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12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 00:01

Aux hanches de ma contrebasse  de Claude-Alain Kleiner, Les Editions de la Picholine, 2008.

 

kleiner.jpgComplètement inspiré par la musique, ce roman d’amour se lit avec un infini plaisir et nous fait voyager d’une ville à l’autre au gré des pérégrinations de ce musicien qui s’exprime à la première personne du singulier, nous faisant ainsi partager l’intimité de sa pensée et de ses émotions. Il nous parle de ses filles, de ses rencontres avec les femmes puis avec la Femme et l’amour fou qu’elle déclenche. Sa contrebasse est toujours auprès de lui sauf pendant sa cure à Contrexéville. Puis ce fil d’Ariane qu’est la musique nous ramène à Toulouse, à Paris puis encore à Toulouse où tout se termine en apothéose. Avec des phrases courtes, un style très agréable à lire, l’auteur a réalisé là un petit bijou que l’on ne peut que conseiller à tous ceux qui veulent passer un moment très agréable.

 

Jean-Paul

Merci à Claude-Alain Kleiner, enseignant puis inspecteur des écoles avant d’exercer des fonctions communales.

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11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 00:01

Aujourd'hui, nous vous proposons une nouvelle interview d'ancienne élève qui vient compléter celles que nous publions depuis près de 6 mois. Notre objectif est ainsi de récolter un maximum de témoignages pour montrer que les accusations portées contre Jean-Paul ne sont pas fondées.

 

 

Nous remercions cette ancienne élève qui a bien voulu témoigner :

 

- Tu étais quand à l’école avec Jean-Paul ?

Moi c’était l’année de CM2 en 1981-82 avec la fille qui accuse Jean-Paul de viol.

- Alors déjà, première question, as-tu vu un jour, toi qui étais présente dans la classe, Jean-Paul Degache commettre des attouchements, un viol, ou quoi que ce soit sur cette fille ?

Absolument jamais ! Ni sur elle, ni sur personne d’autre ! Et j'étais bien placée pour voir s'il s'était passé quoi que ce soit, puisque j'étais dans la classe à l'époque sur laquelle portent les accusations.

- Tu l’as vu mettre des élèves sur ses genoux ?

 

Je ne me souviens pas, mais vu comme j’étais attentive à ses moindres faits et gestes, vu que j’étais arrivée à l’école en cours d’année, je pense que je l’aurais vite remarqué.

- Tu te souviens s’il te touchait ? Même sans mauvaise intention ?

Je me souviens de mains sur les épaules sur d’autres élèves, mais c’est bien tout, le seul truc dont je me souvienne, c’est qu’il y avait une fille aux cheveux très longs, et que quand il passait vers son bureau, il lui prenait les cheveux et les laissait retomber dans son dos… enfin je ne vois pas ce qu’il y a de criminel et puis si je me souviens de ça, tu imagines bien que je me souviendrais du reste s’il avait eu lieu !

Comment tu expliques ce témoignage de certaines filles qui étaient dans l’école alors ?

Elles ont probablement vécu des traumatismes très graves dans leur vie, des choses inavouables qu’il vaut mieux mettre sur le dos de l’instituteur, je suis sûre que beaucoup sont persuadées que c’est vraiment arrivé. Il est donc tout à fait possible que certains de ces traumatismes soient remontés et aient créé de faux souvenirs… enfin je ne sais pas… je ne comprends vraiment pas.

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 00:01

En 2007, lors du procès de Privas, les défenseurs de Jean-Paul Degache avaient présenté une maquette en taille réelle, qui avait été homologuée par un expert.

 P1010334.JPG

 

Il s’agit donc d’une reproduction fidèle de la classe de Jean-Paul Degache. Nous avons donc, grâce à ces photos, une vision fidèle de ce qu’était la salle de classe.

 

Tout d’abord, comme cela a été dit et répété pendant les procès, la classe de Jean-Paul a été comparée à un « aquarium », dans le sens où elle était entièrement vitrée dans le sens de la longueur.

