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21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 00:01

Lors de cette table ronde, nous avons voulu traiter de l'évolution à venir de l'institution judiciaire. Ainsi, il parait fondamental, pour le comité de soutien à Jean-Paul Degache, d'élargir le combat en essayant d'intervenir dans le débat  actuel autour de la réforme judiciaire. Dans cet extrait, vous pourrez entendre Arnaud faire le point sur le danger que peut amener la systématisation des jurys populaires. 

 

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Nous vous proposons à nouveau le courrier envoyé à Monsieur Mercier, garde des Sceaux au nom du Comité de soutien à Jean-Paul Degache. Voici sa réponse :
reponse-garde-des-sceaux.jpg
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20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 00:01

Nous vous proposons, ce dimanche 20 mars, un article publié par Jean-Paul dans le journal hors-série de la prison (sorti fin février) ayant pour fil directeur l'environnement. Il revient ainsi sur l'utilisation raisonnée des ressources de notre planète et l'action citoyenne pour envisager le futur... 

 

Notre planète n’est pas inépuisable - Agissons au quotidien (Hors-série - février 2011)

 

Chaque jour qui passe nous rapproche un peu plus du jour où la planète n’en pourra plus, saturée de pollution et vidée de la plupart de ses ressources naturelles. Aujourd’hui, l’on parle d’empreinte écologique, cet indice qui mesure la surface de Terre dont un habitant a besoin pour assurer son mode de vie.

Dans cette empreinte écologique, l’on tient compte des matières consommées et/ou transformées et des déchets produits. Si la surface moyenne s’élève environ à 2,2 hectares par habitant, ce nombre est trompeur puisqu’un citoyen des USA a besoin de 12 ha, que pour un français il faut 6 ha, qu’un indien ne pèse qu’un hectare et qu’un africain du Mozambique n’utilise que 0,4 ha…pour l’instant. En effet, tout cela change très vite, par exemple pour les Chinois. Le mode de vie occidental n’est donc possible que parce que d’autres consomment moins que nous.

Une étude de l’ONG californienne Global Footprint Network a fait un calcul révélateur. Pour l’année 2009, l’humanité avait consommé l’ensemble des ressources créées par la Terre dès le 25 septembre. Pour 2010, ce jour de dépassement  s’était avancé au 21 août ! Cela signifie qu’à cette date, nous avons consommé tout ce que la Terre pouvait nous donner et rejeté tous les déchets qu’elle pouvait assimiler.

Dans les pays dits riches dont nous faisons partie, nous empruntons aux pays pauvres qui ne consomment pas autant et aux générations futures qui n’ont, hélas, pas leur mot à dire.

Avec l’empreinte écologique, on parle aussi de bilan carbone qui correspond à une estimation de la quantité de gaz à effet de serre nécessaire à notre mode de vie, chaque année. Ainsi, chacun de nous peut reconsidérer tous ses gestes au quotidien, du plus anodin au plus important, et en estimer la portée. En effet, tous les gaspillages, toutes les petites négligences, toutes les mauvaises habitudes se cumulent et se démultiplient et ont de réelles conséquences pour notre avenir et celui de notre planète. Il existe même des sites internet permettant à tout un chacun de calculer sa propre empreinte écologique (www.wwf.r ou www.agir21.org) ou encore d’établir son bilan carbone (www.bilancarbonepersonnel.org ou www.actioncarbone.org/index.php).

 

Il faut agir au quotidien

Plus le temps passe et plus l’on se rend compte que trop d’intérêts financiers bloquent l’action que différents gouvernements dans le monde voudraient entreprendre en faveur de notre planète. II est devenu évident qu’il est indispensable de passer par une prise de conscience individuelle devant déboucher sur des actions concrètes qui se révèleront rapidement efficaces grâce à l’effet de démultiplication dont nous parlions plus haut.

Ainsi, il faut lutter contre le poids des habitudes acquises, habitudes qui nous ont souvent été imposées par la publicité et le conformisme. La remise en cause d’une partie de notre mode de vie nous effraie parce que cela risque de tout remettre en cause et que la nature humaine a horreur du changement. Le plus difficile est donc de commencer. Agir au quotidien ne mène pas vers une vie monacale mais peut, au contraire, permettre de trouver du temps pour élargir nos horizons et être davantage attentif aux autres.

