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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 09:01

Avant de vous proposer dans les semaines à venir, une interview de Maïtre Rault, avocate de Jean-Paul, voici un extrait d'une table ronde organisée par le collectif JAMAC à laquelle elle participait en décembre 2006 c'est à dire peu de temps après l'affaire d'Outreau.

Maître Rault donnait son point de vue sur ces affaires de pédophilie et sur leurs dérives...

Extrait :


"Trois ans avant le procès de Saint Omer, Paul Bensussan et moi même dénoncions les dérives de la protection de l’enfance, et ce que nous avons appelé la dictature de l’émotion. Il serait bon de se poser la question de savoir si cette dictature de l’émotion est toujours ou n’est pas toujours présente, et si ce n’est pas l’émotion précisément qui la plupart du temps gouverne ce type d’affaire. Depuis 1997, on peut se demander si le traitement des allégations d’abus sexuels a réellement évolué. Je ne voudrais pas me montrer trop pessimiste, mais, en prise directe avec la réalité judiciaire quotidienne, je regrette de devoir constater que nous ne progressons pas. Il est vrai que les choses ont évolué depuis 1997, et la fameuse circulaire Royal qui faisait d’à peu près chaque enseignant un pédophile en puissance. Cela a évolué parce que on a peu à peu délaissé le champ de l’enseignement. Je m’explique. A partir de la découverte de ces cadavres dans le jardin d’un certain Marc Dutroux, et puis cet emballement médiatique et politique de 1997 en France, pour ne pas être en reste avec la Belgique, on a assisté à un nombre considérable de mises en cause d’enseignants. Et puis comme tous les phénomènes de mode, il s’est essoufflé, et on peut dire qu’aujourd’hui il y a sans doute beaucoup moins de mises en cause d’enseignants. Mais il n’y a pas moins de mises en cause globalement et les statistiques le démontrent.

 

Le champ de l’enseignement a été délaissé au profit du couple, puisque nous avons eu après ces années 97-98-99 une série de mises en cause dans les divorces. Il devenait habituel d’accuser le père d’abuser des enfants dès lors que la mère ne souhaitait pas qu’il bénéficie de la garde ou d’un droit de visite. Un divorce pour faute sur quatre était parasité par des fausses allégations d’abus sexuels, ce qui est considérable. Ça s’est un peu calmé de ce côté-là aussi. Aujourd’hui il faut croire que les pédophiles sont légion et équitablement répandus car on les voit partout et le phénomène semble s’être étendu à toute la gente masculine. A l’heure actuelle c’est vrai que tout homme est supposé pouvoir agresser des enfants.

 

Cela revient quand même à dire que ces affaires ont pris une proportion incroyable. On en prend la mesure quand on sait qu’un quart des détenus le sont pour des motifs d’ordre sexuel ! On a beaucoup parlé des dysfonctionnements de la justice et on a eu raison d’en parler. Je crois qu’en cela l’affaire d’Outreau aura été exemplaire. Elle a montré à quel point la justice pouvait se tromper, à quel point la justice pouvait ne pas fonctionner. Mais mal fonctionner ou ne pas fonctionner du tout ? J’aurais plutôt tendance à dire en ce qui concerne l’affaire d’Outreau que la justice n’a pas fonctionné du tout. Et qu’elle est partie dans des errements tout à fait invraisemblables. Pas fonctionné du tout parce que le juge n’a pas fonctionné, la chambre de l’instruction n’a pas fonctionné, la cour de cassation n’a pas fonctionné, rien n’a fonctionné."

 

A suivre... 

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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 23:01

Aujourd'hui, jour symbolique, puisque Jean-Paul a passé 500 jours dans différentes prisons, nous vous proposons une modification dans la page d'accueil du blog. Ainsi, vous trouverez à la place du sommaire, les pièces majeures que nous avons accumulées concernant l'affaire et qui démontrent que Jean-Paul Degache est innocent. Chaque personne pourra alors en quelques clics faire son propre jugement. Vous retrouverez les différentes catégories d'articles en bas de chacun d'entre-eux. 

 

Le combat continue et nous ne pouvons que vous remercier pour votre engagement aux côtés de Jean-Paul. 


