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23 avril 2011 6 23 /04 /avril /2011 23:01

Décidée longtemps avant les récents problèmes concernant Florence Cassez, l’année du Mexique en France est déjà lancée. Ainsi le Service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP) de l’Hérault vient de doter la bibliothèque de la Maison d’arrêt d’un joli lot de livres qui vont bientôt être mis à la disposition de tous les lecteurs. Romans, poèmes, albums documentaires, l’ensemble est très varié et permettra d’effectuer une découverte passionnante d’un pays qui mérite d’être davantage connu pour aller au-delà des clichés et des raccourcis simplistes servis quotidiennement par les médias. Après nous avoir présenté La Révolte des pendus de B. Traven, Jean-Paul nous propose un détour par les cuisines de ce pays nord-américain.

 

Cuisine du Mexique de Zilah de Jésus et Alondra Ramirez publié chez Edisud en 2010

 

Voici un livre de recettes, simples et sûrement efficaces, permettant de confectionner ces antojitos (petits caprices) parfumés, appétissants et colorés. Ces en-cas sont servis avec des tortillas, le pain des Mexicains. Il est possible aussi de réaliser des tamales, ces papillotes d’origine préhispanique. Quant aux huevos (les œufs), ils se mélangent avec quantité d’ingrédients, faisant partie intégrante du petit-déjeuner mexicain. Il y a aussi los salsas (les sauces), los frijoles (les haricots) classiques de la routine culinaire au Mexique et los pescados y frutas de mar (poissons et fruits de mer) que l’on laisse macérer dans du jus de citron et que l’on appelle alors ceviches, une spécialité des régions côtières de l’Amérique latine.

Ici, point de splendides photos en couleurs mais une recette sur chaque page avec une disposition très pratique complétée souvent par un petit commentaire instructif et quelques croquis.

 

Bon appétit !

 

Jean-Paul

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22 avril 2011 5 22 /04 /avril /2011 23:01

Jean-Paul nous propose une nouvelle fois sa vision sur l'actualité internationale dont les sujets gravissimes ne cessent de s'accumuler.

 

Incertitudes (Éditorial du 15/04/2011)

Sur tous les terrains où l’actualité de notre planète est susceptible d’attirer notre attention, l’incertitude règne. Un rien peut faire basculer à tout moment les choses vers un apaisement ou vers l’horreur. Nous constatons, une fois de plus, que l’homme n’a pas son pareil pour se déchirer et s’accrocher coûte que coûte à la moindre parcelle de pouvoir. Certains n’hésitent pas à sacrifier nombre de leurs semblables pour arriver à leurs fins ou pour accroître toujours plus leurs profits.

En Côte d’Ivoire, on tue, on massacre des innocents parce qu’un homme a refusé d’abandonner le pouvoir après avoir été devancé aux élections. Les révolutions qui s’opèrent sous nos yeux dans plusieurs pays arabes donnent des leçons aux Européens englués dans leurs habitudes et vivant repus sur un passé, parfois glorieux, souvent piteux, doutant jusqu’au bout des capacités d’autres peuples de renverser l’ordre établi.

Un évènement chassant l’autre, nous ne devons pas oublier les Tunisiens qui doivent reconstruire sur le champ de ruines laissés par Ben Ali et sa famille. Ce qui se passe en Libye bouleverse l’équilibre du sud tunisien parce que beaucoup de monde fuit les zones de conflit sans pouvoir trouver une solution stable dans un pays qui aurait, au contraire, besoin de calme et de tranquillité. Le tourisme reprend doucement mais les augmentations de salaire, logiquement attribuées ces dernières semaines, commencent à donner des idées de délocalisation aux financiers en recherche constante de profits maximums.

En Egypte, les choses ne sont pas simples non plus mais semblent prendre un chemin encourageant avec des élections libres à brève échéance. En Libye, la résistance forcenée de Mouammar Kadhafi cause de terribles ravages dans une population qui paie comptant sa soif de pouvoir. Les forces de l’Otan bombardent et seuls les marchands d’armes se frottent les mains.

