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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 00:01

Voici la troisième et dernière partie du témoignage de l'un des frères cadets de Jean-Paul. Celui-ci nous apporte des éléments qui viennent se rajouter dans la longue liste des incohérences de cette affaire. Après avoir lu cela, comment ne pas être à même de douter de la crédibilité des accusations portées ?

 

Frère cadet de Jean-Paul, je souhaite apporter mon témoignage concernant les accusations portées contre lui depuis 1997. Ayant passé, depuis l’âge de 3 ans, toute mon enfance dans le village de Sarras, j’ai pu m’imprégner de la mentalité locale et connaître tout un éventail de personnes ayant résidé au village entre 1960 et aujourd’hui.

 

Partie 1 

 

Depuis 1980, j’exerce ma profession de kinésithérapeute en libéral à Sarras. Au cours des 18 premières années, j’ai eu à m’occuper de plusieurs personnes ayant témoigné contre Jean-Paul.

 

- Une d’entre elles est venue près de 20 fois durant l’année 1998. Cette personne exprimait un bien-être, une joie de vivre alors que des accusations avaient déjà débuté en 1997. Elle accuse Jean-Paul de viols et d’agressions sexuelles pour une période située au début des années 80.

 

- Une autre est venue à 40 reprises entre 1994 et 1997 et a affirmé en 2007, lors du premier procès de Privas, devant toute l’audience du tribunal (il n’était pas à huisclos) que suite aux prétendus agissements de Jean-Paul, elle n’avait jamais pu avoir un thérapeute masculin s’occupant d’elle. Or, comme je vous l’ai déjà dit, elle est venue à 40 reprises chez le frère de la personne qu'elle accuse !!! De plus, détail important, entre 1991 et 1998, une consœur féminine exerçait avec moi. Il y avait également dans le village voisin (environ à 2 kilomètres) la présence de 2 autres consœurs ! Elle avait donc la possibilité de s'adresser à une thérapeute !  Cette personne accuse également Jean-Paul de viols et d’agressions sexuelles sur une période située au début des années 80

 

- Une 3ème personne accusant Jean-Paul est venue à 3 reprises entre 1994 et 1997 et elle m’a même proposé ses services en tant que secrétaire !

 

Je trouve très étonnant que ces personnes, qui affirment avoir été violées par mon frère, viennent ensuite se faire manipuler par mes soins au sein de mon cabinet alors qu’elles avaient le choix de consulter d’autres consœurs dans le village ou dans celui de l’autre côté du Rhône ! 

 

Voilà pourquoi je suis convaincu de l'innocence de mon frère,accusé et condamné injustement.

 

Jacques


Ces trois personnes sont celles qui ont relancé à partir de 1998 l’affaire alors qu’elle venait d’être classée. Ce sont elles qui ont affirmé qu’elles allaient revenir plus nombreuses lorsque leurs accusations ont fort logiquement été considérées comme prescrites par la justice. L’une d’entre elles a essayé à de nombreuses reprises de se porter partie civile, pour pouvoir réclamer un dédommagement à Jean-Paul et à sa famille...

 

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 00:01

Aujourd'hui, Jacques revient sur les nombreuses années où il a fréquenté, chaque semaine, l'école élémentaire de Sarras.

 

Frère cadet de Jean-Paul, je souhaite apporter mon témoignage concernant les accusations portées contre lui depuis 1997. Ayant passé, depuis l’âge de 3 ans, toute mon enfance dans le village de Sarras, j’ai pu m’imprégner de la mentalité locale et connaître tout un éventail de personnes ayant résidé au village entre 1960 et aujourd’hui.

 

Partie 1

 

- L’école publique de Sarras


Jusqu’en 2000, j’ai fréquenté l’école publique de Sarras parce que mes enfants y étaient scolarisés. Ma fille aînée a d’ailleurs été dans la classe de Jean-Paul. Elle a ainsi participé au premier voyage scolaire en Tunisie en 1994. Ainsi, enfants et parents se réjouissaient d’avoir Jean-Paul Degache comme enseignant.

