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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 23:01

Vincent nous livre sa critique du film consacré à Omar Raddad, film qui ne peut nous laisser indifférent pour de nombreuses raisons...

Omar m’a tuer,

réalisé par Roschdy Zem,

avec Sami Bouajila, Denis Podalydès, Maurice Bénichou, Salomé Stévenin, (2011).

 

22947-affiche_omar_m_a_tuer.jpgTour le monde connaît l’histoire de Omar Raddad, jardinier marocain condamné à 18 ans de prison pour le meurtre de Ghislaine Marchal en 1991, à Mougins, malgré la somme d’invraisemblances et de doutes existant dans le dossier. O. Raddad est gracié en 1996 par Jacques Chirac, après 6 années de détention passées à crier son innocence, allant jusqu’à se mettre en grève de la faim, et tentant même de se suicider. Mais aux yeux de la justice, il reste coupable. Son pourvoi en cassation est rejeté en 1995, la demande de révision en 2002.

Défi périlleux pour Roschdy Zem de réaliser un film sur cette affaire ancrée dans la mémoire collective. Il choisit de narrer l’histoire du point de vue de Jean-Marie Rouart (Pierre-Emmanuel Vaugrenard, incarné par Denis Podalydès dans le film), écrivain, auteur de Omar : la construction d'un coupable (1994), ouvrage sur lequel R. Zem s’est basé pour construire son scénario. On peut lui reprocher cette approche réductrice de l’affaire, n’exploitant pas les autres pistes émises depuis 1991. La reconstitution mentale du crime par P.-E. Vaugrenard est plutôt maladroite, et fait penser à La nuit des héros, alors qu’elle n’était pas nécessaire à l’avancée d’une enquête menée par un écrivain qui évoque plus le travail de Truman Capote sur De sang-froid, qu’une émission de téléréalité !

 

Cependant, Omar m’a tuer se veut un film engagé, et le parti pris est assumé. La réalisation est sobre, et classique. Pas de volonté de rajouter du pathos chez Zem, les scènes du procès sont d’ailleurs peu nombreuses. Comme tout bon biopic qui se respecte, on peut saluer la ressemblance physique entre Omar Raddad et Sami Bouajila, notamment en perdant de nombreux kilos pour les scènes se déroulant en prison. Mais le coup de force de l’interprète d’Indigènes est dans la performance d’acteur à faire passer, par des regards, des attitudes, des postures, le désarroi d’un homme impuissant face à la machine judiciaire et au malheur qui l’accable. Le jeu tout en nuance de Bouajila donne au personnage un visage quasi christique dans le chemin de croix qui le mène vers l’affirmation de son innocence.

 

La reconstitution de la prison se veut réaliste. On peut même saisir l’évolution des conditions de détention dans les années 1990. La production a même eu l’autorisation de filmer l’entrée de la Maison d’Arrêt de Villeneuve-lès-Maguelone  pour la libération d’O. Raddad.

 

Le réalisateur de Mauvaise foi sème, tout au long des 1h25, les éléments qui ont conduit O. Raddad à cette situation plus que délicate. Enquête bâclée et à charge, délit de sale gueule et racisme, coupable idéal, parti pris du juge en assises, refus de la justice de se remettre en question, tout est finement additionné au cours du métrage, sans volonté de donner la leçon à quiconque. Seulement pointer les dysfonctionnements de la justice des Hommes. Juste montrer le combat d’un homme pour son innocence.

 
 

Vincent

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5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 23:01

Jean-Paul a rédigé cet article qui a été publié dans le dernier numéro de La Feuille d'Hector sorti le 1er juillet.

 

Au revoir

 

Juillet commence et l’instant arrive où il nous faut dire au revoir à Annie Duclary qui, selon la formule consacrée, fait valoir ses droits à la retraite.

Depuis six ans, elle enseigne ici, prenant le relais de Tony Chavard pour « La Feuille d’Hector », il y a trois ans, réussissant l’exploit de boucler chaque semaine un hebdomadaire et quatre magazines par an, publications entièrement réalisées par une équipe évoluant forcément au fil du temps.