En Syrie, Bachar Al-Assad, promet des réformes mais il a déjà fait tirer sur la foule et la souffrance et la mort ont frappé aussi. En Jordanie, le roi Abdallah II s’est engagé à ne pas faire obstruction aux réformes nécessaires. En Algérie, nous entendons parler de manifestations mais ce n’est pas encore la crise politique comme au Yémen, dans le sultanat d’Oman ou dans le royaume de Bahreïn. Incertitudes toujours…

Enfin, comment ne pas évoquer la catastrophe nucléaire de Fukushima où rien ne peut nous rassurer, la situation étant encore loin d’être maîtrisée. Tepco qui gère cette centrale parle maintenant de vider 11 000 tonnes d’eau irradiée dans la mer alors que la radioactivité de cette eau est cent fois supérieure à la dose tolérable…le pire n’est peut-être pas là mais nous n’en sommes pas loin.

 

Les chiffres de la semaine

 

2 % des demandes d’adoption sont satisfaites en France.

 

61 départements sur  101 sont dirigés par la Gauche.

 

5 départements français seulement sont présidés par une femme.

 

828 mètres, c’est la hauteur de la tour escaladée à Dubaï par Alain Robert.

 

Jean-Paul

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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 23:01

Au lendemain de la première condamnation de Jean-Paul Degache, en 2007, sa famille et ses proches accusent le coup. Ils ont tendance à refaire le procès et à se demander ce qu’ils ont raté.

 

C’est lors d’une conversation comme celle là que le frère de Jean-Paul, kinésithérapeute sur Sarras évoque une phrase d’une des accusatrices les plus virulentes qui, pour appuyer ses propos à la barre avait déclaré que le traumatisme était si grand qu’elle ne pouvait, depuis que son ancien instituteur était censé lui avoir fait subir les pires outrages lorsqu’elle avait 10 ans, aller voir un praticien homme et n’allait voir que des femmes.

 

Un tel argument est forcément déterminant pour un jury qui balance entre les prises de paroles des uns et des autres. La défense ne l’a pas noté, seul son frère en parle désormais : « mais cette fille, elle m’a consulté des dizaines de fois bien après son passage dans la classe de Jean-Paul ! » Il ajoute se souvenir que deux autres des plus virulentes accusatrices de Jean-Paul ont fait de même…

 

Quel désaveu pour l’accusation ! Une jeune femme qui accuse son ancien instituteur de viol et qui assure à la barre ne pas pouvoir être examinée par un homme est allée se faire manipuler plusieurs dizaines de fois par le propre frère de son bourreau présumé !

 

Deux autres accusatrices particulièrement agressives sont dans le même cas…

 

On répond à Jacques que peut-être n’avait-elle pas le choix… après tout, Sarras est un village ardéchois pas forcément très grand et les kinés n’y sont peut-être pas nombreux…

 

Et bien non… à l’époque une femme  faisait partie du cabinet de kinésithérapie… rien de plus simple, pour quelqu’un qui ne voulait pas se faire manipuler par un homme de trouver une praticienne au même endroit !

 

Il s’agit donc là d’une omission importante - on oserait parler de parjure si les accusatrices n’étaient pas si promptes à porter plainte à tout va - qui n’a malheureusement pas eu l'impact attendu lors du procès en appel.

 

Mettons-nous un instant à la place de ces femmes qui accusent leur ancien instituteur… Irions-nous des dizaines de fois chez le frère de cet instituteur se faire manipuler ? Et surtout, irions-nous répéter à la barre à quel point cette perspective est inenvisageable ?

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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 07:22

Ceux qui ont suivi les procès de Jean-Paul se sont tous posés la question : comment 12, puis 15 jurés en appel ont-ils pu envoyer un homme en prison pour 8 années ? En se posant la question, on se souvient de ce qui nous avait paru être une obsession : l’attente, par les avocats, du nom de la personne qui présiderait les débats. Au fond de nous, nous nous demandions si vraiment c’était si important que cela…

 

Et puis Jean-Paul a été condamné deux fois, donc on se pose la question : les 3 juges professionnels, et celui qui assure la présidence en particulier influencent-ils les votes des jurés ?

 

Alors forcément, les avocats ne vont pas nous dire, à la fin du procès que Jean-Paul a été condamné à cause des juges professionnels du jury. Il faudrait, pour cela, que les jurés eux-mêmes puissent expliquer la teneur des débats. Et pourtant, ceci est illégal, et peut même être puni de prison. Les jurés doivent prêter serment et s’engager à ne rien divulguer.

 

C’est pour cela que l’on ne peut que louer le courage de Thierry Allègre, qui fut juré lors d’un procès en appel pour des faits supposés de viol sur mineur et qui brise le serment qu’il a passé en racontant sa version du secret de la délibération.