 

J’ai également fait de nombreuses visites à l’école durant les années 1980-90 afin de lui transmettre les articles des matchs de foot disputés le week-end. Quand j’arrivais dans la matinée, le portail d’entrée était ouvert et j’accédais ainsi à l’intérieur de l’école. N’importe quelle personne pouvait faire de même. Je me retrouvais ensuite devant la première classe de l’école qui était la sienne. Très souvent, ce furent les élèves qui annoncèrent ma présence puisqu’ils me voyaient à travers la grande baie vitrée. Il est plus que certain que je n’ai jamais remarqué quelque chose qui aurait pu m’interpeller. Avec tous ces adultes qui faisaient comme moi, ce sont plusieurs milliers de passages impromptus qui se sont succédés devant la classe de Jean-Paul et jamais personne n’a remarqué quoi que ce soit d’anormal !

 

Partie 3

 

Jacques

 

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22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 00:01

Cette semaine, nous vous proposons le témoignage de Jacques Degache frère cadet de Jean-Paul. Nous avons décidé de le publier en 3 parties : la première, diffusée aujourd'hui, concerne l'enfance des deux frères puis traite de leurs implications dans le milieu associatif du village de Sarras. 

 

Frère cadet de Jean-Paul, je souhaite apporter mon témoignage concernant les accusations portées contre lui depuis 1997. Ayant passé, depuis l’âge de 3 ans, toute mon enfance dans le village de Sarras, j’ai pu m’imprégner de la mentalité locale et connaître tout un éventail de personnes ayant résidé au village entre 1960 et aujourd’hui.

 

- Mon enfance avec Jean-Paul


Jean-Paul ayant très vite été pensionnaire, je garde le souvenir de vacances passées ensemble, mais aussi des visites que je lui rendais à Vourles dans le Rhône. Je dois le reconnaître, cette vie de pensionnaire me plaisait car je voyais mon frère et ses copains faire des parties de baby-foot mais aussi pratiquer du sport ! Pour nous, jeunes des années 1960, le pensionnat était l’occasion de nous épanouir et ce n’était en aucune façon une punition ou une contrainte. Certes, les premiers mois pouvaient être difficiles…

 

Après ces années de pensionnat, j’ai retrouvé mon frère à Annonay (07) lorsque j’étais en 3ème et lui en Terminale. Cette année a été formidable car il a su me faire partager sa passion pour le sport. Les souvenirs les plus précis concernent le vélo et le foot. En 1969, nous sommes montés en Renault 4L au sommet du Ventoux pour assister à une arrivée d’étape du Tour de France. Je me rappelle de la victoire de Merckx et de l’émergence d’un jeune français, Bernard Thévenet. Cette passion pour le vélo m’a toujours animé notamment lorsque nous accompagnions, avec mes parents ainsi que mes frères et sœurs, Jean-Paul aux courses cyclistes. Ce fut d’abord avec l’A.C.A. puis au sein de Sarras Cyclisme que Jean-Paul a largement contribué à créer et pérenniser.

 

- La vie associative au sein du village


Dans les années 1970-1980, j’ai pratiqué le football au sein de Sarras Sports en équipe de jeunes puis en séniors jusqu’en 1988. Jamais, absolument jamais, il ne m’est parvenu la moindre allusion concernant les prétendus agissements de mon frère à l’école ! Pourtant lors du procès, une personne est venue affirmer à la barre qu’une rumeur circulait dans les vestiaires du foot !!! Comment imaginer que durant ces 30 années où j’étais joueur, entraîneur et dirigeant, aucune remarque ne me soit parvenue aux oreilles...

 

Partie 2

 

Jacques

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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 00:01

Il y a des jours, des semaines voire des mois où le monde judiciaire est complètement absent de la vitrine médiatique. Mais actuellement, entre l’affaire Laetitia, celle de Florence Cassezau Mexique, les 30 ans de prison de Jean-Michel Bissonnet, les interventions du Président de la République qui ont conduit les magistrats à différentes actions de protestation… il est difficile de passer à côté. Alors quel avis porter sur les revendications actuelles des magistrats, lorsque l’on a vu son père, son frère, son ami… se faire condamner pour des faits non commis ?