Patiente, exigeante, toujours de bonne humeur, elle a su mener les différentes équipes qui se sont succédées au journal, apportant chaque jour une ouverture sur le monde, un moment de liberté formidable, tellement précieux. Elle n’a pas son pareil pour susciter le débat, l’animer et remettre les choses au point lorsque nécessaire.

Alors que deux longs mois sont devant nous pour les vacances d’été, « La Feuille d’Hector » va bien manquer à ses fidèles lecteurs mais aussi à toute l’équipe qui la réalise. À la rentrée, en septembre, un nouvel enseignant prendra la relève d’Annie mais tous ceux qui ont eu le bonheur de travailler avec elle au fil de ces années, n’oublieront jamais ce que ce travail leur a apporté. Ils lui adressent un Au revoir ému en associant avec elle, Dominique, le Directeur du Centre scolaire.

 

Jean-Paul

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4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 23:01

Après nous avoir proposé les chroniques des deux premiers recueils de nouvelles écrits par Charlotte Boyer, voici celle de sa dernière publication. Un grand merci à l'auteure de nous avoir envoyé son livre afin de le transmettre à Jean-Paul.

 

Couverture-Adrien-Poche-non-illustre.jpg

Adrien Poche de Charlotte Boyer, TheBookEdition, 2011, 77 pages

 

Petit à petit, Charlotte Boyer glisse vers le roman mais Adrien Poche est encore qualifié de nouvelle parce que l’histoire est courte. C’est vite lu, vite dégusté et c’est un régal qui peut s’apprécier une, voire plusieurs fois.

 

Quand le lieutenant Tarmé donne d’office un mois de vacances à Adrien, simple et policier qui espère devenir inspecteur, celui-ci n’en croit pas ses oreilles. Ses rêves de Californie vont pouvoir se réaliser parce qu’il débarque peu après à Glen Elen au Jack London Lodge, un motel où les gens et l’ambiance sont de plus en plus bizarres. L’intrigue se noue rapidement autour d’un meurtre et de notre Adrien qui joue parfaitement l’idiot tout en faisant preuve de beaucoup de courage. Nous n’en dirons pas plus pour ne pas gâcher votre plaisir de lire Charlotte Boyer, jeune auteure au style très agréable et qui n’ a pas fini de nous étonner.

 Jean-Paul

Merci à Charlotte pour ce nouveau livre et pour sa dédicace très encourageante.

 


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3 juillet 2011 7 03 /07 /juillet /2011 23:01

Jean-Paul nous a envoyé en fin de semaine dernière toutes les précisions nécessaires pour faire un bilan complet de l'opération. Le total des cartes postales reçues est de 158. Pour souvenir, lors de l'opération 300 jours, le nombre de courriers s'élevait à 153. Un grand merci pour avoir ainsi contribué à ce que cette opération soit un succès et permette à Jean-Paul d'accumuler toutes les forces nécessaires afin de traverser son deuxième été. Nous comptons sur vous pour continuer à lui adresser des lettres ou des cartes postales pendant cette période estivale.

 

Nous vous proposons également les lieux d'où les cartes ont été envoyées. Tout d'abord, commençons par celles provenant de France :

 


Afficher Opération 500 jours - Cartes postales françaises sur une carte plus grande
________________________________
Voici un agrandissement du couloir rhodanien d'où un nombre important de courriers est parti :

Afficher Opération 500 jours - Cartes postales françaises sur une carte plus grande
_______________________________
Enfin, voici les localités hors territoire français :
On ne lâchera pas ! Le combat continue.
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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 23:01

Dans l'éditorial de La Feuille d'Hector du 24 juin Jean-Paul a décidé de relater à nouveau un évènement concernant le Mexique : celui de l'insécurité à travers une marche pacifique. Bonne lecture.

