jours passent le plus vite possible. Je ne te laisserai jamais et me battrai jusqu’au bout pour que tu sortes la tête haute,  tête que tu n’as d’ailleurs jamais baissée.

 

Je t’aime mon papa.

Simon

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23 décembre 2010 4 23 /12 /décembre /2010 00:01

En 2007, puis en 2010, nous avons eu beaucoup de réactions qui ont fait suite aux condamnations de Jean-Paul Degache. Nous avons eu pas mal de pétitions, de courriers adressés à des personnalités politiques… Toutes les bonnes volontés étaient bonnes à prendre, tous les soutiens sont intéressants, mais hélas, cela n’a rien donné.

 

Cela n’a rien donné parce qu’il y a, dans notre pays, la séparation des pouvoirs et que, par définition, la chose jugée n’appelle pas de commentaires particuliers de la part d’un dépositaire du pouvoir législatif (député ou sénateur) ou exécutif (Ministre, Président de la République). La Constitution semble en effet l’interdire.

 

Bien que nos hommes et femmes politiques n’hésitent pas, parfois, à prendre des positions très tranchées concernant les décisions de justice, ils restent le plus souvent silencieux.

 

Nous ne mobiliserons donc jamais des élus autour du cas spécifique de Jean-Paul, à moins d’un miracle procédural qui verrait la principale accusatrice reconnaître qu’elle a fait de fausses déclarations, ce qui semble peu vraisemblable hélas.

 

Retournons-nous sur une affaire proche, celle d’Outreau. Les élus se sont intéressés à un point de l’affaire en particulier : le fait que le juge d’instruction se soit comporté de façon très autoritaire et n’ai pas fait le travail d’enquête à décharge, semblant considérer les accusés comme coupables avant même d’avoir été jugés. En cela, il n’avait fait qu’utiliser les possibilités que lui offrait la loi. C’est la loi qui était sans doute mal faite.

 

C’est sur ce point qu’il a été auditionné et que des préconisations, hélas assez peu suivies, ont pu être faites.

 

Or quels dysfonctionnements peut-on reprocher à l'Institution Judiciaire dans l’affaire qui a touché Jean-Paul Degache ?

 

Comme nous l’expliquerons ultérieurement, il n’y a pas vraiment de point de rupture dans l’affaire Degache. Chacun des acteurs a fait une action qui, au final, a conduit Jean-Paul Degache devant la Cour d’assises. Jean-Paul Degache lui-même n’est-il pas, dans une infime partie, un acteur de son affaire ? Comme le disait un proche des parties civiles après le premier procès : « s’il avait changé d’école ou de village, on n’en serait sans doute jamais arrivé là… » En gros, peut-être que personne n’aurait déclenché l’affaire… C’est terrible, mais c’est peut-être vrai.

 

Ce que nous déplorons essentiellement c'est le fonctionnement de la cour d’assises.

 

Jean-Paul Degache a été condamné en première instance et en appel à 8 années de prison sans preuve, ni témoins contre lui. Il est notamment accusé d’avoir violé une élève devant toute une classe sans que personne dans cette classe ne puisse témoigner avoir assisté à la scène.

 

Quand la loi crée une injustice, alors il faut changer la loi : c’est ce que nous sommes en droit de penser. Lorsqu’un homme est condamné pour un crime sans qu’il y ait de preuves ni de témoins, autant qu’il le soit par des professionnels et donc que le poids de sa condamnation ne repose pas sur des citoyens français n’ayant pas l’habitude des affaires de justice.

Quelqu’un qui a eu à traiter des dizaines d’affaires similaires sera sans doute beaucoup plus à même d’évaluer une affaire sensible où les faits doivent être recoupés, où la forme est souvent plus décisive que le fond. Avoir assez de clairvoyance pour acquitter quelqu’un qui ne s’exprime pas bien face à des accusateurs qui font passer des émotions fortes au sein de la cour est quelque chose de très difficile pour un juge, il faut imaginer à quel point c’est quasiment impossible pour un juré.

 

C’est pour cette raison que nous avons souhaité écrire au Président de la République et au Garde des Sceaux, Ministre de la Justice dans le cadre de la réforme de la Justice qui vise, justement à adjoindre encore plus de jurés populaires dans certaines audiences.

