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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 00:01

Voilà les premiers articles publiés en 2011 par Jean-Paul dans le journal de la Maison d’arrêt. Rappelons que cette Classe d’Atelier Journal  lui permet de « s’échapper », quelques heures dans la semaine, de son enfermement. Aujourd’hui, nous vous proposons deux articles, l’un tiré de la rubrique Nouvelles d’Europe et un second qui présente le dernier livre d’Ingrid Betancourt, ouvrage présent à la bibliothèque de la prison. Bonne lecture.

 

Une nouvelle force politique : Le Parti de la gauche européenne  (07/01/2011)

 

Quand 26 formations politiques situées à la gauche des partis sociaux-démocrates s’unissent pour former le Parti de la gauche européenne (PGE) au parlement européen, les médias ignorent l’évènement. Pourtant cette nouvelle force va rivaliser avec le Parti populaire européen, le Parti socialiste européen, le Part européen des libéraux-démocrates et réformateurs et le Parti vert européen. Est-ce parce que le PGE n’entend pas limiter son action aux seules institutions européennes mais veut être aussi aux côtés des mouvements sociaux ?

Lancé modestement en 2003 avec seulement 11 partis presque tous communistes, le PGE faisait déjà partie de la Gauche unitaire européenne-Gauche verte nordique mais il manquait une formation à la gauche de la gauche pour construire un espace de travail d’action commune et de solidarité entre tous ces partis afin de résister aux politiques néolibérales et proposer des alternatives en Europe.

Parmi les 26 partis membres auxquels il faut ajouter une dizaine de partis observateurs, le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon et Martine Billard, la Gauche unitaire de Christian Piquet ont rejoint le Parti communiste français (PCF) et ont favorisé l’élection de son premier secrétaire, Pierre Laurent, à la présidence du PGE  parce que le Front de gauche développé en France suscite un grand intérêt dans les autres pays d’Europe. Les quatre vice-présidents élus sont Maïté Mola (PCE-Izquierda unida, Espagne),Marisa Matias (Bloco de Esquerda, Portugal), Alexis Tsipras (Synaspismos, Grèce) et Grigore Petrenco (PC de la République de Moldavie). Diether Dhem (Die Linke, Allemagne) en sera le trésorier.

Le PGE veut que chaque parlement conserve le contrôle de son budget national alors que l’UE est décidée à imposer un contrôle à priori sur ces budgets. La création d’un « Fonds européen de développement social pour financer les investissements publics qui créent des emplois, développent la formation, la recherche, les infrastructures utiles et qui protègent l’environnement » sera proposée en 2011. Afin d’alimenter ce fonds, il faudra taxer les mouvements de capitaux et réorienter les missions de la Banque centrale européenne (BCE). Les idées ne manquent pas au PGE mais le plus difficile sera de les populariser.

 

Même le silence a une fin  par  Ingrid Betancourt

nrf, Gallimard (2010), Folio (2012)

 

1451_g.jpgAprès six années et demie de captivité, Ingrid Betancourt a eu la force et le courage de consacrer dix-huit mois de sa nouvelle vie pour raconter, dans les moindres détails, son calvaire interminable, dans la jungle colombienne. Son aventure humaine est palpitante et atroce mais sa force spirituelle mérite le respect. Ceux qui ont lu le récit de son ex-amie, Clara Rojas, ne manqueront pas de faire la comparaison.

Ingrid Betancourt ne laisse rien de côté dans cette vie quotidienne en pleine jungle avec l’attente, l’angoisse, les évasions ratées, les humiliations permanentes causées par la promiscuité et la cruauté de certains de ses geôliers. Dans des conditions de vie épouvantables, les insectes monstrueux, les maladies, chaque jour apporte son lot de terreurs mais aussi ses espoirs et cette conviction énorme de connaître enfin un jour la fin de ce voyage infernal. Précisons enfin qu’Ingrid Betancourt a rédigé directement ses souvenirs en français, un livre-témoignage d’une puissance incroyable. Bonne lecture !

 

Jean-Paul

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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 08:17

Après le succès des 300 jours – 300 courriers, nous avons décidé de lancer une nouvelle opération correspondance ciblée sur les anciens élèves qui ont eu pour instituteur Jean-Paul Degache. Parmi eux, de nombreux correspondent déjà avec lui. D’ailleurs, nous vous avons précédemment proposé plusieurs publications d’extraits souvent très poignants et enrichissants sur la manière d’enseigner de Jean-Paul mais également sur l’impossibilité technique des actes qu’on lui reproche.

