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28 février 2011 1 28 /02 /février /2011 00:01

Cher Jean-Paul,

 

Hier soir fut différent des autres car il y a eu au club un rassemblement peu ordinaire. Nous avons voulu partager, ensemble, avec les copains qui voulaient venir parler de toi et surtout des jours qui défilent sans toi.

 

Certains ont encore bien en mémoire les verdicts du vendredi 14 septembre 2007 à Privas et du 26 mars 2010 à Nîmes… écœurés des spectacles théâtraux auxquels ils ont assisté.

Pour d'autres la rancœur de leurs paroles vient s’ajouter à ton cri d'innocent que l'on n'a pas voulu entendre !

Mais tous nous sommes convaincus que notre incapacité à changer la donne tient à pas grand chose…  Juste à un tout petit peu de franchise de la part des filles qui ont lancé ces accusations. En fait, personne ne voudrait avoir la conscience de ces âmes d'enfants, à présent d'adultes qui n'ont pas encore eu le courage de dire : « J'ai menti... j'étais mal dans ma peau d'enfant... mal à cause de différents problèmes parfois familiaux alors j'ai inventé… Cela me donnait de l'importance aux yeux des autres... Mais aujourd'hui je veux réparer le mal que j'ai fait à mon instituteur Jean Paul, parce qu'il ne mérite pas la douleur qu'on lui inflige, la vie qu'on lui vole jour après jour ! » Des exemples de filles qui ont accusé à tort puis qui ont avoué avoir menti sont malheureusement nombreux…

 

Voilà donc ce qui est ressorti de ce débat amical où chacun d'entre nous te sait innocent et souhaite que ton innocence soit reconnue rapidement.

 

Personne ne comprend que ces filles, soi-disant blessées, aient demandé à continuer à venir dans ta classe, en classe verte et même en stage dans ta classe les années suivantes !!!  

Nous souhaitons qu'arrive très vite une prise de conscience des dégâts causés  par la circulaire Royal qui a conduit à cette dérive : croire l'enfant, de façon systématique.

 

On a tellement voulu donner la parole aux enfants, que cela se retourne contre des adultes bienveillants. On est encore sous le joug de la victimisation et de l’émotion. Dérive malheureuse qui conduit de nombreux innocents en prison. Cela fait frissonner certains copains qui s'occupent d'enfants en milieu urbain défavorisé. Ici même, ils se disent que cela pourrait bien leur arriver… Il faut absolument que l'institution judiciaire prenne conscience de ce fléau.

 

Ainsi, tous rassemblés, nous t'envoyons ce message d'amitié car nous te savons INNOCENT. Nous voulons t'encourager très fort car cela va faire maintenant près de 400 jours…  400 jours que l’on espère réparation à ton injuste incarcération.

 

Nous t'embrassons bien affectueusement.


Jacqueline, Jean Pierre & les copains du vélo qui te connaissent et t'apprécient beaucoup !

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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 00:01

Après les éditoriaux consacrés aux évènement tunisiens, voici un article traitant de la révolution égyptienne publié par Jean-Paul dans le journal de la Maison d’arrêt.  Rappelons que cette Classe d’Atelier Journal  lui permet de « s’échapper », quelques heures dans la semaine, de son enfermement. 

 

Égypte, une construction difficile (Editorial du 18 février 2011)

 

Après la révolution du jasmin, en Tunisie où un long chemin reste à faire, c’est en Égypte que se confirme la fin des régimes rentiers, régimes qui exercent un très fort contrôle sur les sources de richesse. Sous la pression d’une population qui n’en peut plus de voir la classe dirigeante confisquer le pouvoir et ne plus le lâcher, Moubarak a démissionné.

En 1952, quand Nasser a renversé la monarchie, l’Égypte comptait 20 millions d’habitants. Elle en compte aujourd’hui quatre fois plus. Les villes se sont étendues de façon considérable et tout se concentre sur un mince ruban de verdure le long du Nil. La construction du barrage d’Assouan a privé les cultures du limon apporté par les crues. Ce limon a été remplacé par des quantités d’engrais chimiques mais l’Égypte ne produit pas assez de blé pour nourrir sa population, une population qui augmente de un million tous les dix mois ! La jeunesse est importante mais, en cinquante ans, l’espérance de vie est passée de 47 ans à 70 ans et le pays devra bientôt penser à s’occuper de ses vieux. Nasser donnait du travail dans la fonction publique aux jeunes diplômés. Son régime avait bloqué les loyers et limité l’extension des grandes propriétés terriennes, améliorant le sort des paysans, des ouvriers et de la petite bourgeoisie. Ce système, en faillite économique, a décidé Sadate, son successeur, à s’inspirer du libéralisme, favorisant une inflation galopante enrichissant certains et appauvrissant la majorité. Moubarak n’a fait qu’accentuer tout cela, favorisé par le Fonds monétaire international et l’aide des Etats-Unis. De nombreuses entreprises publiques ont été privatisées et l’activité boursière favorisée. Le pays s’est enrichi et modernisé grâce aux revenus du Canal de Suez et du tourisme sans oublier l’argent rapatrié par les émigrés.

