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3 avril 2011 7 03 /04 /avril /2011 23:02

Aujourd'hui, nous vous proposons la dernière partie du mémoire réalisé par le Docteur Bensussan. Le reste de la semaine sera consacré à son interview.

 

 1ère Partie

 

« Citons encore notre confrère A, dans sa conclusion :

 

« L’infraction, si infraction il y a, n’est rattachable qu’à la mimo-gestualité d’un maître qui, sans aucune perversité, a cherché à encourager les élèves »

 

Le même expert préconise de revoir les gestes autorisés ou appropriés d’un instituteur vis-à-vis des enfants dont il a la charge et ne semble pas, au moment où il rédige, imaginer les enjeux juridiques actuels. Il conclut son rapport par ces termes qu’il pensait apaisants :

« Une simple admonestation doit lui être signifiée : au moment où chacun parle d’inceste, de violence à enfant ou de pédophilie, il convient d’être un peu en recul pour ne pas prêter le flanc à la critique ».

 

C’est pourquoi il est si difficile d’étudier et donner un avis sur ce dossier avec le regard actuel sur la « bonne distance » entre un adulte, a fortiori enseignant, et un enfant. Il est évident que la proximité physique qui pouvait exister entre l’instituteur d’une petite commune et ses élèves dans les années 1970 ou 1980 a vécu : le seuil d’acceptabilité psychologique est actuellement profondément modifié et, comme en thérapie, le toucher doit être prohibé. Cet élément semble extrêmement important à prendre en considération : si l’on se fonde sur les gestes et le comportement que monsieur DEGACHE reconnaît (proximité physique, gestes de tendresse…) on peut penser qu’ils n’auraient pas généré la même inquiétude ou le même trouble chez les plaignantes émanant de la personne d’un enseignant de sexe féminin. Aucun expert ne se serait alors laissé aller à des supputations sur les nuances entre conduite perverse et structure perverse, ce d’autant qu’aucune plainte n’aurait selon toute vraisemblance été déposée sur la base d’un tel comportement. A l’exception toutefois de la gifle, qui, aujourd’hui et même émanant d’une institutrice, pourrait donner lieu à une plainte de parents…

 

Il est évidemment impossible de n’envisager dans cette discussion que les comportements que Monsieur DEGACHE reconnaît : mais il n’est pas du domaine de l’expert d’invalider ou, au contraire, de valider les déclarations des plaignantes et nous ne pouvons, prudemment et à l’instar de nos collègues, que donner un avis sur ce qui est reconnu et sur la lecture psychologique ou psycho-sexuelle que l’on peut en faire. C’est d’ailleurs au nom de cette même prudence et des limites de la mission d’expertise que l’on peut s’étonner du caractère péremptoire de l’affirmation du Docteur D, désigné en réquisition pour le rapport d’expertise psychiatrique de l’une des plaignantes. Notre collègue donne en effet un avis assez affirmé sur la véracité. Bien que sa discussion occupe une place extrêmement réduite dans son rapport (six lignes en page 7, dont quatre lignes et demi de citations de la plaignante) le Docteur D semble considérer comme avérés les faits rapportés par la jeune fille, sans qu’il subsiste dans son esprit – en tout cas dans son écrit – de place pour le doute :

 

Incontestablement, il existe un lien solide entre ses difficultés relationnelles sexuelles générales et contemporaines et l’agression dont elle a été [nous soulignons] victime. »

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3 avril 2011 7 03 /04 /avril /2011 23:01

Nous sommes confrontés à un homme âgé de 59 ans, instituteur, retraité depuis 2005.

Monsieur DEGACHE a toujours reconnu avoir eu des gestes de proximité voire de tendresse vis-à-vis de ses élèves, disant avoir entretenu avec eux une relation sous-tendue par un fort investissement pédagogique, dans une conception légèrement désuète de son métier d’instituteur, manifestement très investi et ayant constitué un pôle essentiel de sa biographie. Il parle aujourd’hui encore de la fierté qu’il éprouve du fait que ses deux fils se sont spontanément dirigés vers la pédagogie…tout en étant rassuré de les savoir professeurs dans le secondaire (tous deux sont aujourd’hui professeurs d’Histoire et Géographie).

