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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 23:01

Depuis que nous avons ouvert le blog, vous vous êtes aperçus à quel point Jean-Paul apprécie le cyclisme. Il paraissait incontournable qu'il présente la Grande Boucle 2011 dans le magazine de la Feuille d'Hector.

 

 

3 224,5 km et 4 grandes arrivées au sommet

Du samedi 2 au dimanche 24 juillet, le 98ème Tour de France sera à nouveau le feuilleton quotidien de notre été. Chaque année, cette épreuve mythique nous permet de visiter une bonne partie de l’hexagone, mettant chaque jour en valeur de merveilleux paysages et d’incroyables villages.

Cette année, une seule incursion à l’étranger est prévue. En effet, dans la troisième semaine, la course basculera de l’autre côté des Alpes, en Italie. Si le Nord et l’Est sont négligés, ces régions auront la visite du Tour dans les années à venir, l’organisateur sachant bien répartir le bonheur d’accueillir l’épreuve cycliste la plus célèbre du monde.

Le départ sera donné en Vendée, le samedi 2 juillet. Contrairement à l’habitude, c’est une étape en ligne (Passage du Gois – Mont des Alouettes) qui ouvrira les festivités. Le lendemain, un contre-la-montre par équipes assurera le spectacle aux Essarts. Puis, la course remontera en direction de la Bretagne où deux étapes promettent de déchaîner un engouement populaire impressionnant : une arrivée à Mûr de Bretagne et une autre au Cap Fréhel. Après la Normandie, ce sera cap au sud par le centre de la France et le Massif Central. Le final à Super Besse puis les cols du Pas de Peyrol, de Perthus et de Prat de Bouc avant l’arrivée à Saint-Flour promettent déjà un beau spectacle.

Après une journée de repos au Lioran (Cantal), il sera temps de penser aux Pyrénées qui proposeront deux arrivées en altitude : Luz-Ardiden et le Plateau de Beille.

 

Dimanche 17 juillet : le Tour arrive à Montpellier !

Avec la chaleur estivale, l’étape Limoux-Montpellier (192 km) promet d’être usante mais elle permettra aux coureurs de tourner les jambes pour évacuer les toxines accumulées sur les pentes pyrénéennes. La course passera par Pignan et Lavérune pour entrer dans Montpellier par la N 109. L’arrivée sera jugée Avenue de Vanières, vers 17 h.

Après cette étape en Languedoc-Roussillon, les coureurs gagneront…en voiture le sud de la Drôme pour y passer la seconde journée de repos, le lundi 18 juillet. Serre-Chevalier et le sommet du Galibier donneront l’occasion aux meilleurs grimpeurs de creuser des écarts significatifs. Le contre-la-montre individuel de Grenoble assurera les dernières places d’honneur avant l’ultime étape se terminant sur les Champs-Élysées, le TGV ayant permis à tous les coureurs de regagner Créteil où sera donné le dernier départ.

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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 23:01

Jean-Paul nous relate sa participation en tant que jury du Festival International du Roman Noir en chroniquant les deux ouvrages récompensés par le prix « Derrière les murs », récompense attribuée par des détenus de la maison d’arrêt de Villeneuve-lès-Maguelone.  

 

Lorsque j’ai dit à Karine P., du Service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP), de m’inscrire pour le prix Derrière les murs du Festival international du roman noir (FIRN) de Frontignan, je ne pensais pas que cela se terminerait par une passionnante rencontre avec deux très bons auteurs.

mecanique_de_langoisse.jpg

Auteur de la BD La mécanique de l’angoisse (Editions 6 pieds sous terre), Fabrice Erre a détaillé son travail qu’il réalise en parallèle avec son métier de professeur d’histoire-géographie. Sa simplicité et ses explications très concrètes donnent envie de se lancer, même s’il reconnaît que c’est une lourde tâche à mener à bien, la réalisation d’un album. Maintenant, il dit qu’il commence à se faire aider par un scénariste. Son terrible robot qui sème mort et destruction  dans la ville, déchaîne les passions et sert de révélateur pour les lâches et les ambitieux. L’auteur ne se gêne pas pour lancer quelques clins d’œil en direction de certains élus et hommes de pouvoir toujours prêts à privilégier leurs intérêts, stratégie politique, économique et pourquoi pas militaire, toujours étroitement mêlés (Editions 6 pieds sous terre).