 

Dès la fin du procès, ils se réunissent à huis clos… et « La présidente a procédé à un premier tour, à mains levées. Et là : seulement huit personnes ont voté la culpabilité. Trois ont dit : « Je ne sais pas. » Et quatre ont voté l’innocence. La présidente a qualifié ça de « moment d’égarement » et elle s’est mise à nous parler, à bâtons rompus, de sa propre vie. Elle a évoqué d’autres dossiers. Elle essayait, à coup d’anecdotes, d’orienter notre vote. On se regardait, sans savoir trop quoi faire. »

Evidemment, à un moment, on imagine que les jurés ont réagi face à une telle attitude : « Un juré l’a interrompue. « Là, vous allez trop loin. Vous cherchez à nous orienter », a-t-il dit. Moi, je commençais à bouillir. Mon voisin, qui avait pourtant voté la culpabilité, m’a poussé du coude. « Vous êtes en train de nous dire qu’il est coupable! » ai-je lancé. Une heure plus tard, on a procédé au « vrai » vote. Et là, les trois indécis ont opté pour la culpabilité. J’étais abasourdi. « On peut faire condamner quelqu’un sur un dossier vide », me répétais-je »

 

Vient ensuite la décision sur la peine à infliger : « Les tours de vote ont commencé. Les trois juges insistaient pour qu’on inflige de la prison ferme. Ils voulaient que la peine en appel ne soit pas plus basse qu’en première instance. J’ai mouillé la chemise pour essayer de convaincre les jurés. Sur les douze, on était seulement trois à parler et les juges étaient mes principaux adversaires. Après des discussions infinies, on est tombé d’accord sur cinq ans de prison, dont deux avec sursis. Une peine absurde. S’il est coupable, il doit prendre davantage. S’il est innocent, il doit être acquitté. »

 

A lire ce compte-rendu, on ne peut pas éviter de faire le parallèle avec l’affaire de Jean-Paul qui est condamné strictement à la même peine en appel pour une affaire de viol sur mineur. Et si les débats avaient été les mêmes ? et si les jurés n’avaient pas eu la possibilité de s’exprimer librement ?

 

A l’heure où le Conseil constitutionnel vient de déclarer qu’il n’était pas nécessaire aux jurys d’assises de justifier leurs verdicts, la lecture du témoignage de Thierry Allègre est forcément évocatrice.

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19 avril 2011 2 19 /04 /avril /2011 23:01

Nous continuons aujourd'hui la série d'articles consacrée aux courriers envoyés par Jean-Paul et reçus au centre de détention de Villeneuve-lès-Maguelone. C'est l'occasion d'avoir de ses nouvelles sur son état d'esprit, sa santé mais également sur les différentes activités qu'il peut pratiquer.  Cette publication est rendue possible grâce aux nombreuses personnes qui nous envoient par mail leurs extraits et nous les remercions une nouvelle fois.

 

Extrait de la lettre de Jean-Paul à Anik et Daniel datée du 11 mars 2011

 

Mes très chers amis,

 

C’est un véritable régal de recevoir de vos nouvelles parce que, à chaque fois, le plaisir est double grâce à vos deux lettres. Merci ! Tu as été le premier, Daniel, parmi mes anciens élèves, à m’écrire pour ces 400 jours d’horreurs imposée si injustement. Quand Simon m’a parlé de cette opération, je lui ai dit que c’était une bonne idée. En fait, parmi les lettres reçues, une seule provenait d’un ancien élève qui m’écrivait pour la première fois. Et cela m’a profondément touché.

 

Comme A., je ressens un peu la même chose lorsque le panneau des otages paraît à la télévision. Malgré tout, je me dis que je n’aimerais pas connaître leurs conditions de vie qui doivent être très dures. En ce qui concerne le pourvoi en cassation, c’est la seule possibilité qui me restait pour montrer à l’institution judiciaire que je n’acceptais pas d’être condamné parce que je suis INNOCENT. Mon espoir, bien faible, c’est que la principale accusatrice reconnaisse enfin qu’elle a menti en expliquant pourquoi !

