Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 00:01

Voilà 365 jours que Jean-Paul est séparé de nous et qu'il est privé de liberté !  Liberté, c'est le titre du poème réalisé par Charlotte, une personne soutenant Jean-Paul sans jamais ne l'avoir rencontré. 

 

Liberté

 

Liberté, te souviens-tu de moi ?

Nous étions amis, je croyais en toi.

Liberté, où es-tu ? Je te sens loin.

Les barreaux sont larges mais mon esprit croît.

Aucune excuse n'est envisageable si tu ne veux plus d'une proie.

Liberté, de toi autant que de ma famille, j'ai besoin.

Je te retrouverai où que tu sois

Mais c'est plus simple si tu viens à moi.

Ce n'est pas toi mais mon âme que l'on retient.

En revenant, frôle-les une fois

Que leurs esprits comprennent l'innocent en moi.

Liberté, je t'en prie, reviens.

Pour Jean-Paul

 

Charlotte B.

Repost 0
Published by Les amis et proches de Jean-Paul Degache - dans Messages d'humeur
commenter cet article
31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 00:01

Demain, mardi 1er février, Jean-Paul aura affectué 365 jours de prison. En cette triste occasion, nous avons décidé de consacrer la semaine à des témoignages provenant de sa famille, de ses amis, d'anciens élèves, d'anciens collègues de travail et de personnes ne l'ayant jamais vu.

Aujourd'hui, c'est son ami Jean-Pierre qui nous a fait part de son texte et nous l'en remercions. 

 

Mon cher Jean-Paul,

 

D'ordinaire, pour un anniversaire on est heureux !  Je peux t'affirmer que pour celui qui concerne les 365 jours passés loin des tiens, je suis triste. Je pense souvent à toi et à ta famille meurtrie à tout jamais par cette affaire, je suis toujours sous le choc, outré, abasourdi par le verdict qui en a découlé ! Comme pour beaucoup de monde c'est toujours l'incompréhension.

 

Certains soirs, j'ai du mal à m'endormir, ton affaire défile en boucle dans ma tête, passe, repasse comme un vieux disque rayé, j'essaie de comprendre, en vain... ce soir, je prends ma plume et viens avec ces quelques lignes passer un moment avec toi.

 

Je ne peux m'empêcher de me demander d’où "cette terrible rumeur dévastatrice" est partie ? Rumeur qui, telle une tornade, a tout entraîné sur son passage et a sinistré une famille entière.

 

Je m'interroge toujours sur le pourquoi tant de haine ?  Pourquoi tant de méchanceté ?  Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ?  Mille fois pourquoi ?   

           

Jean-Paul, je suis tellement fier d'avoir un AMI comme toi, je veux te l'écrire pour te dire à toi et à tes proches qui souffrez tous les jours de cette injuste et insoutenable situation que plus les jours défilent et plus je suis content de n'avoir jamais douté un seul instant de ton INNOCENCE !

 

Chaque jour, je découvre sur le blog les témoignages de tes anciens élèves qui affirment qu'ils n'ont jamais rien vu et que tout cela n'est qu'affabulation.  Je peux t'avouer que, lorsque je lis tous ces courriers, je me dis que j'aurais voulu avoir un Maître d'école comme toi dans ma jeunesse... Période que j'ai eu tant de mal à traverser et où j'aurais eu tant besoin que l'on me recadre un peu, que l'on fasse attention à moi tout simplement. Toutes ces lettres éloquentes de nombreux parents d'élèves qui te soutiennent et qui s'élèvent contre ces mensonges, ces lettres de tes collègues, celles de tes nombreux amis font que peu à peu, la vérité se fait jour MON JEAN-PAUL !

 

Nous partageons beaucoup de valeurs Jean-Paul. Avec ma femme, nous les avons transmises à nos enfants et continuons à les distiller autour de nous car nous les pensons justes, humaines tout simplement. Ces valeurs, Jean-Paul, personne ne pourra t'en priver, c'est plus fort que tout. 

 

De plus, nous avons une passion commune : le sport, le dépassement de soi, que nous vivions intensément avec la pratique du vélo ! Jean-Paul je pense très fort à l'instant où nous pourrons enfin savourer le simple plaisir d'une balade et peut-être même "nous tirer la bourre" sur les routes de notre belle région, mais je sais très bien qu'il nous sera difficile d'oublier tout le mal que l'on t'a fait et tous ces précieux jours que l'on t'a injustement volés.

