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31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 23:01

Aujourd'hui, nous vous proposons l'avant-dernière partie du mémoire produit par le Docteur Bensussan. Lors de son audition, ce spécialiste a fortement insisté sur les points que vous allez lire ci-dessous. 

 

1ère partie

 

« Enfin, dès lors qu’il nous est demandé d’évaluer la dangerosité de Monsieur DEGACHE au plan psycho-sexuel, il nous semble légitime, dans une affaire de ce type, de donner un avis sur sa propension à l’abus sexuel et sur l’existence éventuelle d’une pédophilie, exclusive ou non exclusive. Il existe effectivement des indicateurs prédictifs d’une propension à l’abus sexuel sur mineur.

Selon une étude très exhaustive de la littérature empirique à ce sujet, ces variables sont :

                        .. une enfance difficile marquée par des difficultés de relations ou d’identification impliquant surtout la figure maternelle ;

 

                        .. la solitude affective, l’isolement social ;

 

                        .. l’instabilité professionnelle ;

                       

                        .. la présence de paraphilies (déviances ou perversions sexuelles) multiples ;

 

                        .. des antécédents criminels non sexuels ;

 

                        .. l’impulsivité pathologique ;

 

                        .. l’abus d’alcool ;

 

                        .. la présence de traits de pathologie psychique (outre la déviance sexuelle) ;

 

                        .. la pauvreté de l’élaboration mentale ;

 

                        .. l’immaturité affective ;

 

                        .. une agression subie durant l’enfance ;

 

                        .. l’appartenance au sexe masculin.

 

Force est de constater que le profil psychopathologique de Monsieur Jean-Paul DEGACHE tel que nous l’avons perçu et tel qu’il a été brossé par nos différents collègues (experts psychiatres et psychologues) ne correspond guère à cette configuration. En effet, nous ne retrouvons pas dans le cas présent d’autre facteur de risque que l’appartenance du mis en examen au sexe masculin. La probabilité d’agressions sexuelles itératives sur des mineurs peut donc être estimée faible. »

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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 23:01

Nous continuons à publier ce mémoire, une des pièces majeures apportée lors du procès en appel, réalisé par le Docteur Bensussan lors de différentes séances avec Jean-Paul Degache.

 

1ère partie

 

"En ce qui concerne l’examen de sa personnalité et l’interrogatoire psycho-sexuel, nous estimons avoir été confronté à un sujet anxieux, discrètement inhibé, psycho-rigide, méticuleux, perfectionniste. On sent un fort investissement des valeurs morales, parfois proche d’un idéalisme, comme lorsqu’il évoque la foi qu’il avait dans son métier d’enseignant, qui explique les répercussions majeures de la procédure en cours : au-delà de la menace sur son avenir et du déshonneur, c’est d’un véritable effondrement psychique qu’il a été frappé.

Les relations familiales sont de bonne qualité, qu’elles soient conjugales ou paternelles et aucune difficulté d’ordre psycho-sexuel n’a été retrouvée. C’est pourquoi, en dépit des nombreux points de convergence avec nos collègues, nous n’estimons pas avoir mis en évidence la moindre structuration perverse, qu’il s’agisse d’une perversité de caractère ou, moins encore, d’une perversion sexuelle que l’interrogatoire ne permet pas de retrouver. C’est pourquoi nous ne pouvons que nous étonner de la formulation de nos collègues, les Docteurs B, qui en page 7 de leur rapport d’expertise, écrivaient que :

Ces caractéristiques entrent tout à fait dans la définition de la conduite perverse, ce que Monsieur Jean-Paul DEGACHE confirme [nous soulignons].