 

Ici, pour tenir le coup, j’essaie de profiter au maximum des activités proposées par le centre scolaire. Avec le journal et les cours de langue, j’ai pu ajouter un atelier d’écriture et un atelier théâtre. Ces activités sont d’autant plus intéressantes que ceux qui participent sont des gars bien. J’ai pu également m’inscrire à un cours de yoga qui dure une bonne heure. Je n’en ai jamais fait et j’ai eu un peu de mal à bien tenir les positions mais je sens que ça s’améliore. Enfin, comme vous avez dû lire, on m’a emmené au CHRU pour un scanner. Maintenant, j’attends les résultats pour être enfin rassuré et tranquille. Le problème, c’est que ce qui se ferait normalement dans le monde libre, prend ici des proportions désagréables.

 

Sinon, vendredi et samedi derniers, j’ai pu revoir Emma et Jeanne, mes petites-filles et le temps a filé à une vitesse prodigieuse. Demain, je revois Ghislaine et Vincent. Ces visites me font un bien fou.

 

Je vous embrasse bien fort.

 

Jean-Paul

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18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 23:01

Jean-Paul nous a fait parvenir des extraits de deux lettres qui l’ont particulièrement ému. Leur auteur est un de ses anciens collègues cyclistes qui nous a donné son accord pour les diffuser.

 

Extraits de la lettre d’Emmanuel Moulin, le 9 avril 2010

 

« J’étais alors entraîneur au Vélo-Club Privadois et responsable, comme toi, de l’école de cyclisme. J’ai donc souvenance de toi, lors des rencontres relatives au vélo (école de cyclisme, courses cyclistes…).

J’ai pu, à cette occasion, apprécier ton travail et la manière exemplaire dont tu l’exerçais. Je t’avais perdu de vue après avoir quitté le cyclisme et j’ai appris au hasard d’une émission télévisée ce qui t’est arrivé et je suis bouleversé. Je ne puis croire ce dont on t’accuse. Jamais, en aucune circonstance, je n’ai constaté de ta part des gestes déplacés ou équivoques à l’égard des enfants qui nous étaient confiés.

Je voudrais, par la présente, te dire toute ma confiance et te réaffirmer que je ne puis croire aux faits qui te sont imputés.

Pour moi, tu resteras toujours le Jean-Paul de l’école de cyclisme, droit, honnête que j’ai connu. »

 

Extraits de la lettre d’Emmanuel Moulin, le 28 avril 2010

 

« J’ai beau me remémorer cette époque où nous nous impliquions auprès des jeunes, en tout bien tout honneur, je n’aperçois pas l’infime trace de dévoiement dont on t’accuse. Jamais je n’ai entendu à ton propos de la part de nos collègues du milieu cycliste, ni constaté quoi que ce soit.

Sache en tout état de cause que je suis persuadé, convaincu de ton innocence.

PS : Pour la petite histoire, sache que je t’ai sportivement jalousé car, dans nos rencontres d’école de cyclisme, tu as souvent été devant moi… D’ailleurs, c’est moins de jalousie sportive qu’il s’agit mais plutôt d’envie.

Avec mon amitié et à bientôt si tu le souhaites. »

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17 avril 2011 7 17 /04 /avril /2011 23:01

Nous vous proposons ce lundi quelques extraits du courrier d'un ancien élève que nous remercions pour nous avoir autorisés à les diffuser.

 

Extraits de la lettre de Philippe reçue le 4 mars 2011

 

Cher Jean-Paul,

 

Je t’écris cette lettre pour, tout d’abord, te témoigner toute mon affection, mon soutien moral.

Mon sentiment personnel est que tu ne mérites pas ce qui t’arrive aujourd’hui. Tu as été pour moi un instituteur modèle et devrais être cité en exemple aux yeux de la profession que tu as servie avec une fidélité exemplaire plutôt que d’être cité à comparaître devant la justice. Tu représentes ce qu’est exercer son métier par conviction.

Je me rappelle quand même que, grâce à toi, j’ai pu partir en classe verte à Beauchastel alors que j’avais un bras dans le plâtre. Tu t’es occupé de moi en me faisant jouer sur des ordinateurs et en me faisant monter dans le bateau qui traînait les petits voiliers. J’ai ainsi pu, grâce à toi, ne pas m’ennuyer lors de ce séjour qui, pour moi, reste un bon souvenir.

Garde la force de tenir ta dignité d’homme intacte car beaucoup de personnes pensent que les faits qui te sont reprochés sont complètement infondés et, finalement, très peu de personnes t’accablent ! Sache, Jean-Paul, que je suis fier d’avoir été un de tes élèves.