 

 

couv_harmoniques.jpgLongtemps, nous avons attendu l’arrivée de Marcus Malte, l’écrivain dont nous avions, et de loin, préféré le livre : Les Harmoniques (Gallimard, série noire). Enfin, il est arrivé… Il avait manqué son train. L’homme séduit d’emblée. Dès qu’il prend la parole, tout le monde écoute. Il nous explique que, la plupart du temps, lorsqu’il commence un roman, il ne sait pas où cela va le mener. C’est au fur et à mesure de l’écriture qu’il choisit une parmi les diverses options qui se présentent. Plus on avance dans la lecture de son roman et plus c’est passionnant. Les références régulières faîtes au jazz pourraient susciter la réalisation d’un CD qui accompagnerait formidablement la lecture. Bien sûr, nous avons parlé des pages racontant toute l’horreur de la guerre dans les Balkans. Marcus Malte reconnaît qu’il n’était pas là-bas et qu’il s’est simplement documenté. Voilà tout le talent d’un écrivain ! En le lisant, chacun est persuadé qu’il était présent, décrivant avec précision et émotion toutes les souffrances des gens, du peuple. Simple et disponible, Marcus Malte a séduit par sa présence, comme il avait séduit auparavant les lecteurs avec Les Harmoniques.

 

Jean-Paul

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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 23:01

1ère Partie

 

Souvent, lorsque l'on discute de l'affaire de Jean-Paul, on ne comprend pas comment on a pu en arriver à deux condamnations. Nous essayons, depuis l'ouverture du blog, de l'expliquer du mieux possible. 

Aujourd'hui, nous allons reprendre quelques extraits de l'article rédigé par Pascale Robert-Diard afin de comprendre comment tout a pu s'emballer pour Loïc Sécher lorsque ce type d'accusations a lieu :

 

"Comment en est-on arrivé là ? L’affaire Loïc Sécher se présente comme bien des dossiers d’agressions sexuelles. Pas de preuves, pas d’ADN, mais la parole d’une accusatrice contre celle d’un accusé. Entre les deux, la cour et les jurés doivent choisir. Ils ont devant eux, d’un côté, un homme célibataire de 40 ans, ouvrier agricole, dont les psychiatres décrivent la personnalité troublée depuis qu’il s’est découvert un goût mal assumé pour les hommes. Il boit, a perdu son travail, des témoins font état de scènes de violence. De l’autre côté, ils ont Emilie.

 

Une adolescente en miettes, déscolarisée, alternant séjours en hôpital psychiatrique et cures de désintoxication. A l’audience, elle est prostrée, mutique. Ils vont donc juger l’histoire d’Emilie telle que le dossier d’instruction la raconte et que tous les témoins, son père militaire, sa mère puéricultrice, ses professeurs de collège, les experts psychiatres, la confirment.

 

Elle commence au cœur de l’hiver 2000.

 

Emilie a 13 ans, et elle présente soudainement de sérieux troubles du comportement.

 

Anorexie, fugues, échec scolaire, crises d’angoisse. Autour d’elle, on s’affole et on suspecte aussitôt un abus sexuel. Dans la salle des profs du collège, il est alors beaucoup question de la circulaire «concernant les violences sexuelles» envoyée trois ans plus tôt par la ministre de tutelle, Ségolène Royal, à tous les responsables d’établissement scolaire, les incitant à entendre «la parole de l’enfant qui a trop longtemps été étouffée», à «redoubler de vigilance», et à signaler immédiatement aux autorités judiciaires les confidences des élèves «sur les faits dont ils affirment être victimes».