 

Dans la salle de bains et les toilettes

Un litre d’eau potable coûte aujourd’hui plus cher qu’un litre de pétrole parce que l’eau n’est malheureusement plus un don du ciel gratuit. Les nappes phréatiques, comme les rivières, sont polluées par les nitrates et les autres pesticides rejetés par l’industrie, l’agriculture, l’élevage intensif et nos détergents.

Alors, s’il est possible à chacun de nous d’économiser environ 150 litres d’eau par jour, ne nous en privons pas. Si proscrire le bain est évident, il ne faut pas abuser de la douche à rallonge et fermer le robinet pendant que l’on se savonne ou que l’on fait son shampoing. Au moment du brossage des dents, utiliser un verre est aussi un geste efficace qui, mine de rien, économise de l’eau. Côté toilettes, il n’est pas utile de déverser à chaque fois une cascade d’eau pour évacuer un petit pipi. Privilégier le papier toilette recyclé n’est pas forcément trop douloureux pour nos fesses et il faut savoir que celui qui est blanc a nécessité des agents blanchissants comme le chlore, nocif pour la santé.

 

Dans la cuisine

C’est dans la cuisine que se concentre la majorité des problèmes avec l’utilisation de l’eau et de l’énergie, les choix alimentaires et la gestion des déchets.

Tout commence lors des achats où il faut privilégier les produits ayant pas ou peu d’emballage. Il faut aussi réserver, dans la maison, un coin pour les produits recyclables (cellier, dessous d’évier, placard, coffre ou caisses empilables). Tous les déchets organiques doivent aller dans un compost, au jardin, ou dans un lombricomposteur installé dans la cuisine. Ce compostage permet de réduire les déchets de 40%

Avant de jeter, il est toujours possible de donner, avec discernement, aux amis ou aux œuvres comme Emmaüs, la Croix-Rouge, le Secours Populaire, etc…L’échange ou le troc de magazines, de vêtements, de jouets d’enfants, de livres, permet de prolonger la vie de quantité de choses en évitant de remplir nos poubelles.

Solvants, peintures, huiles de vidange, vernis, piles…et tous les produits dangereux doivent être portés à la déchetterie ou déposés dans les lieux prévus pour un recyclage correct.

Mis à part pour quelques incontournables, il faut fuir le supermarché et privilégier les commerces de proximité, les marchés, les bourses d’échange et penser à s’inscrire pour un panier bio ou dans une AMAP (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne). Ainsi, préférons acheter au producteur ou au marché du coin, des produits locaux, frais et de saison. Lisons aussi les étiquettes pour être vigilants sur la composition et dénicher la présence d’OGM, de colorants, de conservateurs et d’additifs en tous genres. Enfin remplaçons nos chers sacs plastiques par une caisse, un panier, un cabas, un filet ou encore un carton tout en sachant que les sacs prétendument biodégradables ne sont que bio fragmentables…

Il  nous reste à manger bio le plus possible et dans le calme, à devenir le plus possible végétariens, à retrouver les saveurs oubliées ou inconnues et à accommoder nos restes pour ne pas avoir à les jeter.

 

Dans les autres pièces de la maison

L’énergie naturelle est la moins chère et nous apporte en plus la vitamine D indispensable à notre santé. Pensons donc à ouvrir les volets et à tirer les rideaux dès qu’il fait jour. Si l’on remplace les ampoules classiques par des ampoules basse consommation, il faut se méfier des fluocompactes qui contiennent du mercure (recyclage spécialisé indispensable) et qui émettent de fortes ondes électro-magnétiques. Une télé, un magnétoscope ou une chaîne hi-fi en mode veille consomment inutilement de l’énergie. Il faut donc éteindre ces appareils.

Du côté des sources d’énergie, il vaut mieux opter pour un chauffage au gaz ou/et au bois, même si le chauffage électrique est plus avantageux à l’achat. Une étagère placée au-dessus du chauffage permet de réorienter la chaleur vers le centre de la pièce mais il est indispensable d’avoir au préalable bien isolé portes, fenêtres, toits, murs et sols avec des matériaux naturels comme le lin, le chanvre, la laine, etc… le solaire mérite d’être tenté  même si les aides sont en voie de diminution, hélas.

S’il est indispensable d’aérer la maison pendant au moins dix minutes par jour, il faut savoir que les plantes permettent de décomposer des polluants tels que le benzène.