Cordialement

Philippe

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16 avril 2011 6 16 /04 /avril /2011 23:01

Cette semaine, Jean-Paul a décidé de privilégier l'actualité politique française en prenant le scrutin des cantonales, dernière échéance électorale avant les présidentielles. Il revient également sur la vie d'Andrée Chedid, romancière et poète décédée au mois de février 2011. Rappelons que cette Classe d’Atelier Journal permet à Jean-Paul de « s’échapper », quelques heures dans la semaine, de son enfermement.

 

En attendant 2012 (Éditorial du 08/04/2011)

 

Alors que pendant des semaines, les différents médias n’ont cessé de se moquer de ces élections cantonales en les dévalorisant sans cesse, il était vraiment indécent de voir les mêmes se lamenter ensuite à propos d’une abstention record, appelant même de leurs vœux un sursaut démocratique…qui n’a pas eu lieu. Dans notre pays, il est toujours triste de voir que 35 millions d’électeurs n’ont pas exercé leur droit de vote à l’occasion de la dernière consultation électorale avant les présidentielles de 2012.


Impossible d’oublier ces Africains du sud faisant la queue pendant des heures pour participer aux premières élections de l’après-apartheid. Chaque fois qu’un pays accède enfin à la démocratie et conquiert le droit de vote, ce sont toujours les mêmes scènes qui se renouvellent, scènes démontrant l’immense satisfaction ressentie par ces gens qui, souvent pour la première fois, peuvent exprimer leur point de vue par l’intermédiaire d’un bulletin de vote.


Souvent, des électeurs blasés abandonnent ce droit démocratique conquis de haute lutte par ceux qui nous ont précédés, estimant que cela ne sert à rien ou qu’ils ne trouvent pas idées à leur convenance. Il est vrai que le petit bulletin de vote de chacun est souvent décevant, surtout si l’on se trouve dans une minorité, mais a-t-on trouvé mieux pour permettre aux citoyens de choisir leurs représentants ? D’ailleurs, l’un de ces arguments ne tient pas lorsque l’on parle du premier tour où les candidats et donc les options politiques foisonnent. Reste ensuite le second tour, beaucoup plus délicat dans notre système électoral puisque le choix se restreint et qu’il faut souvent se prononcer pour le moins mauvais des deux restant en course ou encore voter blanc, un vote qui mériterait d’être davantage reconnu. Enfin, il est remarquable de constater qu’entre deux tours, si l’abstention a été forte au premier, aucun changement notable ne se produit au second.


Maintenant que ces cantonales sont passées marquant la progression de la Gauche socialiste, le recul de l’UMP, la banalisation du FN et les avancées des Écologistes et du Front de gauche, nous allons entendre davantage parler, si c’est possible encore, des prochaines présidentielles. Voilà une élection qui marginalise toutes les autres puisqu’elle monopolise analyses, commentaires et pronostics deux années à l’avance. Cette présidentialisation, accentuée par le passage au mandat de cinq ans, est dommageable car elle nuit au débat démocratique, la personnalisation étant outrancière.


Maintenant, qu’on le veuille ou non, il faudra patienter jusqu’en 2012.

 

 

Les chiffres de la semaine

 

17 travailleurs intervenant sur la centrale de Fukushima ont été contaminés ou irradiés.

 

20 000 personnes ont suivi les funérailles des 9 manifestants, parmi les 37 tués par l’armée, à Deraa, le 23 mars, en Syrie.

 

11 700 emplois ont été supprimés par la Poste en 2010 et 10 000 suppressions sont prévues en 2011.

 

 

Andrée Chedid : une auteure multiple (08/04/2011)

 

Elle est née en 1920, au Caire, de parents libanais séparés puis a appris l’anglais et le français mais c’est en arabe qu’elle sait le mieux exprimer sa tendresse. Si Andrée Chedid s’en est allée il y a quelques semaines, son œuvre poétique, romanesque et théâtrale reste.

À l’âge de 10 ans, elle se retrouve en pension puis, à 14 ans, elle part pour l’Europe, revient au Caire avant d’aller étudier dans une université américaine. Elle qui rêve d’être danseuse, écrit depuis l’âge de 18 ans. Elle se marie à un médecin alors qu’elle a 22 ans et met au monde deux enfants : Michèle et Louis.