 

Au médecin scolaire, à sa soeur aînée, à sa professeure principale, Emilie confie qu’un garçon d’un village voisin a tenté d’abuser d’elle. Le fils d’une amie de sa mère, dit-elle à l’un. Un certain Sébastien, dit-elle à l’autre. Au collège, la rumeur enfle et Emilie va de plus en plus mal. A une copine, Emilie montre un jour des «bleus» aux bras et dit avoir été violée et battue par un ami de ses parents. Les professeurs se muent en officiers de police judiciaire, convoquent l’adolescente, en présence de son amie, et l’interrogent.

 

Emilie leur déclare avoir été abusée à trois reprises et précise ses accusations en décrivant un homme adulte, sans enfant et sans travail, qu’elle refuse de nommer. Le procureur de la République est alerté, l’enquête commence.

 

Informés des propos de leur fille, les parents expliquent aux gendarmes qu’une seule personne de leur entourage correspond à la description d’Emilie et donnent le nom de Loïc Sécher, un ouvrier agricole avec lequel ils ont cessé toute relation depuis qu’il s’est mis à boire.

 

Entendue à son tour, Emilie confirme le nom de Sécher, décrit plusieurs scènes d’agression au cours desquelles, dit-elle, il lui a imposé des fellations. Le lendemain, Loïc Sécher est interpellé. Ses protestations d’innocence n’y font rien. Il est aussitôt mis en examen et écroué pendant plusieurs mois. Un examen médical révèle que la jeune fille est vierge.

 

Deux expertises psychologique et psychiatrique certifient qu’Emilie ne présente «aucune tendance à l’affabulation» et que rien ne peut mettre en cause «la crédibilité de ses dires».

 

Ses contradictions – sur les agresseurs qu’elle a désignés avant Loïc Sécher – sont interprétées par les psychiatres comme un élément supplémentaire de crédibilité et de souffrance. L’avocat de Loïc Sécher, MeYann Choucq, demande en vain une confrontation de son client avec son accusatrice. On lui répond, certificat médical à l’appui, que la jeune fille n’est pas en état de supporter une telle épreuve. Après un an de détention provisoire, Loïc Sécher est libéré.

 

Emilie proteste et accuse le juge d’instruction de ne pas comprendre sa «détresse »… "

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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 23:01

1ère Partie

 

Article du Monde du 14/04/2010

"Peut-être se souviennent-ils encore de son nom, Loïc Sécher. Mais les traits de son visage ont dû s’effacer de leur mémoire. Ils étaient jurés, il était accusé. Viols et agressions sexuelles sur mineure, du moche ordinaire de cour d’assises. A la majorité, ces jurés n’ont pas douté. A Nantes, lors d’un premier procès en décembre 2003, puis en appel à Rennes, en mai 2004, ils ont reconnu Loïc Sécher coupable et l’ont condamné à seize ans de réclusion criminelle. 

Juste au moment où, devant une autre cour d’assises, s’ouvrait le premier procès d’Outreau – avec ces enfants victimes qui bouleversent l’opinion et qui s’avérera plus tard un désastre judiciaire…

 

C’est à eux que l’on pense, au moment où la commission de révision des condamnations pénales va se prononcer sur le sort de Loïc Sécher. Parce que, bien davantage que les magistrats professionnels qui les entouraient, ces jurés pourraient être chacun d’entre nous. Mardi 13 avril, si la chambre criminelle de la Cour de cassation siégeant en commission de révision suit l’avis de l’avocat général Gilles Lucazeau, elle devrait prononcer l’annulation du verdict de condamnation de Loïc Sécher. Autrement dit, reconnaître que cet homme a été victime d’une erreur judiciaire."

 

On peut alors se poser la question pour les jurés qui ont eu la lourde responsabilité de juger Jean-Paul Degache à deux reprises. Comment arriver en en moins de cinq jours à comprendre et juger une affaire qui s'étale sur une dizaine d'années ? Comment se rendre compte d'une situation lorsque l'on n'a pas toutes les pièces en main ? Encore une fois, l'aspect émotionnel prend le dessus sur le rationnel. L'oralité des débats et la multiplication des témoignages amènent également une profonde confusion. Et au final, si l'on essaie de se mettre à leur place, on arrive à comprendre quelle peut être l'influence des magistrats professionnels qui conduisent les débats.