Dans les chambres, il faut éliminer les sources de pollution électromagnétiques en éteignant les appareils électriques (ordinateurs, écrans, télé, wifi, téléphones…) avant de se coucher. Au  bureau, que ce soit chez soi ou chez un employeur, il ne faudrait jamais passer plus de 4 h 30 par jour devant un ordinateur, faire des pauses toutes les deux heures et regarder au loin tous les ¼ d’heure pour soulager les yeux. Pour surfer sur internet, pourquoi ne pas choisir des moteurs de recherche solidaires, éthiques ou écologiques (www.hooseek.com ou www.ecosia.org ou www.veosearch.com ou www.doona.fr ou www.ekoolos.fr ou encore www.greenzer.fr, etc…) ?

On l’aura compris, si l’on veut que notre planète continue à nous permettre de vivre correctement et en harmonie, les idées ne manquent pas et n’ont pas fini de fleurir. Gaspillage et destruction sont en définitive très récents par rapport à la présence de l’Homme sur la Terre et, avant qu’il ne soit trop tard, prise de conscience et réaction efficaces sont toujours possibles. Alors, à chacun de nous de jouer !

 

  Jean-Paul

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19 mars 2011 6 19 /03 /mars /2011 00:01

La Révolte des pendus de B. Traven  est publié aux éditions La Découverte en 2004 (écrit en 1936)

 

9782707159557.jpgSurtout ne commencez pas à lire ce livre… parce que vous ne pourrez plus le lâcher !

Son auteur, né à Chicago en 1890 puis devenu citoyen mexicain mais dont on ignore le patronyme exact, possède un talent fou pour plonger le lecteur dans la société mexicaine des années 1920. Il s’appellerait en réalité Ret Marut mais ce n’est pas certain… comme son année de naissance. Il aurait passé sa jeunesse en Allemagne, aurait connu la prison en Angleterre avant d’arriver au Mexique après la fin de la dictature de Porfirio Diaz (1876 – 1880 et  1884-1911).

Dès son premier roman, Le Vaisseau fantôme, il connaît un grand succès et, en 1947, Humphrey Bogart adapte son second livre, Le Trésor de la Sierra Madre, au cinéma. La misère et l’exploitation des Indiens du Chiapas le révoltent et inspirent plusieurs romans qui vont suivre dont cette fameuse Révolte des pendus, une fresque extraordinaire.

Candido, un brave paysan, doit transporter son épouse, Marcelina, chez le médecin, parce qu’elle souffre d’une péritonite aiguë. Même en réunissant toutes ses économies, il est incapable de régler à l’avance le coût de l’opération. C’est au moment où il désespère de trouver la somme qu’il tombe…par hasard sur Don Gabriel qui, généreusement, veut bien lui avancer l’argent à condition qu’il s’engage à travailler quelque temps comme bûcheron. Malgré toutes ses craintes, il finit par accepter pour sauver sa femme. Hélas, lorsqu’il revient chez le médecin, Marcelina est morte… mais il s’est engagé dans un engrenage infernal qui va le conduire, avec ses deux jeunes enfants et sa sœur Modesta, à subir des conditions de vie incroyables, à être traité, ainsi que tous ses semblables, Indiens tsotsil du Chiapas, comme des esclaves.

Dans ce livre, B. Traven nous fait partager l’horreur du quotidien, les sévices, les punitions incroyables, ces fameuses pendaisons, tout cela pour le profit d’une classe d’exploiteurs utilisant tous les moyens pour s’enrichir sous la protection de la dictature. L’auteur nous fait vivre les prémices de la révolte jusqu’à son explosion. C’est passionnant, haletant. A. Lehman, le traducteur, a conservé certains termes en espagnol, nous laissant quelques expressions faciles à comprendre, parfois traduites aussitôt. Ainsi, le lecteur vit au plus près de l’action, de l’horreur que certains hommes sont capables d’infliger à d’autres.

Dans la dernière partie du livre, B. Traven nous fait bien comprendre tous les problèmes qui se posent à ceux qui veulent renverser un ordre établi. Ainsi, ce roman devient terriblement d’actualité.