Comme elle l’a déclaré dans une interview, son œuvre est « une éternelle quête d’humanité » et elle l’a bien mis en valeur dans « Fraternité de la parole », un recueil de poèmes publié en 1975. Ses racines sont au Liban et en Egypte mais comme elle est installée en France depuis 1946, elle connaît aussi bien le Moyen-Orient que la France et les pays occidentaux. Son œuvre porte la marque de ce multiculturalisme. Romancière, nouvelliste, dramaturge et surtout poète, elle a reçu de nombreux prix littéraires comme le Goncourt de la nouvelle, le Grand prix de la Société des gens de lettres, le Prix Mallarmé, etc…

« J’écris pour essayer de dire des choses vivantes qui bouillonnent au fond de chacun ; j’espère ainsi communiquer. Les sujets que je choisis sont en général marqués par la tragédie et par l’espérance. Je veux garder les yeux ouverts sur les souffrances, le malheur, la cruauté du monde mais aussi sur la lumière, sur la beauté, sur tout ce qui nous aide à nous dépasser, à mieux vivre, à parier sur l’avenir. » En quelques lignes, Andrée Chedid définit parfaitement le but qu’elle a recherché au travers de son œuvre imposante.

Comme on a pu le dire parfois, Andrée Chedid n’a jamais cru avoir une écriture spécifiquement féminine. Elle n’est pas non plus féministe au sens militant du terme. Son style est avant tout universel et ses héroïnes sont d’abord des femmes prise dans le mouvement solidaire du monde contemporain.

Son fils, Louis, est devenu un auteur-compositeur renommé et il est le père de Matthieu, « M » qui a rendu célèbre le fameux : « je dis aime ». Mis en musique par son petit-fils, ce texte est un poème signé…Andrée Chedid, sa grand-mère ! C’est un véritable message émouvant et nécessaire dans le monde où nous vivons, prouvant s’il en était besoin toute la modernité de la poésie de cette auteure multiple et formidablement talentueuse.

 

Jean-Paul

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15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 23:01

Le grand livre pour sauver la planète de Brigitte Bègue et Anne-Marie Thomazeau (avec la participation de Yann Arthus-Bertrand, Allain Bougrain-Dubourg, Jean Louis Etienne, Jean-Marie Pelt et Aminata Traoré. Images de PEF), publié chez Rue du monde en août 2009.

 

Les éditions Rue du Monde donnent l’exemple puisque Le grand livre pour sauver la planète est imprimé sur du papier Condat mat Périgord, issu de forêts gérées durablement.

Très bien illustré par de superbes photos que viennent compléter les dessins de PEF, l’ouvrage passe en revue tout ce qui touche à l’avenir de cette planète dont nous avons hérité mais qu’il est urgent de préserver si nous ne voulons pas que nos enfants, petits-enfants…nous accusent de l’avoir sabotée, rendant leur vie future très difficile, voire impossible.

Les ressources en eau, la forêt, la qualité de l’air, le réchauffement climatique, le problème des déchets, la fin des hydrocarbures, les choix à faire pour le futur, le partage des richesses et l’éco-solidarité, tout est passé en revue. Beaucoup d’informations peuvent intéresser tous les lecteurs. On y apprend par exemple que des coopératives brésiliennes (marque Veja entre autres) fabriquent des chaussures de sport avec du caoutchouc sauvage d’Amazonie payé aux producteurs 30% plus cher que le cours du marché et du coton bio du Nordeste.

Si chacun de nous pouvait réaliser qu’au cours de ces trente dernières années, 30% des ressources naturelles de la planète ont disparu, la prise de conscience serait immédiate et efficace. La participation de grands témoins apporte un éclairage très intéressant. Jean-Marie Pelt, biologiste réputé, nous prouve que la biodiversité n’est pas un vain mot, citant l’exemple de l’if, un conifère, qui a failli disparaître de la surface de la terre et qui, sauvé à temps, permet aujourd’hui de faire un médicament contre le cancer.

Il ne faut pas se priver de découvrir et redécouvrir Le grand livre pour sauver la planète, non pour nous alarmer mais pour nous informer, changer nos mauvaises habitudes et… sourire aussi grâce à l’humour de PEF.

 

Jean-Paul

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14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 23:01

Rendez-vous ce soir à la salle des fêtes Ozon ! Le concert débute à 20h30.

 

affiche concert cantar

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