 

Autant il n’apparaît pas choquant de permettre à de simples citoyens d’être coproducteurs de décisions de justice lorsqu’il y a des éléments probants (témoignages, preuves formelles, aveux…), autant cela est très difficile à comprendre lorsque nous sommes dans un cas où c’est « parole contre parole » et où, trop souvent, l’intime conviction n’est qu’une affaire de ressenti et non d’éléments objectifs et détaillés.

 

Notre volonté est donc de faire remarquer que si un choix politique est fait en faveur de l’adjonction de jurés populaires dans certaines circonstances, il faudrait au contraire les supprimer dans les affaires de mœurs sans preuves ni témoins.

 

Nous reviendrons sur cette démonstration un peu ardue, mais qui méritait d’être soulevée, en espérant que les pouvoirs publics y donnent une suite favorable.

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22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 08:04

Témoin à décharge pour Jean Paul DEGACHE lors des procès en Assises de PRIVAS et de NÎMES je me suis bien sûr toujours posé la question de la certitude de son innocence ou de sa culpabilité. Et ma conclusion est sans appel : pour moi, comme pour de très nombreuses autres personnes, il est IMPOSSIBLE que Jean Paul ait commis des viols répétés devant tant de témoins !

 

J’ai en effet été Conseiller Pédagogique en Education Physique et Sportive pour la Circonscription de TOURNON – dont faisaient partie les Ecoles Primaire et Maternelle de SARRAS – de septembre 1982 à juin 1993. Et, à ce titre, je me suis rendu à l’Ecole Publique Primaire des centaines, voire plus d’un millier de fois, très souvent sans annoncer ma visite. J’ai également, au titre de Responsable USEP, œuvré avec de nombreux enseignants et élèves du Primaire et de la Maternelle. J’ai aussi eu l’occasion de rencontrer de très nombreux parents, le Maire et des Conseillers Municipaux, le Garde Champêtre et tout le personnel travaillant dans les deux Ecoles. Ces Ecoles, je les avais choisies d’une part parce qu’elles étaient sur mon passage entre mon domicile (Annonay) et les bureaux de l’Inspection (Tournon), d’autre part parce que les enseignants en général étaient volontaires pour que je puisse considérer ces deux Etablissements ruraux comme « pilotes » et « témoins » de mes recherches et applications pédagogiques, tant dans mes activités professionnelles qu’associatives.

Bien évidemment, Jean Paul DEGACHE faisait partie de ces enseignants, lui qui a toujours accepté que sa classe soit comme une sorte de « laboratoire » où l’on pouvait tester des expériences pédagogiques, à condition qu’elles aillent dans l’intérêt des enfants qui lui étaient confiés, lui qui n’a jamais refusé d’ouvrir cette classe à tout intervenant adulte - dans des activités comme le Sport et la Musique entre autres - ce qui montre bien qu’il n’avait rien à cacher. Et que penser des réunions de Coopérative Scolaire et de l’USEP auxquelles - avec des parents délégués - j’ai souvent assisté et où les enfants n’hésitaient pas à s’exprimer sur tous sujets concernant la vie de la classe ! D’ailleurs, n’existe-t-il pas encore quelque part des comptes-rendus écrits de ces réunions ? Je peux affirmer - pour en avoir souvent parlé avec eux - que la plupart des parents ont toujours manifesté une adhésion totale en ces méthodes, notamment pour la pédagogie basée sur l’éveil, l’écoute et la confiance réciproque.

Mon action avec les élèves de Jean Paul DEGACHE, je l’ai exercée dans la classe, dans des gymnases, sur des terrains de sport, sur des pistes de ski, dans des piscines … et je peux dire que, pour les enfants, les enseignants, voire certains parents de Sarras, j’étais devenu l’animateur et même une sorte de « confident », dans la mesure où l’on (enfants et adultes) n’hésitait pas à me parler sans retenue de nombreux petits « potins », de certaines rumeurs concernant aussi bien la vie des Ecoles que celle du village.

Aussi, depuis que j’ai appris, en 1997, les accusations portées contre Jean Paul DEGACHE, deux remarques me viennent invariablement à l’esprit :

 

            -1- Ai-je été suffisamment aveugle et sourd pour n’avoir jamais rien vu ou entendu concernant « l’affaire » en question ?

           

            -2- Ou alors ne dois-je pas être considéré, comme l’a suggéré l’Avocat Général dans           son réquisitoire à PRIVAS, comme complice des crimes reprochés à Jean Paul           DEGACHE ? Surtout lorsque, arrivant à l’improviste, j’écartais les lamelles des stores        protégeant du soleil et je m’assurais que je n’interrompais pas le cours d’une             activité avant de frapper à la vitre. Mais étais-je le seul visiteur à agir ainsi ?

