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5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 00:01

Un long chemin vers la liberté de Nelson Mandela

Fayard pour la 1ère édition en 1995

 

Depuis des années, on entend parler de l’Afrique du Sud. La dernière Coupe du monde de football a encore plus braqué les feux de l’actualité sur ce pays immense où s’est joué pendant près d’un demi-siècle un combat extraordinaire pour la dignité humaine.

Invictus de Clint Eastwood, m’avait permis de voir un court épisode de la vie de cet homme, Nelson Mandela, devenu le symbole vivant de la lutte anti-apartheid. Le film montrait l’homme devenu Président de l’Afrique du Sud mais nous ramenait aussi en arrière dans les années les plus sombres, à Robben Island.

La lecture de nombreux articles apportait toujours un éclairage parcellaire sur sa vie mais il était indispensable d’en savoir plus, de connaître les détails de cette lutte titanesque menée contre une minorité qui avait décidé de reléguer la majorité des Africains du sud au rang de sous-hommes, multipliant les interdits et les vexations.

Né le 18 juillet 1918, dans un petit village du Transkei, Nelson Mandela nous détaille l’organisation complexe du peuple Xhosa dont la tribu Thembu comprenait le clan Madiba, ce nom qu’on lui donnera souvent, par respect. Il nous fait cheminer ensuite depuis cet enfant africain qui a la chance de faire des études jusqu’à celui qui sera le premier Président d’une Afrique du Sud enfin libérée de l’oppression d’une minorité, le 10 mai 1994.

D’étape en étape, c’est l’histoire d’un pays qui s’inscrit. Elu au comité exécutif de l’ANC, le Congrès national africain, en 1947, le jeune avocat Nelson Mandela va être obligé d’en démissionner en 1953 pour passer à l’action clandestine. Toujours très sportif, attiré par la science de la boxe, il adore la musique et les chants africains. Le 5 décembre 1956, il est arrêté pour haute trahison avec 155 autres personnes puis libéré sous caution. Peu après, il quitte Evelyn, sa première femme devenue Témoin de Jéhovah et mère de ses trois premiers enfants. Elle voulait qu’il cesse son engagement politique.

Il se remarie en 1958 avec Winnie qui fut la première assistante sociale noire mais ils n’auront pas le temps de profiter de leur lune de miel car le procès de Pretoria commence. Celui-ci se terminera par un acquittement mais, au début des années 60, après un long voyage dans de nombreux pays étrangers, il est arrêté et condamné à 5 années de prison alors qu’il était surnommé « Le Mouron noir » dans la presse, à Johannesburg. En 1963, il fait connaissance avec Robben Island, cette île-prison située au large du Cap.

Au cours d’un nouveau procès, le « procès de Rivonia », il risque la peine de mort avec les autres membres du MK, un mouvement clandestin préconisant des actions violentes (sabotages, attentats, lutte armée) pour venir à bout d’un gouvernement de plus en plus répressif. Il est condamné à perpétuité.

Il serait trop long d’essayer de résumer un ouvrage de 758 pages qui comporte en plus un index très utile pour rechercher certains renseignements mais je ne saurais trop vous conseiller de vous lancer dans cette immense fresque très instructive, souvent dramatique et émouvante qui laisse le lecteur rempli d’admiration pour le courage et la force de Nelson Mandela.

 

Jean-Paul

 

Merci à Ghislaine qui m’a permis de découvrir et d’apprécier la formidable histoire de ce Long chemin vers la liberté.

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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 00:01

Aujourd'hui 4 mars, nous vous rappelons que c'est le jour où les anciens élèves de Jean-Paul doivent poster leur courrier afin qu'il le reçoive mardi prochain, 400ème jour passé loin de nous tous en prison ! Merci à vous.

 

Les lettres des anciens élèves apportent un réconfort moral vital à Jean-Paul, lui qui a consacré sa vie professionnelle à la réussite et au bonheur des élèves. Ainsi nous vous proposons deux extraits de courriers qu'une ancienne élève a envoyés à Jean-Paul au lendemain du terrible verdict :

 

Avril 2010

Le journal de samedi était porteur d’un terrible verdict. Je ne pense pas être capable d’imaginer ce que tu as ressenti. Mais tu as tout fait pour plaider ta cause. Malheureusement, la justice a voulu rester sourde. Surtout, ne perds pas de force à douter de toi, ne change surtout pas. Malgré le verdict, je reste convaincue de ton innocence, comme beaucoup d’autres… Si tu doutes, dis-toi bien que non. Chacun à notre manière, nous t’apporterons force, courage et espoir tout au long de cette épreuve…. J’espère avoir de tes nouvelles pour mieux comprendre ce que tu ressens vraiment et ainsi, être à même de trouver des mots plus justes pour te soutenir. Tu as également de grosses pensées de mes parents qui te soutiennent toujours et ne cessent de s’indigner. 