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26 juin 2011 7 26 /06 /juin /2011 23:01

Cette semaine, il nous paraît indispensable de revenir sur l'affaire Sécher dont l'épilogue judiciaire a eu lieu vendredi dernier et qui s'est traduit par l'acquittement de l'accusé injustement condamné. Ainsi, nous vous proposons d'analyser les défaillances de l'institution judiciaire et de les mettre en parallèle avec l'affaire de Jean-Paul Degache.

 

 

Pascale Robert-Diard avait écrit dans "Le Monde", le 14 avril 2010, un poignant article sur Loic Sécher, quelques jours avant un premier examen de son dossier par la Cour de révision.

 

Cet article, nommé « les dangereuses vérités d’Emilie » et dont nous reproduisons quelques lignes nous montre plusieurs éléments caractéristiques de ce type d’affaire, qu’évidemment, on retrouve chez Jean-Paul Degache.

 

D’abord, une affaire sans preuves, où c’est « parole contre parole », ensuite, un coupable idéal, ici, le marginal du village, là, le directeur d’école très exposé…

 

Ensuite, des accusatrices qui ont déjà accusé à tort des hommes d’abus sur elles… des versions qui varient et qui évoluent.

 

Enfin, des experts qui à aucun moment ne jouent leur rôle en prenant un minimum de recul, persuadés que la parole de l’accusatrice est sacrée, et que les variations, les accusations précédentes renforcent leur crédibilité !

 

On pourrait ajouter une instruction à charge menée par des enquêteurs dépassés, trop impressionnés par ce qui s’avère être « l’affaire de leur vie » et des éléments à décharge tellement évidents qu’ils sont ignorés.

 

Pourtant, quelques journalistes en ont parlé, un peu, ont souligné les dysfonctionnements de l'institution judiciaire, son emballement… mais qu'en restera-t-il dans quelques semaines, dans quelques mois ?

 

L’ennemi de la justice reste le lieu commun, l’évidence, le jugement à l’emporte pièce et l’avis systématique des observateurs doublé d’une capacité à s’émouvoir et à s’outrer quasiment automatique à la moindre affaire. Là où la règle de droit devrait être respectée, ici le doute qui doit profiter à l’accusé, là, la présomption d’innocence, ailleurs, l’instruction à charge ou à décharge, on se retrouve avec des raisonnement complètement viciés, des raccourcis, des pressions qui finissent par conduire des innocents en prison, Loïc Sécher, Dominique Wiel, Jean-Paul Degache… et combien d’autres encore ?

 

A suivre...

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25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 23:01

Jean-Paul continue de rédiger l'éditorial de La Feuille d'Hector, journal de la prison. Chaque semaine, il alimente ainsi les colonnes de cet hebdomadaire destiné aux détenus et aux personnes extérieures.

 

Une formidable exigence d’équité (Éditorial du 17/06/2011)

 

Puerta del Sol, Catalunya (photo ci-dessous), Syntagma mais aussi Bastille, Comédie, Bellecour, Capitole et bien d’autres encore, ces places célèbres de Madrid, Barcelone, Athènes, Paris, Montpellier, Lyon, Toulouse reprennent l’écho de la place Tahrir du Caire avec ces rassemblements de jeunes et de moins jeunes Indignados inspirés par le fameux ouvrage de Stéphane Hessel : Indignez-vous ! 

L’exemple espagnol, repris ailleurs, mérite que l’on s’attarde sur ces foules immenses qui protestent contre l’injustice sociale, le chômage et la précarité. La non-violence et l’auto-organisation ainsi qu’un souci permanent d’éviter le désordre et la provocation caractérisent ces Indignés qui savent se mobiliser en utilisant les réseaux sociaux. Les seules violences relevées ont été causées par la police lorsque, par exemple, il lui fut ordonné d’évacuer la place de Catalunya, à Barcelone, afin d’installer un écran géant pour que la foule suive la finale de la Ligue des Champions…

Ces mouvements qui se veulent asyndicaux et apolitiques protestent contre l’oligarchie, contre le pouvoir de l’argent et pour un partage effectif des richesses. Certains réclament la mise en place d’une assemblée constituante pour refonder le système politique. Lorsque des cahiers de doléances ont été ouverts, on réclame des services publics forts, la régulation des marchés financiers, la séparation des banques de dépôt et des banques d’affaires et revient sans cesse la lutte contre la précarité, contre les politiques d’austérité et pour l’intérêt général.