 

Par contre, celles et ceux (parents, enseignants, autres adultes …) qui affirment avoir été au courant des « pratiques » de Jean-Paul DEGACHE, ne devraient-ils pas être accusés de non dénonciation de crime ou de non assistance à personne en danger pour avoir attendu de nombreuses années avant de témoigner et d’accuser ?

 

Si j’ai pris mes responsabilités en venant témoigner pour Jean Paul je suis prêt à les prendre encore si, d’aventure, j’étais amené à le refaire pour que son INNOCENCE soit enfin reconnue.

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21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 10:34

Pour des raisons évidentes, nous tairons l'identité de cet élève.

 

- Bonjour, et merci d’accepter de répondre à mes questions, d’abord, tu étais en classe avec Jean-Paul Degache à quelle période ?

 

Bonjour. Oui j'ai eu Jean-Paul comme instituteur pour les années 1994-1996.

 

- Tu sais que, ces années-là, plusieurs de tes anciennes camarades l’accusent d’avoir pratiqué des attouchements, des agressions sexuelles sur elles, tu as subi ce genre de choses ?

 

Non jamais.

 

- As-tu assisté à des scènes où Jean-Paul Degache se livrait à des attouchements, à des agressions sexuelles sur tes anciennes camarades de classe ?

 

Non, je n'ai jamais vu quoi que ce soit d'anormal sinon je pense que de tels actes auraient marqué ma mémoire.

 

- Tu as des exemples de gestes d’affection de Jean Paul Degache?

 

Je me rappelle qu'il lui arrivait de nous poser la main sur l'épaule lorsqu'il nous aidait pour comprendre un exercice. C'était pour nous encourager, nous rassurer, pour nous mettre à l'aise. Enfin rien de "pervers" à mes yeux.

 

- On a dit au procès qu’il se passait des choses pendant la classe de découverte, tu t’en souviens ?  

 

Lors d'un voyage scolaire, les élèves vivent les uns avec les autres durant tout le séjour. On vit presque 24h sur 24 ensemble, alors je pense que si quelque chose d'anormal s'était passé, premièrement, je l’aurais sans doute vu, deuxièmement j’en aurais entendu parler, mais je n'ai rien entendu et rien vu durant ce voyage et même après, en France et en classe.

 

- Mais vous en parliez entre vous de l’attitude de Jean-Paul Degache ?

 

Non. Que ce soit durant les années de classe avec Jean-Paul ou après au collège, on n'en a pas parlé. Depuis le procès j'y pense régulièrement. J'essaye de me souvenir de faits marquants de cette période mais je ne retrouve rien que des souvenirs d'un gamin en classe avec ses bons et un peu moins bons souvenirs (les notes...)

 

- On a dit aussi qu’il prenait les élèves sur ses genoux, tu t’en souviens ?

 

Non, je ne me souviens pas. Ni avec d'autres élèves.

   

- Tu es toujours à Sarras non ? Tu n’as pas croisé des personnes impliquées dans l’affaire ? Vous en avez parlé ces derniers temps ?

 

Oui je vis encore sur Sarras. Il m’arrive de croiser des personnes impliquées dans l’affaire, mais on n'aborde pas le sujet. Je trouve cela dommage, car je pense que sur une affaire comme celle ci, basée uniquement sur des dires, et non sur des preuves, des discussions pourraient avoir lieu. J'étais quand même dans la classe durant 2 ans avec certaines plaignantes, assis dans la même pièce, ayant le même professeur. Plus tard au collège, je me suis retrouvé dans la même classe que certains témoins à charge. Même après ces années à leurs côtés, quotidiennement, je n'ai rien entendu sur des choses passées durant mes années de CM1 et CM2.

 

- Quelle est ton opinion sur cette affaire ?

 

Pour moi, un innocent est en prison.

 

Merci beaucoup.

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20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 08:21

Jean-Paul nous a fait parvenir deux nouvelles réponses suite à des questions posées par des internautes. Vous pouvez d'ailleurs continuer à nous en envoyer.

 

Partie 1

 

"Est-ce que Jean-Paul participe à des ateliers autres que celui du journal ?"