 

Jean-Paul  MON AMI, je t'embrasse bien affectueusement. Tiens-bon !

 

Jean-Pierre

Repost 0
Published by Les amis et proches de Jean-Paul Degache - dans Messages d'humeur
commenter cet article
30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 00:01

La vie est brève et le désir sans fin de Patrick Lapeyre publié chez P.O.L, août 2010

 

Etre résolument moderne sur un sujet presque aussi vieux que le monde n’est pas la tâche la plus facile. Le jury du Prix Femina a récompensé un auteur sachant parler d’amour, décrire certains sentiments amoureux mais qui laisse son lecteur terriblement sur sa faim.

192427-161259-lapeyre-une-jpg-63091-jpg_87812.jpg

Dans La vie est brève et le désir sans fin, Patrick Lapeyre nous emmène dans l’enchevêtrement d’une histoire d’amour mêlant Nora et deux hommes, Blériot et Murphy Blomdale. Le nom complet du premier, le plus important des deux protagonistes, est Louis Blériot-Ringuet et il serait un arrière-petit-cousin de l’aviateur… L’histoire commence entre Rodez et Millau puis se poursuit à Paris, Londres et même en Italie. Blériot se débat avec une infinité de problèmes : ses parents, son couple, son travail, ses soucis d’argent… Nora est une femme libre qui n’hésite pas à partir pour avoir le plaisir de revenir, vivant chaque passion comme elle l’entend. Tout cela donne une impression assez confuse que ne réussit pas à faire oublier l’excellent style de l’auteur.

Patrick Lapeyre en est déjà à son sixième roman chez le même éditeur. L’homme-sœur avait obtenu le prix des Librairies Initiales et le Livre Inter en 2004. Avec une grande maîtrise de la langue et un style très fluide, il n’hésite pas à mêler quelques phrases en anglais lorsque Nora veut exprimer sa différence. D’autres personnages traversent parfois furtivement cette histoire qui déçoit au final laissant à l’imaginaire de chacun le soin d’expliquer l’inexplicable : le difficile cheminement des sentiments. 

 

Jean-Paul 

Repost 0
Published by Les amis et proches de Jean-Paul Degache - dans Chroniques
commenter cet article
29 janvier 2011 6 29 /01 /janvier /2011 00:01

Voilà deux nouveaux articles publiés par Jean-Paul dans le journal de la Maison d’arrêt. Rappelons que cette Classe d’Atelier Journal  lui permet de « s’échapper », quelques heures dans la semaine, de son enfermement. Aujourd’hui, nous vous proposons l'éditorial rédigé par Jean-Paul pour le numéro  paru le 21 janvier 2011 ainsi qu'un article sur l'état des lieux de la couverture sociale dans le monde. Bonne lecture.

 

Trop beau le sport ? (Editorial du 21/01/2011) 

 

Nadal, Alonso, Contador, les équipes nationales de football et de basket, l’athlétisme…depuis une bonne décennie, l’Espagne domine le monde du sport.

Une telle domination mérite que l’on y regarde de plus près parce qu’elle s’exerce essentiellement dans les sports les plus médiatisés comme le football, le tennis, la formule 1 et le cyclisme. Dans le classement mondial publié depuis 2005 par le groupe Havas, classement qui traite tous les sports à égalité, l’Espagne n’arrive qu’en douzième position. Les membres du G8 sont dans les dix premiers de ce classement prouvant les liens étroits existant entre économie et sport.

En Espagne, le vrai déclic est intervenu en 1992, pour les Jeux olympiques de Barcelone. Jusque là, les sportifs espagnols n’avaient glané que 27 médailles. Depuis ils en ont ajouté 106. Pour obtenir un tel résultat, le secrétariat d’Etat aux sports, le Comité olympique espagnol et la télé espagnole ont créé l’ADO (Asociacion Deportes Olimpicos) 4 ans avant les JO de Barcelone. L’ADO a prévu de dépenser 300 millions d’euros pour ses champions jusqu’à Londres en 2012.

