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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 23:01

Les semaines passent, les week-end également et nous sommes plus que jamais mobilisés pour soutenir Jean-Paul. Ainsi, entre aujourd'hui et demain, nous proposons qu'un maximum de personnes lui envoient une carte postale de leur choix.

 

500 jours de prison pour un homme innocent et injustement condamné est inacceptable ! C'est pour cela que l'on ne lâchera pas et que l'on continuera d'alimenter ce blog.

 

Nous comptons sur votre soutien et votre amitié pour que cette opération soit un succès.

 

Bonne semaine à tous.

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12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 23:00

Jean-Paul avait consacré, il y a quelques semaines, une chronique littéraire sur un recueil de poèmes d'auteurs de Chiapas. Quelle belle surprise d'avoir reçu quelques jours après un message de la poète mexicaine Marisa Trejo Sirvent qui nous a proposé ainsi un autre de ses poèmes que nous vous offrons aujourd'hui. La poète a également envoyé un message à Jean-Paul qui sera certainement très touché par ce geste. L'équipe du blog tenait à nouveau à la remercier.

 

Banlieue de Paris 

"Du Sud nous sommes Venus parmi les grains de café et des bananiers verts et des orangiers acides”.   

Rosario Castellanos 

 

Un jour, ça fait 75 ans,

ils ont dit : ʺvenez tousʺ

et ils ont commencé à venir

de tous les endroits,

main d´œuvre pas chère

pour édifier le développement d´autres.      

Pendant ce temps ils restaient marginés

dans les quartiers insalubres,

cachette de rats et de la tendresse.

Des enfants noirs qui ne voient

que la fumée des usines,

des fenêtres où il n´entre que le froid,

des garçons arabes et martiniquais

en jouant en escaliers,

des jeunes de l´Espagne ou du Portugal,

dès porteries regardent la pluie.

des terrasses du gens de l´Amérique Latine,

du linge de la couleur du tropique,

récemment lavé.

des petites rues, des ghettos.

Terre de blancs,

amour, racisme et périphérie.

 

Marisa Trejo Sirvent, Paris, 1981.

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11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 23:01

Dormir à terre et autres nouvelles de José Revueltas

chez Les fondeurs de briques, 2008, 208 pages

 

9782916749075Tranches de vie, histoires courtes, petits plaisirs que l’on peut s’offrir sans traîner, les nouvelles peuvent intéresser tous les types de lecteurs et sont un excellent moyen d’entrer en littérature pour ceux que la longueur d’un roman effraie. En découvrant cet ouvrage de José Revueltas (1914 – 1976), on plonge dans un livre dépaysant à souhait, un livre écrit par quelqu’un qui a toujours refusé de se soumettre, envoyé au bagne parce qu’il était communiste puis exclu parce qu’il n’était pas dans la ligne officielle.

 

Avec Dormir à terre, on découvre douze autres nouvelles dans ce livre traduit de l’espagnol par Philippe Chéron. Un port, des prostituées dont l’une d’elles, la Chunca, a un enfant de sept ans, et le lecteur est tout de suite placé auprès du quotidien de ces gens simples. Sur un bateau, le Triton, le quartier-maître Galindo refuse d’embarquer l’enfant que la Chunca veut lui confier pour qu’il l’emmène jusqu’à Veracruz. Les souvenirs remontent puis la tempête arrive, terrible, et c’est la surprise finale.

 

C’est bien écrit avec des descriptions précises et beaucoup de nostalgie. José Revueltas parle aussi des Indiens, comme dans une autre nouvelle, Barra de Navidad : les Indiens restent muets, plongés dans leurs pensées, bien qu’il soit possible qu’ils ne pensent à rien. Ils donnent toujours l’impression d’avoir perdu quelque chose de fondamental, qui leur appartenait de plein droit et qu’ils ne récupèreront jamais . »

 

Les nouvelles s’enchaînent : Dieu sur la terre, terrible, dramatique, avec cette violence omniprésente au Mexique, Quelles ténèbres, du sang de la douleur, L’abîme, l’angoisse, la peur, Le langage de personne avec une épidémie de typhus et Carmelo qui veut louer un malheureux lopin de terre à Doña Aquilina qui refuse puis…, le mot sacré, etc… Tirées de trois recueils différents, ces treize nouvelles ont été écrites par José Revueltas entre 1941 et 1971 pour la plus récente, Hegel et moi. L’avantage d’un recueil de nouvelles, c’est que l’on peut papillonner au gré de ses fantaisies à l’intérieur d’un même livre. Alors, ne vous en privez pas !