Monsieur DEGACHE reconnaît volontiers avoir été « tactile » avec les enfants, ne se méfiant pas, se montrant volontiers paternel, soit par des gestes d’affection lorsque les enfants les exprimaient spontanément (le fait de faire la bise en arrivant ou en partant de l’école, y compris, se souvient Monsieur DEGACHE, sous les yeux des parents) soit au contraire par des gestes de réprimande que l’on n’imaginerait plus aujourd’hui de la part d’un instituteur. Il cite comme anecdote (ce fait paraît pourtant capital) une gifle donnée à l’une des principales accusatrices du fait de son comportement « obstinément frondeur » : il aurait d’ailleurs, le jour même, signalé l’incident à son père, qui n’avait rien trouvé à redire au geste de l’instituteur. Il est vrai qu’il s’agit d’une époque où les gestes répréhensibles et la juste distance d’un adulte – notamment un enseignant – envers un enfant n’étaient pas exactement les mêmes que ceux qui sont tolérés aujourd’hui. Cette élève était scolarisée en CM1 et CM2 dans sa classe : il a donc été son instituteur de 1978 à 1980 (deux années scolaires, étendues sur trois années civiles).

Il est donc assez aisé de recueillir de la part de Monsieur DEGACHE des confidences sur sa façon d’être et son comportement en tant qu’instituteur, qui montrent un grand investissement de ses fonctions pédagogiques, mais aussi une absence de précaution ou de la plus élémentaire prudence en ce qui concerne la bonne distance à adopter avec un enfant : ces questions ne semblaient pas se poser pour Monsieur DEGACHE, volontiers paternel, protecteur, au moins jusqu’au début des années 1990.

 

 

C’est à partir de cette époque (les années 1990) qu’il fait remonter ses premières interrogations en ce qui concerne son fonctionnement d’instituteur. Il se souvient de la forte médiatisation des affaires de pédophilie au début des années 1990 et dit alors s’être interrogé sur son comportement, se demandant s’il était adapté ou risqué de se comporter de la sorte vis-à-vis des enfants. Il semble hélas, même après cette première phase de doute ou d’introspection, s’être conforté dans la sécurité illusoire que lui donnaient l’absence de tout éprouvé érotique et/ou d’ambivalence ou de trouble à l’égard des enfants :

C’était clair dans ma tête…j’ai réfléchi à tout ça, mais je me voyais comme un père de famille…S’il y en avait un qui avait besoin d’être consolé, je le prenais dans mes bras…Pour moi c’était naturel…La bise, c’était pareil…Quand ils me disaient « au revoir » en faisant la bise, les parents attendaient dehors et voyaient tout…Personne n’a jamais rien trouvé à redire…

Il rappelle que la plainte inaugurale de 1997 émane d’un garçon et se souvient qu’il avait rencontré, avec cet enfant, les pires difficultés. Ses collègues semblent d’ailleurs avoir connu les mêmes :

 

Un gamin très dur… C’était l’horreur… Il détestait l’école… Mes collègues le laissaient dans un coin au fond de la classe… Moi je m’y refusais… »

 

« Comme nos prédécesseurs, les Docteurs A et B, nous n’avons pas réussi à objectiver chez Monsieur DEGACHE la moindre pathologie psychiatrique décelable ou évolutive lors de nos entretiens, qui s’étalent pourtant sur une période de plusieurs mois. Nous rejoignons donc en tout point la position de notre confrère le docteur A, selon lequel « aucun signe pathologique n’explique les faits reprochés à Monsieur DEGACHE : pas de signe de psychose, de perversion ni de névrose » [page 4 du rapport d’expertise]

 

Les principaux symptômes que nous avons pu objectiver concernant son état psychiatrique sont assimilables à ceux d’un syndrome de stress post-traumatique : la seule évocation de la session de Cour d’assises ou de moments fatidiques tels que la lecture de l’énoncé du verdict provoquent chez lui une des manifestations anxieuses essentiellement non verbales, réellement pathétiques à observer : Monsieur DEGACHE se recroqueville littéralement sur son siège, se triture anxieusement les mains, sa mimique exprime une douleur morale, il a du mal à répondre à son interlocuteur. Il a vécu cette session de Cour d’assises comme un moment à la fois infamant et menaçant, cette conjonction représentant pour lui une cicatrice psychologique qu’il ne parvient manifestement pas à surmonter et qui prend même le pas, dans ses préoccupations anxio-dépressives, sur la peur, pourtant légitime et compréhensible, de l’issue de son jugement en appel.

 

En ce qui concerne l’examen de sa personnalité et l’interrogatoire psycho-sexuel, nous estimons avoir été confronté à un sujet anxieux, discrètement inhibé, psycho-rigide, méticuleux, perfectionniste. On sent un fort investissement des valeurs morales, parfois proche d’un idéalisme, comme lorsqu’il évoque la foi qu’il avait dans son métier d’enseignant, qui explique les répercussions majeures de la procédure en cours : au-delà de la menace sur son avenir et du déshonneur, c’est d’un véritable effondrement psychique qu’il a été frappé.