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14 juin 2011 2 14 /06 /juin /2011 23:01

Quand commence le mois de juin, je ne peux m'empêcher de penser à l'immense fête qui se prépare, à Saint-Félicien et dans tout le département de l'Ardèche. Pour y avoir participé et m'y être régalé à douze reprises avec Ghislaine, je connais l'épreuve de l'intérieur, non seulement comme cycliste ayant varié les parcours et le type de pratique, du cyclosportif luttant contre le chronomètre au cyclotouriste privilégiant la découverte des gens et des paysages sans cesse renouvelés, mais aussi en écrivant quantité d'articles pour la presse.

 

Je me suis consacré pendant plus de dix ans à ce travail de journalisme, l'Ardéchoise étant une des facettes de mon activité. J'ai écrit de nombreux articles pour l'hebdomadaire Le Réveil puis pour le magasine Cyclo Passion. C'est ainsi que j'ai été amené à faire connaissance avec ces passionnés qui remettaient chaque année l'ouvrage en place et, finalement, n'arrêtaient jamais de peaufiner leur chef-d'oeuvre. Au cours de plusieurs saisons successives, j'ai rendu compte de tout le travail effectué par les permanents comme par les très nombreux bénévoles, depuis l'envoi des brochures, un samedi froid de la fin du mois d'octobre, jusqu'à la publication des résultats, très tard, alors que la nuit tombait sur Saint-Félicien, un samedi soir au mois de juin... Avec 17 parcours différents, l'Ardéchoise offre maintenant un festival cycliste s'étalant sur quatre jours. L'engouement que certains esprits chagrins avaient prédit en déclin, ne se dément pas et l'on se prépare même à battre des records pour cet anniversaire. Enfin, il y a l'Ardéchoise des jeunes du mercredi 15 juin à Saint-Félicien et du vendredi 17 juin à Chassiers, près de Largentière. J'avais consacré plusieurs journées de travail au titre de Président de l'Usep-Ardèche pour préparer la première édition parce qu'il n'était pas facile de franchir tous les obstacles qui auraient pu empêcher que vive cette organisation réservée aux enfants et aux adolescents.

 

Enfin, il faut noter que, pour ce vingtième anniversaire, la mythique montée du Pont du Doux à Lalouvesc (9 km) reprend sa place, rallongeant un peu tous les parcours mais permettant à tous les cyclistes de découvrir une des plus belles routes du département, serpentant en balcon au-dessus de la vallée du Doux, offrant de superbes panoramas au-dessus du beau village de Lafarre puis du hameau de Molière.

 

Bonne route à tous !

 

Jean-Paul  

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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 23:01

Les semaines passent, les week-end également et nous sommes plus que jamais mobilisés pour soutenir Jean-Paul. Ainsi, entre aujourd'hui et demain, nous proposons qu'un maximum de personnes lui envoient une carte postale de leur choix.

 

500 jours de prison pour un homme innocent et injustement condamné est inacceptable ! C'est pour cela que l'on ne lâchera pas et que l'on continuera d'alimenter ce blog.

 

Nous comptons sur votre soutien et votre amitié pour que cette opération soit un succès.

 

Bonne semaine à tous.

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12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 23:00

Jean-Paul avait consacré, il y a quelques semaines, une chronique littéraire sur un recueil de poèmes d'auteurs de Chiapas. Quelle belle surprise d'avoir reçu quelques jours après un message de la poète mexicaine Marisa Trejo Sirvent qui nous a proposé ainsi un autre de ses poèmes que nous vous offrons aujourd'hui. La poète a également envoyé un message à Jean-Paul qui sera certainement très touché par ce geste. L'équipe du blog tenait à nouveau à la remercier.

 

Banlieue de Paris 

"Du Sud nous sommes Venus parmi les grains de café et des bananiers verts et des orangiers acides”.   

Rosario Castellanos 

 

Un jour, ça fait 75 ans,

ils ont dit : ʺvenez tousʺ

et ils ont commencé à venir

de tous les endroits,

main d´œuvre pas chère

pour édifier le développement d´autres.      

Pendant ce temps ils restaient marginés

dans les quartiers insalubres,

cachette de rats et de la tendresse.