 

Jean-Paul

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10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 23:01

"Le sentier serpente à flanc de coteau surplombant la vallée qui s’élargit après un long défilé entre les montagnes. Quelques terrasses abandonnées témoignent d’une activité humaine qui fut intense. Je repense à la fameuse chanson de Jean Ferrat : «  Avec leurs mains dessus leurs têtes, ils avaient monté des murettes jusqu’au sommet de la colline… »

 

Soudain, le petit chemin s’engage sous les chênes verts. Un peu d’obscurité précède ce lieu enchanteur, ce coin de nature toujours chaud, souvent ensoleillé où il fait bon s’arrêter un moment pour respirer le bonheur d’être en pleine nature. Les rochers, usés par des siècles de pluies, d’orages et de vent du midi, forment des fauteuils naturels plus confortables que le plus moelleux des canapés. Quelques fleurs, les premières de la saison, éclosent sans attendre, pour annoncer longtemps à l’avance l’arrivée du printemps. Pourtant quelle que soit la saison, l’on est bien ici pour contempler la rivière tout en bas, écouter les bruits de la nature, oubliant l’écho sourd de la circulation s’échappant de la route nationale encombrée de camions et d’autos.

 

Fermez les yeux et le bonheur d’être là est complet, si bien entouré, dans ce lieu dont il sera très difficile de s’échapper, pour mieux y revenir à la prochaine occasion."

 

 

J’ai écrit ce texte au cours de l’atelier d’écriture animé par Jean-Paul MICHALLET. Nous participions à « Dis-moi dix mots qui nous relient » dans le cadre de la semaine de la langue française et de la francophonie. Les 10 mots proposés étaient : fil – accueillant – avec – cordée – harmonieusement – agapes – réseauter – chœur – complice – main. Au Pont du Gard, une exposition a permis de présenter quelques extraits de ce qui a été écrit autour du mot  accueillant  et la phrase « fermez les yeux… » est dans l’exposition.

 

Jean-Paul

 

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9 juin 2011 4 09 /06 /juin /2011 23:01

1ère partie

 

Je regrette de ne pas avoir eu avec moi de quoi prendre des notes : la liste aurait pu s'allonger encore et encore...

 

En deux heures de temps, je venais de revivre la semaine passée à Privas.

 

Un autre ressenti très fort fut la description de la vie carcérale.

 

Quand l'abbé Wiel parlait, je voyais Jean Paul. Et ce fut une épreuve. Les brimades. La peur des autres détenus (les « pointeurs » (violeurs d'enfants dans le langage des prisons) sont au plus bas de l'échelle des détenus. Les 4 premiers mois dans une petite prison, puis le transfert, sans en avoir été informé, vers Fleury-Merogis (5000 détenus !), heureusement en quartier d'isolement. Et les affaires personnelles (vêtements, ...) qui ne suivent pas, parce que le transporteur veut être payé d'avance... Il faudra que ce soit la famille qui paye pour que les affaires soient enfin transférées ! Et deux ans plus tard un nouveau transfert, vers une autre prison, sans quartier d'isolement cette fois-ci. Et les caillassages dans la cour de promenade par les autres détenus (pointeur...) à tel point qu'il finit par ne plus se rendre aux promenades pour ne pas être blessé. La rencontre avec ce détenu dont il se persuade très vite qu'il est lui aussi innocent. Et qui, lors de la révision de peine, n'obtient pas de remise de peine parce qu'il refuse d'avouer... un crime qu'il n'a pas commis ! Les parloirs, difficiles à obtenir, parcours du combattant pour la famille, les heures de routes pour ½ heure de parloir. Les appels à ne pas rater, sous peine de perdre son tour et donc un déplacement du visiteur « pour rien »...

 

Et le plus dur fut sans doute de comprendre que, lors du procès en appel, si la mère des enfants n'avait pas fini par

« craquer », tous les accusés seraient à ce jour en prison...
 

Et comme le dit l'abbé Wiel, ce sont non seulement les vies des innocents condamnés qui sont détruites mais aussi celle de leur famille, de leurs enfants...

 

Alors quand j'ai pris la parole à la fin de cette conférence pour parler de Jean Paul, c'est la gorge extrêmement serrée que j'ai essayé de faire comprendre que ce que nous avions vécu à Privas, ce que Jean-Paul vivait depuis des années et continuait de vivre ressemblait étonnamment à ce que nous venions d'entendre.

