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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 23:01

Début septembre, nous vous avons relaté l’histoire d’Henry Fournier. Ce professeur canadien, injustement accusé.  « d’agression sexuelle et de contact sexuel » par 17 élèves, a finalement été innocenté par la justice canadienne en octobre 2009.

 

Suite à cette série d’articles, un internaute nous a questionnés à propos de la nature du jury qui avait acquitté Henry Fournier. Nous avons ainsi pris le temps d’analyser la décision rendue par la juge Odette Perron afin de comprendre et de comparer le fonctionnement de l’institution judiciaire canadienne à celle française à partir de deux dossiers aux nombreuses similitudes. Nous ne prétendons toutefois pas à l’exhaustivité de cette comparaison puisque selon les magistrats les procès peuvent être conduits de manière diamétralement différente. 

 

La source principale de notre article provient de cette décision judiciaire rendue disponible sur Internet et dont le lien nous a été communiqué par un journaliste canadien que nous tenons à remercier. 

 

→ Entre théorie et réalité

Si nous analysons tout d’abord les codes canadien et français de procédure pénale, nous nous apercevons qu’ils présentent d’importantes similitudes. Les deux codes stipulent que, lorsqu’il y a un doute suffisant, ce doute doit profiter à l’accusé et conduire à son acquittement.

 

En France selon l’article 304 du CPP, il est écrit :

« Le président adresse aux jurés, debout et découverts, le discours suivant : "Vous jurez et promettez d'examiner avec l'attention la plus scrupuleuse les charges qui seront portées contre X..., de ne trahir ni les intérêts de l'accusé, ni ceux de la société qui l'accuse, ni ceux de la victime ; de ne communiquer avec personne jusqu'après votre déclaration ; de n'écouter ni la haine ou la méchanceté, ni la crainte ou l'affection ; de vous rappeler que l'accusé est présumé innocent et que le doute doit lui profiter ; de vous décider d'après les charges et les moyens de défense, suivant votre conscience et votre intime conviction, avec l'impartialité et la fermeté qui conviennent à un homme probe et libre, et de conserver le secret des délibérations, même après la cessation de vos fonctions". »

 

Quant au Canada, on peut lire dans l’introduction de la décision de la juge Perron que lorsqu’un procès oppose la crédibilité de l'accusé à celle d'une plaignante, le principe est le suivant :

 

· Si le juge croit la version de l'accusé, il doit l'acquitter.

· Même s'il ne croit pas la déposition de l'accusé mais qu'il a un doute raisonnable, il doit acquitter.

· Même s'il n'a pas de doute à la suite de la déposition de l'accusé, il doit encore se demander s'il est convaincu hors de tout doute raisonnable de la culpabilité de l'accusé, en vertu du reste de la preuve qui a été acceptée.

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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 07:38

La semaine dernière, Jean-Paul a eu la joie de recevoir un courrier de la journaliste Marie-Monique Robin qui nous a donné son accord pour que l'on diffuse un extrait sélectionné par Jean-Paul :

 

"Cher Jean-Paul,

A vous savoir injustement entravé, on se sent sale de parcourir le monde comme je le fais... Vu autrement, c'est aussi une motivation de plus pour poursuivre mon combat pour plus de justice et de conscience. Je continuerai donc à "mettre la plume dans  la plaie", comme le revendiquait Albert Londres, pour que cessent les injustices comme celle dont vous avez été victime."

Cordialement,

Marie-Monique Robin


 

Pour rappel, Marie-Monique Robin est l'auteur du documentaire "L'école du soupçon : Les dérives de la lutte contre la pédophilie" publié aux Editions La découverte en 2006 et diffusé à la télévision l'année suivante. Elle montre ainsi comment de nombreux innocents ont vu leur vie brisée lorsque la chasse aux sorcières dans l'enseignement a été lancée suite à l'adoption de la circulaire Royal en 1997. Nous avions eu la chance de la recevoir pour une projection-débat à Saint-Vallier en 2008.

 

Actuellement, elle a créé sa maison de production pour son prochain film (et livre) "Comment on nourrit les gens?" qui sera diffusé sur ARTE fin 2012. Pour soutenir ce projet, elle a lancé un appel à souscription.