De nombreux militants des partis de gauche comme des mouvements écologistes et libertaires sont présents dans ces rassemblements mais il est difficile d’envisager la suite parce que les solutions proposées par les grands partis traditionnels semblent usées jusqu’à la moelle. Quelle réaction auront-ils devant tous ces jeunes surdiplômés et sans travail ? Le poids de la finance est tel que ce sont les plus humbles qui paient la note de la crise boursière. Quantités d’entreprises sont vendues puis ferment parce que les actionnaires estiment ne pas toucher assez de dividendes. Cette logique-là peut-elle être renversée par une grande révolte citoyenne ? Les Indignados nous montrent la direction alors que l’alternance politique traditionnelle ne semble qu’une simple farce. Ceux qui méprisent ou ignorent les Indignés feraient bien de réagir parce que ce mouvement peut se poursuivre et nous surprendre. À suivre…

 

Les chiffres de la semaine

 

40 % des enfants d’origine française obtiennent le baccalauréat.

 

46 % des enfants de familles immigrées réussissent le bac.

 

70 000 personnes sont hospitalisées chaque année contre leur gré.

 

15,8 millions d’euros constituent le budget du Montpellier Hérault Rugby (Toulouse : 29,53 millions d’euros).

 

Jean-Paul

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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 23:01

Docteur Cole, Une femme médecin de campagne

de Noah Gordon, Le Livre de Poche, 2003, 1996 pour la première édition, 378 pages.

 

Après avoir lu et beaucoup aimé Le médecin d’Ispahan et Shaman, livres que Valérie m’avait fait découvrir, il me restait à lire le troisième volet de l’œuvre de Noah Gordon qui rend hommage au monde médical à travers les âges.

 

Cette fois-ci, l’action se passe à l’époque actuelle, il y a quelques années, et se situe aux Etats-Unis. Le Docteur Roberta J. Cole est une juriste devenue médecin généraliste travaillant dans un hôpital et en même temps pour le planning familial. Son mariage avec Tom bat de l’aile et celui-ci, d’ailleurs, ne tarde pas à demander le divorce. Malgré la promesse d’une promotion interne très intéressante, RJ Cole n’est guère attirée par cela. Malgré les menaces qui se font de plus en plus précises de la part des ligues anti-avortement, elle continue son activité au planning familial.

 

Alors qu’elle est allée dans les montagnes pour vendre une ferme acquise pour quelques vacances, le hasard d’une urgence lui fait découvrir le besoin vital d’un médecin pour tout un territoire qui n’en a pas. Tout au long du récit, l’auteur réalise un véritable plaidoyer pour l’assurance maladie et spécule même sur Bill Clinton pour la mettre en place. Nous savons aujourd’hui que, non sans d’immenses difficultés, c’est Barack Obama qui le fera.

 

Ce livre est une véritable étude de la société nord-américaine avec ses valeurs mais aussi, et surtout, ses défauts. L’histoire va et vient avec parfois peu d’intérêt puis, tout-à-coup, la peur revient, s’en va et l’on tombe sur un épisode savoureux, excellemment décrit. Tout ce que peut être amené à faire un médecin de campagne et ne risque pas d’arriver à un toubib qui exerce en ville ou dans un hôpital nous amène à une très belle conclusion pleine d’optimisme.

 

Jean-Paul

 

Merci à Valérie de m’avoir permis de lire toute cette histoire et d’apprécier un auteur que je ne connaissais pas.

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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 23:01

Hier matin, nous avons reçu un courrier de Jean-Paul dans lequel il faisait le point de toutes les cartes postales reçues. Voici un extrait de sa lettre :

 

Lettre écrite par Jean-Paul le lundi 20 juin 2011

 

"Je vous fais un premier bilan de cette opération 500 jours qui est réussie. Une de plus. Bravo !!! Je ne vous dirai jamais assez tout ce que je vous dois, jamais je ne vous remercierai assez fort pour ce que vous faîtes pour moi, pour nous. C’est tellement précieux.