 

En 26 années de fonction à l’école élémentaire de Sarras, Jean-Paul a eu près de 370 élèves. A cela, il faut rajouter ceux à qui il a enseigné entre 1969 et 1976. Parmi eux, certains ne sont probablement pas encore avertis de la condamnation de leur ancien instituteur car ils ont quitté précocement la région ; d’autres n’ont toujours pas franchi le cap et n’osent pas encore lui écrire.

 

Ainsi, notre but est de sensibiliser un maximum de ces anciens élèves afin qu’ils écrivent, ne serait-ce que quelques mots. Le but est de donner encore plus de force à Jean-Paul pour l'aider à traverser cet enfer dans lequel il est plongé depuis près de quinze ans. Nous pensons que sa réhabilitation morale passe par cela et nous comptons sur vous pour que cette opération devienne un évènement clé dans cette période d’enfermement que vit Jean-Paul.

 

A vous tous, anciens élèves, nous proposons de poster votre lettre le vendredi 4 mars pour qu’elle arrive le mardi 8 mars, 400ème jour de privation de liberté pour Jean-Paul.

 

Merci à vous tous.

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13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 00:01

Aujourd’hui, nous sommes très heureux de pouvoir vous faire lire le témoignage d’une mère d’anciens élèves de Jean-Paul qui n’a encore jamais été entendue. Partie en Alsace, elle a pu suivre l’affaire de Jean-Paul Degache à travers le reportage de M6 et le blog. Ainsi, nous continuons notre travail qui consiste à glaner un maximum de témoignages d’élèves, de parents d’élèves et de personnes ayant travaillé et côtoyé Jean-Paul afin de faire jaillir la vérité historique. Nous remercions vivement et sincèrement cette personne qui nous a contactés et qui nous livre son témoignage.

                                   

Bonjour,

 

Je suis une ancienne Ardéchoise et je le reste de cœur même si j’ai quitté cette région puisque je vis maintenant en Alsace. Mais cela ne m’empêche pas de suivre, notamment à travers le blog, l’affaire de Jean-Paul que j’ai connu toute petite.

 

Deux de mes fils ont été dans la classe de Jean-Paul dont un durant les années 1994-1995 et 1996. Autrement dit, il était présent dans la classe au moment où Jean-Paul est censé avoir commis des atteintes sur mineures devant toute la classe. Evidemment, mon fils n’a absolument jamais rien remarqué et ne m’a jamais rapporté quoi que ce soit.

 

Mes fils adoraient Jean-Paul, qui a bien préparés pour la classe de 6ème. Mes trois enfants ont également fait du korfbal avec lui.

 

Travaillant en équipe durant ces années, j’avais du temps libre. Je les ai souvent accompagnés lors des manifestations sportives et culturelles. Jean-Paul, connaissant ma disponibilité, faisait souvent appel à moi. Ainsi pendant ces nombreuses sorties, je n’ai absolument rien remarqué d’anormal dans son attitude envers les enfants. Quant aux accusations portées sur sa présence dans les vestiaires du korfbal, elles sont totalement infondées, je n'ai jamais vu Jean-Paul entrer dans les vestiaires.


Il est évident que Jean-Paul était proche des enfants, il savait les aider, les consoler lorsque l’un d’entre eux se sentait moins bien.

 

Je trouve cette condamnation injuste. Jean-Paul n'aurait pu commettre les nombreux actes qui lui sont reprochés sans être vu ! J’insiste notamment sur la taille du bureau de Jean-Paul qui n’aurait pas empêché enfants, dont mes fils, et adultes, de voir et de dénoncer cela.

 

Si j’affirme cela, c’est parce que je suis passée à maintes reprises devant sa classe, j'y suis rentrée plusieurs fois et je sais bien comment elle était organisée.


Il y a suffisamment d’horreurs dans notre pays pour que l'institution judiciaire laisse les innocents tranquilles.

Enfin, j’ai vu le reportage et je peux vous dire que j’ai eu beaucoup de peine pour Jean-Paul ainsi que pour toute sa famille. J’en ai pleuré. J’en profite pour transmettre mes pensées à sa maman que j’ai bien connue ainsi qu’à  Ghislaine.
 

Jean-Paul, je pense beaucoup à toi, tiens le coup.


Je vais essayer de t’écrire mais pour l’instant je n’en ai pas eu la force...

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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 00:01

Voici la deuxième partie de cette question cruciale, posée par un internaute, concernant le résultat final des deux procès.

 

Partie 1

 

Qu’est-ce qui a joué en votre défaveur lors des deux procès ?


Autres éléments : Le rôle des experts, les témoins et les preuves matérielles de mon innocence

 

Ensuite, il y a le rôle que jouent les experts qu’ils soient psychiatres ou psychologues. Toutes les anomalies très graves mises au grand jour lors du second procès d’Outreau, ne semblent avoir été suivies d’aucune modification, d’aucune remise en cause du rôle des experts. Tout reste encore à faire dans ce domaine pour que l’institution judiciaire puisse agir en toute objectivité et ne pas être ce qu'on a pu décrire comme une machine à broyer.