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19 septembre 2011 1 19 /09 /septembre /2011 23:01

Quelle perception du temps Jean-Paul peut-il avoir à l’intérieur de ce lieu d’enfermement ? Telle est la question que beaucoup d’entre nous se posent très régulièrement. Comment peut-il tenir alors que ce samedi 24 septembre, il passerra son 600ème jour au sein d’une prison ?

 

La réponse nous la connaissons partiellement : énormément de force et de courage mais également les liens d'amour et d'amitié qui l'unissent à nous tous. Ainsi pour cette occasion, nous faisons à nouveau appel à vous. Alors qu’il sera sans doute plus seul que jamais à cette date, il est indispensable qu’il reçoive un maximum de courriers venant de ses amis, de ses proches, de sa famille, mais aussi d’inconnus qui le soutiennent et croient en lui.

 

C’est pour cette raison qu’à partir du 20 septembre, nous vous demandons de lui envoyer une lettre de soutien, qui lui fasse part de tout ce que nous pensons de lui, une lettre qui puisse lui transmettre un peu de chaleur humaine. Lors des précédentes opérations, Jean-Paul avait reçu 153 lettres en décembre 2010 lettres et 158 cartes postales en juin 2011. Essayons de dépasser encore ces chiffres ! N'hésitez pas à transmettre l'information aux personnes que vous connaissez, notamment celles qui ne peuvent pas se connecter à Internet.

 

Beaucoup d’entre vous lui écrivent déjà régulièrement et nous ne pouvons que vous en féliciter, nous savons à quel point ces mots le réconfortent et l’empêchent de sombrer.


Jean-Paul Degache
33670 Bat A 326
Maison d'arrêt
avenue du Moulin de la Jasse
34753 Villeneuve les Maguelone Cedex

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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 23:01

La Tour des miracles de Georges Brassens

publié en 1953 et réédité aux éditions Librio en 2010, 94 pages.

 

Fan de Brassens depuis bien longtemps, j’ignorais qu’il avait été romancier à ses heures. « La Tour des miracles » est son deuxième roman et… son dernier… D’ailleurs une courte interview, placée en introduction, permet de comprendre pourquoi cet artiste génial n’a pas poursuivi dans cette voie.

Si Brassens a très bien fait de nous régaler de tant de chansons , l’ami François, fan lui aussi, a eu la bonne idée de me permettre de lire cette « Tour des miracles » qui a été écrite alors que j’avais tout juste trois mois…

Georges Brassens nous fait découvrir « L’abbaye gré-du-vent » avec une succession de portraits tous plus loufoques les uns que les autres. Au fil du texte, l’auteur nous gratifie d’incroyables trouvailles au niveau du vocabulaire. Il nous parle de « pupazzo de pacotille », appelle un chat un « grippe-fromage » pour ne citer que deux expressions mais le texte fourmille de trouvailles bien dans la veine du Brassens truculent que l’on aime..

Le refuge peu ordinaire où règnent « corne d’Auroch » et sa terrible épouse « Pile-face », est envahi par les chats :

«Impossible de marcher ailleurs que sur une queue. D’ailleurs, il n’y avait pas d’ailleurs : il n’y avait que des queues. »

Les calembours se succèdent. On évolue en plein fantastique et l’auteur de « L’Auvergnat » fait assaut de jurons tous plus incroyables les uns que les autres. C’est grivois et complètement rabelaisien.

Les amours d’  « Annie pan-pan-pan » et de  « Voirie-Voirie »sont un des temps forts de cette histoire folle et déjantée. Quelle imagination !

 

Jean-Paul

Merci François !

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10 septembre 2011 6 10 /09 /septembre /2011 07:54

Chamelle  de Marc Durin-Valois, 2002,  publié en 2004 aux éditions Le Livre de Poche, 185 pages.

 

chamelle-marc-durin-valois-L-NTvXzN.jpegLa sécheresse, la soif, la souffrance, la quête constante et oppressante de l’eau sont omniprésentes dans cet excellent roman de Marc Durin-Valois, une formidable leçon de courage et de vie.