 

 

 

Juin 2010

Excuse-moi pour l’attente. Je voulais trouver les mots capables de mettre un peu de baume sur ton cœur.

J’espère que depuis ta réponse, d’autres élèves se sont manifestés.

Le reportage sur M6 a touché de nombreuses personnes qui sont scandalisées par une telle histoire. Or, ces gens ne te connaissent pas et ignorent tout de l’affaire.

Je me répète sans doute mais tu es quelqu’un de bien, un excellent instituteur qui m’a beaucoup appris et m’a accompagnée jusqu’à Vallon Pont d’Arc à vélo…

… J’espère que tu tiens toujours le coup. As-tu des visites ? J’espère que tu as de quoi lire… parce que la télé, c’est moyen !

J’espère avoir réussi à te distraire quelques minutes et à te donner le courage de continuer à te battre.

Tu as le bonjour de toute ma famille.

Grosses bises. 


                               Luci

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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 08:26

Une ancienne élève témoigne... elle n'a comme souvent, pas pu être entendue à Nîmes.

 

Bonjour et merci d’accepter de répondre à mes questions, d’abord, tu étais en classe avec Jean-Paul Degache à quelle période ?

 

R: En 1997 et 1998, j’ai fait le CM1 et le CM2 avec lui.

 

Tu sais, que ces années là, plusieurs de tes anciennes camarades l’accusent d’avoir pratiqué des attouchements, des agressions sexuelles sur elles, tu as subi ce genre de choses ?

 

R: Ah non ! Jamais ! Je ne l’ai jamais vu faire quoi que ce soit, aucun geste déplacé, il était affectueux, mais pas plus.

 

Tu as des exemples de ses gestes d’affection ?

 

R: Pas vraiment, enfin si par exemple, quand j’allais corriger la dictée avec lui au bureau, il a dû lui arriver de me prendre par la taille, enfin je ne suis même pas certaine… sinon, quelques tapes sur l’épaule, mais rien de plus, des gestes d’encouragement quoi – en tout cas rien de pervers, c’est sûr !

 

Et sur les autres, tu l’as vu faire des choses, toi qui étais dans la classe ?

 

R: Non, pas du tout, j’en aurais tout de suite parlé sinon ! Non, il était affectueux, mais n’a jamais fait de gestes déplacés sur qui que ce soit en ma présence.

 

On a dit au procès qu’au Pradet lors de la classe de découverte, il rentrait dans les chambres, tu t’en souviens ?

 

R: Mais non ! C’est impossible, les fois où il a pu rentrer dans les chambres, c’était toujours avec les accompagnatrices, elles étaient à la FOL je crois… enfin ç’aurait été inconcevable qu’il rentre seul dans les chambres ! Il ne s’est rien passé du tout au Pradet !

 

On a dit aussi qu’il prenait les élèves sur ses genoux, tu t’en souviens ?

 

R: Pour moi c’est sûr que non… A la réflexion, pour les autres, je ne me souviens vraiment pas, ça m’aurait marqué, je pense, donc non, je ne l’ai jamais vu faire ça.

 

Mais vous en parliez entre vous non ?

 

R: Non, jamais… Vu qu’il ne se passait rien, je ne vois pas pourquoi on en aurait parlé, ça ne paraissait gêner personne. Ce qui m’étonne en fait, c’est que [une ancienne élève] ait été dans les parties civiles, parce qu’à l’époque, elle aimait beaucoup Jean-Paul et trouvait qu’il était un excellent instituteur.

 

Et on m’a dit que tu n’avais pas été interrogée par les gendarmes, contrairement à une bonne partie du reste de la classe, tu l’expliques comment ?

 

R: Ça je n’en sais rien, mais j’étais limite jalouse ! C’était le sujet de conversation dans la cour de récré : qui avait été interrogé par les gendarmes ? Comment ça s’était passé... Je me souviens que [un témoin à charge] était toute fière d’y être allée, moi j’étais déçue, j’aurais bien aimé faire comme mes copines…

 

Mais tu es toujours plus ou moins à Sarras non ? Tu n’as pas croisé des personnes impliquées dans l’affaire ? Vous en avez parlé ces derniers temps ?