 

Au cours des deux procès, j’ai dû subir une avalanche de témoins m’accusant en se basant sur de simples ragots alimentés par une rumeur dévastatrice. En ce qui concerne les élèves accusateurs il est curieux que d’autres anciens élèves, il était curieux que d’autres anciens élèves présents dans les mêmes classes n’aient JAMAIS rien vu d’anormal, n’aient JAMAIS rien constaté de bizarre. Hélas, ces témoignages favorables n’ont pas pesé lourd devant les accusations.

 

Enfin, les preuves matérielles apportées afin de prouver l’impossibilité de tels agissements dans une classe pleine d’élèves âgés de 9 à 11 ans, ont été ignorées et même traitées avec un certain mépris. Lors du premier procès, à Privas, nous avions fait réaliser une maquette de l’école et de la classe. Elle a été regardée le premier jour puis délaissée tout le restant de la semaine. En appel, à Nîmes, nous avons proposé la projection d’un DVD réalisé à partir de plans et de photos de l’école puis certifié conforme par un expert en bâtiments agréé auprès des tribunaux. Malheureusement, la salle n’était pas équipée pour une projection. Nous n’avons pas pu présenter le film pendant les débats et il n’y a eu aucune discussion à propos de ce document fondamental pour la manifestation de la Vérité. Il en a été de même pour la présentation de mon bureau au sujet duquel les descriptions les plus fantaisistes avaient été entendues. Nous n’avons pas pu le présenter à la Cour. ¨Pourtant, ce bureau a été évoqué à plusieurs reprises puisque les faits allégués se seraient passés derrière lui alors qu’il est de taille modeste. C’est au cours de sa plaidoirie finale que l’un de mes avocats a pu montrer ces deux pièces après avoir dû louer le matériel de projection. Hélas, c’était bien trop tard… Je ne parlerai même pas de l’attitude assez désinvolte de certains membres de la Cour durant la projection du film…

 

Jean-Paul

 

Partie 6

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11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 00:01

Les photographies que nous vous présentons sont capitales pour ceux qui ne connaissent pas l'école primaire de Sarras dans sa configuration d’avant 2002.

 

Pour entrer dans les classes, il fallait forcément passer par le portail et traverser la cour en longeant les baies vitrées. La première de ces baies vitrées, celle située immédiatement après le portail était celle de la classe de Jean-Paul Degache.

 

On comprend donc mieux les propos des adultes qui se rendaient régulièrement à l'école : inspecteurs, conseillers pédagogiques, parents d'élèves, personnel de service et de ménage affirment ne jamais rien avoir remarqué alors qu’ils en auraient eu la possibilité.

 

Pour montrer que tous les faits et gestes de Jean-Paul dans sa classe étaient parfaitement visibles de l'extérieur, ses proches vont réaliser une maquette qui sera présentée au procès de Privas en septembre 2007.

Il est évident, pour Jean-Paul Degache comme pour ses défenseurs, qu’un jury ne peut pas le condamner en ayant connaissance de la disposition des lieux, et donc de l’impossibilité matérielle de commettre les crimes dont on l’accuse, sans se faire surprendre par un témoin extérieur.

 

En effet, il n’y a aucun témoin à charge. Personne n'a jamais rien remarqué d'anormal dans cette classe exposée aux regards de tous.

 

Avec de tels éléments, Jean-Paul Degache et ses défenseurs étaient persuadés que son innocence allait être reconnue… En 2007 les magistrats et les jurés de Privas en ont décidé autrement, ignorant la maquette qui leur était  présentée.

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10 janvier 2011 1 10 /01 /janvier /2011 00:01

Voici une question cruciale concernant le résultat final des deux procès. Un internaute a demandé à Jean-Paul d’analyser les verdicts passés et de donner quelques éléments qui les expliqueraient. C’est évidemment très délicat et nous remercions Jean-Paul de nous avoir fait part de son analyse. 

 

Partie 1


Qu’est-ce qui a joué en votre défaveur lors des deux procès ?