 

Des postes supplémentaires et des moyens financiers… OUI, il en faut certainement, surtout lorsque l’on voit que notre pays arrive 37ème sur 43 au niveau du budget alloué au secteur judiciaire.

 

Cependant, comment ne pas être perplexe lorsque l’on a assisté aux deux procès successifs de Jean-Paul Degache. Est-ce véritablement des moyens financiers qu’il aurait fallu pour s’apercevoir des incohérences terribles qu’il existait dans cette affaire. A aucun instant, nous n’avons ressenti chez les deux Présidentes de cour d’assises qu’elles pouvaient émettre des doutes quant à la qualité de l’enquête qui avait conduit Jean-Paul devant elles. Pourtant, certains éléments sont tellement évocateurs ! Citons-en seulement deux :

 

            - les interrogatoires des enfants qui, pour certains, se sont faits sans la présence des parents alors qu’ils n’avaient que 10 ans !!! Certains sont venus le dire à la barre en ajoutant que la déposition écrite ne correspondait pas à ce qui avait été dit.

 

            - la pertinence des experts-psychologues ou psychiatres travaillant pour l’institution judiciaire. Une consultation de 3 heures a permis à l’un d’entre eux d’affirmer haut et fort à la barre que Jean-Paul Degache avait sans doute commis les faits. Ceci est complètement hallucinant car n’importe quel spécialiste vous dirait qu’il est impossible d’émettre des avis tranchés à partir d’analyses aussi peu fiables.

 

Et que dire du fait qu’aucun adulte et aucun enfant n’ait vu quoi que ce soit… Et pourtant, depuis 385 jours, les citoyens français paient pour l’incarcération d’un homme qui clame son innocence depuis le début. En comptant 50 euros en moyenne par jour de détention (nourriture, personnel, bâtiments…), c’est près de 19 250 euros d’argent public jeté par les fenêtres sans oublier toutes les procédures qui ont mobilisé du personnel policier, administratif et judicaire ! Cela ne peut pas nous laisser indifférent tant la vérité était évidente.

 

Jean-Paul, on ne lâchera pas, ton combat est le nôtre.

L'Equipe du Blog

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20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 00:01

Voilà deux nouveaux articles publiés par Jean-Paul dans le journal de la Maison d’arrêt. Rappelons que cette Classe d’Atelier Journal  lui permet de « s’échapper », quelques heures dans la semaine, de son enfermement. Le premier article porte sur la qualité actuelle de nos aliments et le second sur la fantastique équipe de France de Handball.

 

Résidus chimiques et pesticides dans l’assiette : encore de gros efforts (28/01/2011)

 

Une récente enquête vient de montrer qu’un enfant de 10 ans pouvait être exposé, par son alimentation, à 128 résidus chimiques provenant de 81 substances chimiques. Quarante-deux d’entre elles sont classées cancérigènes possibles ou probables et 5 cancérigènes certaines. En plus, 37 substances sont aussi des perturbateurs des glandes endocrines (hypophyse, thyroïde, testicules ou ovaires, pancréas, surrénales, etc…).

L’enquête, réalisée de juillet à septembre 2010, a porté sur des produits achetés dans des supermarchés de l’Oise et de Paris afin de fournir à un enfant de 10 ans qui mange à la maison, ses trois repas et un en-cas. Les menus étaient non bio mais respectaient l’équilibre nutritionnel. Ces produits ont été analysés par des laboratoires indépendants. Si les limites légales, pour chaque substance détectée, ne sont pas dépassées, le problème se pose sur l’effet cumulé de ces substances chimiques. C’est un véritable cocktail dont on ignore les conséquences finales sur la santé non seulement des enfants mais pour toute la population qui se nourrit majoritairement avec les mêmes produits. Cette répétition de faibles doses peut expliquer la progression du nombre de cancers comme le confirme la Ligue contre le cancer.