Les sponsors privés n’ont pas hésité à investir pour soutenir des sportifs et des disciplines comme le handball, le hockey sur gazon ou la natation. Les banques ont aussi beaucoup misé sur le cyclisme. Ainsi, le poids économique du sport est important  en Espagne, représentant 0,9% du Produit intérieur brut (PIB). Le public est passionné avec les fameux socios (supporters-sociétaires) dont 170 000 pour le FC Barcelone. Côté presse écrite, quatre quotidiens sont entièrement consacrés au sport : Marca, AS, Sport et Mundo Deportivo mais... « L’Espagne a un problème avec le dopage », comme l’a déclaré Pat Mc Quaid, le Président de l’Union cycliste internationale.

En 2006, l’opération   Puerto avait révélé un vaste réseau de dopage sanguin organisé depuis Madrid. Récemment, l’opération Galgo a révélé un vaste réseau de dopage en athlétisme. Si la volonté politique de lutter contre ce fléau semble réelle, le budget 2011 de l’Agence espagnole anti-dopage baisse de 2,7%.

Bien sûr, les succès sportifs sont exploités comme ailleurs par les hommes politiques mais Vincente Del Bosque, responsable de l’équipe nationale de foot (La Roja) n’avait pas tenu de discours patriotique à ses joueurs avant la finale contre les Pays-Bas, leur disant qu’ils allaient participer à « une fête, rien de plus, jouer le plus beau match », montrant là un bel esprit sportif. 

 

Un actif sur cinq a une protection complète (21/01/2011)

 

Même si l’on s’en doute un peu, la récente cartographie mondiale établie par l’Organisation Internationale du Travail (OIT) le confirme : une personne en âge de travailler sur cinq bénéficie d’une protection sociale complète.

Sur la base de données fournies par les Etats, il est possible de comparer la part du Produit Intérieur Brut (PIB) consacrée par chaque pays, en financement public de la protection sociale. Quelques exemples : Suède (22,6%), France (21,4%), Japon (12,3%), Egypte (11,5%), Brésil (9,2%), Etats-Unis (8,9%), Afrique du Sud (8,4%), chine (4,1%), Inde (3,1%).

En Afrique, la plupart des pays en sont autour de 1%.

Cette protection sociale revêt deux dimensions : la sécurité des revenus et l’accès aux soins médicaux, mais il faut étendre cela aux indemnités de maladie, aux prestations chômage et vieillesse, aux accidents du travail et aux maladies professionnelles plus les allocations d’invalidité, familiales et de maternité. Le fossé est donc creusé entre les pays à hauts revenus et ceux en voie de développement. Un fait concrétise cet écart énorme : la pension de retraite, sous quelque forme qu’elle soit. Dans les pays riches, 75% des plus de 65 ans la perçoivent alors que cette proportion tombe à 20% dans les pays pauvres.

Ainsi, la sécurité sociale joue un rôle irremplaçable… quand elle existe. C’est dans la majorité des pays de l’hémisphère sud et en Asie que le retard est le plus important et que l’on trouve donc le moins de personnes couvertes pour leur retraite, le chômage et les accidents du travail.

 

Repost 0
Published by Les amis et proches de Jean-Paul Degache - dans La vie en prison
commenter cet article
28 janvier 2011 5 28 /01 /janvier /2011 00:01

Où en est l’affaire Degache ? C’est la question que nous recevons de plus en plus souvent. Que se passe-t-il ? Jean-Paul Degache a-t-il encore une chance de voir son innocence reconnue par l'institution judiciaire ?

 

Revenons ensemble sur le volet judiciaire de l’affaire.

 

Depuis 2001, Jean-Paul Degache est accusé de viol par une ancienne élève ; en droit pénal, cela signifie qu’il est accusé de crime (le viol, comme le meurtre, est considéré comme un crime en France), donc passible de la Cour d'assises.

 

Dans le système judiciaire français, la Cour d’assises est l’incarnation de la Justice « populaire » puisque ce sont des jurés, assistés de magistrats professionnels, qui sont chargés de se prononcer sur la culpabilité ou non de l’accusé ainsi que sur la durée de sa peine.

 

Depuis le 1er janvier 2001, il est possible de faire appel d’une décision de Cour d’assises. Jusqu'alors on considérait qu’une décision des représentants du peuple français tirés au sort n’était pas susceptible d’appel, mais plusieurs affaires, dont l'affaire Roland Agret, ont convaincu le législateur de permettre un appel.