Les relations familiales sont de bonne qualité, qu’elles soient conjugales ou paternelles et aucune difficulté d’ordre psycho-sexuel n’a été retrouvée. C’est pourquoi, en dépit des nombreux points de convergence avec nos collègues, nous n’estimons pas avoir mis en évidence la moindre structuration perverse, qu’il s’agisse d’une perversité de caractère ou, moins encore, d’une perversion sexuelle que l’interrogatoire ne permet pas de retrouver. C’est pourquoi nous ne pouvons que nous étonner de la formulation de nos collègues, les Docteurs B, qui en page 7 de leur rapport d’expertise, écrivaient que :

Ces caractéristiques entrent tout à fait dans la définition de la conduite perverse, ce que Monsieur Jean-Paul DEGACHE confirme [nous soulignons].

Il est évident que cette phrase, dont la formulation est probablement maladroite, prête à confusion : ce que Monsieur DEGACHE dit avoir confirmé aux experts est l’existence de gestes de tendresse envers les enfants, reconnaissant une proximité quasi-paternelle d’ailleurs bien décrite dans l’expertise inaugurale du Docteur A, du 17 février 1998. Il est évident que Monsieur DEGACHE n’a pu reconnaître devant l’expert « la définition de la conduite perverse » ce qu’aucun pervers ne ferait, fût-il seulement moyennement intelligent. De telles formulations sont regrettables en pratique psycho-juridique, semblant donner corps à l’hypothèse de la perversion qui peut pourtant difficilement être argumentée sur un plan technique, comme en témoigne l’absence de tout critère en faveur d’un tel diagnostic dans l’expertise du Docteur A et l’absence de véritable argumentation dans celle, pourtant accablante sous cet angle, des Docteurs B. La discussion de nos collègues à ce sujet n’excède d’ailleurs pas quelques lignes, en page 8 de leur rapport et force est de reconnaître, en dépit de leur impression défavorable, le peu d’arguments objectifs en faveur d’une structure perverse. Au point que la supputation semble prendre le pas sur l’analyse :

 

Ce serait alors le passage vers des actes plus caractérisés, c’est-à-dire d’une approche affectueuse glisser vers une émotion érotisée, et déraper vers des gestes sexuels… L’intéressé le nie, nous ne pouvons aller au-delà dans un processus explicatif de conduite perverse en rapport avec le sujet. Il n’existe pas d’indices de structure perverse.

 

 

Enfin, dès lors qu’il nous est demandé d’évaluer la dangerosité de Monsieur DEGACHE au plan psycho-sexuel, il nous semble légitime, dans une affaire de ce type, de donner un avis sur sa propension à l’abus sexuel et sur l’existence éventuelle d’une pédophilie, exclusive ou non exclusive. Il existe effectivement des indicateurs prédictifs d’une propension à l’abus sexuel sur mineur.

Selon une étude très exhaustive de la littérature empirique à ce sujet, ces variables sont :

                        .. une enfance difficile marquée par des difficultés de relations ou d’identification impliquant surtout la figure maternelle ;

 

                        .. la solitude affective, l’isolement social ;

 

                        .. l’instabilité professionnelle ;

                       

                        .. la présence de paraphilies (déviances ou perversions sexuelles) multiples ;

 

                        .. des antécédents criminels non sexuels ;

 

                        .. l’impulsivité pathologique ;

 

                        .. l’abus d’alcool ;

 

                        .. la présence de traits de pathologie psychique (outre la déviance sexuelle) ;

 

                        .. la pauvreté de l’élaboration mentale ;

 

                        .. l’immaturité affective ;

 

                        .. une agression subie durant l’enfance ;

 

                        .. l’appartenance au sexe masculin.

 

Force est de constater que le profil psychopathologique de Monsieur Jean-Paul DEGACHE tel que nous l’avons perçu et tel qu’il a été brossé par nos différents collègues (experts psychiatres et psychologues) ne correspond guère à cette configuration. En effet, nous ne retrouvons pas dans le cas présent d’autre facteur de risque que l’appartenance du mis en examen au sexe masculin. La probabilité d’agressions sexuelles itératives sur des mineurs peut donc être estimée faible.

 

 

Citons encore notre confrère A, dans sa conclusion :

 

« L’infraction, si infraction il y a, n’est rattachable qu’à la mimo-gestualité d’un maître qui, sans aucune perversité, a cherché à encourager les élèves »

 

Le même expert préconise de revoir les gestes autorisés ou appropriés d’un instituteur vis-à-vis des enfants dont il a la charge et ne semble pas, au moment où il rédige, imaginer les enjeux juridiques actuels. Il conclut son rapport par ces termes qu’il pensait apaisants :

« Une simple admonestation doit lui être signifiée : au moment où chacun parle d’inceste, de violence à enfant ou de pédophilie, il convient d’être un peu en recul pour ne pas prêter le flanc à la critique ».