 

Des mexicains contre l’inacceptable (Éditorial du 24/06/2011)

 

Depuis le 4 juin, à l’initiative du poète Javier Sicilia, une caravane de quinze autocars est partie de Mexico et sillonne les régions les plus ravagées par la guerre des cartels de la drogue afin d’attirer l’attention des autorités et de la société sur les drames causés par cette violence qui a causé 37 000 morts, depuis fin 2006. Parce que son fils a été assassiné par un gang de narcotrafiquants, Sicilia a pris la tête de cette manifestation pour la paix, réclamant justice et dignité pour tous.

 

 

Cette caravane est inédite au Mexique. Au fil de son déplacement à travers le pays, des rencontres sont organisées avec les proches des personnes assassinées afin de les sortir de l’anonymat. Les meetings se suivent et permettent de récolter des signatures pour un pacte national mettant fin à l’impunité et éradiquant la corruption. Pourtant, cette protestation civile a du mal à faire germer la révolte dans un pays plongé dans une terrible apathie.

Cette caravane ira jusqu’à Ciudad Juárez, cette ville proche de la frontière avec les USA. Cette ville est la plus dangereuse du monde. On y dénombre trois fois plus d’homicides qu’à Bagdad. À ce sujet, il faut lire  « Des os dans le désert », de Sergio González Rodriguez. C’est dans cette ville que doit se tenir la cérémonie officielle de signature du pacte national pour reconstruire le pays.

Ce pacte revendique six mesures essentielles pour sortir de cette situation dramatique : vérité et justice sur les milliers d’assassinats et disparitions jamais élucidées, fin de l’approche militariste et de la guerre contre le narcotrafic, remise en ordre des institutions judiciaires et application d’une justice efficace et équitable, lutte contre le blanchiment d’argent, recomposition du tissu social, démocratie participative et indépendance des médias. Hélas, ce pacte est rejeté en bloc par le gouvernement mexicain qui privilégie le côté sécuritaire, assimilant le trafic de drogue à la délinquance et lançant des interventions militaires contre le crime organisé. Le résultat de cette stratégie est connu : 37 000 morts en quatre ans.

Le mandat de Felipe Calderón se termine l’an prochain et le président parie sur l’essoufflement du mouvement. Les partis politiques ne sont pas suivis par le peuple qui sympathise avec le mouvement sans se mobiliser en masse. L’abstention massive préconisée par Sicilia pour la prochaine présidentielle serait un signe fort.

 

Les chiffres de la semaine

 

14 000 voitures sont vendues chaque jour en Chine.

 

8 personnes ont été tuées chaque jour à Ciudad Juárez (Mexique), en moyenne, pour l’année 2010.

 

64 971 personnes étaient détenues en France, le 1er juin 2011, un nouveau record.

 

16 500 exploitations bio sont recensées en France (43 000 en Italie, 129 000 au Mexique).

 

40 % des produits bio consommés en France doivent être importés.

 

Jean-Paul

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1 juillet 2011 5 01 /07 /juillet /2011 23:01

Voici la suite et la fin de la présentation faite par Jean-Paul dans le magazine d'Hector. Bon Tour à tous.

 

1ère Partie

 

La montagne est reine

Est-ce un hasard mais la haute montagne débutera le 14 Juillet, jour de fête nationale, avec l’ascension du prestigieux col du Tourmalet (2115 m) qui sera suivie par la difficile montée à la station de Luz-Ardiden (1715 m). Le lendemain, il faudra franchir l’Aubisque (1709 m) puis ce sera la très sélective étape Saint-Gaudens – Plateau de Beille avec six escalades réparties sur 168,5 km : Portet d’Aspet (1069), la Core (1395 m), Latrape (1110 m), Agnès (1570 m), Lers (1517 m) et Beille (1780 m).