 

- 1er élément : l’enquête

 

Pour moi, tout repose sur la manière de mener l’instruction et donc l’enquête. Si la présomption d’innocence semble respectée dans la forme, c'est loin d'être le cas sur le fond, en tout cas c'est ainsi que je l'ai ressenti.Lorsque le type d’accusation dont je suis victime m’a frappé, il m'a semblé que d’emblée, j'ai été considéré comme coupable. Tout a été fait pour alimenter l’accusation. Les enquêteurs ne recherchaient que des paroles me mettant en cause. D’ailleurs, l’un d’entre eux a déclaré lors du 2ème procès que sa hiérarchie lui avait clairement demandé de trouver un viol pour relancer l’enquête !!! Il n’y a jamais eu la moindre preuve d’une quelconque culpabilité de ma part. Toutes les personnes voulant témoigner de l’impossibilité de tels agissements alors qu’elles étaient présentes dans la classe au moment où les faits allégués se seraient passés, toutes ces personnes n'ont pas eu l'air d'intéresser le juge d’instruction.Il a fallu que ce dernier rouvre son dossier pour faire entendre enfin ces témoins dont nous demandions l’audition. Hélas, alors que ceux qui accusaient avaient été entendus sur le mode du questionnement, les personnes qui m’étaient favorables ont eu droit à une simple déclaration enregistrée par la gendarmerie. La différence est très importante.

Or, je me suis rendu compte que tout cela conditionne tout le déroulement du procès. La pente est tellement raide qu’elle est impossible à remonter car l’acte d’accusation ne laisse planer aucun doute. Malgré l’absence totale de preuves et de témoins affirmant avoir observé les agissements dont on m'a accusé,j’ai été présenté chaque fois comme l’auteur d’actes que je n’ai jamais commis et que je suis incapable de commettre.

 

Jean-Paul

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9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 00:01

La semaine dernière, nous vous avions proposé un premier article réalisé par Jean-Paul dans le cadre du numéro hors-série du journal de la prison consacré au thème du voyage. Aujourd'hui, voici  le deuxième article, toujours en rapport avec le cyclisme, passion dont il a été privé de pratique depuis le 26 mars 2010. Bonne lecture !

 

Pyrénées : la route des cols (Hors-série - décembre 2010)

 

S’il est possible de relier le Pays Basque au Roussillon en suivant l’autoroute et quelques nationales, il existe un moyen beaucoup plus sportif et nettement plus respectueux de la nature : le faire à vélo en privilégiant les cols mythiques qui font la gloire du massif pyrénéen. Pour réussir ce périple, il semble raisonnable de prévoir une semaine et de s’organiser afin d’avoir un véhicule d’assistance.

Dans la belle verdure des environs de Saint-Jean de Luz, la route de Cambo-les-Bains puis de Saint-Jean Pied de Port nous rapproche tout doucement de sommets plus impressionnants. Comme à l’autre extrémité du massif, les fières montagnes que Louis XIV prétendait effacer, descendent doucement vers le golfe de Gascogne mais il ne faut pas s’y tromper, les escalades, parfois très difficiles ne manquent pas aux alentours. Volontairement, nous les négligerons, laissant l’exploration cycliste d’Euskadi pour une autre fois.

Le but que nous nous sommes fixé étant d’escalader les cols les plus célèbres, il est impensable de se lancer sur les pentes d’Iraty et du col de Bagargui. Sur les routes du Béarn, se présente un col devenu célèbre depuis ces dernières années : Marie-Blanque (1 038  m). Son altitude n’a rien d’effrayant mais tous ceux qui l’ont abordé avec condescendance, l’ont bien regretté. Alors qu’il semble commencer gentiment après le village d’Escot, la route se redresse rapidement et l’on cherche en vain un répit pendant 9,5  km d’ascension pour 715  m de dénivelé. La pente est raide et aucun paysage grandiose ne vient nous distraire parce qu’elle grimpe, bien encadrée par des sommets qui cachent tout panorama. Le mieux est de se concentrer sur son effort pour ne pas céder, à condition d’avoir prévu les braquets adéquats, précision inutile puisque les pentes pyrénéennes sont réputées pour leur difficulté.

 

Aubisque et Tourmalet, morceaux de bravoure 

Après avoir quitté la vallée d’Aspe, la descente sur la vallée d’Ossau est belle, permettant d’oublier les sacrifices consentis un peu plus tôt. De Bielle à Laruns, le répit est de courte durée. Très vite, les premières pentes de l’Aubisque, 18  km d’ascension pour 1 200  m de dénivelé, viennent rappeler la dure réalité de la montagne. L’effort est exigeant mais cela n’empêche pas d’ouvrir les yeux pour contempler cette vallée que l’on vient de quitter et qui s’étale maintenant tout en bas, de plus en plus bas… Aux Eaux Bonnes, ville thermale, la difficulté augmente et il est important de ne pas céder au découragement car la station de ski de Gourette offre un objectif motivant. Le sommet, à 1 709  m, se rapproche et la sensation d’accéder doucement à la haute montagne devient la meilleure des récompenses. Savoir s’arrêter, pour savourer le bonheur d’être au sommet est indispensable. Si la météo est favorable, le panorama est grandiose sur le Parc National des Pyrénées et ses hauts sommets comme le Balaïtous (3 144  m), la Grande Fache (3  005  m) ou le Vignemale (3  298  m).