 

R: Oui, en fait, je connaissais bien [un témoin à charge] et [un témoin à charge]. En fait quelques mois avant le procès, on en avait parlé et aucune n’avait rien à reprocher à Jean-Paul, c’est pour ça que je ne m’inquiétais pas trop pour Jean-Paul en fait, puis quand j’ai entendu ce qu’elles ont dit au procès, je me suis demandé si c’était les mêmes personnes à qui j’avais parlé… tu sais, ça n’a pas été facile, du jour au lendemain, des portes se sont refermées, des copines n’ont plus voulu me parler…

 

Ah ! Puis il y a aussi [un témoin à charge] qui m’a appelée quelques jours avant le procès, on a un peu discuté, mais c’est vrai qu’elle était convaincue que Jean-Paul l’avait touchée…

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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 00:01

Cette année 2011 vient de débuter et nous continuons à tous vous remercier pour tout le soutien apporté à Jean-Paul Degache. Nous ne pouvons que vous conseiller de commencer ou de continuer à envoyer des courriers à Jean-Paul. Nous pouvons vous garantir que cela lui fait un bien immense.

 

Ainsi, depuis le soir du 26 mars 2010 :

- Jean-Paul a pu lire près de 1250 courriers provenant de 476 correspondants différents soit 25 correspondants de plus depuis le début de l'année.

- Ses correspondants sont originaires de 39 départements français et de 7 pays autres que la France : Belgique,  Brésil, Chine, Burkina-Faso, Suisse, Portugal et Bénin.

 

Nous vous proposons aujourd'hui une mise à jour des différentes cartes qui nous informent sur le département d'origine des correspondants de Jean-Paul, sur les lieux d'où ont été envoyées les cartes postales.

carte février 2011

Sans titre-copie-4

Voici en supplément, le nombre précis de correspondants par département et par ordre décroissant : 

 

Ardèche : 210 correspondants

Drôme : 78

Isère : 38

Rhône : 29

Saône-et-Loire : 16

Haute-Loire : 9

Vaucluse : 8

 Bouches-du-Rhône et Gers : 7

Essonne et Gard : 5

Haute-Savoie : 4

Ain, Alpes-de-Haute-Provence, Eure, Hautes-Alpes, Hauts-de-Seine et Loire : 3

Ardennes, Doubs, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Indre, Moselle, Paris, Val-de-Marne, Yvelines : 2

Allier, Ariège, Calvados, Côte-d'Or, Finistère, Haute-Vienne, Loiret, Meurthe-et-Moselle, Pas-de-Calais, Savoie, Seine-et-Marne et Var : 1

 

Nous vous proposons également la mise à jour des cartes française, européenne et mondiale indiquant le lieu à partir duquel ont été envoyées vos cartes postales :

 

- Provenance des cartes postales françaises reçues par Jean-Paul depuis le 1er janvier 2011

 

- Provenance des cartes postales mondiales reçues par Jean-Paul depuis le 1er janvier 2011

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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 00:01

Quel plaisir d’avoir pu entendre conjointement Patrick Guillot et Daniel Berthet lors de cette table ronde à Annonay. D’une part, il est toujours réconfortant que des Hommes, que nous ne connaissions pas, s’intéressent à l’affaire de Jean-Paul. D’autre part, il est toujours terrible de s’apercevoir que les innocents injustement accusés sont si nombreux. Lors de chaque conférence, après celles de l’abbé Wiel et de Marie-Monique Robin, nous découvrons l’histoire de nouvelles personnes, comme par exemple celle de John Goetelen et d’Alain Hodique, dont la vie a été brisée par des accusations mensongères et par l’engrenage judiciaire ! Nous vous remercions d'être venus nombreux. La salle du Gola était pleine et extrêmement attentive aux propos tenus par les invités que l’on ne remerciera jamais assez… Il est évident que cela nous encourage à organiser de nouveau ce type de conférence-débat.

 

Sans transition, cette semaine j’ai la chance de pouvoir passer quelques jours à Paris. Déambuler dans les différents quartiers parisiens, profiter de toutes les richesses culturelles et retrouver des amis expatriés dans la capitale rythmeront ces journées riches en émotion.