Trois jours après, le col de Manse (1268 m) précèdera l’arrivée à Gap. Ensuite, il faudra escalader le Montgenèvre (1860 m) et Sestrière (2035 m) pour arriver à Pinerolo. 82 km seront courus en Italie. Le jeudi 21 juillet, la course devra effectuer 107 km pour revenir en France par le col Agnel, le toit du Tour (2744 m). Suivront l’Izoard (2360 m) et le Galibier (2645 m) où l’arrivée sera tracée. Ce jour-là, l’étape fera 200,5 km et les coureurs grimperont pendant 22 km au-dessus de 2000 m. L’étape du lendemain sera courte (109,5 km) mais très dure et sûrement spectaculaire avec le col du Télégraphe (1566 m) et le Galibier à nouveau mais depuis l’autre versant. Le final de l’étape sera la fabuleuse ascension de l’Alpe d’Huez (1850 m) avec ses 21 virages et une foule incroyable tout au long des 15 km menant à la station. Ce soir-là, le classement final du Tour sera pratiquement établi mais il restera le contre-la-montre de 42,5 km, à Grenoble, pour peaufiner tous les classements.

 

 

22 équipes au départ et 198 coureurs pour un maillot jaune

198 coureurs seront au départ, le samedi 2 juillet, répartis en 22 équipes. Cinq équipes françaises tenteront de rééditer les belles performances accomplies l’an dernier : AG2R, Cofidis, Europcar, FDJ et Saur-Sojasun. Quatre formations représenteront les USA, trois l’Italie, deux l’Espagne, la Belgique et la Hollande. Enfin, le Kazakhstan, la Russie, le Danemark et la Grande-Bretagne auront une équipe au départ.

L’espagnol Alberto Contador dont l’affaire ne sera tranchée qu’après le Tour, sera bien là pour défendre son titre. Après la démonstration qu’il vient de faire sur le Giro (tour d’Italie), il semble très difficile à battre. Le Luxembourgeois Andy Schleck sera son plus rude adversaire mais, au rique d’en oublier, d’autres coureurs pourraient se distinguer : Nicolas Roche, Alexandre Vinokourov, Cadel Evans, David Moncoutié, Thomas Voeckler, Samuel Sanchez, Pierrick Fédrigo, Danilo Di Luca, Ivan Basso, José Joaquim Rojas, Philippe Gilbert, Sylvain Chavanel, Robert Gesink, Janez Brajkovic, Jérôme Coppel, Baddley Wiggins sans oublier les sprinters comme Thor Hushovd, Alessandro Petacchi, Mark Cavendidish et Romain Feillu.

N’oublions pas qu’un des charmes du Tour, c’est de réserver des surprises. Souffrance et bonheur sont souvent à l’ordre du jour de cette grande épreuve sportive.

 

Pour un maillot jaune et un Galibier centenaire

Alors que la Coupe du Monde de football et les Jeux Olympiques ne créent l’événement que tous les quatre ans, le Tour de France réussit l’exploit de captiver l’attention de tous les médias chaque année.

La télévision est sa principale caisse de résonance. Il faut dire que beaucoup de personnes, pas spécialement attirées par le cyclisme, se régalent avec les vues d’hélicoptère et les commentaires de Jean-Paul Ollivier sur le patrimoine et la richesse des paysages si diversifiés offerts par la France et souvent par un pays voisin.

Le maillot jaune, objet de toutes les convoitises, n’a pas toujours existé. C’est en 1919 qu’il a été créé pour distinguer le premier du classement général par Henri Desgranges, le directeur du journal L’Auto, l’Équipe aujourd’hui, et créateur du Tour. Comme ce journal était imprimé sur du papier jaune, c’est cette couleur qui s’est imposée. Les initiales (HD) de celui qui a créé cette épreuve mythique, sont toujours sur le maillot jaune aujourd’hui. Le premier porteur de cette prestigieuse tunique fut Eugène Christophe. Le Giro, le tour d’Italie, suivra la même démarche en attribuant un maillot rose au premier de son classement général. La Gazzetta dello Sport, le journal organisateur, est imprimé sur du papier rose.