Curiosité du lieu, il est possible, ici, d’ajouter sans trop de mal un autre col à son palmarès parce que le Soulor (1 474  m), se présente aussitôt après une courte descente. La prudence est de règle car il est fréquent qu’un troupeau de bovins ou d’ovins stationne sur la chaussée… Quelques coups de pédale suffisent pour franchir ce troisième col avant de basculer sur Argelès-Gazost. Bien que l’on soit à proximité de Lourdes, il ne faut guère escompter de miracle pour reprendre des forces et il vaut mieux prévoir de faire étape avant ou après le double obstacle dont nous venons de parler.

L’approche du fameux col du Tourmalet est un peu fastidieuse car les faux-plats montants sont longuets et l’on est impatient d’arriver enfin à Luz Saint-Sauveur qui marque le début d’une ascension de 19 km pour 1 404  m de dénivelé. Comme pour chaque grand col, les premiers kilomètres sont ingrats parce qu’ils n’offrent pas de belles perspectives. Dans Barèges, la pente devient nettement plus sévère. C’est à partir de là que se joue la réussite ou l’échec, même s’il est permis de s’accorder des pauses réparatrices. Tout là-haut, on aperçoit le col de ce « mauvais détour » comme l’étymologie de Tourmalet nous l’explique. Qu’il est haut ! Qu’il est loin ! C’est l’obstacle le plus impressionnant de notre périple parce qu’il ne se cache pas et défie toute personne qui tente de le franchir. Comme le Galibier, son cousin alpestre, ce col du Tourmalet (2 115  m) représente une aventure à lui tout seul. Chacun doit négocier avec la pente s’il veut réussir à l’apprivoiser, mais, comme toutes les montées mythiques, l’avoir gravi une fois ne donne pas la garantie de pouvoir le franchir à nouveau. Mètre après mètre, le sommet se rapproche mais le dernier kilomètre réserve une mauvaise surprise à celui qui n’a plus de forces : la route se redresse encore plus. Pourtant, même épuisé, chacun saura trouver les ultimes ressources pour s’arracher jusqu’au sommet, tout proche du fameux Pic du Midi de Bigorre (2 872  m) et de son observatoire. Alors, une halte s’impose et l’appareil photo est un accessoire indispensable pour immortaliser l’exploit où tant de héros du Tour de France ont conquis la gloire.

Le versant plongeant sur La Mongie et la vallée de Campan est magnifique mais l’on résiste difficilement à la vitesse accentuée par la pente vertigineuse. Il est bien permis de se venger des souffrances endurées de l’autre côté en se laissant griser…

Dans Sainte-Marie de Campan où Eugène Christophe répara lui-même sa fourche aux temps héroïques du Tour, il faut sans hésiter prendre à droite. Le temps de souffler un peu et les pentes du col d’Aspin (1 849  m) ne tardent pas à se manifester. D’aucuns vous diront que ce col est facile (24,5  km  pour 934  m de dénivelé)… à condition d’avoir gardé un peu d’énergie ou d’avoir bien récupéré. Par rapport à l’ascension précédente, celle-ci est tout de même plus douce et très agréable au milieu des sapins.

La plongée sur Arreau offre de belles enfilades de virages et permet d’envisager une halte réparatrice dans la belle vallée d’Aure. Le lac de Loudenvielle est tout près et l’approche du col de Peyresourde (1 569  m) permet de passer à côté de ce site magnifique, au cœur des montagnes. Dès que se présente la première épingle, la pente devient plus sévère. Ici aussi, les vues sont superbes au fil de l’ascension. Si ce col ne figure pas parmi les plus célèbres avec ses 18,7  km  pour 934  m de dénivelé, il demande toutefois de puiser dans ses forces pour venir à bout de l’obstacle. La descente débute par de beaux lacets très bien dessinés et Bagnères-de-Luchon se rapproche trop vite. Au passage, il est possible de jeter un coup d’œil à la route qui débouche sur la gauche et qui arrive du fameux Port de Balès (1 755  m), un obstacle en train d’acquérir de belles lettres de noblesse.