 

En septembre 2007 à Privas la Cour d'assises de l'Ardèche a condamné Jean-Paul Degache à 8 ans de prison.

 

Jean-Paul a immédiatement fait appel de cette condamnation.

 

Dans ce cas, on peut demander une remise en liberté dans l’attente du procès en appel. C’est évidemment ce qu’il a fait. La demande de remise en liberté est examinée par la Chambre de l’instruction de la Cour d’appel dont dépend la Cour d’assises, pour l'Ardèche c'est Nîmes.

Fait rarissime, la Chambre de l’instruction a  répondu favorablement dès la première demande de Jean-Paul et l'a remis en liberté le 5 novembre 2007.

 

Dès lors Jean-Paul Degache a vécu sous le régime du contrôle judiciaire, c'est à dire en semi liberté puisqu’il devait signer régulièrement à la gendarmerie la plus proche de son domicile.

 

Le procès en appel a lieu au siège de la Cour d’appel dont dépend la juridiction. Après de longs mois d’attente, le procès en appel s'est tenu à Nîmes en mars 2010.

 

Jean-Paul Degache a de nouveau été condamné à 8 ans de prison.

 

La seule solution, le dernier recours, reste pour lui la cassation.

 

La Cour de Cassation siège à Paris, c’est l’organe judiciaire suprême en France en ce qui concerne le droit pénal (c’est l’équivalent du Conseil d’Etat pour le droit administratif, ou du Conseil Constitutionnel pour le droit constitutionnel). La Cour de Cassation peut décider de casser le jugement prononcé au prétexte que des règles de fond, des droits fondamentaux de la défense auraient été bafoués ou encore que l’administration de la Justice aurait été inégale et que le droit français n’aurait pas été appliqué de la même façon à un endroit ou à un autre.

 

Jean-Paul Degache s’est donc pourvu en cassation afin que justice puisse être enfin rendue.

 

Nous attendons la décision de la Cour de cassation dans les jours qui viennent.

 

Si le procès de Nîmes est cassé, Jean-Paul peut choisir de revenir à la peine prononcée à Privas ou alors exiger un procès supplémentaire. Le Parquet (qui représente la société française) peut également lui imposer un procès supplémentaire.

 

Autrement dit, Jean-Paul Degache saura dans les semaines qui viennent si sa condamnation est définitive ou si le marathon judiciaire reprend, avec tous les risques que cela comporte (n’oublions pas qu’il risque jusqu'à 20 années de prison).

 

Quoi qu’il en soit, nous respecterons le choix qui sera le sien et nous ne cesserons jamais de le soutenir.

Repost 0
Published by Les amis et proches de Jean-Paul Degache - dans "L'affaire DEGACHE"
commenter cet article
27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 00:01

Depuis la réouverture du blog en septembre 2010, nous vous avons régulièrement proposé des messages de soutien adressés à Jean-Paul. Aujourd'hui, nous publions deux extraits de courrier reçus par Ghislaine, son épouse, qui tenait à remercier toutes les personnes lui apportant un soutien inestimable.

 

 

Lettre reçue le 7 janvier 2011

 

Chère Ghislaine,

J’ai souvent une pensée pour toi et Jean-Paul, ce qu’est devenue votre vie, ce que vous subissez tous les deux et depuis si longtemps. [...]

Quelle énergie tu dois fournir pour maintenir ce si fragile équilibre, au prix de milliers de kilomètres de voiture.

Je continuerai à lui écrire avec plaisir, comme beaucoup d’autres, en espérant que le courrier qu’il reçoit lui procure quelques moments où il se surprend à rêver d’une autre vie, même si la réalité doit souvent vite rattraper ces quelques moments d’évasion…s’il y en a ?

Gardez espoir au cours de cette nouvelle année. Je pense aussi à tes fils, qui paraissent très affectés, à toute ta famille et à celle de Jean-Paul.

Vous avez tous la conscience tranquille et cela personne ne pourra vous l’enlever.

Je consulte souvent le site de Jean-Paul et c’est très bien qu’il puisse continuer à vivre à l’extérieur par le biais d’internet pour qu’il ne sombre pas, comme il me l’a dit dans l’oubli.