 

Hormis la classe atelier journal qui m’occupe cinq demi-journées par semaine, je me suis inscrit au cours d’espagnol qui a lieu chaque mardi matin, pendant 3 heures, avec une pause d’un quart d’heure au milieu.

Dans ce cours, le nombre d’élèves est assez fluctuant. Il oscille entre 5 et 10 et se renouvelle presque à chaque séance. Les niveaux sont bien sûr très disparates et j’admire la patience de la professeure parce qu’elle réussit remarquablement à faire travailler chacun en obtenant rapidement des progrès. Cela vient bien compléter le cours par correspondance que je suis auprès de l’association Auxilia.

 

Jean-Paul


 

"Qu’est-ce qui manque le plus à Jean-Paul, hormis sa famille et ses amis ?"

 

Dès que je l’ai pu, j’ai beaucoup aimé voyager et découvrir régions et pays sans être toutefois un globe-trotter. Or, depuis février 2002, Ghislaine et moi, nous n’avons plus pris de vacances comme nous adorions le faire en partant, le plus souvent en camping, à la découverte des régions de France et des pays voisins que nous ne connaissions pas. En plus, le contrôle judiciaire m’interdisait de sortir des limites du territoire national.

Ainsi en dehors de ma famille et de mes amis, ce sont les voyages qui me manquent le plus. J’ajouterais aussi les excursions, les balades en pleine nature et surtout la pratique du vélo. Enfin, je suis en manque de jardinage, privé que je suis de tout contact avec la terre et avec les plantes. Je suis effaré de constater que, depuis 9 mois, je n’ai pas vu d’arbre fruitier ni de jardin, encore moins de forêt.

Vivre chez soi, pouvoir sortir tout simplement, aller faire les courses, au cinéma ou à un spectacle me paraissent des choses complètement irréelles, impossibles et je me demande si je pourrais un jour vivre à nouveau tout simplement auprès de ceux que j’aime, moi qui n’aurais jamais dû être privé de LIBERTÉ.

 

Jean-Paul

 

Partie 4

 

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19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 09:19

On m’a demandé de vous virer de Stéphane Guillon aux Editions Stock, novembre 2010.

 

 

Comme pour Didier Porte, lire le texte des chroniques de Stéphane Guillon est un véritable régal. Ce livre permet de suivre l’actualité à partir du 31 août 2009 jusqu’au 23 juin 2010.

Avec la complicité de Muriel Cousin, sa compagne, Stéphane Guillon nous fait revivre tous les aléas de la vie politique essentiellement nationale en nous gratifiant de remarques toujours pertinentes. Tout en lisant ces textes, l’on sourit souvent et l’on est pris fréquemment de l’envie de les dire à haute voix et de les faire partager à quelqu’un d’autre.

Personnellement, j’avais entendu la majorité de ces chroniques matinales de France Inter… jusqu’au 22 mars 20101… Les suivantes, je les ai découvertes avec beaucoup de plaisir et j’ai pu recouper ce que je lisais avec ce que j’ai lu et entendu au cours du mois de juin lors des émissions télévisées que je suivais et qui étaient ma seule source d’information, avec les journaux et magasines apportés par ma famille lors de ses visites.

De nombreuses fois, Stéphane Guillon a fait allusion à son licenciement hypothétique. Le 15 mars 2010, il écrit : « Trois minutes, pas plus, il ne faut pas que je traîne… Oui… j’ai des échos comme quoi, en septembre, il faudra que je réduise encore plus ma chronique : Zéro minute, tu fais un truc très court, très efficace… de chez toi ! Tu ne vas pas venir pour zéro minute ! »

Le 23 mars 2010, il parle du métier d’humoriste : «Humoriste, ça devient de plus en plus compliqué. Il faut faire attention à tout, peser chaque mot… Si ça continue, c’est un métier qui va disparaître… comme maréchal-ferrant, il n’y en aura plus ! » Avec beaucoup de talent, il ramène les situations politiques les plus compliquées sur le même plan que certaines séquences familiales les plus ordinaires et c’est surtout très juste. Le 7 juin 2010, il cite Beaumarchais : « Nous nous empressons de rire de tout, de peur d’être obligés d’en pleurer ! »

Nous ne pouvons que regretter l’absence de Stéphane Guillon sur les antennes de France Inter comme nous avons déploré celle de Didier Porte. Renvoyé à la fin du 7h – 9h, ce moment  d’humour a déjà vu se succéder plusieurs titulaires depuis septembre. Malgré le talent de ceux qui s’y collent, rien n’interdit d’espérer des jours meilleurs sur la radio publique… peut-être à partir de 2012 ?