 

Mémoire du Tour

A Bagnères-de-Luchon, il faut se laisser aller au long de la vallée de la Pique. Nous vous conseillons de souffler au maximum pour récupérer le plus vite possible. Même si nous n’en avons pas parlé jusqu’ici, il va de soi qu’il est indispensable de s’alimenter régulièrement entre chaque col et d’avoir dans la poche du maillot de petits sachets de gel apportant aux muscles les sucres rapides venant à manquer. Pour arriver à Saint-Girons, deux cols devront être enchaînés : Mente (1 349  m) et le Portet d’Aspet (1 069  m). Même si ces cols ne sont pas aussi longs que les géants pyrénéens, chaque ascension requiert patience et persévérance. Nous ne sommes plus tout à fait dans la haute montagne mais les pentes du premier (9,3  km d’ascension pour 849 m de dénivelé) sont très raides. A proximité du sommet, il faut avoir une pensée pour Luis Ocana qui perdit le Tour de France 1971 sur chute dès le début de la descente alors qu’il avait creusé un bel écart sur l’ogre Eddy Merckx.

 

 

Dans l’ascension du Portet d’Aspet qui débute sans le moindre répit, un autre évènement tragique de l’histoire récente du Tour ne peut être oublié grâce à la stèle aménagée sur la gauche de la route, alors que l’on grimpe dans la forêt. Venant  dans l’autre sens, une descente très rapide et tortueuse, Fabio Casartelli, italien, champion olympique en 1992 à Barcelone, s’est tué en tombant sur cette route pendant le Tour de France 1995. Le port du casque l’aurait peut-être sauvé mais ce n’était pas encore obligatoire cette année-là. D’altitude déjà plus modeste, ce col permet de basculer vers Audressein et Saint-Girons, en Ariège.

Afin d’éviter la grande route qui relie directement Foix, il est beaucoup plus bucolique de s’enfoncer dans la vallée du Salat afin d’arriver au beau village de Massat qui marque le début de l’ascension du col de Port (1249  m). Celle-ci est assez longue avec ses 17  km mais ne comporte pas de pourcentages impressionnants puisque l’on ne s’élève que de 777  m. Ici, c’est encore la verdure qui domine et une longue descente permettra de gagner les bords de l’Ariège où Tarascon-sur-Ariège attire de nombreux touristes venant visiter la célèbre grotte de Niaux. Son fameux « salon noir » permet d’admirer des peintures murales remontant jusqu’à 12 000  ans avant J.C., pendant le magdalénien. Une visite s’impose mais, en pleine période touristique, il est prudent de se renseigner auparavant.

Parvenu à ce stade de cette traversée pyrénéenne, il est intéressant de s’offrir l’ascension du fameux Port d’Envalira (2 409  m) qui dure 27, 5  km pour 1378  m de dénivelé. A partir d’Ax-les-Thermes, il faut beaucoup de patience et d’endurance pour venir à bout de la difficulté qui a pour mérite de nous ramener à proximité de hauts sommets proches de 3 000  m. Jamais de pourcentages impressionnants sur cette belle route qui présente un inconvénient gênant pour le cycliste : une circulation automobile importante. Si quelques emplettes andorranes vous tentent, il faut bien sûr se laisser glisser jusqu’à Andorre-la-Vieille mais nous conseillerions, pour le retour, de remonter le col en voiture puis de vous laisser glisser tranquillement jusqu’à Bourg-Madame par le défilé de la Faou. Suivant l’état de vos forces, il est possible de passer par Font-Romeu pour gagner Mont-Louis et admirer au passage le four solaire d’Odeillo. L’avant-dernière journée de cette traversée des Pyrénées peut se terminer dans les parages pour une dernière nuit en altitude afin de pouvoir savourer pleinement le bon air qui a si bien réussi à tant d’athlètes. Le lendemain ce sera la longue descente vers Perpignan.

Du côté de Prades, la plaine du Roussillon paraîtra un peu monotone après l’ivresse des sommets qui a prévalu les jours précédents. Ce sera une bonne occasion de faire tourner les jambes afin de chasser le plus possible de toxines. Pourquoi ne pas terminer cette superbe randonnée montagnarde par un bain salvateur dans la Méditerranée du côté du Canet-en-Roussillon où les plages accueillantes ne manquent pas ?

 

Jean-Paul

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8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 00:01

Indignez-vous ! de Stéphane HESSEL

  Indigène éditions, octobre 2010.

 

Ce petit livre diffusé par une maison d’édition montpelliéraine fait beaucoup parler de lui ces dernières semaines. L’auteur, Stéphane Hessel, est un jeune homme de 93 ans qui base son engagement politique sur ses années de résistance et le programme élaboré par le Conseil National de la Résistance dont il faisait partie. Il s’insurge contre « cette société des sans-papiers, des expulsions, des soupçons à l’égard des émigrés », contre cette société qui « remet en cause les acquis de la Sécurité sociale où les médias sont entre les mains des nantis. » L’auteur ne veut pas accepter que l’Etat dise qu’il ne peut plus assurer le coût des mesures citoyennes alors que, depuis la Libération, la production de richesses n’a cessé d’augmenter dans notre pays.