L’intégrisme religieux a pris son essor sous Sadate et ce retour aux traditions a servi de prétexte à des arrestations arbitraires et à la torture. Islamistes et communistes ont été largement persécutés par un système sécuritaire perfectionné. Sur la  place Tahrir, au Caire, se sont côtoyés une  jeunesse ivre de liberté et des militants islamistes. Ensemble, ils ont lutté courageusement pour un changement radical de régime, n’acceptant pas un simple replâtrage ou de vagues promesses. Pour que leur pays sorte grandi de cette période difficile, il faudra absolument qu’ils parviennent à des compromis politiques.

 

Jean-Paul

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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 00:01

Nagasaki de Éric Faye chez Stock, août 2010

 

9782234061668.jpgVoilà une petite merveille qu’il faut s’empresser de lire séance tenante ! Éric Faye, lauréat du Grand Prix du Roman de l’Académie Française avec ce titre, a déjà écrit 18 fictions, romans ou nouvelles, et 4 essais. Il nous délivre ici, en 108 pages, un bijou de littérature démontrant quelques délires de notre société moderne.

Dans un style précis et très agréable, il crée une ambiance de mystère, une ambiance bizarre en mettant en scène Shimura-san, un quinquagénaire solitaire qui remarque des choses insolites se passant dans son pavillon de banlieue, en son absence. Petit à petit, il tente de trouver la clé de ce phénomène extraordinaire et finit par utiliser un moyen permis par les progrès techniques en vogue aujourd’hui. Lorsque la solution est trouvée, rien n’est résolu parce que, renvoyé à sa solitude, il se sent coupable d’avoir espionné quelqu’un et doit affronter les suites, les conséquences de ce qu’il a fait. Reviennent aussi à la surface les souvenirs tragiques des deux bombes atomiques ayant explosé les 6 et 9 août 1945, d’abord à Hiroshima puis à Nagasaki. La fin du livre est savoureuse mais triste. Le récit final de l’intruse nous donne une terrible leçon de vie et vient bonifier un peu plus un roman vraiment délicieux à lire.

 

Jean-Paul

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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 13:25

Voici une présentation de la soirée et un point sur l'affaire Jean-Paul Degache dans les informations de midi présentées par Cyril Sanchez Sur Chérie FM Annonay-Tournon :

 

 

 

 

Merci aux journalistes de cette radio.

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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 00:01

affiche

 

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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 00:01

Voici la troisième et dernière partie du témoignage de l'un des frères cadets de Jean-Paul. Celui-ci nous apporte des éléments qui viennent se rajouter dans la longue liste des incohérences de cette affaire. Après avoir lu cela, comment ne pas être à même de douter de la crédibilité des accusations portées ?

 

Frère cadet de Jean-Paul, je souhaite apporter mon témoignage concernant les accusations portées contre lui depuis 1997. Ayant passé, depuis l’âge de 3 ans, toute mon enfance dans le village de Sarras, j’ai pu m’imprégner de la mentalité locale et connaître tout un éventail de personnes ayant résidé au village entre 1960 et aujourd’hui.

 

Partie 1 

 

Depuis 1980, j’exerce ma profession de kinésithérapeute en libéral à Sarras. Au cours des 18 premières années, j’ai eu à m’occuper de plusieurs personnes ayant témoigné contre Jean-Paul.

 

- Une d’entre elles est venue près de 20 fois durant l’année 1998. Cette personne exprimait un bien-être, une joie de vivre alors que des accusations avaient déjà débuté en 1997. Elle accuse Jean-Paul de viols et d’agressions sexuelles pour une période située au début des années 80.