 

photo-classe-int-rieur-flout-e-copie-1.jpgSur la photo présentée, on voit que l’élève au fond de la classe est suffisamment grand pour pouvoir observer ce qui se passe dans le couloir intérieur. N’importe quel adulte passant dans le couloir pouvait donc voir tout ce qui se passait dans la salle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

photo-classe flout-eDe même, côté cour, la visibilité est encore plus importante comme nous l’indique la photo de la même salle prise sous un angle différent.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les clichés de la maquette sont également éloquents. Les personnages, représentés à l’échelle, mesurent 1,70 m et 1,20 m afin de représenter au mieux la taille moyenne des adultes et des enfants.

P1010338.JPG

 

Il n’y a donc aucun doute possible, tout le monde pouvait aisément voir, à tout moment, et sans qu’il s’en aperçoive, ce qui se passait dans la classe. N’oublions pas que Jean-Paul Degache a été condamné pour des prétendus faits qu’il aurait commis en pleine classe, à son bureau, devant tous les élèves.

 

Lors des deux procès, et malgré une enquête poussée de la gendarmerie, aucun témoin, enfant ou adulte, n’a affirmé avoir pu observer quoi que ce soit de répréhensible de la part de Jean-Paul Degache. Il a été condamné à 8 ans de prison pour des prétendus agissements censés avoir été commis dans cette classe entièrement vitrée, devant tous ses élèves.

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9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 00:01

Il y a quelques semaines, nous avions publié une chronique écrite en langue occitane concernant  Villeneuve-lès-Maguelone, ville à proximité de Montpellier où se trouve la Maison d'arrêt dans laquelle Jean-Paul est enfermé injustement depuis août 2010. Aujourd'hui, nous vous proposons une nouvelle Cronica d'ès nosautres, parue dans le Réveil du 3 mars, qui traite une nouvelle fois du problème lié aux panneaux d'entrée et de sortie de la ville écrits en occitan. Nous remercions une nouvelle fois son auteur.  

 

Los senators van d’un bon tren.

 

Aviám parlat fa gaire, au mes de decembre, dau problema de Vilanòva de Magalona onte lo tribunau administratiu a impausat a la comuna de levar los panèus en occitan que marcavan, a costat daus panèus en francés, l’intraa e la sortiá de la petita vila. Aquò se fai un pauc de pertot mas sembla doncas qu’aquò pausava problema per quauques uns e sustot per lo tribunau administratiu de Montpelhièr. Los senators se ne’n son ocupat e an votat, lo 16 de feurèir, e a l’unanimitat, una modificacion de la lei, apondent un article que dit : « Los panèus reglementaris de rintraa e de sortiá d’aglomeracion pausats en lenga francesa sus la via publica pòion estre completats per lo nom d’aquela aglomeracion en lenga regionala ».

Nosautres sièm contents de veire que tots los senators de Droma e d’Ardecha an votat aquel article de lei, e mai qu’aquò, son tots dins la lista daus senators qu’an depausat la proposicion de lei (Chastan e Teston per Ardecha, Besson, Guillaume e Piras per Droma). Qu’es una bona novèla e sièm contents de merciar nòstres senators. Quand sièm contents, o disèm.

Melh qu’aquò, e una bona novèla ven sovent acompanhaa, son tres qu’an mai depausat la proposicion de lei per lo desvolopament de las lengas regionalas : Chastan, Guillaume e Besson. Los deputats i arrivan pas, benlèu los senators o faran. Mas fau saveir que los textes devon encara passar davant l’Assemblaa Nacionala...de seure doncas.

Coma ai parlat de Vilanòva de Magalona, m’es pas possible de pas pensar a mon collèga qu’es dins la prison d’aquesta vila, 392 jorns de prison a l'ora onte escrivo,

 Lo Revessin

 

Les sénateurs vont bon train.