 

Ce soir, avec les 18 cartes reçues aujourd’hui, on en est à 120 mais ça risque de continuer un peu encore, j’espère. Du coup, le total du courrier reçu a fait un grand bond. J’en suis à 1601 alors que j’ai écrit à 842 reprises. Surtout, j’ai recensé 34 nouveaux correspondants que j’ai regroupés en départements : 7 du Gers, 6 de Haute-Garonne, 5 d’Ardèche, 5 de Drôme, 5 de Saône-et-Loire, 2 de l’Hérault, 1 du Pas-de-Calais, 1 des Yvelines et 1 de l’Isère.

 

Je vous fais parvenir une première partie de la liste des provenances des cartes. […]

 

Voilà, je m’arrête là provisoirement. Il y a encore une bonne liste mais il est trop tard et je vais essayer de dormir malgré tous les bruits parasites…"  


Jean-Paul

 

Nous consacrerons un nouvel article à cette opération dès que nous aurons la liste complète des provenances des cartes postales. Encore merci à vous tous qui avez répondu à notre appel.

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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 23:01

Nous continuons de vous proposer une partie des propos tenus par l'avocate de Jean-Paul, Maître Rault, après le scandale d'Outreau sur les perspectives du système judiciaire français. Avec les affaires Iacono, tout juste remis en liberté, ou Loïc Sécher pour les plus médiatisées, on s'aperçoit que peu de choses ont évolué dans le fonctionnement de l'institution judiciaire française. On pouvait lire hier dans le cadre du proçès Sécher que le ministère public descendait l'enquête initiale de gendarmerie. Facile de faire cela lorsque l'accusatrice retire ses accusations mais n'attend-on pas que ces "professionnels" arrivent à déceler le vrai du faux dès les prémices de l'enquête. Quand on voit comment l'enquête a été diligentée pour l'affaire de Jean-Paul, on prend peur : des gendarmes inexpérimentés, des enfants interrogés seuls sans leurs parents, des expertises plus que douteuses... Mais en aucun cas, cette instruction n'a été remise en cause une seule fois lors des deux procès...

 

1ère Partie :

 

"La justice n’aime pas être mise en cause, elle qui accuse si facilement. Le contrecoup d’Outreau risque d’être inverse aux attentes des justiciables. La justice a fait son mea-culpa. Maintenant elle risque de faire en sorte d’être moins facilement critiquable.  

 

Finalement rien ne change, on continue d’instruire tout autant à charge, ce que pourtant chacun déplore. La responsabilité des magistrats a été d’actualité. Elle ne l’est plus. Sans doute ne faut-il pas s’emballer sur cette question difficile et ce n’est peut être pas une si bonne idée finalement. Il faut que la justice puisse être rendue normalement et que les règles puissent être appliquées. Il ne s’agit pas de délégitimer l’action du juge mais plutôt de s’interroger sur le rôle que l’on assigne à la justice et particulièrement au procès pénal. Il faut aussi s’interroger sur la pertinence de certaines de nos règles de procédure. Par exemple comment pouvons-nous exiger d’un juge qu’il soit convaincu d’une chose et de son contraire ? Instruire à charge et à décharge peut s’avérer complexe car il faudrait pouvoir faire preuve d’un tel degré de neutralité, d’objectivité, d’impartialité que la mission est peut-être impossible.

 

Je n’ai pas de formule magique. Je ne crois pas à la multiplication des juges d’instruction pour les affaires compliquées. Toutes les affaires sont compliquées si on veut les traiter sérieusement, sans rien omettre. Et puis trois juges peuvent se tromper, voire ne pas instruire correctement comme un seul homme. En revanche Outreau n’a pas été la première occasion de constater que la procédure inquisitoire qui est la nôtre avait vécu. Il serait grand temps d’en tirer définitivement les conséquences et de passer à autre chose. Les choses seraient plus claires s’il y avait de véritables accusateurs et des droits de la défense élargis, dignes de ce nom, comme c’est le cas avec la procédure anglo-saxonne. Elle n’est pas parfaite, mais en tout cas, elle permet un débat plus contradictoire à armes plus égales. A-t-on intérêt à accabler un suspect ou à connaître la vérité ? Ça c’est aussi une vraie question.