Ma femme est aussi très touchée par ce que vous vivez et t’envoie toute son amitié également, et ma dernière pensée sera pour Jean-Paul qui a la chance d'être entouré comme il l'est.

Je t’embrasse.

 

 

 Lettre reçue le 10 janvier 2011

 

Chère Ghislaine,

Quand je pense à vous, qui souffrez tellement à cause de la malveillance des autres et d’une justice Fast-food qui refuse d’aller au fond des choses, je trouve que je n’ai pas le droit de me plaindre !

Je vous souhaite de trouver tout le soutien familial et social dont vous avez besoin !

Que Jean-Paul garde le moral et la santé pour faire face, il a toujours été quelqu’un de fort, on le voit à ses occupations même maintenant !

Moi aussi, je voudrais être plus près de vous ; de loin on se sent tellement inutile !

Les enfants…

Je vous embrasse tous très fort.

 

Repost 0
Published by Les amis et proches de Jean-Paul Degache - dans Messages d'humeur
commenter cet article
26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 10:11

Après nous avoir parlé de ses relations avec les surveillants de la Maison d'arrêt, Jean-Paul nous décrit ses relations avec les autres intervenants.

 

Partie 1


Quelles sont les autres personnes avec qui vous êtes en contact ?

 

Hors personnel pénitentiaire, les enseignants qui travaillent au Centre scolaire sont très cordiaux et s’efforcent d’avoir des rapports presque normaux avec nous. Le Directeur salue chaque personne détenue en lui serrant la main et l’appelant Monsieur… Cela n’est pas grand-chose mais c’est énorme. Les autres enseignants qui nous connaissent bien nous appellent par notre prénom. C’est tout de même agréable et cela permet d’oublier pendant quelques instants la situation terrible où je me trouve.

Je rencontre aussi l’aumônier catholique qui passe me voir de temps en temps dans ma cellule. Il est très sympathique et cela fait du bien de discuter un moment avec lui. Comme son confrère protestant que j’ai rencontré aussi plusieurs fois, il ne cherche pas à faire du prosélytisme.

Côté médical, il est possible de demander à voir un médecin, une infirmière, un dentiste, un psychologue ou un psychiatre mais il y a souvent un délai qui peut aller jusqu’à un mois d’attente pour le dentiste, par exemple.

Chaque personne détenue est suivie par un représentant du Service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP). Je ne sais pas si ce sont des assistantes sociales mais leur rôle est très important afin de préparer la sortie… Je suis suivi par une dame très à l’écoute de ce qui m’arrive et qui fait le maximum pour m’aider. Je l’ai rencontrée à plusieurs reprises et cela m’a fait beaucoup de bien à chaque fois. En cas de problème, c’est elle qui peut entrer en contact direct avec ma famille.

 

Jean-Paul


Nous remercions sincèrement toutes les personnes qui nous envoient leurs questions et nous ne pouvons que vous conseiller à nous en transmettre par l'intermédiaire de notre adresse mail :

soutien.jean-paul.degache@over-blog.com 


Repost 0
Published by Les amis et proches de Jean-Paul Degache - dans La vie en prison
commenter cet article
25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 00:01

Rumeur, voilà un mot qui, au singulier ou au pluriel, revient très souvent dans l’affaire Degache. Une simple recherche sur ce blog avec l’outil « recherche » en haut à droite nous donne d’ailleurs deux pages de réponses, ce qui prouve que le mot est bien présent dans un certain nombre d’articles. 

Nombreuses sont les personnes qui, au vu des invraisemblances et incohérences des accusations qui ont conduit à la condamnation de Jean-Paul Degache à 8 ans de prison, de l’absence de preuves matérielles, ou encore au vu de la prestation peu convaincante des accusatrices dans le reportage de M6 (voir ci-contre, 1ère partie, 7’00’’), ont bien du mal à croire en sa culpabilité. C’est le cas notamment de la grande majorité des personnes qui ont découvert l’affaire à l’occasion de la diffusion de ce document le 28 mars 2010, au surlendemain du verdict, comme on a pu le constater dans deux sujets de discussion ouverts sur le forum de M6 (intitulés Emission du 28 mars et Jean-Paul Degache).