Cette année, le col du Galibier (photo ci-contre), dans les Alpes, sera escaladé à deux reprises, avec une arrivée au sommet, pour fêter son centenaire puisqu’il avait été grimpé pour la première fois par le Tour, en 1911. l’an dernier, pour les mêmes raisons, c’est le col pyrénéen du Tourmalet qui avait été honoré. Le Tour de France aime mettre en valeur son histoire. Voilà encore un charme supplémentaire.

 

Jean-Paul

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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 23:01

Depuis que nous avons ouvert le blog, vous vous êtes aperçus à quel point Jean-Paul apprécie le cyclisme. Il paraissait incontournable qu'il présente la Grande Boucle 2011 dans le magazine de la Feuille d'Hector.

 

 

3 224,5 km et 4 grandes arrivées au sommet

Du samedi 2 au dimanche 24 juillet, le 98ème Tour de France sera à nouveau le feuilleton quotidien de notre été. Chaque année, cette épreuve mythique nous permet de visiter une bonne partie de l’hexagone, mettant chaque jour en valeur de merveilleux paysages et d’incroyables villages.

Cette année, une seule incursion à l’étranger est prévue. En effet, dans la troisième semaine, la course basculera de l’autre côté des Alpes, en Italie. Si le Nord et l’Est sont négligés, ces régions auront la visite du Tour dans les années à venir, l’organisateur sachant bien répartir le bonheur d’accueillir l’épreuve cycliste la plus célèbre du monde.

Le départ sera donné en Vendée, le samedi 2 juillet. Contrairement à l’habitude, c’est une étape en ligne (Passage du Gois – Mont des Alouettes) qui ouvrira les festivités. Le lendemain, un contre-la-montre par équipes assurera le spectacle aux Essarts. Puis, la course remontera en direction de la Bretagne où deux étapes promettent de déchaîner un engouement populaire impressionnant : une arrivée à Mûr de Bretagne et une autre au Cap Fréhel. Après la Normandie, ce sera cap au sud par le centre de la France et le Massif Central. Le final à Super Besse puis les cols du Pas de Peyrol, de Perthus et de Prat de Bouc avant l’arrivée à Saint-Flour promettent déjà un beau spectacle.

Après une journée de repos au Lioran (Cantal), il sera temps de penser aux Pyrénées qui proposeront deux arrivées en altitude : Luz-Ardiden et le Plateau de Beille.

 

Dimanche 17 juillet : le Tour arrive à Montpellier !

Avec la chaleur estivale, l’étape Limoux-Montpellier (192 km) promet d’être usante mais elle permettra aux coureurs de tourner les jambes pour évacuer les toxines accumulées sur les pentes pyrénéennes. La course passera par Pignan et Lavérune pour entrer dans Montpellier par la N 109. L’arrivée sera jugée Avenue de Vanières, vers 17 h.

Après cette étape en Languedoc-Roussillon, les coureurs gagneront…en voiture le sud de la Drôme pour y passer la seconde journée de repos, le lundi 18 juillet. Serre-Chevalier et le sommet du Galibier donneront l’occasion aux meilleurs grimpeurs de creuser des écarts significatifs. Le contre-la-montre individuel de Grenoble assurera les dernières places d’honneur avant l’ultime étape se terminant sur les Champs-Élysées, le TGV ayant permis à tous les coureurs de regagner Créteil où sera donné le dernier départ.

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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 23:01

Jean-Paul nous relate sa participation en tant que jury du Festival International du Roman Noir en chroniquant les deux ouvrages récompensés par le prix « Derrière les murs », récompense attribuée par des détenus de la maison d’arrêt de Villeneuve-lès-Maguelone.  