 

C’est pourquoi il est si difficile d’étudier et donner un avis sur ce dossier avec le regard actuel sur la « bonne distance » entre un adulte, a fortiori enseignant, et un enfant. Il est évident que la proximité physique qui pouvait exister entre l’instituteur d’une petite commune et ses élèves dans les années 1970 ou 1980 a vécu : le seuil d’acceptabilité psychologique est actuellement profondément modifié et, comme en thérapie, le toucher doit être prohibé. Cet élément semble extrêmement important à prendre en considération : si l’on se fonde sur les gestes et le comportement que monsieur DEGACHE reconnaît (proximité physique, gestes de tendresse…) on peut penser qu’ils n’auraient pas généré la même inquiétude ou le même trouble chez les plaignantes émanant de la personne d’un enseignant de sexe féminin. Aucun expert ne se serait alors laissé aller à des supputations sur les nuances entre conduite perverse et structure perverse, ce d’autant qu’aucune plainte n’aurait selon toute vraisemblance été déposée sur la base d’un tel comportement. A l’exception toutefois de la gifle, qui, aujourd’hui et même émanant d’une institutrice, pourrait donner lieu à une plainte de parents…

 

Il est évidemment impossible de n’envisager dans cette discussion que les comportements que Monsieur DEGACHE reconnaît : mais il n’est pas du domaine de l’expert d’invalider ou, au contraire, de valider les déclarations des plaignantes et nous ne pouvons, prudemment et à l’instar de nos collègues, que donner un avis sur ce qui est reconnu et sur la lecture psychologique ou psycho-sexuelle que l’on peut en faire. C’est d’ailleurs au nom de cette même prudence et des limites de la mission d’expertise que l’on peut s’étonner du caractère péremptoire de l’affirmation du Docteur D, désigné en réquisition pour le rapport d’expertise psychiatrique de l’une des plaignantes. Notre collègue donne en effet un avis assez affirmé sur la véracité. Bien que sa discussion occupe une place extrêmement réduite dans son rapport (six lignes en page 7, dont quatre lignes et demi de citations de la plaignante) le Docteur D semble considérer comme avérés les faits rapportés par la jeune fille, sans qu’il subsiste dans son esprit – en tout cas dans son écrit – de place pour le doute :

 

Incontestablement, il existe un lien solide entre ses difficultés relationnelles sexuelles générales et contemporaines et l’agression dont elle a été [nous soulignons] victime. 

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2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 23:01

Cette semaine, Jean-Paul a choisi, dans cette actualité internationale dramatique, la catastrophe japonaise comme sujet de l'éditorial du journal. Rappelons que cette Classe d’Atelier Journal permet à Jean-Paul de « s’échapper », quelques heures dans la semaine, de son enfermement. 

Une catastrophe majeure au Japon (Éditorial du 25/03/2011)

 

Le séisme qui s’est produit le vendredi 11 mars à 14 h 46 (6 h 46 heure française) à 130 km au large de la ville de Sendai, sur la côte nord-est du Japon, n’en finit plus de causer un immense désastre. Aussitôt après, un tsunami, énorme vague de plus de 10 m de haut, est venu ravager toute la côte, causant des dégâts considérables. La ville portuaire de Minami Sanriku (photographie ci-contre) qui comptait 17 000 habitants a pratiquement été rasée. Tout a été broyé, pulvérisé par la vague. L’hôpital est un des seuls bâtiments à avoir résisté mais l’eau est montée jusqu’au deuxième étage. Quelques jours après, on estimait déjà à 10 000 le nombre de personnes balayées d’un seul coup. D’autres villes côtières sont dans la même situation. Dans la région de Sendai, les survivants sont traumatisés alors que de nouvelles secousses se font sentir.

 

Dans une odeur de désastre et de mort, les secours s’organisent mais un troisième danger, encore plus grand, se fait jour avec la catastrophe nucléaire qui survient. Le séisme et le tsunami ont en effet endommagé 7 réacteurs de deux centrales situées à Fukushima, à 225 km de Tokyo. Les propos rassurants du début n’ont cessé de devenir de plus en plus alarmants, prouvant, une fois de plus toute la dangerosité du nucléaire.

Immédiatement, les dispositifs de sécurité ont bien réagi mais dès que la centrale a cessé de fonctionner, il a été nécessaire de refroidir le cœur du réacteur en surchauffe. Ceci a entraîné la formation de vapeur d’eau contaminée par des particules radioactives. De l’hydrogène s’est dégagé alors de la partie du cœur qui n’était plus immergée et, au contact de l’air, l’hydrogène accumulé dans le haut du bâtiment a provoqué une explosion. Tepco (Tokyo Electric Power), la multinationale qui exploite 17 réacteurs répartis dans trois centrales, n’inspire guère confiance parce qu’elle a déjà dissimulé des incidents à l’Autorité de sûreté japonaise. Tepco s’efforce de refroidir le plus possible le cœur de ses réacteurs pour éviter tout risque d’explosion. Mais la zone est déjà si fortement radioactive qu’il est presque impossible d’intervenir.