Lorsque je pense à Paris, j’ai évidemment un souvenir en particulier qui me fait frissonner : il s’agit de mon premier souvenir de voyage à Paris. Je crois m’y être déjà rendu tout petit mais je n’ai pas gardé cela en mémoire. Ce premier voyage marquant eut lieu lors de mon année de C.M.2 en 1992. Nous avions ainsi la chance de pouvoir partir avec notre classe pendant une semaine à Paris. Et quelle joie ! Nous avons logé à Aubervilliers et chaque jour nous prenions les transports en commun pour gagner le centre-ville. Cette semaine-là, nous avons découvert tout un tas de choses comme la Géode, la Tour Eiffel et j’en passe... Cela a aussi été l’occasion d’entretenir des rapports privilégiés avec les copains de l’époque et de faire un petit journal racontant nos aventures. C’était formidable ! On pouvait se voir la journée mais également le soir ! L’instituteur à l’initiative de ce voyage est, vous l’aurez deviné, Jean-Paul Degache, mon papa.

Alors, cette semaine,  je lui enverrai des cartes postales… qu’il recevra injustement à la Maison d’arrêt de Villeneuve-lès-Maguelone. Il est évident que toutes les visites auront pour moi un arrière-goût, celui de l’injustice et de l’innocence bafouée. Quand je pense que ses derniers voyages à Paris furent pour aller préparer le procès de Nîmes... j’ai d'autant plus la rage ! Je vais profiter un maximum de ces quelques jours afin que samedi, lors de mon prochain parloir, je puisse lui raconter en détails toute ma semaine.

 

Simon

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28 février 2011 1 28 /02 /février /2011 00:01

Cher Jean-Paul,

 

Hier soir fut différent des autres car il y a eu au club un rassemblement peu ordinaire. Nous avons voulu partager, ensemble, avec les copains qui voulaient venir parler de toi et surtout des jours qui défilent sans toi.

 

Certains ont encore bien en mémoire les verdicts du vendredi 14 septembre 2007 à Privas et du 26 mars 2010 à Nîmes… écœurés des spectacles théâtraux auxquels ils ont assisté.

Pour d'autres la rancœur de leurs paroles vient s’ajouter à ton cri d'innocent que l'on n'a pas voulu entendre !

Mais tous nous sommes convaincus que notre incapacité à changer la donne tient à pas grand chose…  Juste à un tout petit peu de franchise de la part des filles qui ont lancé ces accusations. En fait, personne ne voudrait avoir la conscience de ces âmes d'enfants, à présent d'adultes qui n'ont pas encore eu le courage de dire : « J'ai menti... j'étais mal dans ma peau d'enfant... mal à cause de différents problèmes parfois familiaux alors j'ai inventé… Cela me donnait de l'importance aux yeux des autres... Mais aujourd'hui je veux réparer le mal que j'ai fait à mon instituteur Jean Paul, parce qu'il ne mérite pas la douleur qu'on lui inflige, la vie qu'on lui vole jour après jour ! » Des exemples de filles qui ont accusé à tort puis qui ont avoué avoir menti sont malheureusement nombreux…

 

Voilà donc ce qui est ressorti de ce débat amical où chacun d'entre nous te sait innocent et souhaite que ton innocence soit reconnue rapidement.

 

Personne ne comprend que ces filles, soi-disant blessées, aient demandé à continuer à venir dans ta classe, en classe verte et même en stage dans ta classe les années suivantes !!!  

Nous souhaitons qu'arrive très vite une prise de conscience des dégâts causés  par la circulaire Royal qui a conduit à cette dérive : croire l'enfant, de façon systématique.

 

On a tellement voulu donner la parole aux enfants, que cela se retourne contre des adultes bienveillants. On est encore sous le joug de la victimisation et de l’émotion. Dérive malheureuse qui conduit de nombreux innocents en prison. Cela fait frissonner certains copains qui s'occupent d'enfants en milieu urbain défavorisé. Ici même, ils se disent que cela pourrait bien leur arriver… Il faut absolument que l'institution judiciaire prenne conscience de ce fléau.

 

Ainsi, tous rassemblés, nous t'envoyons ce message d'amitié car nous te savons INNOCENT. Nous voulons t'encourager très fort car cela va faire maintenant près de 400 jours…  400 jours que l’on espère réparation à ton injuste incarcération.

 

Nous t'embrassons bien affectueusement.


Jacqueline, Jean Pierre & les copains du vélo qui te connaissent et t'apprécient beaucoup !