Mais évidemment, le problème, pour tous ceux qui sont convaincus de son innocence, où pour ceux qui simplement doutent de la véracité des accusations, c’est de se représenter une alternative crédible pour expliquer comment nous en sommes arrivés là. La sensibilité de l’opinion est telle aujourd’hui sur ses questions qu’une autre explication est nécessaire tout comme il est nécessaire, non pas de la démontrer formellement ce qui semble impossible, mais au moins de l’argumenter solidement.

Au cours de l’instruction et lors des deux procès, l’hypothèse d’une machination ou d’une cabale a été évoquée. Jean-Paul Degache s’y réfère implicitement dans le reportage de M6 (1ère partie, 9’07’’) même s’il n’utilise pas ces termes parce que pour qu’il y ait machination il faut qu’il y ait action concertée, planifiée, visant un but précis. Ce qui n’est évidemment pas le cas. C’est pourquoi il parle plutôt d’effet d’entrainement et d’influence de ses ennemis politiques (idem, 10’23’’). Cependant, cette explication est résumée comme l’ « hypothèse de la cabale », ce qui, compte tenu de la modestie de l’enjeu, tout au plus la Mairie d’un village de 2000 habitants, n’a convaincu ni les enquêteurs ni les jurés.

Une autre explication fréquemment annoncée est celle de la rumeur qui aurait dérapé, dégénéré. Quel est le rôle de la rumeur dans cette affaire ? Comme cela est dit sur ce blog dans la 3ème partie de l’historique de l’affaire : « serait-ce une rumeur de village mal contrôlée qui aurait fini par envoyer un honnête homme, enseignant émérite, en prison pour 8 années ? ». Une « rumeur de village mal contrôlée », ou autrement dit, qui est allée bien au-delà de là où elle aurait dû s’arrêter.

Nous proposons de nous pencher sur cette explication dans une série d’articles qui seront publiés prochainement.

Repost 0
Published by Les amis et proches de Jean-Paul Degache - dans "L'affaire DEGACHE"
commenter cet article
24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 00:01

Partie 1

 

Jean-Paul répond une nouvelle fois à la question d'un internaute qui lui avait posé la question suivante :

 

Quels sont vos rapports avec le personnel pénitentiaire ?

 

Par rapport à Nîmes où je voyais régulièrement les mêmes surveillants, il y a ici une rotation incroyable du personnel à l’étage où je me trouve. Il est très difficile de tisser des liens de confiance réciproques puisque la même personne peut rester longtemps sans revenir. Comme dans la vie normale, on rencontre tous les caractères. Certains sont très sympathiques, d’autres sont carrément désagréables, d’autres encore, assez indifférents. La plupart du temps, je sens qu’ils sont pressés, qu’ils n’ont pas le temps. J’ai eu la chance, quelquefois de tomber sur des surveillants à l’écoute, prêts à faire un effort pour répondre à ce que je demande. Il est vrai que certains détenus sont toujours en train de demander, d’exiger, de parlementer pour je ne sais quelle raison. Aussi, ce sont les autres qui subissent les conséquences de ces comportements. Beaucoup de surveillants nous tutoient et nous appellent par notre nom de famille. Un seul m’appelle par mon prénom mais je ne le vois pas souvent, hélas. Il peut arriver aussi, très rarement, qu’un surveillant me dise « Monsieur… »

Chaque bâtiment est dirigé par un chef assisté d’un adjoint. Dans celui où je me trouve, c’est une femme qui est la responsable mais je n’ai eu l’honneur de parler avec elle qu’une seule fois. Il n’est pas facile de pouvoir rencontrer l’un ou l’autre de ces deux chefs, surtout en cas de problème urgent. Certaines promesses faites lors de mon arrivée n’ont pas été tenues.

J’ai déjà parlé des surveillants que je rencontre lors des parloirs. Contrairement à ceux que je vois à mon étage, là, ce sont toujours les mêmes et les rapports deviennent un peu plus humains.

Il y a aussi celui qui est chargé du centre scolaire. Comme dans tout établissement, l’on est tributaire de chaque surveillant. Depuis la Toussaint, celui qui officie maintenant est beaucoup plus cordial mais cela ne l’empêche pas de se faire respecter.

Je rencontre aussi des surveillants à l’infirmerie où ils assurent l’accueil. Cela se passe bien.