 

Nous avions parlé il y a peu, au mois de décembre, du problème de Villeneuve lès Maguelone où le tribunal administratif a imposé à la commune d’enlever les panneaux en occitan marquant, à côté des panneaux en français, l’entrée et la sortie de la petite ville. Cela se fait un peu partout, mais il semble que cela posait problème à quelques uns et surtout au tribunal administratif de Montpellier. La question a préoccupé les sénateurs et ils ont voté, le 16 février, à l’unanimité, une modification de la loi, ajoutant un article qui dit : « Les panneaux réglementaires de rentrée et de sortie d’agglomération, posés en langue française sur la voie publique, peuvent être complétés par le nom de cette agglomération en langue régionale. »

Nous sommes contents de voir que tous les sénateurs de Drôme et d’Ardèche ont voté cet article de loi, et mieux encore, ils sont tous dans la liste des sénateurs qui ont déposé la proposition de loi (Chastan et Teston pour l’Ardèche, Besson, Guillaume et Piras pour la Drôme). C’est une bonne nouvelle et c’est avec plaisir que nous remercions nos sénateurs. Quand nous sommes contents, nous le disons.

Mieux encore, et souvent une bonne nouvelle n’arrive pas seule, trois d’entre eux ont aussi déposé la proposition de loi pour le développement des langues régionales : Chastan, Guillaume et Besson. Les députés n’y parviennent pas, peut-être les sénateurs réussiront. Bien sûr les textes doivent encore passer devant l’Assemblée Nationale... à suivre donc.

Comme j’ai parlé de Villeneuve lès Maguelonne, il m’est impossible de ne pas penser à mon collègue qui est dans la prison de cette ville, 392 jours de prison à l’heure où j’écris, presque 400 quand vous me lirez.

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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 00:01

400ème jour de détention pour Jean-Paul et toujours aussi révoltés et décidés de faire éclater la vérité !

 

Voici la deuxième partie des articles publiés dans la presse régionale suite à la table ronde du vendredi 25 février. Ils reviennent sur une des parties traitées lors de la table ronde concernant la réforme de la justice et plus précisément de l'introduction des jurys populaires. La semaine prochaine, nous vous proposerons de retrouver les extraits vidéo de cette conférence.

 

- Le Dauphiné Libéré n°20619 paru le mardi 1er mars 2011
daube1.jpg

 

- Le Réveil n°3374 paru le jeudi 3 mars 2011

article-reveil.jpg

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7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 00:01

En ce début de semaine, nous vous proposons, aujourd'hui et demain, les différents articles qui ont à la fois fait le point sur la situation judiciaire de l'affaire Degache et présenté la table ronde organisée le 25 février. Nous tenions à remercier sincèrement les journalistes ainsi que leurs journaux ou radio respectifs pour avoir relaté ces informations.

 

- Le Réveil n°3373  paru le jeudi 24 février 2011

 

Réveil annonce table ronde

 

- Le Dauphiné Libéré n°20613 paru le vendredi 25 février 2011


daube.jpg

- L'Indispensable n°124 février 2011

 

 

l-indispensable.jpg

 

 

- Chérie FM informations du 25 février 2011


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6 mars 2011 7 06 /03 /mars /2011 00:01

Voilà un nouvel éditorial consacré à l'évolution du statut de laSNCF publié par Jean-Paul dans le journal de la Maison d’arrêt. Rappelons que cette Classe d’Atelier Journal  lui permet de « s’échapper », quelques heures dans la semaine, de son enfermement. 

 

 

La SNCF démantelée (Éditorial du 25 février 2011)

 

Quand The Navigators, de Ken Loach a été diffusé en France, il y a une dizaine d’années, nous nous sommes dit que nous avions la chance d’avoir une Société nationale des chemins de fer qui, malgré des améliorations toujours nécessaires, fonctionnait bien. Voilà que, doucement mais sûrement, pour coller aux directives de l’UE, notre bonne SNCF se morcelle en sociétés différentes avec une tendance de plus en plus affirmée vers la sous-traitance.