Depuis 1948, la décolonisation, la fin de l’apartheid, la destruction de l’empire soviétique et la chute du Mur de Berlin ont été des progrès décisifs mais le début du XXIème siècle constitue une période de recul.

Le motif de base de la Résistance étant l’indignation, il nous demande de nous indigner afin d’aider les responsables politiques à ne pas se laisser impressionner par la dictature des marchés financiers. Pour Stéphane Hessel qui trouve son principal motif d’indignation dans la situation faite aux Palestiniens, il faut suivre le chemin de la non-violence pour une insurrection pacifique.

L’indifférence est la pire des attitudes parce que nous sommes devant deux grands défis : l’immense écart ne cessant de s’accroître entre les très riches et les très pauvres puis les droits de l’homme et l’état de la planète. Stéphane Hessel demande à chacun d’entre nous de trouver un thème justifiant son indignation et affirme que les situations concrètes ne manquent pas...

Jean-Paul

Merci à Annie qui m'a permis de lire ce très bon petit livre.

 

Une situation concrète, nous en connaissons une qui a conduit un INNOCENT en prison sur la foi de simples paroles sans que l’on tienne compte des témoignages contraires et des preuves concrètes montrant l’impossibilité de réaliser ce qui est reproché…

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 00:01

Tous les lecteurs de ce blog, n’ont pas rencontré Jean-Paul Degache, tout le monde ne connaît donc pas précisément la vie sociale de Jean-Paul Degache. Cela étant, même ceux qui pensent le connaître n’ont souvent pas toutes les données en tête et ne connaissent pas l’intégralité de son parcours militant, associatif, sportif.

 

 

Afin d’éclairer tout le monde sur le sujet, quelques mots de sa part ne seront pas de trop. Lorsqu’il était libre Jean-Paul a recensé l’intégralité de ses activités dans un document informatique que nous avons pu exploiter. Voici donc les éléments qui peuvent nous aider à mieux connaître Jean-Paul Degache.

 

Jean-Paul est né le 9 juillet 1950 à Saint-Vallier, petite commune de la Drôme située le long du Rhône juste en face du village de Sarras. Il est l’aîné d’une famille de 7 enfants : il a 3 frères et 3 sœurs.

 

Scolarisé à l’école publique pour garçons de Sarras jusqu’en 1960, il est ensuite envoyé en pension à Vourles dans la région lyonnaise où il obtient le BEPC en 1964. C’est là qu’il s’intéresse à un club de football qui vient de naître non loin de là : l’Olympique Lyonnais. Il obtient le baccalauréat en 1969 à Annonay, en Ardèche.

 

Jean-Paul est également un passionné de vélo, sa première licence sportive date de 1967, à la Fédération Française de Cyclisme.

 

D’une façon générale, le sport attire beaucoup Jean-Paul, il s’essaie au Basket et au Handball en 1970, mais le vélo reste sa véritable passion. C’est dans ce sport qu’il étrenne ses galons d’organisateur et de dirigeant associatif local. En 1969 il organise le 1er grand prix cycliste de Sarras, il a 19 ans. En 1974, il crée la section cycliste de Sarras Sports qu’il préside jusqu’en 1983.

 

Peu avant son service militaire, il obtient le certificat d’aptitude pédagogique au métier d’instituteur, métier qu’il exerce d’abord en effectuant plusieurs remplacements, puis en étant titularisé en 1976 à l’école élémentaire publique de Sarras, sur le poste de son ancien instituteur.

 

Ce même instituteur devient, à la retraite, correspondant de presse au Dauphiné Libéré, ce qui ne manque pas d’inspirer Jean-Paul qui dès 1976, est lui-même correspondant de presse au Dauphiné Libéré et au sein de l’hebdomadaire le « Réveil du Vivarais ».

 

Jean-Paul est donc un militant associatif et sportif très en vue localement. Entre une influence maternelle très rurale et chrétienne (deux de ses tantes sont religieuses et son oncle est prêtre catholique) et une influence paternelle plus ouvrière, Jean-Paul s’oriente vers un engagement politique marqué à gauche. En 1973, il adhère au PS et au Mouvement des jeunes socialistes, engagement qu’il concrétise en 1977 en figurant sur une liste d’union de la gauche à Sarras.

 

Il ne poursuit pas son aventure militante avec le PS mais continue toutefois d’adhérer aux idéaux socialistes.

 

Ensuite, il est élu au Conseil Municipal de Sarras sur une liste divers gauche en 1989 dans la majorité, puis en 1995 dans l’opposition.