 

Il faut le faire savoir.

 

Et ne jamais lâcher. » 

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8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 23:01

Nous retrouvons le témoignage de la personne ayant assisté à la conférence de l'abbé Dominique Wiel en 2007 quelques jours après la condamnation de Jean-Paul.

 

1ère partie

 

Alors non, je ne vais pas faire un compte rendu de cette soirée. Mais je vais essayer de retranscrire ce que j'ai pu ressentir ce soir.

 

Pour commencer, j'ai été frappé par la similitude des affaires, le nombre de points communs. Au cinéma, on parlerait de remake...

  • Tout d'abord, ce soir, c'est un prêtre qui nous parlait. Et comment ne pas faire aujourd'hui le rapprochement entre un prêtre, et un instituteur ? Un instituteur de la génération de Jean-Paul, pour qui l'intérêt de l'enfant passait avant le sien ? Deux hommes tournés vers les autres...
  • L'abbé Wiel nous a dit que lors de ces interrogatoires, les gendarmes finissaient par vous faire dire ce qu'ils voulaient. Quand il s'est rendu compte de cela, il ne répondait plus que de façon minimaliste.
  • L'une des parties civiles d'Outreau avait déjà tenté de déposer une plainte pour viol à l'encontre du mari d'une voisine pour se venger d'une histoire de vol de pension...
  • L'aîné des trois enfants (qui accusait leur père de viol) a commencé par accuser son père de violer sa fille aînée (16 ans, fille d'un premier mariage). Cette fille a été entendue par la police, et a certifié qu'il ne s'était jamais rien passé. Elle a été auscultée par un gynécologue qui a certifié qu'elle était toujours vierge. Et malgré cela, malgré le mensonge évident de l'enfant, sa parole n'a pas été mise en cause pour les accusations qu'il portait contre son père.
  • L'abbé Wiel nous a dit qu'il n'avait pas préparé sa défense, que lorsque les gendarmes lui avaient dit qu'il risquait 10 ans, il a répondu d'un ton léger « on verra bien, ce n'est pas fait ! » tellement il lui semblait impossible de se voir condamner pour des actes qu'il n'avait pas commis.
  • La psychologue qui a fait l'expertise des enfants, expertise accablante pour les accusés, a été très décriée par la suite…
  • Lorsque l'aîné a parlé de viol à la maman de la famille d'accueil, celle-ci a aussitôt téléphoné aux autres familles d'accueil en expliquant les accusations. Avant même d'être entendus par les enquêteurs, les enfants savaient déjà quoi répondre... Je n'ai pas pu m'empêcher de penser à certaines personnes de Sarras qui faisaient le tour des familles...
  • Et cet enfant, partie civile, qui à la question d'un avocat « qu'est-ce qu'il te faisait ? » répond... il me touchait le bras !!!

 

A suivre...

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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 23:01

Quelques jours après le premier procès, les proches de Jean-Paul se sont intéressés à d’autres affaires du même type où des innocents injustement accusés ont été condamnés. Le 1er octobre, l’abbé Dominique Wiel, innocenté d’Outreau, donne une conférence à Valence, un ami de Jean-Paul y participe et nous envoie ce compte rendu bouleversant.

 

Depuis Dominique est devenu un membre du comité de soutien (photo ci-dessous au moment de la signature) et a donné une extraordinaire conférence à Tournon quelques semaines après la condamnation de Jean-Paul en 2007. signature wiel

 

Nous ne pouvons pas reconstituer cette conférence donnée à Valence, mais le texte écrit par l’ami de Jean-Paul donne la mesure de la puissance de la parole de Dominique Wiel :

 « Je me suis rendu ce soir à la fac de droit de Valence, parce que l'abbé Wiel, injustement condamné lors du procès d'Outreau, venait faire une conférence.

 

Je suis donc venu un peu par « curiosité », pour entendre ce que cette personne qui a passé 31 mois de sa vie derrière des barreaux sans avoir commis le moindre crime pouvait dire sur son expérience, Mais aussi -et surtout- pour essayer de parler de Jean Paul. Parce qu'il est essentiel que nous parlions de lui et de cette affaire. Parce qu'il faut que nous nous fassions entendre. Parce qu'il faut que l'innocence de Jean-Paul soit reconnue. Et vite!