L’accident de Tchernobyl (1986), en Ukraine, a été classé au niveau 7, le maximum ; Three Mile Island (1979), aux USA (Pennsylvanie), au niveau 5 alors que Fukushima Daichi est du niveau 4…pour l’instant. La France, avec 58 réacteurs, est au premier rang des pays concernés par le risque nucléaire et des voix s’élèvent pour réclamer un référendum. Le drame japonais déclencherait-il une prise de conscience salutaire ?

 

Jean-Paul

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 23:01

Demain la source, de Maurice Benin publié chez Outre-part Editions,  2001, 130 pages.

 

Ce livre est un superbe florilège de textes écrits par Maurice Benin, connu depuis bien longtemps sur la scène de la chanson, je serais tenté d’écrire… de la vraie chanson, celle qui vit au hasard des concerts dans toutes les sortes de salles dont on ne parle presque jamais. Pourtant des artistes comme Môrice Bonin, ainsi qu’il se présentait à l’époque où j’ai pu le découvrir et l’apprécier sur scène, régalent constamment un public qui mériterait d’être enfin reconnu et valorisé.

livredemainsource.jpg

 

 

« Je sais le poids du silence

Quand tout s’agite dans la fosse aux lions.

Je pressens dessous le VACARME

Comme une petite voix qui est la VOIE,

Qui promet (permet) l’infranchissable

Et pourfend la torpeur… »

 

 

 

c’est le début de la dédicace écrite par l’auteur lorsque Alain et Yvette lui ont demandé un petit mot pour moi et je n’ai pas résisté au plaisir de vous la livrer.

Maurice Benin, dans ce livre, je devrais plutôt dire, ce recueil, nous emmène en voyage du côté de Casablanca où il a passé son enfance puis, de texte en texte, de poème en poème, nous emmène, nous fait cheminer et partager ses émotions, ses colères aussi.

Il nous fait partager aussi ses goûts pour d’autres artistes majeurs comme L’ami Julos (Beaucarne), Jacques Brel, Léo Ferré, Félix Leclerc, Georges Brassens, Jean Ferrat, Claude Nougaro, Gilles Vignault, Jean Vasca, Jacques Bertin mais aussi Alain Souchon, Francis Cabrel, Michel Jonasz, Jacques Higelin, Bernard Lavilliers…

Maurice Benin termine par un précieux message d’espoir avec Nous ne vieillirons pas : Nous boirons jusqu’à la dernière goutte de vie au puits de l’enfance !

Jean-Paul

 

Merci à Yvette et Alain pour ce superbe livre, une oasis de poésie et d’amour et, en même temps un véritable régal pour les yeux tant les illustrations de Claude Larosa sont agréables à contempler.

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31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 23:01

Aujourd'hui, nous vous proposons l'avant-dernière partie du mémoire produit par le Docteur Bensussan. Lors de son audition, ce spécialiste a fortement insisté sur les points que vous allez lire ci-dessous. 

 

1ère partie

 

« Enfin, dès lors qu’il nous est demandé d’évaluer la dangerosité de Monsieur DEGACHE au plan psycho-sexuel, il nous semble légitime, dans une affaire de ce type, de donner un avis sur sa propension à l’abus sexuel et sur l’existence éventuelle d’une pédophilie, exclusive ou non exclusive. Il existe effectivement des indicateurs prédictifs d’une propension à l’abus sexuel sur mineur.

Selon une étude très exhaustive de la littérature empirique à ce sujet, ces variables sont :

                        .. une enfance difficile marquée par des difficultés de relations ou d’identification impliquant surtout la figure maternelle ;

 

                        .. la solitude affective, l’isolement social ;

 

                        .. l’instabilité professionnelle ;

                       

                        .. la présence de paraphilies (déviances ou perversions sexuelles) multiples ;

 

                        .. des antécédents criminels non sexuels ;

 

                        .. l’impulsivité pathologique ;

 

                        .. l’abus d’alcool ;

 

                        .. la présence de traits de pathologie psychique (outre la déviance sexuelle) ;

 

                        .. la pauvreté de l’élaboration mentale ;

 

                        .. l’immaturité affective ;

 

                        .. une agression subie durant l’enfance ;

 

                        .. l’appartenance au sexe masculin.