 

Jean-Paul

Merci à Ghislaine qui m’a permis de me régaler avec les textes de Stéphane Guillon,

dès la parution de son livre.

 

1: Le lundi 22 mars 2010 correspond à la date du début du procès en appel qui s'est déroulé à Nîmes.

 

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18 décembre 2010 6 18 /12 /décembre /2010 08:06

Voilà plusieurs semaines que Jean-Paul a pu intégrer la Classe Atelier du Journal de la prison. Rappelons que cette occupation lui permet de « s’échapper », quelques heures dans la semaine, de son enfermement. Aujourd’hui, nous vous proposons deux articles écrits par Jean-Paul consacrés à l’agriculture. Bonne lecture.

 

La PAC, qu’es aquo ? (03/12/2010)

 

L’Union Européenne s’apprête à revoir complètement sa Politique Agricole Commune (PAC) pour la période allant de 2014 à 2020. C’est en 2011, que des discussions très serrées vont avoir lieu, entre les 27 Etats membres à propos d’un budget s’élevant aujourd’hui à 55 milliards d’euros et représentant 44% du budget global de l’UE. En 1970, on était à 86,9% et en 1988, encore à 65% de ce même budget.

Quand cette aide directe à l’agriculture a été lancée, en 1962, les 6 pays membres manquaient de viande et de céréales. Il fallait augmenter la productivité du secteur agricole, garantir un niveau de vie correct aux agriculteurs et des prix raisonnables aux consommateurs. L’autosuffisance a été atteinte dans les années 1970 mais ce sont les enjeux environnementaux qui prennent peu à peu de l’importance.

Les espaces ruraux représentent actuellement 91% du territoire européen, regroupant 56% de la population. Pour éviter la désertification, la PAC aide à maintenir une activité économique viable dans les régions reculées en France, en Autriche, en Slovénie, en Finlande ou encore en Irlande. Depuis 1975, les agriculteurs des zones de montagne et des zones défavorisées reçoivent des aides leur permettant de rester et de travailler au pays.

Faut-il privilégier le revenu des agriculteurs, les marchés, l’environnement, le développement des territoires ? Les enjeux des débats à venir sont importants pour l’avenir. La France, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne et la Pologne veulent une PAC ambitieuse reposant sur des aides directes importantes pour atteindre des normes sociales et environnementales satisfaisantes. Le Royaume-Uni, la Suède, le Danemark préfèrent orienter les fonds vers la lutte contre le changement climatique et la sauvegarde de l’environnement.

Une fois de plus, malgré l’accord militaire récent, la France et le Royaume-Uni défendent des conceptions opposées. De l’autre côté de la Manche, les subventions à l’agriculture ne sont pas populaires. Pourtant, leurs exploitants sont gagnants avec les aides directes calculées à partir de la superficie, puisque, dans ce pays, les exploitations font une moyenne de 70 hectares contre une quarantaine en France. Là-bas, les plus grands bénéficiaires sont la famille royale et les ducs, comtes, barons, marquis, gros propriétaires terriens.

En France, beaucoup d’exploitations seraient déficitaires sans les aides directes et les primes diverses apportées par la PAC. Toute réduction budgétaire obligerait l’UE à faire des choix qui auraient des conséquences directes sur la vie de nos campagnes.

Peut-être faudrait-il commencer par rémunérer correctement les produits de la terre pour que chaque agriculteur puisse vivre décemment tout en respectant l’environnement ?

 

 

Le bio gagne du terrain (03/12/2010)


Si le retard français dans le domaine de l’agriculture biologique était sur le point de se combler plus rapidement que prévu ? Le seul fait de se poser la question est un signe encourageant. L’espoir ne vient pas d’en haut, mais de la volonté d’agriculteurs de plus en plus nombreux à vouloir changer. Le Grenelle de l’environnement a fixé la reconversion des surfaces à 6% en 2012 et à 20% en 2020 alors, fin 2009, 16 446 exploitations étaient certifiées, soit 3,14% de l’ensemble.

Aujourd’hui, on peut parler d’explosion car les conversions ont augmenté de 23,4% en 2009 et, pour 2010, on devrait dépasser la barre des 20 000 producteurs ayant opté pour le mode de production biologique. Ne pas utiliser de produits chimiques dans les cultures devient une évidence pour de plus en plus d’agriculteurs soucieux de protéger d’abord leur propre santé et celle de leur famille. Le matériel évolue aussi avec, par exemple, la mise au point d’une bineuse équipée d’une caméra numérique.