 

Dans le même temps, il progresse professionnellement, puisqu’il devient directeur de l’école élémentaire publique en 1987. Par l'intermédiaire de l'Amicale Laïque il introduit à Sarras un sport novateur : le Korfbal.

 

Le succès de cette initiative et l’implication constante de Jean-Paul dans le mouvement sportif le conduisent à présider l’USEP et l’UFOLEP du département de l’Ardèche, devenant ainsi une figure incontournable du sport ardéchois.

 

Parallèlement, Jean-Paul crée un véritable bol d’air au sein de l’école publique de Sarras en multipliant les voyages scolaires et le sport à l’école ce qui, dans les années 80, était peu fréquent. C’est lui qui met toute sa force de conviction pour obtenir des travaux de rénovation et, fait rarissime en zone rurale, la  non fermeture d’une classe.

 

Aujourd’hui, si l’école élémentaire publique de Sarras est un bâtiment neuf et très fonctionnel c’est à Jean-Paul Degache que la commune le doit.

 

 

On peut aussi penser que sa forte présence et son influence grandissante dans le village ont pu susciter jalousie et rancœur chez certains, et contribuer à la rumeur qui a circulé sur Jean-Paul Degache. Nous reviendrons sur ce point prochainement.

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Published by Les amis et proches de Jean-Paul Degache - dans "L'affaire DEGACHE"
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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 00:01

Bonjour,


J'ai été dans sa classe de CM1/CM2 de 1992 à 1994. J'ai participé au vote pour choisir de faire le voyage en Tunisie (le premier qu'il a organisé). Les gendarmes ont jugé qu'il n'était pas intéressant de me demander mon avis sur Jean-Paul, d'une part parce que j'étais un garçon, et d'autre part parce que j'étais dans sa classe en même temps que sa nièce. Et en plus je n'ai rien à dire à charge, alors vraiment, ça ne les intéresse pas.

La nouvelle de sa condamnation m'a fait un choc, parce que je n'ai jamais pensé qu'il aurait pu faire ce dont on l'accuse, et que ces accusations ne semblent pas fondées. Je pense toujours qu'il n'a rien fait de tout cela. J'ai été très loin de Sarras, aussi, et occupé par bien d'autres choses. Seuls mes parents m'ont, de temps en temps, informé des accusations portées contre Jean-Paul.

Les deux années que j'ai passées avec Jean-Paul ont été très enrichissantes pour moi. C'est l'époque où j'ai commencé à lire beaucoup de livres, commencé à m'intéresser aux sciences. Avec Jean-Paul, j'ai eu l'occasion pour la première fois de travailler sur un ordinateur, puisque toute la classe avait participé à la rédaction du compte-rendu du voyage en Tunisie, sur les ordinateurs Thomson de l'école.

La classe était plutôt calme, avec 2 ou 3 éléments perturbateurs, certes, mais assez soudée. Jean-Paul était l'instituteur idéal, attentif avec tout le monde, avec le souci de nous faire prendre des responsabilités (je me souviens particulièrement du vote pour le choix du voyage de classe, et de la rédaction du compte-rendu par équipes).

Le niveau de la classe était certainement bon, en tout cas moi je n'ai pas eu de problèmes de niveau à l'entrée en sixième.

Jean-Paul avait aussi organisé une sortie à vélo au barrage d'Arras, avec visite du barrage. Il avait pris toutes les précautions nécessaires, en nous entraînant tous d'abord (c'est un grand cycliste, il s'y connaît), et il me semble qu'il y avait une voiture derrière nous pour signaler aux automobilistes qu'il y avait un groupe de cyclistes.

Je trouve ça génial qu'il ait fait tout cela, parce que ça permettait à ceux qui n'avaient jamais fait de vélo de s'y mettre, tranquillement, avec les copains/copines, en prenant son temps. Et la visite du barrage, ça permettait de voir que l'électricité ne se produit pas de façon magique, et on a pu voir à quoi ressemblaient les turbines (à part en photo, je n'ai jamais revu ça depuis).

Jean-Paul faisait aussi beaucoup d'efforts pour que tout le monde puisse participer aux activités qu'il proposait. Par exemple, pour le vélo, il a passé beaucoup de temps à entraîner ceux/celles qui n'avaient pas l'habitude. Pour le voyage il a fallu convaincre les parents qui étaient réticents à envoyer leurs enfants en Tunisie, et même, je crois, proposer une aide financière à certains.

Enfin, pour résumer, je crois bien que ces deux années avec Jean-Paul ont été les meilleures de toute ma scolarité : pas de problèmes de compréhension, parce que Jean-Paul faisait attention à ce que chacun suive bien, et pas de problème avec les élèves, parce que Jean-Paul veillait à la bonne entente entre les élèves.

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