 

- Une autre est venue à 40 reprises entre 1994 et 1997 et a affirmé en 2007, lors du premier procès de Privas, devant toute l’audience du tribunal (il n’était pas à huisclos) que suite aux prétendus agissements de Jean-Paul, elle n’avait jamais pu avoir un thérapeute masculin s’occupant d’elle. Or, comme je vous l’ai déjà dit, elle est venue à 40 reprises chez le frère de la personne qu'elle accuse !!! De plus, détail important, entre 1991 et 1998, une consœur féminine exerçait avec moi. Il y avait également dans le village voisin (environ à 2 kilomètres) la présence de 2 autres consœurs ! Elle avait donc la possibilité de s'adresser à une thérapeute !  Cette personne accuse également Jean-Paul de viols et d’agressions sexuelles sur une période située au début des années 80

 

- Une 3ème personne accusant Jean-Paul est venue à 3 reprises entre 1994 et 1997 et elle m’a même proposé ses services en tant que secrétaire !

 

Je trouve très étonnant que ces personnes, qui affirment avoir été violées par mon frère, viennent ensuite se faire manipuler par mes soins au sein de mon cabinet alors qu’elles avaient le choix de consulter d’autres consœurs dans le village ou dans celui de l’autre côté du Rhône ! 

 

Voilà pourquoi je suis convaincu de l'innocence de mon frère,accusé et condamné injustement.

 

Jacques


Ces trois personnes sont celles qui ont relancé à partir de 1998 l’affaire alors qu’elle venait d’être classée. Ce sont elles qui ont affirmé qu’elles allaient revenir plus nombreuses lorsque leurs accusations ont fort logiquement été considérées comme prescrites par la justice. L’une d’entre elles a essayé à de nombreuses reprises de se porter partie civile, pour pouvoir réclamer un dédommagement à Jean-Paul et à sa famille...

 

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 00:01

Aujourd'hui, Jacques revient sur les nombreuses années où il a fréquenté, chaque semaine, l'école élémentaire de Sarras.

 

Frère cadet de Jean-Paul, je souhaite apporter mon témoignage concernant les accusations portées contre lui depuis 1997. Ayant passé, depuis l’âge de 3 ans, toute mon enfance dans le village de Sarras, j’ai pu m’imprégner de la mentalité locale et connaître tout un éventail de personnes ayant résidé au village entre 1960 et aujourd’hui.

 

Partie 1

 

- L’école publique de Sarras


Jusqu’en 2000, j’ai fréquenté l’école publique de Sarras parce que mes enfants y étaient scolarisés. Ma fille aînée a d’ailleurs été dans la classe de Jean-Paul. Elle a ainsi participé au premier voyage scolaire en Tunisie en 1994. Ainsi, enfants et parents se réjouissaient d’avoir Jean-Paul Degache comme enseignant.

 

J’ai également fait de nombreuses visites à l’école durant les années 1980-90 afin de lui transmettre les articles des matchs de foot disputés le week-end. Quand j’arrivais dans la matinée, le portail d’entrée était ouvert et j’accédais ainsi à l’intérieur de l’école. N’importe quelle personne pouvait faire de même. Je me retrouvais ensuite devant la première classe de l’école qui était la sienne. Très souvent, ce furent les élèves qui annoncèrent ma présence puisqu’ils me voyaient à travers la grande baie vitrée. Il est plus que certain que je n’ai jamais remarqué quelque chose qui aurait pu m’interpeller. Avec tous ces adultes qui faisaient comme moi, ce sont plusieurs milliers de passages impromptus qui se sont succédés devant la classe de Jean-Paul et jamais personne n’a remarqué quoi que ce soit d’anormal !

 

Partie 3

 

Jacques

 

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22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 00:01

Cette semaine, nous vous proposons le témoignage de Jacques Degache frère cadet de Jean-Paul. Nous avons décidé de le publier en 3 parties : la première, diffusée aujourd'hui, concerne l'enfance des deux frères puis traite de leurs implications dans le milieu associatif du village de Sarras. 

 

Frère cadet de Jean-Paul, je souhaite apporter mon témoignage concernant les accusations portées contre lui depuis 1997. Ayant passé, depuis l’âge de 3 ans, toute mon enfance dans le village de Sarras, j’ai pu m’imprégner de la mentalité locale et connaître tout un éventail de personnes ayant résidé au village entre 1960 et aujourd’hui.