Il est évident que cette phrase, dont la formulation est probablement maladroite, prête à confusion : ce que Monsieur DEGACHE dit avoir confirmé aux experts est l’existence de gestes de tendresse envers les enfants, reconnaissant une proximité quasi-paternelle d’ailleurs bien décrite dans l’expertise inaugurale du Docteur A, du 17 février 1998. Il est évident que Monsieur DEGACHE n’a pu reconnaître devant l’expert « la définition de la conduite perverse » ce qu’aucun pervers ne ferait, fût-il seulement moyennement intelligent. De telles formulations sont regrettables en pratique psycho-juridique, semblant donner corps à l’hypothèse de la perversion qui peut pourtant difficilement être argumentée sur un plan technique, comme en témoigne l’absence de tout critère en faveur d’un tel diagnostic dans l’expertise du Docteur A et l’absence de véritable argumentation dans celle, pourtant accablante sous cet angle, des Docteurs B. La discussion de nos collègues à ce sujet n’excède d’ailleurs pas quelques lignes, en page 8 de leur rapport et force est de reconnaître, en dépit de leur impression défavorable, le peu d’arguments objectifs en faveur d’une structure perverse. Au point que la supputation semble prendre le pas sur l’analyse :

 

 

Ce serait alors le passage vers des actes plus caractérisés, c’est-à-dire d’une approche affectueuse glisser vers une émotion érotisée, et déraper vers des gestes sexuels… L’intéressé le nie, nous ne pouvons aller au-delà dans un processus explicatif de conduite perverse en rapport avec le sujet. Il n’existe pas d’indices de structure perverse. »

 

4ème partie

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29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 23:01

Nous vous proposons aujourd'hui la deuxième partie de l'analyse réalisée par le Docteur Bensussan à partir de différentes séances avec Jean-Paul Degache. Celles-ci ont eu lieu avant le procès en appel de mars 2010.

 

1ère partie

 

"C’est à partir de cette époque (les années 1990) qu’il fait remonter ses premières interrogations en ce qui concerne son fonctionnement d’instituteur. Il se souvient de la forte médiatisation des affaires de pédophilie au début des années 1990 et dit alors s’être interrogé sur son comportement, se demandant s’il était adapté ou risqué de se comporter de la sorte vis-à-vis des enfants. Il semble hélas, même après cette première phase de doute ou d’introspection, s’être conforté dans la sécurité illusoire que lui donnaient l’absence de tout éprouvé érotique et/ou d’ambivalence ou de trouble à l’égard des enfants :

C’était clair dans ma tête…j’ai réfléchi à tout ça, mais je me voyais comme un père de famille…S’il y en avait un qui avait besoin d’être consolé, je le prenais dans mes bras…Pour moi c’était naturel…La bise, c’était pareil…Quand ils me disaient « au revoir » en faisant la bise, les parents attendaient dehors et voyaient tout…Personne n’a jamais rien trouvé à redire…

Il rappelle que la plainte inaugurale de 1997 émane d’un garçon et se souvient qu’il avait rencontré, avec cet enfant, les pires difficultés. Ses collègues semblent d’ailleurs avoir connu les mêmes :

 

Un gamin très dur… C’était l’horreur… Il détestait l’école… Mes collègues le laissaient dans un coin au fond de la classe… Moi je m’y refusais…

 

« Comme nos prédécesseurs, les Docteurs A et B, nous n’avons pas réussi à objectiver chez Monsieur DEGACHE la moindre pathologie psychiatrique décelable ou évolutive lors de nos entretiens, qui s’étalent pourtant sur une période de plusieurs mois. Nous rejoignons donc en tout point la position de notre confrère le docteur A, selon lequel « aucun signe pathologique n’explique les faits reprochés à Monsieur DEGACHE : pas de signe de psychose, de perversion ni de névrose » [page 4 du rapport d’expertise]

 

Les principaux symptômes que nous avons pu objectiver concernant son état psychiatrique sont assimilables à ceux d’un syndrome de stress post-traumatique : la seule évocation de la session de Cour d’assises ou de moments fatidiques tels que la lecture de l’énoncé du verdict provoquent chez lui une des manifestations anxieuses essentiellement non verbales, réellement pathétiques à observer : Monsieur DEGACHE se recroqueville littéralement sur son siège, se triture anxieusement les mains, sa mimique exprime une douleur morale, il a du mal à répondre à son interlocuteur. Il a vécu cette session de Cour d’assises comme un moment à la fois infamant et menaçant, cette conjonction représentant pour lui une cicatrice psychologique qu’il ne parvient manifestement pas à surmonter et qui prend même le pas, dans ses préoccupations anxio-dépressives, sur la peur, pourtant légitime et compréhensible, de l’issue de son jugement en appel."