Enfin l’argument de la baisse des revenus est mis à mal. Si le rendement baisse de 25 à 40%, la production est payée deux fois plus cher et l’agriculteur n’a plus à acheter des engrais et des pesticides. Dans l’esprit de nos paysans, un mot noble en train d’être réhabilité, l’évolution se fait plus rapidement que prévu parce que la demande de produits bio augmente sans cesse. La France est le second consommateur en Europe derrière l’Allemagne mais ne se situe qu’au quatrième rang pour la production. Les aides financières à la reconversion des exploitations sont versées pendant cinq ans mais les 81 millions d’euros budgétés, avec une participation pour moitié de fonds européens, risquent d’être insuffisants.

Dernier problème et non le moindre : le prix à payer pour les consommateurs. Le seuil acceptable ne devrait pas être supérieur à 15% de plus que les produits non bio mais nous n’en sommes pas encore là parce que les distributeurs cherchent à exploiter le filon en majorant exagérément les prix. La solution spécifique qui semble la plus adaptée, reste alors la vente directe ou dans des magasins spécialisés.

 

Jean-Paul

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Published by Les amis et proches de Jean-Paul Degache - dans La vie en prison
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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 06:32

Régulièrement nous vous rappelons quelques uns des éléments qui font que plus d’un millier de personnes ont choisi d’adhérer au Comité de Soutien à Jean-Paul Degache. Ils expliquent aussi pourquoi notre blog connaît un vrai succès en terme de présentation et que des personnes qui n’ont jamais entendu parler de Jean-Paul Degache, pas plus que de Sarras ou de la Cour d’appel de Nîmes s’intéressent à une affaire de mœurs qui semble, à première vue, ne pas avoir d’originalité particulière.

 

Les éléments qui, selon nous, permettent de démontrer sinon l’innocence, du moins l’impossibilité pour Jean-Paul Degache de commettre ces faits ont également attiré une équipe de l’émission 66 minutes sur M6 qui a tourné un reportage poignant sur l’affaire Degache.

   

Si la Cour d’assises a rendu son verdict en appel en début d’année 2010, confirmant un jugement de septembre 2007, c’est au nom du peuple français. Nous sommes donc tenus de respecter cette décision et la peine prononcée.

   

Cependant, nous notons que l’institution judiciaire s’est déjà trompée à de nombreuses reprises, et principalement dans des affaires de mœurs.

 

Notre argumentaire tient en plusieurs points qui, selon nous, n’ont pas été suffisamment examinés par l’institution judiciaire.

 

D’abord, parmi les 13 personnes considérées comme victimes d’atteintes sexuelles, plusieurs ne se considèrent pas comme victimes.

 

Ainsi, à Privas et à Nîmes, plusieurs personnes considérées victimes de Jean-Paul Degache ont contesté et contestent encore leur qualité de victimes, soit parce qu’elles estiment ne rien avoir à reprocher à Jean-Paul Degache, soit parce qu’elles ne se souviennent plus de ce qui s’est passé à cette époque. Nous avons pu en rencontrer 4 pour qui c’est formellement le cas.

 

Pour condamner Jean-Paul Degache, la Cour d’assises s’est ainsi basée sur les déclarations de ces personnes lorsque, à l’époque des faits, elles ont été interrogées, à l’âge de 8 ou 9 ans, par la gendarmerie. Or plusieurs enfants, devenus adultes depuis, affirment que les mots que l’on a placés dans leur bouche ne sont pas les leurs et qu’on leur a fait dire des choses qui ne reflétaient guère la réalité.

 

Plusieurs d’entre elles ont d’ailleurs adhéré au Comité de soutien et participent régulièrement à ses réunions.

 

Suite aux interrogatoires des enfants, puis à la garde à vue de Jean-Paul Degache, les enfants retournent dans la classe.

 

Les déclarations recueillies par les gendarmes, dont le contenu envoie Jean-Paul Degache en prison, ont été relues par leurs parents qui, pour la plupart, étaient présents à la gendarmerie sans assister pour autant aux interrogatoires qui n’ont d’ailleurs pas été filmés.