Des enfants noirs qui ne voient

que la fumée des usines,

des fenêtres où il n´entre que le froid,

des garçons arabes et martiniquais

en jouant en escaliers,

des jeunes de l´Espagne ou du Portugal,

dès porteries regardent la pluie.

des terrasses du gens de l´Amérique Latine,

du linge de la couleur du tropique,

récemment lavé.

des petites rues, des ghettos.

Terre de blancs,

amour, racisme et périphérie.

 

Marisa Trejo Sirvent, Paris, 1981.

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11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 23:01

Dormir à terre et autres nouvelles de José Revueltas

chez Les fondeurs de briques, 2008, 208 pages

 

9782916749075Tranches de vie, histoires courtes, petits plaisirs que l’on peut s’offrir sans traîner, les nouvelles peuvent intéresser tous les types de lecteurs et sont un excellent moyen d’entrer en littérature pour ceux que la longueur d’un roman effraie. En découvrant cet ouvrage de José Revueltas (1914 – 1976), on plonge dans un livre dépaysant à souhait, un livre écrit par quelqu’un qui a toujours refusé de se soumettre, envoyé au bagne parce qu’il était communiste puis exclu parce qu’il n’était pas dans la ligne officielle.

 

Avec Dormir à terre, on découvre douze autres nouvelles dans ce livre traduit de l’espagnol par Philippe Chéron. Un port, des prostituées dont l’une d’elles, la Chunca, a un enfant de sept ans, et le lecteur est tout de suite placé auprès du quotidien de ces gens simples. Sur un bateau, le Triton, le quartier-maître Galindo refuse d’embarquer l’enfant que la Chunca veut lui confier pour qu’il l’emmène jusqu’à Veracruz. Les souvenirs remontent puis la tempête arrive, terrible, et c’est la surprise finale.

 

C’est bien écrit avec des descriptions précises et beaucoup de nostalgie. José Revueltas parle aussi des Indiens, comme dans une autre nouvelle, Barra de Navidad : les Indiens restent muets, plongés dans leurs pensées, bien qu’il soit possible qu’ils ne pensent à rien. Ils donnent toujours l’impression d’avoir perdu quelque chose de fondamental, qui leur appartenait de plein droit et qu’ils ne récupèreront jamais . »

 

Les nouvelles s’enchaînent : Dieu sur la terre, terrible, dramatique, avec cette violence omniprésente au Mexique, Quelles ténèbres, du sang de la douleur, L’abîme, l’angoisse, la peur, Le langage de personne avec une épidémie de typhus et Carmelo qui veut louer un malheureux lopin de terre à Doña Aquilina qui refuse puis…, le mot sacré, etc… Tirées de trois recueils différents, ces treize nouvelles ont été écrites par José Revueltas entre 1941 et 1971 pour la plus récente, Hegel et moi. L’avantage d’un recueil de nouvelles, c’est que l’on peut papillonner au gré de ses fantaisies à l’intérieur d’un même livre. Alors, ne vous en privez pas !

 

Jean-Paul

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10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 23:01

"Le sentier serpente à flanc de coteau surplombant la vallée qui s’élargit après un long défilé entre les montagnes. Quelques terrasses abandonnées témoignent d’une activité humaine qui fut intense. Je repense à la fameuse chanson de Jean Ferrat : «  Avec leurs mains dessus leurs têtes, ils avaient monté des murettes jusqu’au sommet de la colline… »

 

Soudain, le petit chemin s’engage sous les chênes verts. Un peu d’obscurité précède ce lieu enchanteur, ce coin de nature toujours chaud, souvent ensoleillé où il fait bon s’arrêter un moment pour respirer le bonheur d’être en pleine nature. Les rochers, usés par des siècles de pluies, d’orages et de vent du midi, forment des fauteuils naturels plus confortables que le plus moelleux des canapés. Quelques fleurs, les premières de la saison, éclosent sans attendre, pour annoncer longtemps à l’avance l’arrivée du printemps. Pourtant quelle que soit la saison, l’on est bien ici pour contempler la rivière tout en bas, écouter les bruits de la nature, oubliant l’écho sourd de la circulation s’échappant de la route nationale encombrée de camions et d’autos.

 

Fermez les yeux et le bonheur d’être là est complet, si bien entouré, dans ce lieu dont il sera très difficile de s’échapper, pour mieux y revenir à la prochaine occasion."