 

- Mon enfance avec Jean-Paul


Jean-Paul ayant très vite été pensionnaire, je garde le souvenir de vacances passées ensemble, mais aussi des visites que je lui rendais à Vourles dans le Rhône. Je dois le reconnaître, cette vie de pensionnaire me plaisait car je voyais mon frère et ses copains faire des parties de baby-foot mais aussi pratiquer du sport ! Pour nous, jeunes des années 1960, le pensionnat était l’occasion de nous épanouir et ce n’était en aucune façon une punition ou une contrainte. Certes, les premiers mois pouvaient être difficiles…

 

Après ces années de pensionnat, j’ai retrouvé mon frère à Annonay (07) lorsque j’étais en 3ème et lui en Terminale. Cette année a été formidable car il a su me faire partager sa passion pour le sport. Les souvenirs les plus précis concernent le vélo et le foot. En 1969, nous sommes montés en Renault 4L au sommet du Ventoux pour assister à une arrivée d’étape du Tour de France. Je me rappelle de la victoire de Merckx et de l’émergence d’un jeune français, Bernard Thévenet. Cette passion pour le vélo m’a toujours animé notamment lorsque nous accompagnions, avec mes parents ainsi que mes frères et sœurs, Jean-Paul aux courses cyclistes. Ce fut d’abord avec l’A.C.A. puis au sein de Sarras Cyclisme que Jean-Paul a largement contribué à créer et pérenniser.

 

- La vie associative au sein du village


Dans les années 1970-1980, j’ai pratiqué le football au sein de Sarras Sports en équipe de jeunes puis en séniors jusqu’en 1988. Jamais, absolument jamais, il ne m’est parvenu la moindre allusion concernant les prétendus agissements de mon frère à l’école ! Pourtant lors du procès, une personne est venue affirmer à la barre qu’une rumeur circulait dans les vestiaires du foot !!! Comment imaginer que durant ces 30 années où j’étais joueur, entraîneur et dirigeant, aucune remarque ne me soit parvenue aux oreilles...

 

Partie 2

 

Jacques

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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 00:01

Il y a des jours, des semaines voire des mois où le monde judiciaire est complètement absent de la vitrine médiatique. Mais actuellement, entre l’affaire Laetitia, celle de Florence Cassezau Mexique, les 30 ans de prison de Jean-Michel Bissonnet, les interventions du Président de la République qui ont conduit les magistrats à différentes actions de protestation… il est difficile de passer à côté. Alors quel avis porter sur les revendications actuelles des magistrats, lorsque l’on a vu son père, son frère, son ami… se faire condamner pour des faits non commis ?

 

Des postes supplémentaires et des moyens financiers… OUI, il en faut certainement, surtout lorsque l’on voit que notre pays arrive 37ème sur 43 au niveau du budget alloué au secteur judiciaire.

 

Cependant, comment ne pas être perplexe lorsque l’on a assisté aux deux procès successifs de Jean-Paul Degache. Est-ce véritablement des moyens financiers qu’il aurait fallu pour s’apercevoir des incohérences terribles qu’il existait dans cette affaire. A aucun instant, nous n’avons ressenti chez les deux Présidentes de cour d’assises qu’elles pouvaient émettre des doutes quant à la qualité de l’enquête qui avait conduit Jean-Paul devant elles. Pourtant, certains éléments sont tellement évocateurs ! Citons-en seulement deux :

 

            - les interrogatoires des enfants qui, pour certains, se sont faits sans la présence des parents alors qu’ils n’avaient que 10 ans !!! Certains sont venus le dire à la barre en ajoutant que la déposition écrite ne correspondait pas à ce qui avait été dit.

 

            - la pertinence des experts-psychologues ou psychiatres travaillant pour l’institution judiciaire. Une consultation de 3 heures a permis à l’un d’entre eux d’affirmer haut et fort à la barre que Jean-Paul Degache avait sans doute commis les faits. Ceci est complètement hallucinant car n’importe quel spécialiste vous dirait qu’il est impossible d’émettre des avis tranchés à partir d’analyses aussi peu fiables.

 

Et que dire du fait qu’aucun adulte et aucun enfant n’ait vu quoi que ce soit… Et pourtant, depuis 385 jours, les citoyens français paient pour l’incarcération d’un homme qui clame son innocence depuis le début. En comptant 50 euros en moyenne par jour de détention (nourriture, personnel, bâtiments…), c’est près de 19 250 euros d’argent public jeté par les fenêtres sans oublier toutes les procédures qui ont mobilisé du personnel policier, administratif et judicaire ! Cela ne peut pas nous laisser indifférent tant la vérité était évidente.

 

Jean-Paul, on ne lâchera pas, ton combat est le nôtre.

L'Equipe du Blog

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20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 00:01

Voilà deux nouveaux articles publiés par Jean-Paul dans le journal de la Maison d’arrêt. Rappelons que cette Classe d’Atelier Journal  lui permet de « s’échapper », quelques heures dans la semaine, de son enfermement. Le premier article porte sur la qualité actuelle de nos aliments et le second sur la fantastique équipe de France de Handball.