 

3ème partie

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28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 23:01

Nous allons vous proposer une partie du mémoire rédigé par le Docteur Bensussan. Afin d’éviter tout problème, nous avons remplacé par une lettre le nom de chacun des experts ayant vu Jean-Paul : le Docteur A est celui qui a réalisé l’expertise de 1998, le Docteur B celle de mars 2002 et le Docteur C celle d’avril 2002. Enfin, le Docteur D est celui qui a réalisé l’expertise psychologique en réquisition sur l’une des parties civiles.

 

"Nous sommes confrontés à un homme âgé de 59 ans, instituteur, retraité depuis 2005.

 

Monsieur DEGACHE a toujours reconnu avoir eu des gestes de proximité voire de tendresse vis-à-vis de ses élèves, disant avoir entretenu avec eux une relation sous-tendue par un fort investissement pédagogique, dans une conception légèrement désuète de son métier d’instituteur, manifestement très investi et ayant constitué un pôle essentiel de sa biographie. Il parle aujourd’hui encore de la fierté qu’il éprouve du fait que ses deux fils se sont spontanément dirigés vers la pédagogie…tout en étant rassuré de les savoir professeurs dans le secondaire.

 

Monsieur DEGACHE reconnaît volontiers avoir été « tactile » avec les enfants, ne se méfiant pas, se montrant volontiers paternel, soit par des gestes d’affection lorsque les enfants les exprimaient spontanément (le fait de faire la bise en arrivant ou en partant de l’école, y compris, se souvient Monsieur DEGACHE, sous les yeux des parents) soit au contraire par des gestes de réprimande que l’on n’imaginerait plus aujourd’hui de la part d’un instituteur. Il cite comme anecdote (ce fait paraît pourtant capital) une gifle donnée à l’une des principales accusatrices du fait de son comportement « obstinément frondeur » : il aurait d’ailleurs, le jour même, signalé l’incident à son père, qui n’avait rien trouvé à redire au geste de l’instituteur. Il est vrai qu’il s’agit d’une époque où les gestes répréhensibles et la juste distance d’un adulte – notamment un enseignant – envers un enfant n’étaient pas exactement les mêmes que ceux qui sont tolérés aujourd’hui. Cette élève était scolarisée en CM1 et CM2 dans sa classe : il a donc été son instituteur de 1978 à 1980 (deux années scolaires, étendues sur trois années civiles).

 

Il est donc assez aisé de recueillir de la part de Monsieur DEGACHE des confidences sur sa façon d’être et son comportement en tant qu’instituteur, qui montrent un grand investissement de ses fonctions pédagogiques, mais aussi une absence de précaution ou de la plus élémentaire prudence en ce qui concerne la bonne distance à adopter avec un enfant : ces questions ne semblaient pas se poser pour Monsieur DEGACHE, volontiers paternel, protecteur, au moins jusqu’au début des années 1990."

 

2ème partie

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27 mars 2011 7 27 /03 /mars /2011 23:01

Lors des deux procès en assises, 5 experts psychiatre ou psychologue sont venus rendre leurs conclusions sur Jean-Paul Degache et les accusatrices. Nous avons entendu, en 2007, lors du premier procès de Privas ouvert au public, que deux des trois experts avaient des avis relativement tranchés sur la culpabilité de Jean-Paul Degache. Il faut rappeler, pour les personnes qui ne connaissent pas le fonctionnement de l’institution judiciaire, que ces expertises ont un poids fondamental dans le verdict final. Nous fûmes ainsi abasourdis par de telles conclusions alors que ceux-ci n’avaient rencontré Jean-Paul qu’une seule fois et pendant moins de trois heures.