En 1997,  a été créé Réseau ferré de France (RFF), un établissement public chargé de la gestion des voies qui sous-traite l’entretien à la …SNCF en exigeant des efforts de productivité. RFF fait payer l’usage de ses voies à la SNCF et fera de même pour les autres transporteurs qui circuleront bientôt sur notre réseau national : Veolia transport, la Deutsche Bahn…

Le dogme sacro-saint du libéralisme étant l’ouverture à la concurrence, la SNCF est devenue une holding comprenant une centaine de filiales dont certaines sont déjà sous statut privé. Ces filiales sont regroupées dans cinq branches : Voyages (TGV, grandes lignes), Proximité (TER, transiliens, intercités), Geodis (fret), Infrastructures et Gares. Ce morcellement et cette recherche constante de compétitivité, mettant de côté la notion essentielle de service public, donnent des résultats si désastreux que la ponctualité des trains passe sous la barre des 90%. L’exemple du « Paris-Nice-Port-Bou » risque donc de se reproduire de plus en plus. L’accident dramatique du 29 janvier dernier, en Allemagne devrait nous faire réfléchir puisque ce sont deux trains de compagnies différentes qui se sont percutés.

Ensuite, on ne peut passer sous silence le problème de l’emploi. En  2010, 4000 postes de conducteurs, de contrôleurs ou d’agents d’entretien ont été supprimés. Pour 2011, 1800 cheminots devraient disparaître. La mise en concurrence permanente oblige la SNCF à augmenter ses dépenses commerciales et surtout publicitaires. Si elle embauche, ce sont surtout des communicants parce que la maintenance des voies est de plus en plus sous-traitée. Pour investir dans l’avenir, il est indispensable d’anticiper des lignes à allonger et les réseaux à densifier. On ne peut pas pousser les gens à emprunter les transports en commun sans leur fournir un service public digne de ce nom.

 

Jean-Paul

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5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 00:01

Un long chemin vers la liberté de Nelson Mandela

Fayard pour la 1ère édition en 1995

 

Depuis des années, on entend parler de l’Afrique du Sud. La dernière Coupe du monde de football a encore plus braqué les feux de l’actualité sur ce pays immense où s’est joué pendant près d’un demi-siècle un combat extraordinaire pour la dignité humaine.

Invictus de Clint Eastwood, m’avait permis de voir un court épisode de la vie de cet homme, Nelson Mandela, devenu le symbole vivant de la lutte anti-apartheid. Le film montrait l’homme devenu Président de l’Afrique du Sud mais nous ramenait aussi en arrière dans les années les plus sombres, à Robben Island.

La lecture de nombreux articles apportait toujours un éclairage parcellaire sur sa vie mais il était indispensable d’en savoir plus, de connaître les détails de cette lutte titanesque menée contre une minorité qui avait décidé de reléguer la majorité des Africains du sud au rang de sous-hommes, multipliant les interdits et les vexations.

Né le 18 juillet 1918, dans un petit village du Transkei, Nelson Mandela nous détaille l’organisation complexe du peuple Xhosa dont la tribu Thembu comprenait le clan Madiba, ce nom qu’on lui donnera souvent, par respect. Il nous fait cheminer ensuite depuis cet enfant africain qui a la chance de faire des études jusqu’à celui qui sera le premier Président d’une Afrique du Sud enfin libérée de l’oppression d’une minorité, le 10 mai 1994.

D’étape en étape, c’est l’histoire d’un pays qui s’inscrit. Elu au comité exécutif de l’ANC, le Congrès national africain, en 1947, le jeune avocat Nelson Mandela va être obligé d’en démissionner en 1953 pour passer à l’action clandestine. Toujours très sportif, attiré par la science de la boxe, il adore la musique et les chants africains. Le 5 décembre 1956, il est arrêté pour haute trahison avec 155 autres personnes puis libéré sous caution. Peu après, il quitte Evelyn, sa première femme devenue Témoin de Jéhovah et mère de ses trois premiers enfants. Elle voulait qu’il cesse son engagement politique.