Rahne est instituteur et a déjà été victime d’un drame familial alors qu’il vivait en ville. Il raconte. Nous sommes dans un petit village africain. Si le pays n’est pas précisé, il est vrai que l’actualité nous rappelle, hélas, que là-bas, la sécheresse, la faim et la soif déciment toujours autant de populations. La pluie n’étant plus tombée sur le village depuis de longs mois, il faut maintenant 4 heures pour aller chercher de l’eau et revenir. D’ailleurs, ce dernier puits se tarit et ne donne plus qu’une eau grise que Rahne rapporte avec sa chamelle. Il a dû économiser pendant six mois pour l’acheter. La seconde famille de Rahne est composée de Mouna, sa femme, de trois garçons dont Ravil, l’aîné, a 12 ans. Enfin, il y a la petite dernière, Sasha. Tous les habitants du village, une cinquantaine de personnes, sont conscients de la nécessité de partir mais ne sont pas d’accord avec Rahne qui veut aller vers l’est et non vers le sud, chercher un lieu où il est possible de subsister.

Toute la famille part de nuit emmenant tous ses biens : les chèvres, les brebis et Chamelle qui fournit encore un lait âcre et chaud. Seule, la famille d’Assambô les suit. Ils rencontrent des centaines d’autres personnes chassées par la guerre, la sécheresse et la faim. Quand ils obtiennent la protection des militaires, cela implique toujours une contribution à verser. Les ravages de la soif et la fatigue qui s’accumule sous un soleil écrasant, commencent à causer des dégâts. Tout contact avec d’autres êtres humains est synonyme de danger. Il y a bien ces humanitaires et ces journalistes qui leur donnent de l’eau mais une famille en perdition, cela ne les intéresse guère.

Alors que Rahne et sa famille avancent encore et encore, les drames se succèdent mais aucun puits ne se trouve sur leur chemin. La présence de Chamelle est une véritable assurance-vie tout au long de cette progression hallucinante dans le désert.

« Le soleil carbonise ma peau, fait éclater mes lèvres, c’est une fournaise insupportable ». Marc Durin-Valois écrit simplement, son style est efficace et très prenant. Malgré la dureté de ce que le lecteur découvre au fil des pages, le livre est passionnant de bout en bout. Même si « dans la misère, l’homme isolé est toujours perdant, quelque voie qu’il prenne », l’histoire ne se termine pas dans le néant.

 

Jean-Paul

Un grand merci à Elizabeth pour m’avoir permis de découvrir cet auteur et cet excellent roman

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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 10:20

Depuis ce mercredi, vous pouvez retrouver dans les salles de cinéma le film "Présumé Coupable" signé Vincent Garenq. Ce film, adapté du livre "Chronique de mon erreur judiciaire" écrit par Alain Marécaux, retrace le calvaire qu'a dû subir cet huissier de justice lors de l'Affaire d'Outreau. Celui-ci est incarné au cinéma par l'acteur français Philippe Torreton, qui signe d'après Alain Marécaux lui-même, une sacrée performance !

 

 

presume-coupable-20098-77645161.jpg

 

Différentes raisons nous ont amené à vous parler de ce film.

Cette erreur judiciaire a eu tout d'abord le "mérite" de soulever les multiples dysfonctionnements de l'institution judiciaire française et de comprendre pourquoi des personnes innocentes peuvent être condamnées injustement en France : la qualité de l'enquête menée, la sacralisation de la parole des enfants légitimée par la circulaire Royal, le rôle et le poids des experts... Ces éléments nous amènent inévitablement à rattacher Outreau à l'affaire de Jean-Paul.

De plus, après la première condamnation de Jean-Paul en 2007, nous avions contacté l'abbé Dominique Wiel condamné lors du premier procès d'Outreau en 2001 puis acquitté en 2005. Il avait ainsi raconté, lors d'une conférence-débat à Tournon-sur-Rhône, cette terrible expérience en décortiquant les différents dérapages qui avaient eu lieu durant cette affaire. Dominique Wiel avait conclu la soirée en adhérant au Comité de soutien à Jean-Paul Degache dont il était devenu le 1000ème adhérent !

 

Enfin, dans les nombreux projets du Comité de soutien pour l'année à venir, nous sommes en train de finaliser un évènement qui se déroulera probablement dans les semaines à venir...