 

Force est de constater que le profil psychopathologique de Monsieur Jean-Paul DEGACHE tel que nous l’avons perçu et tel qu’il a été brossé par nos différents collègues (experts psychiatres et psychologues) ne correspond guère à cette configuration. En effet, nous ne retrouvons pas dans le cas présent d’autre facteur de risque que l’appartenance du mis en examen au sexe masculin. La probabilité d’agressions sexuelles itératives sur des mineurs peut donc être estimée faible. »

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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 23:01

Nous continuons à publier ce mémoire, une des pièces majeures apportée lors du procès en appel, réalisé par le Docteur Bensussan lors de différentes séances avec Jean-Paul Degache.

 

1ère partie

 

"En ce qui concerne l’examen de sa personnalité et l’interrogatoire psycho-sexuel, nous estimons avoir été confronté à un sujet anxieux, discrètement inhibé, psycho-rigide, méticuleux, perfectionniste. On sent un fort investissement des valeurs morales, parfois proche d’un idéalisme, comme lorsqu’il évoque la foi qu’il avait dans son métier d’enseignant, qui explique les répercussions majeures de la procédure en cours : au-delà de la menace sur son avenir et du déshonneur, c’est d’un véritable effondrement psychique qu’il a été frappé.

Les relations familiales sont de bonne qualité, qu’elles soient conjugales ou paternelles et aucune difficulté d’ordre psycho-sexuel n’a été retrouvée. C’est pourquoi, en dépit des nombreux points de convergence avec nos collègues, nous n’estimons pas avoir mis en évidence la moindre structuration perverse, qu’il s’agisse d’une perversité de caractère ou, moins encore, d’une perversion sexuelle que l’interrogatoire ne permet pas de retrouver. C’est pourquoi nous ne pouvons que nous étonner de la formulation de nos collègues, les Docteurs B, qui en page 7 de leur rapport d’expertise, écrivaient que :

Ces caractéristiques entrent tout à fait dans la définition de la conduite perverse, ce que Monsieur Jean-Paul DEGACHE confirme [nous soulignons].

Il est évident que cette phrase, dont la formulation est probablement maladroite, prête à confusion : ce que Monsieur DEGACHE dit avoir confirmé aux experts est l’existence de gestes de tendresse envers les enfants, reconnaissant une proximité quasi-paternelle d’ailleurs bien décrite dans l’expertise inaugurale du Docteur A, du 17 février 1998. Il est évident que Monsieur DEGACHE n’a pu reconnaître devant l’expert « la définition de la conduite perverse » ce qu’aucun pervers ne ferait, fût-il seulement moyennement intelligent. De telles formulations sont regrettables en pratique psycho-juridique, semblant donner corps à l’hypothèse de la perversion qui peut pourtant difficilement être argumentée sur un plan technique, comme en témoigne l’absence de tout critère en faveur d’un tel diagnostic dans l’expertise du Docteur A et l’absence de véritable argumentation dans celle, pourtant accablante sous cet angle, des Docteurs B. La discussion de nos collègues à ce sujet n’excède d’ailleurs pas quelques lignes, en page 8 de leur rapport et force est de reconnaître, en dépit de leur impression défavorable, le peu d’arguments objectifs en faveur d’une structure perverse. Au point que la supputation semble prendre le pas sur l’analyse :

 

 

Ce serait alors le passage vers des actes plus caractérisés, c’est-à-dire d’une approche affectueuse glisser vers une émotion érotisée, et déraper vers des gestes sexuels… L’intéressé le nie, nous ne pouvons aller au-delà dans un processus explicatif de conduite perverse en rapport avec le sujet. Il n’existe pas d’indices de structure perverse. »

 

4ème partie

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29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 23:01

Nous vous proposons aujourd'hui la deuxième partie de l'analyse réalisée par le Docteur Bensussan à partir de différentes séances avec Jean-Paul Degache. Celles-ci ont eu lieu avant le procès en appel de mars 2010.

 

1ère partie

 

"C’est à partir de cette époque (les années 1990) qu’il fait remonter ses premières interrogations en ce qui concerne son fonctionnement d’instituteur. Il se souvient de la forte médiatisation des affaires de pédophilie au début des années 1990 et dit alors s’être interrogé sur son comportement, se demandant s’il était adapté ou risqué de se comporter de la sorte vis-à-vis des enfants. Il semble hélas, même après cette première phase de doute ou d’introspection, s’être conforté dans la sécurité illusoire que lui donnaient l’absence de tout éprouvé érotique et/ou d’ambivalence ou de trouble à l’égard des enfants :

C’était clair dans ma tête…j’ai réfléchi à tout ça, mais je me voyais comme un père de famille…S’il y en avait un qui avait besoin d’être consolé, je le prenais dans mes bras…Pour moi c’était naturel…La bise, c’était pareil…Quand ils me disaient « au revoir » en faisant la bise, les parents attendaient dehors et voyaient tout…Personne n’a jamais rien trouvé à redire…

Il rappelle que la plainte inaugurale de 1997 émane d’un garçon et se souvient qu’il avait rencontré, avec cet enfant, les pires difficultés. Ses collègues semblent d’ailleurs avoir connu les mêmes :