 

Or le lundi suivant la mise en garde à vue de Jean-Paul Degache, ainsi que les témoignages des enfants dont la Cour d’assises a considéré qu’ils étaient suffisants pour envoyer Jean-Paul Degache en prison, tous les enfants sont confiés de nouveau à Jean-Paul Degache.

 

L’année suivante, lorsque les enfants entrent en CM2, les parents les confient de nouveau à Jean-Paul Degache. Une partie civile affirmera lors du procès de 2007 qu’elle était au courant des agissements mais qu’elle a préféré laisser sa fille en CM2 car Jean-Paul Degache était le meilleur instituteur pour assurer le passage en 6ème de sa fille !

 

Après la mise en garde à vue de M Degache, les parents ont donc pris la responsabilité de remettre leurs enfants dans la même classe pendant un an et demi ! Soit ils sont totalement irresponsables, soit les enfants n’ont pas vraiment dit ce que les procès verbaux de gendarmerie affirment… Notons que, de surcroît, les parents laisseront par la suite leurs enfants partir en classe de découverte avec Jean-Paul Degache à plusieurs reprises.

 

Alors, a-t-on affaire à des dizaines de parents frappés de folie, laissant leurs enfants entre les mains d’un dangereux criminel d’après ce qu’ils ont déclaré à la gendarmerie, ou plutôt à des enquêteurs peut-être un peu trop zélés ?

 

Des viols et des atteintes sexuelles soi disant commis devant toute la classe : aucun témoin

 

D’après les déclarations de l’intéressée à la barre à Privas, puis à Nîmes, mais également lors de ses multiples dépositions auprès des enquêteurs, les actes dont elle accuse Jean-Paul Degache auraient eu lieu lorsqu’elle se rendait au bureau de l’instituteur, devant toute la classe.

 

Autrement dit, il y a plus de 20 témoins potentiels (les élèves présents dans la salle de classe) qui auraient assisté à des viols répétés pendant deux années sur une de leurs camarades entre 1988 et 1990. Nous ne comptons que les personnes qui étaient présentes dans la classe à tous les instants de la journée. D’autres personnes, des adultes et des enfants qui passaient devant la classe vitrée, auraient pu surprendre à de nombreuses reprises Jean-Paul Degache à de nombreuses reprises.

 

Aucun témoin adulte ou enfant à l’époque ou devant la Cour d’assises de Privas ou de Nîmes ne déclare avoir assisté à ces scènes.

 

De même, ces gestes se seraient déroulés dans une salle vitrée des deux côtés (cour de récréation et couloir). Aucun témoin adulte ou enfant à l’époque ou devant la Cour d’assises de Privas ou de Nîmes ne déclare avoir assisté à ces scènes.

 

Afin de prouver que ces accusations n'étaient pas fondées, Jean-Paul Degache a demandé une simulation en trois dimensions, attestée par un architecte expert près de la Cour d’appel de Nîmes, qui montre clairement qu’il était tout simplement impossible de commettre de tels actes devant une classe entière, sans qu’aucun enfant, ni aucun adulte ne le remarque.

 

L’institution judiciaire a préféré ne pas en tenir compte.

 

Que devons-nous en conclure ?

En tenant un raisonnement par l’absurde, voici ce qu’aurait fait Jean-Paul Degache si l’on se fie au verdict :


-         Jean-Paul Degache aurait violé une élève deux années durant, très régulièrement et devant plus de 20 témoins qui assistaient à la scène, dans une classe vitrée sans qu’il n’y ait aucun témoin à l’intérieur, comme à l’extérieur de la classe.

 

-        Jean-Paul Degache aurait commis des attouchements sur une dizaine d’élèves. Après avoir été auditionnés par la gendarmerie, ses élèves seront remis par leurs parents, parfaitement au fait de leurs déclarations, dans la classe de Jean-Paul Degache pendant 18 mois.

 

-      Parmi les victimes précitées, Jean-Paul Degache aurait commis des attouchements sur plusieurs élèves qui affirment à la barre soit qu’ils ne s’en souviennent pas, soit qu’ils se souviennent très bien ne jamais avoir été victimes d’attouchements et nient leur qualité de victimes.

 

C’est pour ces raisons et pour de nombreuses autres que nous vous exposons petit à petit sur ce blog que nous avons souhaité ne pas nous résigner, continuer à nous battre et à ne rien lâcher. C’est pour cette raison que nos lecteurs sont de plus en plus nombreux et que Jean-Paul Degache reçoit autant de courriers en prison.

 

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