Si l’on veut réduire efficacement la présence de ces substances chimiques, la solution se trouve dans la généralisation de l’agriculture biologique ou raisonnée. La création d’un réseau de fermes de démonstration doit permettre de populariser les méthodes alternatives aux produits chimiques. L’Institut national de la recherche agronomique (INRA) affirme qu’il est possible de faire baisser d’un tiers l’usage des produits chimiques sans bouleverser les techniques culturales. Il y a urgence parce que l’objectif de diminution fixé à 50% pour 2018 ne sera pas facile à atteindre. Pourtant, il est évident que ce qui est nocif pour un enfant, l’est pour toute la population.

 

Petite balle, grande équipe (Editorial du 11 février 2011)

 

Du jamais vu en France dans un sport collectif : l’équipe nationale a remporté, le dimanche 30 janvier, en Suède, son quatrième titre de championne du monde, en battant en finale le Danemark. Mieux encore, c’est avec le handball que la France a été titrée au niveau mondial pour la première fois dans un sport d’équipe, en 1995, en Islande. Au total, depuis 1992 et une troisième place aux Jeux Olympiques de Barcelone, la France en est à six titres puisqu’aux quatre mondiaux remportés (1995, 2001, 2009 et 2011), s’ajoutent deux championnats européens (2006 et 2010) et une médaille d’or olympique en 2009, à Pékin.

 Au-delà du palmarès aussi époustouflant soit-il, il est intéressant de se pencher sur l’évolution de ce sport né en Allemagne à la fin du XIXème siècle. Le handball, comme son nom l’indique, est un sport de ballon qui se joue à la main (hand). Son origine, de l’autre côté du Rhin, explique que ce mot ne se prononce pas à l’anglaise mais comme il s’écrit. S’il a pu être pratiqué à 11 sur un terrain de football, c’est la forme à 7 qui s’est imposée. En France, ce sont surtout des enseignants, instituteurs ou professeurs d’éducation physique, qui se sont efforcés de développer ce jeu sur des terrains goudronnés, à l’extérieur, les gymnases étant encore rares. Ainsi, le handball est resté assez confidentiel pendant des années, peinant à se faire une place dans les médias, même s’il plaisait beaucoup aux jeunes.

Sous la houlette de Daniel Constantini, l’équipe de France a commencé à émerger au plus haut niveau, au début des années 90. Ces équipes baptisées alternativement les Bronzés, les Barjots, les Costauds puis les Experts ont attiré de plus en plus de pratiquants, garçons ou filles, l’équipe de France féminine se distinguant aussi au plus haut niveau. Marseille, Ivry-sur-Seine, Gagny, Metz, Nîmes, Chambéry et surtout Montpellier ont été ou sont des places fortes.

Dirigés depuis 2001 par Claude Onesta, assisté du technicien Sylvain Nouet, les Experts forcent l’admiration parce qu’ils sont des champions accessibles, simples, chahuteurs, décomplexés, liés par une véritable amitié, affichant une mentalité exceptionnelle et une solidarité exemplaire. Ainsi, il n’est pas étonnant que le Montpelliérain Nikola Karabatic, meilleur joueur du monde, soit à l’origine de beaucoup de vocations, le nombre de licenciés ayant grimpé de 109%, de 1993 à 2010.

 

Jean-Paul

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19 février 2011 6 19 /02 /février /2011 00:01

Cali

La vie est une truite arc-en-ciel qui nage dans mon coeur

(2010)

 

Chaque nouveau disque de Cali, Bruno Caliciuri, est un régal qui se déguste petit à petit. Plus on l’écoute et plus on l’aime.

Dans son studio aménagé au cœur de sa maison de Rivesaltes (Pyrénées-Orientales), Cali et son équipe ont réussi un superbe travail pour enregistrer douze chansons écrites par l’artiste lui-même, un grand auteur-compositeur bien nécessaire à la chanson française.