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4 septembre 2011 7 04 /09 /septembre /2011 23:01

1ère Partie

 

Cependant, le traumatisme subi ne sera jamais effacé. Henry Fournier a courageusement repris son travail dans l’école où il avait été suspendu. Au bout de 4 jours, « il ne se savait plus capable d'enseigner. Il a donc fait part de sa décision à la directrice de l'établissement. Il trouvait dur de croiser ses accusatrices dans les couloirs. Il souhaite pour l'instant se refaire une santé mentale et reprendre les cours en septembre. » Il faut savoir qu’aucune des fillettes impliquées, ni leurs parents, n’ont présenté d’excuses au professeur.

 

Elles n'ont pas fait non plus l’objet de sanctions de la part de leur école. Financièrement, on n’a pas remboursé à Henry Fournier les deux années de salaire dont il a été privé. De surcroît, il a dû dépenser près de 80 000 dollars pour assurer sa défense.

 

On se pose indéniablement la question suivante : comment une personne injustement accusée peut-elle s’en sortir si elle n’a pas les moyens financiers suffisants et si elle n’est pas entourée par sa famille et ses amis ? Jean-Paul Degache a pu compter dès le départ d’un soutien important qui continue de grandir avec notamment le soutien de personnes qu’il ne connait pas personnellement. On peut affirmer que sa force et son courage, il les puise dans ce soutien.  

 

Enfin, Yves Boisvert conclut son article de la façon suivante : « C'est l'époque, sans doute. Personne ne veut prendre la chance de laisser courir un présumé pédophile. Accusons d'abord, on verra bien plus tard. Et puis, c'est sa photo à lui qu'on verra dans le journal, pas celle d'une direction qui l'aurait laissé courir impunément. C'est ce qu'ils appellent le risque zéro, j'imagine. »

 

Henry Fournier disait en 2010  « Je veux que ce qui m’est arrivé serve à quelque chose.  La façon de le faire, c’est d’en parler. » Olivier Kaestlé rajoute dans son article « Pas de doute, dans le cas de toute victime, la meilleure tactique, pour se réapproprier sa vie, reste indubitablement de briser le silence. » Briser le silence c’est évidemment le rôle de ce blog mais c’est également le vôtre, à vous lecteurs, en faisant connaître cette injustice autour de vous. Car encore une fois, cela peut arriver à n’importe qui !

 

Enfin, pour ceux qui le désirent, voici l’excellent reportage audio réalisé par radio-canada sur Henry Fournier avec des interviews des acteurs de cette affaire.

 

Malheureusement, la voix d’Henry Fournier, qui a voulu que tout cela serve à quelque chose, n’a traversé l’Atlantique que trop tard. La principale différence de son affaire avec celle de Jean-Paul Degache, c’est que l’enseignant canadien a eu la chance de se retrouver face à des juges capables d’imaginer l’inimaginable : qu’un nombre important de témoins puissent se tromper face à un enseignant innocent.

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2 septembre 2011 5 02 /09 /septembre /2011 23:01

Têtes Raides, L’an demain,

Label Tôt Ou Tard, janvier 2011.

 

C’est d’abord une voix chaude, envoûtante et prenante, une voix qui vous accroche, celle de Christian Olivier. S’il est l’auteur des textes, il faut dire qu’il est fort, bien entouré par six excellents musiciens : Serge Begout, Anne-Gaëlle Bisquay, Eric Delbouys, Pierre Gauthe, Antoine Pozzo dit Borgo et Grégoire Simon. Ils apportent leur contribution à la mise en musique, donc à la valorisation de paroles ciselées et riches en émotions. Violons, violoncelle, guitares, batterie, basse, cuivres, accordéon et contrebasse  s’épanouissent au fil des chansons, faisant un régal de ce disque qui s’apprécie encore et encore.

Depuis 2003, les Têtes Raides n’avait pas produit de disque mais cette attente est vite effacée par la qualité de celui-ci. Il débute par « L’an demain », chanson dont le titre a baptisé l’album.