 

Je sors de cette conférence bouleversé. Et je tiens à faire partager ce que j'ai pu ressentir ce soir.

 

Bien sur, l'histoire même de cet homme est bouleversante par ce qu'il a vécu pendant ces années.

 

Mais ce qui m'a profondément ébranlé ce soir, ce sont les similitudes entre « l'affaire  d'Outreau » et celle de Sarras. Parce que l'on peut parler d'une « Affaire de Sarras ». Outreau, j'en avais entendu parler à l'époque, comme tout le monde mais sans réellement chercher à comprendre l'affaire dans les détails. Ce que j'en avais retenu, c'est l'accusation et la condamnation d'adultes suite à des accusations d'enfants, Et puis un procès en appel qui permet de mettre enfin la vérité à jour. Une construction de mensonges qui s'effondre.

 
Et à la sortie, des vies broyées, des familles explosées...

 
Et une institution judiciaire qui a du mal à se remettre en cause, malgré une enquête parlementaire extrêmement médiatisée.

 

A suivre...

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6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 23:01

1ère Partie de la lettre

 

Hier c'est l'atelier théâtre qui s'est terminé après onze séances de travail avec le Directeur du Théâtre des 13 Vents de Montpellier (scène nationale) ou son metteur en scène qui pouvait le remplacer. Ils nous ont fait travailler sur une pièce d'un auteur US, Will Eno, traduite et adaptée par Jean-Marie Besset, le directeur des 13 Vents.

Texte en mains, nous avons joué les scènes principales de cette pièce en deux actes devant deux journalistes et plusieurs personnes du SPIP (Service Pénitentiaire d'Insertion et de Probation).

C'était assez motivant et très intéressant de jouer avec quelques camarades qui, comme moi, ont pu trouver là l'occasion de développer certains talents.

Quand je jouais mon rôle, je me souvenais de ces nombreuses pièces de théâtre que j'ai pu faire produire par mes élèves. Hélas, je gardais ça pour moi... toujours pour préserver ma sécurité...Ici, comme la plupart de ceux que je côtoie ont fait des bêtises et sont souvent des récidivistes, c'est peine perdue d'essayer de leur expliquer que je suis INNOCENT, que j'ai été condamné pour des actes que je n'ai pas commis et que je suis incapable de réaliser.

J'ai été content d'apprendre que la soirée avec Cantar s'était très bien passée. Merci d'avoir proposé ces musiciens au Comité de soutien. Quant au livre que tu me conseilles,.., je préfère attendre car j'ai une pile énorme de bouquins en attente. En ce moment, je suis en train de lire des romans policiers (pas ma tasse de thé !) pour le Festival du Roman Noir pour lequel nous devons élire le meilleur livre...

 

J'espère que vous vous maintenez en bonne forme ...

 

Je vous embrasse bien fort ...

Jean-Paul

 

P.S. Demain matin, je vais revoir Ghislaine, avec Vincent, comme pratiquement chaque samedi. Ils devront se lever très tôt parce qu'il faut qu'ils se présentent à 8h pour un parloir à 8h30. Ces visites me font un bien fou et m'aident beaucoup à tenir.

 

N'hésitez pas à nous adresser par l'intermédiaire de notre adresse mail, vos extraits de courrier, les questions que vous souhaiteriez poser à Jean-Paul et toutes vos suggestions.

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5 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 23:01

Comme nous le faisons régulièrement, nous diffusons aujourd'hui des extraits d'un courrier écrit par Jean-Paul à des amis. Merci à eux de nous faire partager le quotidien d'un innocent injustement emprisonné ! 

 

Villeneuve-lès-Maguelone, le 27 mai 2011

 

Mes très chers amis,

 

Depuis le 24 décembre, jour où j'ai reçu votre lettre, plusieurs mois se sont passés et j'ai envie de dire « tant mieux », même si ma réponse se fait désirer...

C'est la saison la plus difficile et la plus pénible parce que, à cause de la chaleur sûrement, la tension monte et les gars sont plus nerveux. Les soirées sont plus longues et il faut supporter les cris et la musique jusqu'à une heure très tardive. Depuis leur fenêtre, ils se parlent en hurlant. Je ne comprends pratiquement rien de ce qu'ils se disent et ça dure... Et puis, il y en a un ou deux qui mettent les haut-parleurs de leur chaîne hi-fi, même mini, contre la grille de leur fenêtre et il faut supporter du raï, de la techno, du rap ou je ne sais quoi mais au bout d'un moment, ça saoule. Personne n'intervient côté surveillance.