 

L’attitude face aux victimes doit également nous interroger. A la dictature de l’émotion, omniprésente dans toutes ces affaires, s’ajoute la dictature des victimes. La victime doit se reconstruire, la victime doit être reconnue, comme si le procès pénal constituait une thérapie !

Penser le procès pénal de cette manière revient à le dévoyer, à le détourner des fonctions qui sont assignées pas notre législation.

 

La justice pénale n’est pas faite pour réparer les gens, mais pour caractériser des infractions et pour les réprimer. A cette occasion il lui arrive de réparer des dommages mais il ne faudrait pas inverser l’ordre des choses et lui assigner des missions thérapeutiques qui ne sont pas les siennes et pour lesquelles elle n’a aucune compétence.

 

Chacun doit assurer son rôle et rester à sa place. Ce n’a pas été le cas à Outreau. Ce qui s’est passé à Outreau, en direct en raison de cette importante médiatisation, se produit ailleurs en France. Il faudrait qu’Outreau ne soit pas simplement une bavure de plus. Il faudrait que ça serve vraiment à changer les choses. Ce n’est qu’à ce prix que nous irons vers une justice de qualité et seulement à cette condition que pourra être restaurée son image dans l’esprit des justiciables."

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21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 23:01

Nous publions régulièrement des extraits de courriers afin de vous donner des nouvelles de l'état psychologique et physique de Jean-Paul. Nous vous proposons aujourd'hui deux extraits recueillis dans des lettres destinées à Ghislaine, son épouse, qui permettent d'insister sur la réalité de sa vie quotienne et les difficultés de l'univers dans lequel il a été plongé injustement.

 

 

Lettre du 5/06/2011 :

 

…« J’espère que vous êtes bien rentrés hier après-midi sans être trop gênés par la pluie. Ici, je ne sais pas si c’est le temps orageux mais la nuit a été très pénible, peut-être une des plus pénibles depuis que je suis ici. Ça a commencé assez tard, après 23 h et ça a été infernal jusqu’à environ 2 h du matin. Ils criaient presque tous, hurlaient, tapaient : une vraie maison de fous ! j’ai réussi à faire tenir mes bouchons d’oreilles mais pas complètement enfoncés. Ça assourdissait mais j’entendais tout. »…

 

Lettre du 12/06/2011 :


…« Lundi 13 : la journée se termine. Il y a eu un orage assez lointain et ça s’est traduit, ici, par quelques gouttes. Maintenant (19h30), le ciel s’est dégagé. Ce matin, je suis sorti en promenade et ça s’est bien passé. A partir de 9h30, il a commencé à faire chaud, le soleil ayant chassé les nuages. Tout à coup, alors que je marchais avec J., j’ai remarqué des traînées noires au-dessus de la fenêtre de la cellule où était Y.. Celui-ci n’était pas dehors, bien sûr. C’est alors que j’ai appris que ce détenu avait mis le feu à sa cellule et avait été brûlé au second degré aux mains et au visage, sûrement ailleurs…il est à l’hôpital. Il y a longtemps que je ne l’avais pas croisé. On m’a expliqué qu’il allait mal depuis quelque temps et qu’il était très fâché contre la société gestionnaire de la télé et du frigo. Il aurait jeté sa télé par terre parce qu’après réception d’un mandat peu important, il ne lui restait que 3 € après prélèvement TV + frigo (23 €). Je prends tout ça avec précaution parce que ce sont des choses qui se racontent. Je suis très triste pour lui parce que, un acte de désespoir comme ça, ça ne sert à rien et que c’est seulement lui qui en subit les conséquences…et les souffrances. …

…j’ai oublié de te dire que, tout à l’heure, j’ai eu la bonne surprise de voir le surveillant me proposer la douche. J’ai apprécié parce que cela n’arrive jamais un jour férié… »

 

Jean-Paul

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