Il se remarie en 1958 avec Winnie qui fut la première assistante sociale noire mais ils n’auront pas le temps de profiter de leur lune de miel car le procès de Pretoria commence. Celui-ci se terminera par un acquittement mais, au début des années 60, après un long voyage dans de nombreux pays étrangers, il est arrêté et condamné à 5 années de prison alors qu’il était surnommé « Le Mouron noir » dans la presse, à Johannesburg. En 1963, il fait connaissance avec Robben Island, cette île-prison située au large du Cap.

Au cours d’un nouveau procès, le « procès de Rivonia », il risque la peine de mort avec les autres membres du MK, un mouvement clandestin préconisant des actions violentes (sabotages, attentats, lutte armée) pour venir à bout d’un gouvernement de plus en plus répressif. Il est condamné à perpétuité.

Il serait trop long d’essayer de résumer un ouvrage de 758 pages qui comporte en plus un index très utile pour rechercher certains renseignements mais je ne saurais trop vous conseiller de vous lancer dans cette immense fresque très instructive, souvent dramatique et émouvante qui laisse le lecteur rempli d’admiration pour le courage et la force de Nelson Mandela.

 

Jean-Paul

 

Merci à Ghislaine qui m’a permis de découvrir et d’apprécier la formidable histoire de ce Long chemin vers la liberté.

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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 00:01

Aujourd'hui 4 mars, nous vous rappelons que c'est le jour où les anciens élèves de Jean-Paul doivent poster leur courrier afin qu'il le reçoive mardi prochain, 400ème jour passé loin de nous tous en prison ! Merci à vous.

 

Les lettres des anciens élèves apportent un réconfort moral vital à Jean-Paul, lui qui a consacré sa vie professionnelle à la réussite et au bonheur des élèves. Ainsi nous vous proposons deux extraits de courriers qu'une ancienne élève a envoyés à Jean-Paul au lendemain du terrible verdict :

 

Avril 2010

Le journal de samedi était porteur d’un terrible verdict. Je ne pense pas être capable d’imaginer ce que tu as ressenti. Mais tu as tout fait pour plaider ta cause. Malheureusement, la justice a voulu rester sourde. Surtout, ne perds pas de force à douter de toi, ne change surtout pas. Malgré le verdict, je reste convaincue de ton innocence, comme beaucoup d’autres… Si tu doutes, dis-toi bien que non. Chacun à notre manière, nous t’apporterons force, courage et espoir tout au long de cette épreuve…. J’espère avoir de tes nouvelles pour mieux comprendre ce que tu ressens vraiment et ainsi, être à même de trouver des mots plus justes pour te soutenir. Tu as également de grosses pensées de mes parents qui te soutiennent toujours et ne cessent de s’indigner. 

 

 

 

Juin 2010

Excuse-moi pour l’attente. Je voulais trouver les mots capables de mettre un peu de baume sur ton cœur.

J’espère que depuis ta réponse, d’autres élèves se sont manifestés.

Le reportage sur M6 a touché de nombreuses personnes qui sont scandalisées par une telle histoire. Or, ces gens ne te connaissent pas et ignorent tout de l’affaire.

Je me répète sans doute mais tu es quelqu’un de bien, un excellent instituteur qui m’a beaucoup appris et m’a accompagnée jusqu’à Vallon Pont d’Arc à vélo…

… J’espère que tu tiens toujours le coup. As-tu des visites ? J’espère que tu as de quoi lire… parce que la télé, c’est moyen !

J’espère avoir réussi à te distraire quelques minutes et à te donner le courage de continuer à te battre.

Tu as le bonjour de toute ma famille.

Grosses bises. 


                               Luci

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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 08:26

Une ancienne élève témoigne... elle n'a comme souvent, pas pu être entendue à Nîmes.