 

Cette « Ode à la nuit, ode à Marie » est pourtant vite supplantée par « Fulgurance », la chanson suivante, plus rapide, plus folle. S’il fallait en détacher une parmi les treize titres proposés, ce serait celle-ci :

            « Fulgurance offre-moi cette danse

              Injecte-moi les flammes de la transe

              Fulgurance offre-moi cette chance

              Envole-moi à m’en prendre les sens ».

Comment ne pas citer ce cri d’amour poussé peu avant la fin de la chanson, des mots hélas oubliés dans le texte du livret ?

            « Mes oriflammes c’est tes cheveux

              Et mes vagues à l’âme

              Flottent au milieu ».

Ensuite, pas le temps de respirer puisqu’arrive le bijou inséré dans ce disque : « Emma ». Jeanne1 Moreau est revenue chanter en duo avec Christian Olivier, un moment de pur bonheur.

            « Emma m’aima je n’sais pourquoi Emma

               M’aima-t-elle Emma pourquoi moi… »

 

Viennent ensuite la forteresse « Angata » puis « Marteau-piqueur », chanson où la voix de Christian Olivier me rappelle celle de François Beranger, un artiste qui aurait mérité bien davantage de célébrité.

« J’m’en fous », très rock, décoiffe. « Météo » commence par une belle intro à l’accordéon avant d’offrir des textes surréalistes très poétiques. « Gérard » est un bel hommage à l’amitié, superbement écrit.

« So free », en anglais, n’est pas un problème puisque, pour une fois, on comprend…

            «  Vu le temps qu’il nous reste

                Mille ans à peine

                Il faudra que tu m’aimes           

                Et pas que ça traîne »…

Ainsi débute « Pas à pas »qui aborde l’ambigüité du temps qui fuit. Dans « Olé », j’aime bien le refrain très enlevé.

Le disque se termine avec « Maquis» aux accents pleins de nostalgie et « Je voudrais » qu’il faut prendre le temps d’écouter parce qu’y sont bien décrits ceux qui, dans la rue, n’ont plus que leurs yeux.

Jean-Paul

Merci infiniment à Jeanne, Pauline et Simon qui m’ont permis de prendre le temps de déguster et d’apprécier ce superbe disque des Têtes Raides.

 

Bonus

Le 30 avril 2011, Christian Olivier était l’invité de Philippe Meyer, sur France Inter, dans l’émission « La prochaine fois, je vous le chanterai ».

Ainsi, j’ai appris que cet artiste est né à Bamako, au Mali et que, comme il l’a dit lui-même, il a eu une enfance africaine.

Au cours de l’émission, il a fait écouter Georges Brassens, Damia, Bashung, Jeanne Moreau et Jacques Brel. J’ai pu noter qu’il aimait beaucoup les arts graphiques et qu’il n’hésitait pas à se frotter à d’autres modes d’expression artistique. Séduit par l’accordéon, il a appris à jouer de cet instrument en une semaine…

Enfin, s’il le pouvait, il inviterait sur scène, Tom Waits, un artiste que je ne connais pas, Mano Solo et …Olivia Ruiz, bien sûr !

 

1 L’association de ces deux prénoms qui me sont chers, est le pur fruit du hasard…

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1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 23:01

 1ère Partie

 

- Acquitté mais à quel prix ?

 

Le 29 octobre 2009, soit un an et demi après, le temps de la procédure judiciaire, cet enseignant est acquitté. Alors pourquoi ce revirement lors du procès malgré le nombre important d’accusations ?

« La Cour a estimé que les nombreuses contradictions dans les témoignages des fillettes soulevaient un doute quant à leur version des faits. » Ce doute là, Jean-Paul Degache n’en a pas bénéficié alors que l’impossibilité des faits, ainsi que le peu de crédit des versions des accusatrices avait été démontré lors des deux procès.

 

De plus, nous lisons dans l’article publié par Yves Boisvert sur cyberpresse.ca, que « devant la Cour, plusieurs enfants ont atténué leur version. On ne savait plus bien s'il avait touché la cuisse ou la vulve, s'il avait donné une tape d'encouragement dans le bas du dos ou flatté les fesses. Aucune n'a parlé d'allusions sexuelles. L'une des leaders du groupe s'est décrite comme une de celles qui ont fait partir toute l'affaire.