Enfin, lorsque je circule, je croise souvent des membres du personnel pénitentiaire. Dans l’ensemble, ils disent bonjour.

 

Jean-Paul

 

Partie 7

Si vous avez des questions à poser à Jean-Paul, n'hésitez pas à nous les envoyer, nous les lui transmettrons.

Repost 0
Published by Les amis et proches de Jean-Paul Degache - dans La vie en prison
commenter cet article
23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 00:01

Voici les deux derniers articles publiés par Jean-Paul dans le journal du 14 janvier : vous lirez d'abord un sujet de la rubrique consacrée à l'Europe sur les velléités d'indépendance des Catalans puis un autre sur une question sociétale. Bonne lecture. 

 

La Catalogne vers l’indépendance  (14/01/2011)

Les dernières élections régionales, en Catalogne, ont donné la victoire aux nationalistes modérés. Avec l’arrivée de partis indépendantistes sur l’échiquier politique, la demande de séparation avec Madrid devient de plus en plus sérieuse.

Si le Parti socialiste catalan recule, la Convergencia i Unio (CiU) d’Artur Mas est le grand vainqueur. En ajoutant ses sièges de députés à ceux obtenus par trois partis indépendantistes, ils sont 76 sur 135 élus du Parlement catalan à afficher nettement leur volonté de se couper du reste de l’Espagne. Ils demandent la pleine souveraineté fiscale, dernière marche avant la séparation, un privilège dont jouissent déjà le Pays Basque et la Navarre. Le gouvernement espagnol ne veut pas de cette option parce que la Catalogne est une région riche qui assure 20% du PIB espagnol. Les partisans de l’indépendance affirment que 22 milliards d’euros sortent chaque année de Catalogne et parlent de « spoliation fiscale ».

Dans la population, le sentiment indépendantiste gagne du terrain. Sur les 7,5 millions de Catalans, certains sondages affichent parfois une moitié favorable à la séparation. En juillet dernier, un million de personnes défilait à Barcelone pour réclamer « une nation », clamant ainsi son désamour avec l’Espagne.

Historiquement, la Principauté catalane comprenait le département français des Pyrénées-Orientales, une partie de la province d’Aragon et la Principauté d’Andorre. Aujourd’hui, la Catalogne est une communauté autonome dont la capitale est Barcelone. Jusqu’à quand ?    

 

Mieux vaut être jeune, riche et bien portant que… (14/01/2011)

 

Si le vieil adage faisait encore sourire, cela risque de ne pas durer. Mieux vaut être jeune, riche et bien portant que vieux, pauvre et malade ? Des études récentes nous font craindre une sérieuse mise en cause de cette solidarité sur laquelle repose notre système de santé.

Même si rien n’est parfait actuellement, l’on peut dire que les frais de santé sont bien pris en charge en France. Dernièrement, le cabinet de conseil Jalma a montré que, après prise en charge par la Sécurité Sociale et les mutuelles, ce ne sont pas les soins dentaires (15%) et d’optique (12%) qui coûtent le plus mais les dépenses pour la pharmacie (37%). En effet, depuis quelques années, beaucoup de médicaments ne sont plus remboursés et une franchise a été instaurée sur chaque boîte (0,50 euros). Représentant 14% des paiements directs des ménages, l’hôpital est un autre poste important.

Dans ce constat, il ressort aussi que ce sont les plus âgés qui ont les frais les plus élevés à cause de leurs besoins spécifiques les plus courants (verres progressifs, appareils dentaires et auditifs) moins bien remboursés. Pour la moitié de la population, le budget consacré à la santé devient un sujet sérieux. Certaines familles sont contraintes de reporter certains soins ou même de renoncer à se soigner. Si la Sécurité Sociale continue à rembourser 75,5% des dépenses totales, elle ne couvre plus qu’environ 50% des soins courants.

Devant ce grave problème de l’inégalité devant les frais restant à charge, il devient urgent d’étudier une redistribution entre les malades aisés et ceux qui ne le sont pas, remettant en cause le principe appliqué aujourd’hui où les non-malades permettent de soigner les malades.

 

Jean-Paul

Repost 0
Published by Les amis et proches de Jean-Paul Degache - dans La vie en prison
commenter cet article