 

 

J’ai écrit ce texte au cours de l’atelier d’écriture animé par Jean-Paul MICHALLET. Nous participions à « Dis-moi dix mots qui nous relient » dans le cadre de la semaine de la langue française et de la francophonie. Les 10 mots proposés étaient : fil – accueillant – avec – cordée – harmonieusement – agapes – réseauter – chœur – complice – main. Au Pont du Gard, une exposition a permis de présenter quelques extraits de ce qui a été écrit autour du mot  accueillant  et la phrase « fermez les yeux… » est dans l’exposition.

 

Jean-Paul

 

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Published by Les amis et proches de Jean-Paul Degache - dans La vie en prison
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9 juin 2011 4 09 /06 /juin /2011 23:01

1ère partie

 

Je regrette de ne pas avoir eu avec moi de quoi prendre des notes : la liste aurait pu s'allonger encore et encore...

 

En deux heures de temps, je venais de revivre la semaine passée à Privas.

 

Un autre ressenti très fort fut la description de la vie carcérale.

 

Quand l'abbé Wiel parlait, je voyais Jean Paul. Et ce fut une épreuve. Les brimades. La peur des autres détenus (les « pointeurs » (violeurs d'enfants dans le langage des prisons) sont au plus bas de l'échelle des détenus. Les 4 premiers mois dans une petite prison, puis le transfert, sans en avoir été informé, vers Fleury-Merogis (5000 détenus !), heureusement en quartier d'isolement. Et les affaires personnelles (vêtements, ...) qui ne suivent pas, parce que le transporteur veut être payé d'avance... Il faudra que ce soit la famille qui paye pour que les affaires soient enfin transférées ! Et deux ans plus tard un nouveau transfert, vers une autre prison, sans quartier d'isolement cette fois-ci. Et les caillassages dans la cour de promenade par les autres détenus (pointeur...) à tel point qu'il finit par ne plus se rendre aux promenades pour ne pas être blessé. La rencontre avec ce détenu dont il se persuade très vite qu'il est lui aussi innocent. Et qui, lors de la révision de peine, n'obtient pas de remise de peine parce qu'il refuse d'avouer... un crime qu'il n'a pas commis ! Les parloirs, difficiles à obtenir, parcours du combattant pour la famille, les heures de routes pour ½ heure de parloir. Les appels à ne pas rater, sous peine de perdre son tour et donc un déplacement du visiteur « pour rien »...

 

Et le plus dur fut sans doute de comprendre que, lors du procès en appel, si la mère des enfants n'avait pas fini par

« craquer », tous les accusés seraient à ce jour en prison...
 

Et comme le dit l'abbé Wiel, ce sont non seulement les vies des innocents condamnés qui sont détruites mais aussi celle de leur famille, de leurs enfants...

 

Alors quand j'ai pris la parole à la fin de cette conférence pour parler de Jean Paul, c'est la gorge extrêmement serrée que j'ai essayé de faire comprendre que ce que nous avions vécu à Privas, ce que Jean-Paul vivait depuis des années et continuait de vivre ressemblait étonnamment à ce que nous venions d'entendre.

 

Il faut le faire savoir.

 

Et ne jamais lâcher. » 

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8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 23:01

Nous retrouvons le témoignage de la personne ayant assisté à la conférence de l'abbé Dominique Wiel en 2007 quelques jours après la condamnation de Jean-Paul.

 

1ère partie

 

Alors non, je ne vais pas faire un compte rendu de cette soirée. Mais je vais essayer de retranscrire ce que j'ai pu ressentir ce soir.

 

Pour commencer, j'ai été frappé par la similitude des affaires, le nombre de points communs. Au cinéma, on parlerait de remake...