 

Un gamin très dur… C’était l’horreur… Il détestait l’école… Mes collègues le laissaient dans un coin au fond de la classe… Moi je m’y refusais…

 

« Comme nos prédécesseurs, les Docteurs A et B, nous n’avons pas réussi à objectiver chez Monsieur DEGACHE la moindre pathologie psychiatrique décelable ou évolutive lors de nos entretiens, qui s’étalent pourtant sur une période de plusieurs mois. Nous rejoignons donc en tout point la position de notre confrère le docteur A, selon lequel « aucun signe pathologique n’explique les faits reprochés à Monsieur DEGACHE : pas de signe de psychose, de perversion ni de névrose » [page 4 du rapport d’expertise]

 

Les principaux symptômes que nous avons pu objectiver concernant son état psychiatrique sont assimilables à ceux d’un syndrome de stress post-traumatique : la seule évocation de la session de Cour d’assises ou de moments fatidiques tels que la lecture de l’énoncé du verdict provoquent chez lui une des manifestations anxieuses essentiellement non verbales, réellement pathétiques à observer : Monsieur DEGACHE se recroqueville littéralement sur son siège, se triture anxieusement les mains, sa mimique exprime une douleur morale, il a du mal à répondre à son interlocuteur. Il a vécu cette session de Cour d’assises comme un moment à la fois infamant et menaçant, cette conjonction représentant pour lui une cicatrice psychologique qu’il ne parvient manifestement pas à surmonter et qui prend même le pas, dans ses préoccupations anxio-dépressives, sur la peur, pourtant légitime et compréhensible, de l’issue de son jugement en appel."

 

3ème partie

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28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 23:01

Nous allons vous proposer une partie du mémoire rédigé par le Docteur Bensussan. Afin d’éviter tout problème, nous avons remplacé par une lettre le nom de chacun des experts ayant vu Jean-Paul : le Docteur A est celui qui a réalisé l’expertise de 1998, le Docteur B celle de mars 2002 et le Docteur C celle d’avril 2002. Enfin, le Docteur D est celui qui a réalisé l’expertise psychologique en réquisition sur l’une des parties civiles.

 

"Nous sommes confrontés à un homme âgé de 59 ans, instituteur, retraité depuis 2005.

 

Monsieur DEGACHE a toujours reconnu avoir eu des gestes de proximité voire de tendresse vis-à-vis de ses élèves, disant avoir entretenu avec eux une relation sous-tendue par un fort investissement pédagogique, dans une conception légèrement désuète de son métier d’instituteur, manifestement très investi et ayant constitué un pôle essentiel de sa biographie. Il parle aujourd’hui encore de la fierté qu’il éprouve du fait que ses deux fils se sont spontanément dirigés vers la pédagogie…tout en étant rassuré de les savoir professeurs dans le secondaire.

 

Monsieur DEGACHE reconnaît volontiers avoir été « tactile » avec les enfants, ne se méfiant pas, se montrant volontiers paternel, soit par des gestes d’affection lorsque les enfants les exprimaient spontanément (le fait de faire la bise en arrivant ou en partant de l’école, y compris, se souvient Monsieur DEGACHE, sous les yeux des parents) soit au contraire par des gestes de réprimande que l’on n’imaginerait plus aujourd’hui de la part d’un instituteur. Il cite comme anecdote (ce fait paraît pourtant capital) une gifle donnée à l’une des principales accusatrices du fait de son comportement « obstinément frondeur » : il aurait d’ailleurs, le jour même, signalé l’incident à son père, qui n’avait rien trouvé à redire au geste de l’instituteur. Il est vrai qu’il s’agit d’une époque où les gestes répréhensibles et la juste distance d’un adulte – notamment un enseignant – envers un enfant n’étaient pas exactement les mêmes que ceux qui sont tolérés aujourd’hui. Cette élève était scolarisée en CM1 et CM2 dans sa classe : il a donc été son instituteur de 1978 à 1980 (deux années scolaires, étendues sur trois années civiles).

 

Il est donc assez aisé de recueillir de la part de Monsieur DEGACHE des confidences sur sa façon d’être et son comportement en tant qu’instituteur, qui montrent un grand investissement de ses fonctions pédagogiques, mais aussi une absence de précaution ou de la plus élémentaire prudence en ce qui concerne la bonne distance à adopter avec un enfant : ces questions ne semblaient pas se poser pour Monsieur DEGACHE, volontiers paternel, protecteur, au moins jusqu’au début des années 1990."