 

Résidus chimiques et pesticides dans l’assiette : encore de gros efforts (28/01/2011)

 

Une récente enquête vient de montrer qu’un enfant de 10 ans pouvait être exposé, par son alimentation, à 128 résidus chimiques provenant de 81 substances chimiques. Quarante-deux d’entre elles sont classées cancérigènes possibles ou probables et 5 cancérigènes certaines. En plus, 37 substances sont aussi des perturbateurs des glandes endocrines (hypophyse, thyroïde, testicules ou ovaires, pancréas, surrénales, etc…).

L’enquête, réalisée de juillet à septembre 2010, a porté sur des produits achetés dans des supermarchés de l’Oise et de Paris afin de fournir à un enfant de 10 ans qui mange à la maison, ses trois repas et un en-cas. Les menus étaient non bio mais respectaient l’équilibre nutritionnel. Ces produits ont été analysés par des laboratoires indépendants. Si les limites légales, pour chaque substance détectée, ne sont pas dépassées, le problème se pose sur l’effet cumulé de ces substances chimiques. C’est un véritable cocktail dont on ignore les conséquences finales sur la santé non seulement des enfants mais pour toute la population qui se nourrit majoritairement avec les mêmes produits. Cette répétition de faibles doses peut expliquer la progression du nombre de cancers comme le confirme la Ligue contre le cancer.

Si l’on veut réduire efficacement la présence de ces substances chimiques, la solution se trouve dans la généralisation de l’agriculture biologique ou raisonnée. La création d’un réseau de fermes de démonstration doit permettre de populariser les méthodes alternatives aux produits chimiques. L’Institut national de la recherche agronomique (INRA) affirme qu’il est possible de faire baisser d’un tiers l’usage des produits chimiques sans bouleverser les techniques culturales. Il y a urgence parce que l’objectif de diminution fixé à 50% pour 2018 ne sera pas facile à atteindre. Pourtant, il est évident que ce qui est nocif pour un enfant, l’est pour toute la population.

 

Petite balle, grande équipe (Editorial du 11 février 2011)

 

Du jamais vu en France dans un sport collectif : l’équipe nationale a remporté, le dimanche 30 janvier, en Suède, son quatrième titre de championne du monde, en battant en finale le Danemark. Mieux encore, c’est avec le handball que la France a été titrée au niveau mondial pour la première fois dans un sport d’équipe, en 1995, en Islande. Au total, depuis 1992 et une troisième place aux Jeux Olympiques de Barcelone, la France en est à six titres puisqu’aux quatre mondiaux remportés (1995, 2001, 2009 et 2011), s’ajoutent deux championnats européens (2006 et 2010) et une médaille d’or olympique en 2009, à Pékin.

 Au-delà du palmarès aussi époustouflant soit-il, il est intéressant de se pencher sur l’évolution de ce sport né en Allemagne à la fin du XIXème siècle. Le handball, comme son nom l’indique, est un sport de ballon qui se joue à la main (hand). Son origine, de l’autre côté du Rhin, explique que ce mot ne se prononce pas à l’anglaise mais comme il s’écrit. S’il a pu être pratiqué à 11 sur un terrain de football, c’est la forme à 7 qui s’est imposée. En France, ce sont surtout des enseignants, instituteurs ou professeurs d’éducation physique, qui se sont efforcés de développer ce jeu sur des terrains goudronnés, à l’extérieur, les gymnases étant encore rares. Ainsi, le handball est resté assez confidentiel pendant des années, peinant à se faire une place dans les médias, même s’il plaisait beaucoup aux jeunes.

Sous la houlette de Daniel Constantini, l’équipe de France a commencé à émerger au plus haut niveau, au début des années 90. Ces équipes baptisées alternativement les Bronzés, les Barjots, les Costauds puis les Experts ont attiré de plus en plus de pratiquants, garçons ou filles, l’équipe de France féminine se distinguant aussi au plus haut niveau. Marseille, Ivry-sur-Seine, Gagny, Metz, Nîmes, Chambéry et surtout Montpellier ont été ou sont des places fortes.

Dirigés depuis 2001 par Claude Onesta, assisté du technicien Sylvain Nouet, les Experts forcent l’admiration parce qu’ils sont des champions accessibles, simples, chahuteurs, décomplexés, liés par une véritable amitié, affichant une mentalité exceptionnelle et une solidarité exemplaire. Ainsi, il n’est pas étonnant que le Montpelliérain Nikola Karabatic, meilleur joueur du monde, soit à l’origine de beaucoup de vocations, le nombre de licenciés ayant grimpé de 109%, de 1993 à 2010.

 

Jean-Paul

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