 

Suite à cette première condamnation, les avocats de Jean-Paul Degache ont ainsi suggéré qu’il serait fort souhaitable de faire intervenir quelqu’un d’expérimenté afin de voir si les conclusions tirées par ces experts pouvaient vraiment être fiables. Sur conseil de son avocate, Jean-Paul fit ainsi appel au Docteur Paul Bensussan, Psychiatre Expert près la Cour d’appel de Versailles, agréé par la Cour de cassation. Si vous ne le connaissez pas ou peu, nous vous invitons à lire son curriculum vitae et à écouter l’audition du 5 avril 2006 par la Commission d'enquête parlementaire chargée d'enquêter sur les dysfonctionnements de la justice dans l'affaire d'Outreau.

 



Cet éminent spécialiste a ainsi rencontré Jean-Paul à trois reprises lors d’entretiens cliniques ayant une durée d’environ trois heures. Il a également travaillé sur les rapports réalisés par les experts désignés par l’institution judiciaire. A partir de cela, il a pu réaliser un mémoire à partir de questions formulées par les deux avocats de Jean-Paul et il est également intervenu oralement lors du deuxième procès à Nîmes sur la demande des avocats de la défense. De ce fait, il n’a pas été entendu en qualité d’expert mais en qualité de simple témoin.

 

Nous allons vous proposer une partie du mémoire rédigé par le Docteur Bensussan. Nous lui avons également demandé de nous apporter quelques explications complémentaires à son rapport initial à destination des lecteurs du blog. Il a tout de suite accepté et nous lui en sommes évidemment infiniment reconnaissants. 

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27 mars 2011 7 27 /03 /mars /2011 00:01

Forcenés, de Philippe Bordas publié chez Fayard, janvier 2008, 312 pages.

 

Bordas Forcene 20080610140620Voilà un livre peu ordinaire sur le cyclisme. Philippe Bordas qui fut journaliste à l’équipe et travailla avec Pierre Chany, fait revivre l’épopée de ce sport mis à mal au cours de ces dernières années.

Quand, dès les premières pages, il écrit que le cyclisme n’est plus un sport mais un genre, je veux bien l’accepter tellement le vélo a longtemps touché les gens au plus près de leur vie quotidienne parce qu’eux-mêmes utilisaient cet instrument pour se déplacer. Son enracinement populaire s’est, certes estompé, mais il n’en demeure pas moins que le cyclisme est le seul sport de haut niveau qui va au devant de la population, les champions réalisant leurs exploits presque sur le pas de nos portes… Pourtant, je ne peux pas être complètement d’accord lorsqu’il écrit que le cyclisme est mort en tant que genre. L’épopée, la tragédie hélas, l’émotion sont toujours prêts à revivre sur les routes des plus grandes épreuves. Le récent abandon des oreillettes sur certaines courses et la lutte que l’on peut espérer toujours plus efficace contre le dopage, laissent augurer des temps encore meilleurs. Il est vrai qu’un genre de cyclisme n’existe plus et ce livre est un excellent moyen de revivre ces quelques décennies glorieuses et terribles à la fois.

Tous les plus grands champions défilent avec, entre autres et dans le désordre, les frères Pélissier, Fausto Coppi, Raphaël Geminiani, Jacques Anquetil, Roger De Vlaeminck, Rik Van Steenbergen, Rik Van Looy, André Darrigade, Freddy Martens, Guillaume Driessens, Eddy Merckx, Michel Pollentier, Cyrille Guimard, Marc Demeyer et Bernard Hinault.

Forcenés fourmille d’anecdotes toutes plus savoureuses les unes que les autres. Dans un style très riche, jouant avec le vocabulaire et créant des phrases étonnantes, Philippe Bordas se met à l’unisson des plus grands champions. Il retrace des carrières, précise les choses et ne peut que passionner l’amoureux du cyclisme, un livre que beaucoup de pratiquants, coureurs professionnels ou non, cyclosportifs, cyclotouristes et vététistes devraient lire aussi.