Cali sait chanter l’amour : « Personne, personne ne vit sans l’amour fou… » ou encore « Je te veux, je te veux maintenant, mon amour, je te veux maintenant… » mais il est capable d’écrire aussi sur le sport, un rêve de sportif bourré de regrets, comme dans ce texte intitulé Cantona : Quand j’étais vivant, je voulais pas ça, moi je voulais être Eric Cantona et marquer ce but contre Sunderland et lever les bras...».

Il est capable toujours de hurler sa colère contre les horreurs de notre société dite civilise dans Lettre au ministre des familles et des jeunes existences tôt dévastées. Donnant la parole à un policier intimement choqué et bouleversé parce qu’on l’oblige à faire, un texte hélas bien trop d’actualité.

Toutes ses chansons méritent d’être écoutées attentivement pour ce qu’elles disent et traduisent bien grâce à la voix toujours chargée d’émotion de Cali. Au niveau musical, ce disque est aussi très réussi, l’artiste étant superbement accompagné par de très bons musiciens. Il s’est même offert l’Orchestre Philarmonique de Prague pour Nous serons tous les deux.

Je croyais connaître Cali que Ghislaine avait su me faire aimer, mais je remercie Éric et Cathy de me permettre de me régaler avec La vie est une truite arc-en-ciel qui nage dans mon cœur…

Jean-Paul

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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 07:42

Dans une semaine, jour pour jour, le vendredi 25 février aura lieu la table ronde portant sur « L’innocent impliqué dans une affaire de mœurs : se taire au parler ? ». Le Comité de soutien à Jean-Paul Degache a réussi à réunir deux personnes  extrêmement compétentes sur le sujet :

   

 affiche- Daniel Berthet, auteur du blog des innocents injustement accusés :  http://blogdesinnocents.canalblog.com    qui, comme son nom l’indique, dénonce les dysfonctionnements de l’administration judiciaire à travers de multiples affaires dont celle de Jean-Paul Degache. Il est également coauteur, avec son fils, de deux ouvrages dont l’un, Il faut sauver le Saint-Esprit, retrace l’histoire d’un jeune homme qui va voir sa vie se briser du jour au lendemain suite à de fausses accusations portées par un enfant.

 

 - Patrick Guillot, auteur du site « la cause des hommes » : www.la-cause-des-hommes.com qui a choisi de s’attaquer notamment au difficile problème des fausses accusations d’abus sexuels contre les hommes. Il a également écrit des ouvrages sur les stéréotypes de genre et les sexismes.

 

Vous retrouverez également l’équipe du blog de soutien à Jean-Paul. Nous serons là pour présenter cet outil unique où l’on publie quotidiennement depuis le 1er septembre 2010 des témoignages, des éléments à décharge, des nouvelles et des textes de Jean-Paul Degache.

 

Cette soirée permettra d'offrir une vision élargie du rôle que les médias peuvent avoir dans les affaires de mœurs. Ainsi, à partir de différents cas dont celui de Jean-Paul, les invités démontreront l’intérêt et le danger d’une médiatisation de ce type d’affaire. Les temps d’échange entre le public et les invités ponctueront chaque partie de la soirée.

 

Ce sera évidemment l’occasion de donner les dernières informations concernant le moral, la santé et la situation judiciaire de Jean-Paul.

 

Nous vous rappelons que cette soirée se déroulera à Annonay, au 34 avenue de l’Europe, dans la salle du Gola qui se trouve juste au-dessus du cinéma « Les Nacelles »  (escalier sur le côté).

 

VENEZ NOMBREUX !

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17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 00:01

Voici une nouvelle interview, réalisée en janvier 2011, d'un ancien collègue de Jean-Paul. Nous continuons ainsi à compléter la liste des adultes étant intervenus dans l'école de Sarras.


Bonjour Monsieur,

Tout d’abord, nous vous remercions d’avoir accepté de répondre à nos questions.

 

- Pouvez-vous nous dire quelle était votre fonction au sein de l’école élémentaire publique de Sarras et combien de temps vous y avez travaillé ?

 

En fonction à l’école de Sarras sur un poste d’aide-éducateur, je suis intervenu à l’école élémentaire et maternelle de Sarras 3 jours par semaine pendant 5 ans de 1999 à 2004. Je tiens également à dire que je  ne suis pas originaire de Sarras.