  • Tout d'abord, ce soir, c'est un prêtre qui nous parlait. Et comment ne pas faire aujourd'hui le rapprochement entre un prêtre, et un instituteur ? Un instituteur de la génération de Jean-Paul, pour qui l'intérêt de l'enfant passait avant le sien ? Deux hommes tournés vers les autres...
  • L'abbé Wiel nous a dit que lors de ces interrogatoires, les gendarmes finissaient par vous faire dire ce qu'ils voulaient. Quand il s'est rendu compte de cela, il ne répondait plus que de façon minimaliste.
  • L'une des parties civiles d'Outreau avait déjà tenté de déposer une plainte pour viol à l'encontre du mari d'une voisine pour se venger d'une histoire de vol de pension...
  • L'aîné des trois enfants (qui accusait leur père de viol) a commencé par accuser son père de violer sa fille aînée (16 ans, fille d'un premier mariage). Cette fille a été entendue par la police, et a certifié qu'il ne s'était jamais rien passé. Elle a été auscultée par un gynécologue qui a certifié qu'elle était toujours vierge. Et malgré cela, malgré le mensonge évident de l'enfant, sa parole n'a pas été mise en cause pour les accusations qu'il portait contre son père.
  • L'abbé Wiel nous a dit qu'il n'avait pas préparé sa défense, que lorsque les gendarmes lui avaient dit qu'il risquait 10 ans, il a répondu d'un ton léger « on verra bien, ce n'est pas fait ! » tellement il lui semblait impossible de se voir condamner pour des actes qu'il n'avait pas commis.
  • La psychologue qui a fait l'expertise des enfants, expertise accablante pour les accusés, a été très décriée par la suite…
  • Lorsque l'aîné a parlé de viol à la maman de la famille d'accueil, celle-ci a aussitôt téléphoné aux autres familles d'accueil en expliquant les accusations. Avant même d'être entendus par les enquêteurs, les enfants savaient déjà quoi répondre... Je n'ai pas pu m'empêcher de penser à certaines personnes de Sarras qui faisaient le tour des familles...
  • Et cet enfant, partie civile, qui à la question d'un avocat « qu'est-ce qu'il te faisait ? » répond... il me touchait le bras !!!

 

A suivre...

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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 23:01

Quelques jours après le premier procès, les proches de Jean-Paul se sont intéressés à d’autres affaires du même type où des innocents injustement accusés ont été condamnés. Le 1er octobre, l’abbé Dominique Wiel, innocenté d’Outreau, donne une conférence à Valence, un ami de Jean-Paul y participe et nous envoie ce compte rendu bouleversant.

 

Depuis Dominique est devenu un membre du comité de soutien (photo ci-dessous au moment de la signature) et a donné une extraordinaire conférence à Tournon quelques semaines après la condamnation de Jean-Paul en 2007. signature wiel

 

Nous ne pouvons pas reconstituer cette conférence donnée à Valence, mais le texte écrit par l’ami de Jean-Paul donne la mesure de la puissance de la parole de Dominique Wiel :

 « Je me suis rendu ce soir à la fac de droit de Valence, parce que l'abbé Wiel, injustement condamné lors du procès d'Outreau, venait faire une conférence.

 

Je suis donc venu un peu par « curiosité », pour entendre ce que cette personne qui a passé 31 mois de sa vie derrière des barreaux sans avoir commis le moindre crime pouvait dire sur son expérience, Mais aussi -et surtout- pour essayer de parler de Jean Paul. Parce qu'il est essentiel que nous parlions de lui et de cette affaire. Parce qu'il faut que nous nous fassions entendre. Parce qu'il faut que l'innocence de Jean-Paul soit reconnue. Et vite!

 

Je sors de cette conférence bouleversé. Et je tiens à faire partager ce que j'ai pu ressentir ce soir.

 

Bien sur, l'histoire même de cet homme est bouleversante par ce qu'il a vécu pendant ces années.

 

Mais ce qui m'a profondément ébranlé ce soir, ce sont les similitudes entre « l'affaire  d'Outreau » et celle de Sarras. Parce que l'on peut parler d'une « Affaire de Sarras ». Outreau, j'en avais entendu parler à l'époque, comme tout le monde mais sans réellement chercher à comprendre l'affaire dans les détails. Ce que j'en avais retenu, c'est l'accusation et la condamnation d'adultes suite à des accusations d'enfants, Et puis un procès en appel qui permet de mettre enfin la vérité à jour. Une construction de mensonges qui s'effondre.

 
Et à la sortie, des vies broyées, des familles explosées...

 
Et une institution judiciaire qui a du mal à se remettre en cause, malgré une enquête parlementaire extrêmement médiatisée.

 

A suivre...

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Published by Les amis et proches de Jean-Paul Degache - dans "L'affaire DEGACHE"
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