 

Jean-Paul

Un immense merci à Pierre-Louis qui m’a permis de découvrir ce livre sachant entretenir une passion qui remonte à l’enfance et ne s’est jamais démentie.

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26 mars 2011 6 26 /03 /mars /2011 00:02

Lorsque l'on regarde le calendrier, on s'aperçoit qu'il y a un an, le 26 mars 2010, Jean-Paul Degache accusé d'actes qu'il n'a pas commis, était condamné sans preuve à 8 ans de prison, privé de liberté, enlevé à sa famille.. Les jours passant, nous avons essayé de retrouver de la force et de la lucidité pour continuer le combat que nous ne cesserons jamais de mener.

 

Personnellement, il y a des images qui ne cessent de me hanter et  m'empêchent de domir. Ce sont les scènes des verdicts... où je vois, à deux reprises, mon père s'en aller sans que je puisse le serrer dans mes bras. Je suis même obligé de hurler pour lui transmettre mon courage. Ces images agissent comme de véritables plaies qu'il ne sera jamais possible de cicatriser. Tant de douleur et de désespoir face à tant de haine et de jalousie.

 

Ce blog constitue pour moi une véritable thérapie qui ne se terminera que lorsque mon papa sera de retour à nos côtés .. Je vous remercie tous de nous lire chaque jour pour avoir des nouvelles de Jean-Paul et pour comprendre comment des accusations absurdes ont pu mener un innocent devant les assises puis en prison.

 

Simon

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26 mars 2011 6 26 /03 /mars /2011 00:01

Ce samedi, nous vous proposons l'éditorial du journal de la maison d'arrêt consacré au gaz de schiste. Ce sujet a engendré d'importants débats et une forte mobilisation de la population qui s'oppose à toute forme d'exploitation de cette énergie. Rappelons que cette Classe d’Atelier Journal permet à Jean-Paul de « s’échapper », quelques heures dans la semaine, de son enfermement.

 

Gaz de schiste : inquiétude et indignation (Éditorial du 18/03/2011)

 

Trop beau pour être vrai : avec l’exploitation des gaz et du pétrole de schiste, nos ressources énergétiques seraient assurées pour plusieurs décennies…mais ce projet menace sérieusement l’environnement et les populations d’une région allant de l’Aveyron à la Drôme en passant par l’Hérault, la Lozère, le Gard et l’Ardèche. Il faut ajouter, plus au nord, le Loiret et l’Yonne pour des schistes bitumineux qui donneraient du pétrole, plus la Lorraine pour du gaz de houille.

C’est à Saint-Jean du Bruel (Aveyron) que plus de trois cents personnes ont déclenché le vent de la révolte, le 20 décembre dernier ; Jean-Louis Borloo ayant signé, en 2010, des arrêtés autorisant Total et GDF-Suez à rechercher des hydrocarbures dans le Sud-Est. Comme l’a rappelé le député européen José Bové, 40 ans après la décision d’extension du camp militaire du Larzac, sans concertation de la population, comme pour les OGM, voilà que le gouvernement procède encore de la même façon. Une fois de plus, une mobilisation citoyenne se met en place pour demander des explications.

Emprisonné dans la roche sédimentaire entre 1 500 et 3 000m de profondeur, ce gaz peut être exploité après un forage vertical suivi d’un autre horizontal permettant de percer les poches de matière organique. Pour qu’il puisse s’échapper, il faut envoyer à haute pression d’énormes quantités d’eau mélangée à du sable et à un cocktail de produits chimiques. Or, on ne connaît que la moitié des composants de ces produits qui sont dangereux pour les systèmes nerveux, immunitaire, rénal et cardiovasculaire, mais aussi cancérigènes et pouvant polluer les eaux souterraines. Aux Etats-Unis où ce type de forage existe déjà, on a même trouvé de la radioactivité (radium 226) dans les eaux usées.