 

- Interveniez-vous souvent dans la classe de Jean-Paul Degache et quelle était la nature de vos interventions ?

 

Dans le cadre de ma mission, je prenais en charge des petits groupes d’élèves de sa classe soit pour un atelier informatique soit pour faire du travail plus individuel et spécifique avec ceux qui avaient des difficultés scolaires. Je passais dans la classe de Jean-Paul Degache plusieurs fois par jour, aléatoirement, pour discuter ou régler des détails sur le fonctionnement de l’école.

 

- Quelles ont été vos premières impressions sur cet instituteur quand vous avez débuté à Sarras ?

 

C’est une personne qui sut m’accueillir et m’intégrer à la vie de l’école avec un grand professionnalisme. Et il était toujours plaisant de pouvoir discuter avec lui malgré toutes ses fonctions et son implication dans la vie de l’école.

 

- Comment jugiez-vous les rapports entre l’instituteur et les élèves ?

 

Jean-Paul était quelqu’un de très impliqué dans la vie de l’école mais il était toutefois très attentif et sensible à ce qui pouvait se passer au sein de sa classe. Il y avait un respect réciproque entre lui et ses élèves. De plus, ces relations ne dépassaient jamais le cadre professeur-élève.

 

- Est-il vrai que lorsque l’on rentrait dans cette école, on passait en premier devant la classe de Jean-Paul Degache ?

 

Quand on rentrait dans l’école, on passait obligatoirement en premier devant sa classe.

L’entrée de l’école élémentaire est constituée d’un sas qui vous permet d’aller soit à l’école élémentaire soit à l’école maternelle. Il donne accès, en premier lieu, au bureau du directeur et ensuite dans le prolongement aux salles de classe dont la première était la sienne.

 

- Tous les témoignages récoltés nous indiquent que la salle de classe était vitrée et donc visible de la part des adultes et des enfants. Confirmez-vous ?

 

Toutes les classes de l’élémentaire ont les fenêtres qui donnent sur la grande cour de récré. N’importe qui, adulte comme enfant, pouvait voir la vie de la classe.

 

- Comment expliquez-vous les accusations portées contre lui ?

 

Je n’explique pas !

Tout ce que je peux dire c’est que j’ai passé ces 5 années à travailler avec des enseignants qui étaient attachés à la vie de l’école, très actifs sur la prise en charge des élèves et très impliqués dans leur travail avec une vraie envie de bien faire les choses. Jean-Paul en était le parfait exemple.

 

- Quelle a été votre réaction à l’annonce de la condamnation de Jean-Paul Degache ?

 

A l’annonce de sa condamnation, je suis resté sans voix avec un sentiment de grande tristesse et sans comprendre comment un tel verdict avait pu tomber. Il est pour moi inconcevable d’imaginer Jean-Paul commettre de tels actes,  et à plus forte raison face à une classe entière sans que personne ne s’en aperçoive !

 

- Quel message aimeriez-vous faire passer à Jean-Paul ?

 

Malgré toutes ces épreuves, il se doit de tenir, pour lui et sa famille. Et que même si le temps passe, j’ai toujours une pensée pour lui et je n’oublie pas les bons moments que l’on a passés ensemble lors de cette expérience professionnelle à Sarras.

P.Y.

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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 00:01

Les lettres des anciens élèves demeurent toujours des instants particuliers puisqu'il a consacré une importante partie de son temps professionnel. Rappellons également qu'une dizaine d'élèves l'accuse alors que les 360 autres n'ont absolument jamais rien vu d'anormal dans le comportement de leur instituteur !!!

 

 

Je prends enfin mon stylo pour prendre de tes nouvelles et pour t’apporter tout mon soutien dans cette tragédie que tu es en train de vivre. La vérité éclatera au grand jour tôt ou tard et ton innocence sera prouvée, j’en suis persuadée.