Ce n'est peut-être pas une bonne idée pour un prof de prendre un élève sur ses genoux, a dit la juge Perron. Mais ça n'est pas une agression sexuelle pour autant. Elle n'a vu aucune connotation dans les gestes de M. Fournier et a cru entièrement sa version.

La juge Perron observe la mécanique de l'amplification et de la contamination: «Chacune recherche le geste qui a pu être posé l'année dernière, le mois dernier, elle aussi a un fait à relater, le tout prend des proportions importantes.»

Une mécanique qui a broyé Henry Fournier. »

 

Il en a été de même durant le procès Degache, mais hélas, personne n’a eu le réflexe du juge Perron et seules les déclarations initiales des enfants ont été prises en considération et pas les affirmations voire les dénégations devant la Cour.

 

3ème Partie

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31 août 2011 3 31 /08 /août /2011 23:01

Voilà un an, aujourd'hui, que vous nous lisez afin d'obtenir des nouvelles de Jean-Paul mais aussi pour comprendre comment l'institution judiciaire française a pu à deux reprises condamner un innocent à 8 années de prison ! 365 jours que nous sommes présents sur le web et près de 35 000 visiteurs répartis sur l'année soit une moyenne qui avoisinne les 100 personnes par jour. Merci à vous tous et nous vous promettons de continuer jusqu'à ce que Jean-Paul soit de retour parmi nous !

 

L'affaire Henry Fournier

 

Un internaute, que nous tenions à remercier, nous a fait parvenir un article retraçant une affaire judiciaire qui s'est déroulée de l’autre côté de l’Atlantique, près de Montréal au Canada. Si nous avons décidé de vous en parler, c’est pour vous montrer à quel point l’affaire de Jean-Paul est malheureusement loin d’être unique mais également pour essayer de comprendre le mécanisme infernal qui conduit des innocents en prison.

 

L’affaire que nous allons évoquer concerne un professeur d’Education Physique d’une école primaire canadienne, Henry Fournier, faussement accusé d'attouchements sexuels par 19 fillettes âgées de 8 à 11 ans, d’attouchements sexuels. Cet enseignant de 55 ans travaillait au sein d’une école possédant environ 300 élèves. Il était d’après les différents articles lus  «un homme souriant, qui adore les enfants et que les enfants adorent» ; de plus « il était encore à organiser toutes sortes d'activités, tournois et récompenses, toujours à encourager les unes et les autres. »

 

Il est rajouté : « Trente-et-un ans sans que la moindre rumeur malveillante ne l'entoure, c'est du moins ce qu'a dit une ancienne directrice de cette petite école. Pourtant, Dieu sait combien les écoles sont des nids à rumeurs. »

 

- Alors que s’est-il passé ?

 

« Au mois de février 2008, deux élèves de quatrième année se plaignent d'avoir subi des attouchements sexuels de la part de leur professeur d'éducation physique. Les parents se plaignent à la police. La directrice, de son côté, rencontre des élèves et en moins d'une semaine, une sorte de boule de neige judiciaire grossit, grossit, et tombe sur l’enseignant. »

 

En deux jours, la rumeur s'était tellement amplifiée qu'on ne parlait que de ça à l'école, et toute une série de fillettes se sont mises à dénoncer le prof pour une caresse d'il y a trois mois, subitement devenue équivoque.

De quoi s'agissait-il ? Presque toujours de la même histoire. Les élèves disaient avoir été touchées sur les seins ou près de la vulve, soit en plein cours d'éducation physique, soit dans son bureau ouvert et toujours devant témoins.

 

Le 22 février, M. Fournier est arrêté chez lui et emprisonné. Il passe presque une semaine en prison en attendant d'être libéré sous caution. Il est accusé d'agression sexuelle et de contact sexuel aux dépens de 19 fillettes.

La Presse, le Journal de Montréal, le journal local, LCN, enfin tout le monde fait état de l'arrestation. Imaginez un peu : 19 victimes ! Les médias notent que l'homme n'avait aucun antécédent judiciaire. Certains font le lien avec la directive ministérielle de 2006 voulant que le passé judiciaire de chaque personne employée par l'État pour travailler auprès des enfants soit fouillé. Malgré cette vigilance, ce pédophile-là serait passé entre les mailles du système... 

 

2ème Partie

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