 

Bonjour et merci d’accepter de répondre à mes questions, d’abord, tu étais en classe avec Jean-Paul Degache à quelle période ?

 

R: En 1997 et 1998, j’ai fait le CM1 et le CM2 avec lui.

 

Tu sais, que ces années là, plusieurs de tes anciennes camarades l’accusent d’avoir pratiqué des attouchements, des agressions sexuelles sur elles, tu as subi ce genre de choses ?

 

R: Ah non ! Jamais ! Je ne l’ai jamais vu faire quoi que ce soit, aucun geste déplacé, il était affectueux, mais pas plus.

 

Tu as des exemples de ses gestes d’affection ?

 

R: Pas vraiment, enfin si par exemple, quand j’allais corriger la dictée avec lui au bureau, il a dû lui arriver de me prendre par la taille, enfin je ne suis même pas certaine… sinon, quelques tapes sur l’épaule, mais rien de plus, des gestes d’encouragement quoi – en tout cas rien de pervers, c’est sûr !

 

Et sur les autres, tu l’as vu faire des choses, toi qui étais dans la classe ?

 

R: Non, pas du tout, j’en aurais tout de suite parlé sinon ! Non, il était affectueux, mais n’a jamais fait de gestes déplacés sur qui que ce soit en ma présence.

 

On a dit au procès qu’au Pradet lors de la classe de découverte, il rentrait dans les chambres, tu t’en souviens ?

 

R: Mais non ! C’est impossible, les fois où il a pu rentrer dans les chambres, c’était toujours avec les accompagnatrices, elles étaient à la FOL je crois… enfin ç’aurait été inconcevable qu’il rentre seul dans les chambres ! Il ne s’est rien passé du tout au Pradet !

 

On a dit aussi qu’il prenait les élèves sur ses genoux, tu t’en souviens ?

 

R: Pour moi c’est sûr que non… A la réflexion, pour les autres, je ne me souviens vraiment pas, ça m’aurait marqué, je pense, donc non, je ne l’ai jamais vu faire ça.

 

Mais vous en parliez entre vous non ?

 

R: Non, jamais… Vu qu’il ne se passait rien, je ne vois pas pourquoi on en aurait parlé, ça ne paraissait gêner personne. Ce qui m’étonne en fait, c’est que [une ancienne élève] ait été dans les parties civiles, parce qu’à l’époque, elle aimait beaucoup Jean-Paul et trouvait qu’il était un excellent instituteur.

 

Et on m’a dit que tu n’avais pas été interrogée par les gendarmes, contrairement à une bonne partie du reste de la classe, tu l’expliques comment ?

 

R: Ça je n’en sais rien, mais j’étais limite jalouse ! C’était le sujet de conversation dans la cour de récré : qui avait été interrogé par les gendarmes ? Comment ça s’était passé... Je me souviens que [un témoin à charge] était toute fière d’y être allée, moi j’étais déçue, j’aurais bien aimé faire comme mes copines…

 

Mais tu es toujours plus ou moins à Sarras non ? Tu n’as pas croisé des personnes impliquées dans l’affaire ? Vous en avez parlé ces derniers temps ?

 

R: Oui, en fait, je connaissais bien [un témoin à charge] et [un témoin à charge]. En fait quelques mois avant le procès, on en avait parlé et aucune n’avait rien à reprocher à Jean-Paul, c’est pour ça que je ne m’inquiétais pas trop pour Jean-Paul en fait, puis quand j’ai entendu ce qu’elles ont dit au procès, je me suis demandé si c’était les mêmes personnes à qui j’avais parlé… tu sais, ça n’a pas été facile, du jour au lendemain, des portes se sont refermées, des copines n’ont plus voulu me parler…

 

Ah ! Puis il y a aussi [un témoin à charge] qui m’a appelée quelques jours avant le procès, on a un peu discuté, mais c’est vrai qu’elle était convaincue que Jean-Paul l’avait touchée…

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