Je veux croire encore un peu à la justice de ce pays sinon ça ne sert à rien de vivre dans une nation où personnes peuvent ruiner la vie d’un homme et de sa famille en racontant de manière réelle leur monde imaginaire !!!

Ce ne sera peut-être pas pour demain mais la vérité éclatera, la vérité ressort toujours de toutes façons et tu dois garder la tête haute pour pouvoir les affronter en face le moment venu. Beaucoup de personnes sont là, derrière toi, il ne faut rien lâcher !!!

Je vais souvent sur Internet pour prendre de tes nouvelles. Je lis que tu reçois beaucoup de messages, c’est formidable. Beaucoup de personnes sont sensibles à ta cause. Le reportage a révélé la vérité à beaucoup de personnes. En même temps, leur gestuelle, leurs larmes, leurs souffrances sont tellement théâtrales, rien n’est authentique !...

En attendant de tes nouvelles, je t’embrasse.

Delphine

 


C'est également l'occasion de rappeler à tous les anciens élèves que l'opération lconcernant les anciens élèves de Jean-Paul approche. Ainsi, il faudra poster son courrier le vendredi 4 mars afin qu'il la reçoive le mardi 8, 400ème jour d'injuste enfermement. Nous sommes persuadés que cette opération  fera  énormément de bien à Jean-Paul et nous ne pouvons que vous remercier pour tout ce soutien apporté.

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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 00:01

Comme nous l’avons souligné, il est souvent question d’une rumeur ou de rumeurs dans l’affaire Degache.  Bien des auteurs se sont penchés sur cet objet courant mais difficile à cerner. Aujourd’hui, à l’heure où on mesure chaque jour davantage l’impact social d’internet, il est encore plus nécessaire qu’avant de savoir raison garder face au buzz et de savoir discerner entre info et intox. C’est pourquoi  le lecteur du blog trouvera ici quelques éléments et des références qui seront utilisés par la suite dans nos réflexions sur le rôle de la rumeur dans cette affaire.

 

Qu’est-ce qu’une « rumeur » ?

Le terme peut avoir deux sens (Wikipédia). Sous le deuxième sens, celui qui nous intéresse ici, la rumeur est un phénomène de transmission d’une histoire à prétention de vérité et de révélation, par tous moyens formels et informels, « une nouvelle sans certitude qui se répand de bouche à oreille, un bruit inquiétant qui court » (Trésor de la langue française) et qui « peut tuer » (Froissart, 2002 : 64).

 

L’origine d’une rumeur

Pour le psychanalyste Jean-Pierre Winter, invité sur France Inter à parler de la rumeur (France Inter, samedi 10 avril 2010, émission « 7-9 du week-end »), « le point de départ d’une rumeur c’est un mensonge, dans la très grande majorité des cas, ce mensonge c’est quelque chose qui nous dit la vérité de ce qui nous ferait plaisir d'entendre ». Et il ajoute que « la rumeur au départ c’est une médisance la plupart du temps, et c’est une médisance que l’on a eu du plaisir à faire circuler ».

 

Mais la source de la rumeur peut tout aussi bien partir de faits qui ne sont pas contestés mais dont la diffusion, sous l’effet de plusieurs mécanismes,  va en changer complètement la nature. Froissart (2002 : 63, chap3, partie I) rapporte les travaux de chercheurs qui depuis le début du 20è siècle (Stern, Kirkpatrick, Allport et Postman…) se sont intéressés au phénomène au moyen d’un protocole qui fait inévitablement penser à ce que nous connaissons sous l’expression « le téléphone arabe ». Ils mettent ainsi en évidence des mécanismes généraux de transmission de l’information (Wikipédia, d’après Allport et Postman, cf. Froissart, 2002 : 75) :

  • mécanismes de réduction : transmis de sujet en sujet le message initial est simplifié. « Sur un message comprenant 100 détails, seulement 70 sont conservés à la première retransmission, 54 à la deuxième, etc. jusqu'à 36 à la cinquième version » ;
  • mécanismes d’accentuation : les détails qui sont retenus ne le sont pas de façon aléatoire car les personnes mémorisent de préférence certains détails ou même ajoutent des explications au récit afin d'en renforcer la cohérence ou l'impact ;
  • mécanismes d’assimilation : les personnes s'approprient le message en fonction de leurs valeurs, croyances ou émotions.