Peut-être pensez-vous qu'il serait plus simple de protester mais il faut surtout s'en abstenir car c'est encore pire alors. L'autre soir, un de mes voisins a crié son ras-le-bol. Alors, les insultes ont fusé et la situation a empiré au lieu de se calmer. Jusqu'à ces jours-ci, je gardais ma fenêtre fermée pour atténuer ces nuisances mais avec ces journées dignes d'un mois de juillet, j'ai besoin d'un peu d'air frais...

 

A part ça, grâce à mon travail, mes semaines passent plus vite puisque je suis occupé du lundi au vendredi (7h30-11h15 et 13h30-17h15). Bien sûr, il faut manier balai et serpillière, vider les poubelles et nettoyer les tables mais je ne me sens pas dégradé par ces tâches parce que je peux aider à la bibliothèque et être au contact des enseignants qui interviennent au centre socio-pédagogique.

Il y a aussi ces étudiants du GENEPI (Groupement National d'Enseignement aux Personnes Incarcérées) qui forcent mon admiration parce qu'ils interviennent bénévolement.

J'arrive aussi à trouver un moment pour écrire au moins un article par semaine mais je ne peux plus suivre le cours d'espagnol qui me plaisait bien.

 

A suivre...

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4 juin 2011 6 04 /06 /juin /2011 23:01

Quelle actualité ? (Éditorial du 3/06/2011)

 

Régulièrement, au cours de ces derniers mois, un évènement est venu phagocyter le reste de l’actualité. Depuis la mi-mai, DSK monopolise les antennes, fait la une de tous les journaux et nous avons beaucoup de peine à savoir ce qui se passe en Syrie, comment la lutte des opposants à Kadhafi évolue, ce qui est en train de se construire en Egypte et en Tunisie, pourquoi Israéliens et Palestiniens n’arrivent toujours pas à partager les mêmes terres, etc…Ben Laden est déjà passé aux oubliettes. Xavier de Ligonnès paraît bien loin et un nouveau volcan islandais a bien du mal à se frayer une place.


Du jour au lendemain, un fait qui paraissait incontournable et qui était omniprésent, peut passer à l’arrière-plan et même être carrément oublié pour laisser place à un matraquage obsédant qui se révèle très malsain. Alors que les médias semblent exploiter avec un malin plaisir la chute d’un homme qui, la veille, paraissait très puissant, donné comme le futur président de la République française, la vie continue partout dans le monde. Des femmes et des hommes vivent, tentent de survivre, souffrent, meurent aussi, sont victimes de terribles injustices ou de maltraitances insupportables. Tout cela est mis de côté, oublié, négligé.

 

Pourquoi cette actualité que nous voudrions aussi connaître avec explications et commentaires les plus complets possibles, serait-elle toujours négative, toujours dans la souffrance et la douleur ? Si nous observons les sommaires des journaux télévisés ou imprimés, les faits positifs sont rares même dans ce que l’on nomme le « people », lorsqu’une personne célèbre attend un enfant, par exemple… Et cette course après l’actualité nous donne rarement les moyens de réfléchir et donc d’agir de façon citoyenne, responsable, politique.

 

Un fait récent doit aussi être examiné : les médias traditionnels sont aujourd’hui obligés de coller au phénomène Twitter, ces tweets (gazouillis) qui véhiculent l’information en quelques mots. La mort de Ben Laden a été annoncée d’abord par un de ces fameux gazouillis mais, trop souvent, les informations ne sont pas vérifiées, leurs sources ne sont pas sûres.

 

En attendant, pendant que la Tunisie accueille les réfugiés libyens (contrairement à la frileuse Europe), un mouvement incroyable est en train de se développer en Espagne avec les Indignados, en référence au fameux livre de Stéphane Hessel. Devant le conformisme et le manque d’imagination de nos politiques, ce mouvement pourrait bien s’étendre…Si elle était là, la véritable actualité ?

 

Les chiffres de la semaine 


20 000 Tunisiens auraient quitté leur pays depuis la chute de Ben Ali, le 14 janvier.

 

3 994 personnes ont été tuées sur les routes, en France, en 2010.

 

105 livres électroniques ont été vendus par Amazon depuis le 1er avril, pour 100 livres papier.

 

57 ans après son dernier titre, Lille est à nouveau Champion de France de football.

 

Jean-Paul

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