 

Jean-Paul

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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 00:01

Lors de la table ronde, Daniel Berthet a voulu souligner les dangers que pouvaient avoir une médiatisation et une forte communication dans les affaires de moeurs. Il prend ainsi comme exemple l'affaire d'Alain Hodique. Vous entendrez également son opinion sur la communication réalisée dans l'affaire de Jean-Paul depuis sa condamnation en mars 2010.

 

 
Lorsque l'on entend ces différents exemples d'affaires, on s'aperçoit malheureusement que ce que Jean-Paul subit est loin d'être unique. Toutefois, il n'y a pas de "stratégie miracle" pour faire face à ce terrible engrenage lorsque de fausses accusations sont lancées contre vous et encore plus particulièrement lorsqu'il s'agit d'affaires de moeurs...
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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 00:01

Après la présentation des deux invités nous leur avons demandé s'ils avaient des exemples d'innocents injustement accusés ayant choisi une stratégie offensive pour se défendre. Aujourd'hui, nous vous proposons les propos de Patrick Guillot concernant l'affaire John Goetelen.

 

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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 08:39

Jean-Paul subit cette semaine des examens médicaux complémentaires.

 

Nous ne pouvons que vous conseiller de multiplier les courriers pour lui donner encore plus de courage.

 

Merci à tous.

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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 00:01

Voici aujourd'hui deux extraits vidéo dans lesquels les deux invités de la table ronde, Patrick Guillot et Daniel Berthet nous expliquent les raisons qui les ont amenés à s'intéresser à l'affaire de Jean-Paul Degache et plus généralement aux erreurs judiciaires dans les affaires de moeurs.

 

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15 mars 2011 2 15 /03 /mars /2011 00:01

Lors de cette table ronde, Arnaud a tenu à rappeler la manière dont les médias avaient traité l'affaire Degache depuis son commencement en 1997. Extrait :

 


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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 00:01

Comme nous vous l'avions annoncé, nous diffusons à partir d'aujourd'hui différents extraits de la table ronde s'étant déroulée le vendredi 25 février. Nous tenions à remercier Mathieu pour avoir filmé l'intégralité de cette soirée.

 

Ce lundi, nous vous proposons deux extraits : le premier comprend les propos introductifs tenus par la Présidente du Comité de soutien à Jean-Paul Degache ; dans le second, vous avez le point sur la situation judiciaire de l'affaire, un point sur le moral de Jean-Paul et les raisons qui nous ont poussés à réaliser ce blog. N'oublions pas que Jean-Paul n'a pas accès à Internet depuis la Maison d'arrêt ; ce sont donc des vidéos qu'il ne peut pas voir pour l'instant !

 

 
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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 00:01

Il y a des jours, des semaines voire des mois qui nous restent à jamais en travers de la gorge. Il y en a un que je n’arrive toujours pas à occulter de ma mémoire. Il s’agit, vous l’aurez deviné, du mois de mars 2010. La semaine du procès de Nîmes et sa terrible conclusion sont évidemment un traumatisme impossible à cicatriser mais exceptionnellement, ce n’est pas de ces évènements dont je vais parler en ce dimanche. C’est celui qui a eu lieu quelques jours avant le début du procès… celui de la mort d’un artiste, Jean Ferrat. Si je vous parle de lui, c’est tout simplement parce que Jean-Paul et Ghislaine, mes parents, m’ont élevé dans son univers musical d’artiste engagé. Vinyles et CD ont déferlé sans cesse sur la chaîne hifi et, sans vous mentir, à une période de mon adolescence, j’en étais quelque peu "écœuré". Mais la maturité grandissante, j’ai appris à apprécier cet artiste et même à adorer certaines de ses chansons.

hivert.jpg

 

Alors vendredi après-midi, lorsque j’ai branché l’autoradio sur France Inter et que j’ai entendu l’émission Là-bas si j’y suis  consacrée à Jean Ferrat, j’ai eu de nombreux frissons. J’ai ainsi vite appelé ma mère pour lui dire d’écouter et je demanderai, mercredi prochain lors du parloir avec Jean-Paul, s’il a pu l’entendre. Je me suis également souvenu du concert, organisé par le Comité de soutien, donné gracieusement par Alain Hivert où il reprenait avec brio le répertoire du chanteur ardéchois.

 

Alors je vous propose aujourd’hui, si vous n’avez pas eu l’occasion de le faire vendredi, d’entendre cette émission présentée par Daniel Mermet.


Simon

 

1ère partie

 

2ème partie

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