 

2ème partie

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27 mars 2011 7 27 /03 /mars /2011 23:01

Lors des deux procès en assises, 5 experts psychiatre ou psychologue sont venus rendre leurs conclusions sur Jean-Paul Degache et les accusatrices. Nous avons entendu, en 2007, lors du premier procès de Privas ouvert au public, que deux des trois experts avaient des avis relativement tranchés sur la culpabilité de Jean-Paul Degache. Il faut rappeler, pour les personnes qui ne connaissent pas le fonctionnement de l’institution judiciaire, que ces expertises ont un poids fondamental dans le verdict final. Nous fûmes ainsi abasourdis par de telles conclusions alors que ceux-ci n’avaient rencontré Jean-Paul qu’une seule fois et pendant moins de trois heures.

 

Suite à cette première condamnation, les avocats de Jean-Paul Degache ont ainsi suggéré qu’il serait fort souhaitable de faire intervenir quelqu’un d’expérimenté afin de voir si les conclusions tirées par ces experts pouvaient vraiment être fiables. Sur conseil de son avocate, Jean-Paul fit ainsi appel au Docteur Paul Bensussan, Psychiatre Expert près la Cour d’appel de Versailles, agréé par la Cour de cassation. Si vous ne le connaissez pas ou peu, nous vous invitons à lire son curriculum vitae et à écouter l’audition du 5 avril 2006 par la Commission d'enquête parlementaire chargée d'enquêter sur les dysfonctionnements de la justice dans l'affaire d'Outreau.

 



Cet éminent spécialiste a ainsi rencontré Jean-Paul à trois reprises lors d’entretiens cliniques ayant une durée d’environ trois heures. Il a également travaillé sur les rapports réalisés par les experts désignés par l’institution judiciaire. A partir de cela, il a pu réaliser un mémoire à partir de questions formulées par les deux avocats de Jean-Paul et il est également intervenu oralement lors du deuxième procès à Nîmes sur la demande des avocats de la défense. De ce fait, il n’a pas été entendu en qualité d’expert mais en qualité de simple témoin.

 

Nous allons vous proposer une partie du mémoire rédigé par le Docteur Bensussan. Nous lui avons également demandé de nous apporter quelques explications complémentaires à son rapport initial à destination des lecteurs du blog. Il a tout de suite accepté et nous lui en sommes évidemment infiniment reconnaissants. 

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27 mars 2011 7 27 /03 /mars /2011 00:01

Forcenés, de Philippe Bordas publié chez Fayard, janvier 2008, 312 pages.

 

Bordas Forcene 20080610140620Voilà un livre peu ordinaire sur le cyclisme. Philippe Bordas qui fut journaliste à l’équipe et travailla avec Pierre Chany, fait revivre l’épopée de ce sport mis à mal au cours de ces dernières années.

Quand, dès les premières pages, il écrit que le cyclisme n’est plus un sport mais un genre, je veux bien l’accepter tellement le vélo a longtemps touché les gens au plus près de leur vie quotidienne parce qu’eux-mêmes utilisaient cet instrument pour se déplacer. Son enracinement populaire s’est, certes estompé, mais il n’en demeure pas moins que le cyclisme est le seul sport de haut niveau qui va au devant de la population, les champions réalisant leurs exploits presque sur le pas de nos portes… Pourtant, je ne peux pas être complètement d’accord lorsqu’il écrit que le cyclisme est mort en tant que genre. L’épopée, la tragédie hélas, l’émotion sont toujours prêts à revivre sur les routes des plus grandes épreuves. Le récent abandon des oreillettes sur certaines courses et la lutte que l’on peut espérer toujours plus efficace contre le dopage, laissent augurer des temps encore meilleurs. Il est vrai qu’un genre de cyclisme n’existe plus et ce livre est un excellent moyen de revivre ces quelques décennies glorieuses et terribles à la fois.

Tous les plus grands champions défilent avec, entre autres et dans le désordre, les frères Pélissier, Fausto Coppi, Raphaël Geminiani, Jacques Anquetil, Roger De Vlaeminck, Rik Van Steenbergen, Rik Van Looy, André Darrigade, Freddy Martens, Guillaume Driessens, Eddy Merckx, Michel Pollentier, Cyrille Guimard, Marc Demeyer et Bernard Hinault.

Forcenés fourmille d’anecdotes toutes plus savoureuses les unes que les autres. Dans un style très riche, jouant avec le vocabulaire et créant des phrases étonnantes, Philippe Bordas se met à l’unisson des plus grands champions. Il retrace des carrières, précise les choses et ne peut que passionner l’amoureux du cyclisme, un livre que beaucoup de pratiquants, coureurs professionnels ou non, cyclosportifs, cyclotouristes et vététistes devraient lire aussi.

 

Jean-Paul

Un immense merci à Pierre-Louis qui m’a permis de découvrir ce livre sachant entretenir une passion qui remonte à l’enfance et ne s’est jamais démentie.

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