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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 00:01

Après les éditoriaux consacrés aux évènement tunisiens, voici un article traitant de la révolution égyptienne publié par Jean-Paul dans le journal de la Maison d’arrêt.  Rappelons que cette Classe d’Atelier Journal  lui permet de « s’échapper », quelques heures dans la semaine, de son enfermement. 

 

Égypte, une construction difficile (Editorial du 18 février 2011)

 

Après la révolution du jasmin, en Tunisie où un long chemin reste à faire, c’est en Égypte que se confirme la fin des régimes rentiers, régimes qui exercent un très fort contrôle sur les sources de richesse. Sous la pression d’une population qui n’en peut plus de voir la classe dirigeante confisquer le pouvoir et ne plus le lâcher, Moubarak a démissionné.

En 1952, quand Nasser a renversé la monarchie, l’Égypte comptait 20 millions d’habitants. Elle en compte aujourd’hui quatre fois plus. Les villes se sont étendues de façon considérable et tout se concentre sur un mince ruban de verdure le long du Nil. La construction du barrage d’Assouan a privé les cultures du limon apporté par les crues. Ce limon a été remplacé par des quantités d’engrais chimiques mais l’Égypte ne produit pas assez de blé pour nourrir sa population, une population qui augmente de un million tous les dix mois ! La jeunesse est importante mais, en cinquante ans, l’espérance de vie est passée de 47 ans à 70 ans et le pays devra bientôt penser à s’occuper de ses vieux. Nasser donnait du travail dans la fonction publique aux jeunes diplômés. Son régime avait bloqué les loyers et limité l’extension des grandes propriétés terriennes, améliorant le sort des paysans, des ouvriers et de la petite bourgeoisie. Ce système, en faillite économique, a décidé Sadate, son successeur, à s’inspirer du libéralisme, favorisant une inflation galopante enrichissant certains et appauvrissant la majorité. Moubarak n’a fait qu’accentuer tout cela, favorisé par le Fonds monétaire international et l’aide des Etats-Unis. De nombreuses entreprises publiques ont été privatisées et l’activité boursière favorisée. Le pays s’est enrichi et modernisé grâce aux revenus du Canal de Suez et du tourisme sans oublier l’argent rapatrié par les émigrés.

L’intégrisme religieux a pris son essor sous Sadate et ce retour aux traditions a servi de prétexte à des arrestations arbitraires et à la torture. Islamistes et communistes ont été largement persécutés par un système sécuritaire perfectionné. Sur la  place Tahrir, au Caire, se sont côtoyés une  jeunesse ivre de liberté et des militants islamistes. Ensemble, ils ont lutté courageusement pour un changement radical de régime, n’acceptant pas un simple replâtrage ou de vagues promesses. Pour que leur pays sorte grandi de cette période difficile, il faudra absolument qu’ils parviennent à des compromis politiques.

 

Jean-Paul

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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 00:01

Nagasaki de Éric Faye chez Stock, août 2010

 

9782234061668.jpgVoilà une petite merveille qu’il faut s’empresser de lire séance tenante ! Éric Faye, lauréat du Grand Prix du Roman de l’Académie Française avec ce titre, a déjà écrit 18 fictions, romans ou nouvelles, et 4 essais. Il nous délivre ici, en 108 pages, un bijou de littérature démontrant quelques délires de notre société moderne.

Dans un style précis et très agréable, il crée une ambiance de mystère, une ambiance bizarre en mettant en scène Shimura-san, un quinquagénaire solitaire qui remarque des choses insolites se passant dans son pavillon de banlieue, en son absence. Petit à petit, il tente de trouver la clé de ce phénomène extraordinaire et finit par utiliser un moyen permis par les progrès techniques en vogue aujourd’hui. Lorsque la solution est trouvée, rien n’est résolu parce que, renvoyé à sa solitude, il se sent coupable d’avoir espionné quelqu’un et doit affronter les suites, les conséquences de ce qu’il a fait. Reviennent aussi à la surface les souvenirs tragiques des deux bombes atomiques ayant explosé les 6 et 9 août 1945, d’abord à Hiroshima puis à Nagasaki. La fin du livre est savoureuse mais triste. Le récit final de l’intruse nous donne une terrible leçon de vie et vient bonifier un peu plus un roman vraiment délicieux à lire.

 

Jean-Paul

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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 13:25

Voici une présentation de la soirée et un point sur l'affaire Jean-Paul Degache dans les informations de midi présentées par Cyril Sanchez Sur Chérie FM Annonay-Tournon :

 

 

 

 

Merci aux journalistes de cette radio.

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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 00:01

affiche

 

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