Les dégâts risquent d’être considérables sur l’environnement avec une multiplication des puits de forage, des fuites de boues toxiques, un épuisement de nos ressources en eau, une forte teneur en sel dans les rivières et les nappes phréatiques sans compter les émanations de gaz toxique et les risques d’incendie ou d’explosion comme cela s’est déjà produit en Amérique du nord. Pour l’instant, devant l’indignation des populations bien soutenues par les élus locaux, le gouvernement a décidé de suspendre les autorisations d’exploration mais la vigilance la plus grande s’impose.

Le plus grave ne serait-il pas que ce projet si destructeur pour l’environnement cause un relâchement dans la recherche de solutions alternatives pour résoudre le problème de nos ressources en énergie ?

 

Jean-Paul

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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 00:01

Nous continuons à vous proposer de nouveaux témoignages d'anciens élèves. Aujourd'hui, cette ancienne élève, que nous remercions du fond du coeur, était dans une classe où les prétendus agissements se seraient passés. Nous tenons à conserver son anonymat en prévision d'un 3ème procès.

 

Elle était dans la classe de 1996 à 1998, côtoyant donc 7 autres élèves considérées comme victimes d’agressions sexuelles au quotidien par l'institution judiciaire.

 

Elle évoque ce souvenir avec nous :

 

- Te souviens-tu de tes années de CM1, CM2 avec Jean-Paul Degache à Sarras ?

 

Oui, parfaitement, j’avais à peu près 10 ans et je m’entendais bien avec la plupart de mes camarades de classe, c’étaient pour moi deux très bonnes années scolaires. Je pensais, avant d’entendre parler de l’affaire, qu’il s’agissait de bonnes années pour tout le monde…

 

- Justement, sept anciens élèves accusent leur ancien instituteur d'attouchements dans la salle de classe devant tous les autres élèves, as-tu vu quelque chose ?

 

Evidemment non ! Sinon, j’en aurais parlé ! Je me rappelle très bien de la classe et je sais qu’il ne s’est rien passé. Ça serait sans doute plus facile pour moi de faire parler de moi en inventant des choses, mais je me rappelle très bien qu’il ne s’est absolument rien passé.

 

- As-tu témoigné lors des procès pour expliquer tout cela ?

 

Absolument pas ! Personne ne m’a contactée… forcément, je n’allais pas dans le sens des victimes. Je suis dégoûtée, j’aurais voulu témoigner, dire que rien ne s’était passé en ma présence et que Jean-Paul n’était pas un pervers, mais visiblement, alors que je suis un témoin clé puisque les faits se seraient commis devant mes yeux à plusieurs reprises, personne n’a pensé qu’il pouvait être intéressant que je parle.

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24 mars 2011 4 24 /03 /mars /2011 00:01

Aujourd'hui, nous vous proposons le dernier extrait de cette table ronde organisée le mois dernier autour du thème "L'innocent impliqué dans les affaires de moeurs : se taire ou parler ?". Patrick Guillot développe ici le thème de la misandrie, sujet sur lequel il travaille longuement depuis des années  et qui démontre comment notre société a pu évoluer au niveau de la représentation de l'homme en le faisant passer pour "bourreau" et corrélativement celle de la femme comme “victime”. Cela explique pourquoi des hommes clamant haut et fort leur innocence ont été reconnus coupables de faits qu’ils n’ont pas commis, simplement parce qu’ils étaient accusés par des femmes. 

 


Puisqu'il s'agit du dernier extrait vidéo de cette soirée, nous tenions une nouvelle fois à remercier les deux invités, ainsi que Mathieu pour l'enregistrement vidéo, Serge pour la réservation de la salle et tous les bénévoles du Comité de soutien pour la parfaite organisation. Nous remercions également toutes les personnes venues assister à cette table ronde qui fut à nos yeux extrêmement enrichissante pour mener à bien le combat afin de faire reconnaître l'innocence de Jean-Paul Degache.

 

Vous pouvez à présent consulter toutes les vidéos sur la chaîne youtube aux couleurs du blog que nous avons créée pour l'occasion.

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