Ces 3 types de mécanismes conduisent immanquablement à la déformation de l’information initiale  et à la diffusion de ce qu’on peut appeler une rumeur si aucun processus de rectification ne parvient à rétablir le fait initial.

 

Une rumeur concernant des affaires de mœurs possède-t-elle des propriétés particulières ?

La réponse est clairement non, mis à part que les mécanismes d’accentuation et d’assimilation décrits ci-dessus vont être encore plus actifs. On se souvient de certaines affaires récentes comme celle qui impliqua en 2003 Dominique Baudis, l’ancien maire de Toulouse, alors président du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA), et première personnalité politique à prendre en France la décision d’annoncer elle-même qu’elle est mêlée à une affaire de mœurs (Blog Le fil rouge), ce qui a donné lieu à beaucoup de discussions et d’études sur l’impact d’un démenti télévisé public (cf. Kapferer et Piotet, 2009), dit « effet boomerang ». On y apprend au passage que « le registre des moeurs, du sexe […] est un des thèmes favoris de toutes les rumeurs ». On s’en doutait ! Et surtout que les plus jeunes, les moins de 35 ans, semblent croire deux fois plus que leurs ainés que la rumeur puisse être fondée. Etonnant ! On s’en doutait moins !

 

En matière de pédophilie plus précisément, l’histoire récente a été marquée par la circulation de rumeurs retentissantes (voir à ce sujet Dufays, 2004) qui associent rapidement des notables ou des personnalités locales ou nationales à des supposés réseaux de pédophilie. C’était notamment le cas à Outreau. Dufays explique que ce type de rumeur possède 5 propriétés caractéristiques :

  • l’amalgame entre différents éléments : pédophilie implique réseau, protection policière et incurie de la justice ;
  • un degré de diffusion élevé : par la presse et le bouche à oreille, beaucoup de personnes la connaissent ;
  • une origine le plus souvent inconnue ;
  • la persistance : ce type de rumeurs durent plusieurs années sans faiblir ;
  • une prétendue évidence : elle est rapportée sans nuance, comme une certitude.

 

Dans tous les cas, le vieil adage « il n’y a pas de fumée sans feu », est récurrent dans ce type d’affaire. Pourtant, tous les auteurs s’étant penchés sur la question en dénoncent le caractère erroné et non-fondé. Froissart (2002 :29) écrit à son sujet que « comme pour tout proverbe, sous l’apparente logique se cachent une simplification de la réalité et une erreur de jugement » (cf. Kapferer, 1994 à ce sujet), car les cas de fumées sans feu sont multiples à commencer par un exemple qui mettra à mal « le bon sens paysan » fréquemment invoqué pour lui donner crédit : « un bon tas de fumier chaud », de la fumée, pas de flamme !

 

On verra que dans l’affaire Degache on retrouve un grand nombre de ces propriétés.

 

Références

Dufays, J.-L.. [2002] : Rumeur et stéréotypie : l’étrange séduction de l’inoriginé. Protée, Vol.32, N°2, 25-31. http://pascalfroissart.online.fr/3-cache/2004-dufays.pdf

FROISSART, P. [2002] : La Rumeur. Histoireet fantasmes, Paris, Belin, coll. « Débats »

KAPFERER, J.-N. [1987] : Rumeurs. Le plus vieux média du monde, Paris, Seuil.

KAPFERER, J.-N. et al. [1994] : Fumées sans feu (Actes du colloque de Liège sur la rumeur, 14-15 octobre 1993), Bruxelles, Les amis de l’ISIS – Labor.

KAPFERER, J.-N. & Piotet, J.-P. [2009] : L’impact d’un démenti télévisé. Observatoire de la Réputation  http://www.obs-reputation.org/?p=138

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Published by Les amis et proches de Jean-Paul Degache - dans "L'affaire DEGACHE"
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