 

Lorsque j’ai dit à Karine P., du Service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP), de m’inscrire pour le prix Derrière les murs du Festival international du roman noir (FIRN) de Frontignan, je ne pensais pas que cela se terminerait par une passionnante rencontre avec deux très bons auteurs.

mecanique_de_langoisse.jpg

Auteur de la BD La mécanique de l’angoisse (Editions 6 pieds sous terre), Fabrice Erre a détaillé son travail qu’il réalise en parallèle avec son métier de professeur d’histoire-géographie. Sa simplicité et ses explications très concrètes donnent envie de se lancer, même s’il reconnaît que c’est une lourde tâche à mener à bien, la réalisation d’un album. Maintenant, il dit qu’il commence à se faire aider par un scénariste. Son terrible robot qui sème mort et destruction  dans la ville, déchaîne les passions et sert de révélateur pour les lâches et les ambitieux. L’auteur ne se gêne pas pour lancer quelques clins d’œil en direction de certains élus et hommes de pouvoir toujours prêts à privilégier leurs intérêts, stratégie politique, économique et pourquoi pas militaire, toujours étroitement mêlés (Editions 6 pieds sous terre).

 

 

couv_harmoniques.jpgLongtemps, nous avons attendu l’arrivée de Marcus Malte, l’écrivain dont nous avions, et de loin, préféré le livre : Les Harmoniques (Gallimard, série noire). Enfin, il est arrivé… Il avait manqué son train. L’homme séduit d’emblée. Dès qu’il prend la parole, tout le monde écoute. Il nous explique que, la plupart du temps, lorsqu’il commence un roman, il ne sait pas où cela va le mener. C’est au fur et à mesure de l’écriture qu’il choisit une parmi les diverses options qui se présentent. Plus on avance dans la lecture de son roman et plus c’est passionnant. Les références régulières faîtes au jazz pourraient susciter la réalisation d’un CD qui accompagnerait formidablement la lecture. Bien sûr, nous avons parlé des pages racontant toute l’horreur de la guerre dans les Balkans. Marcus Malte reconnaît qu’il n’était pas là-bas et qu’il s’est simplement documenté. Voilà tout le talent d’un écrivain ! En le lisant, chacun est persuadé qu’il était présent, décrivant avec précision et émotion toutes les souffrances des gens, du peuple. Simple et disponible, Marcus Malte a séduit par sa présence, comme il avait séduit auparavant les lecteurs avec Les Harmoniques.

 

Jean-Paul

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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 23:01

1ère Partie

 

Souvent, lorsque l'on discute de l'affaire de Jean-Paul, on ne comprend pas comment on a pu en arriver à deux condamnations. Nous essayons, depuis l'ouverture du blog, de l'expliquer du mieux possible. 

Aujourd'hui, nous allons reprendre quelques extraits de l'article rédigé par Pascale Robert-Diard afin de comprendre comment tout a pu s'emballer pour Loïc Sécher lorsque ce type d'accusations a lieu :

 

"Comment en est-on arrivé là ? L’affaire Loïc Sécher se présente comme bien des dossiers d’agressions sexuelles. Pas de preuves, pas d’ADN, mais la parole d’une accusatrice contre celle d’un accusé. Entre les deux, la cour et les jurés doivent choisir. Ils ont devant eux, d’un côté, un homme célibataire de 40 ans, ouvrier agricole, dont les psychiatres décrivent la personnalité troublée depuis qu’il s’est découvert un goût mal assumé pour les hommes. Il boit, a perdu son travail, des témoins font état de scènes de violence. De l’autre côté, ils ont Emilie.

 

Une adolescente en miettes, déscolarisée, alternant séjours en hôpital psychiatrique et cures de désintoxication. A l’audience, elle est prostrée, mutique. Ils vont donc juger l’histoire d’Emilie telle que le dossier d’instruction la raconte et que tous les témoins, son père militaire, sa mère puéricultrice, ses professeurs de collège, les experts psychiatres, la confirment.

 

Elle commence au cœur de l’hiver 2000.

 

Emilie a 13 ans, et elle présente soudainement de sérieux troubles du comportement.

 

Anorexie, fugues, échec scolaire, crises d’angoisse. Autour d’elle, on s’affole et on suspecte aussitôt un abus sexuel. Dans la salle des profs du collège, il est alors beaucoup question de la circulaire «concernant les violences sexuelles» envoyée trois ans plus tôt par la ministre de tutelle, Ségolène Royal, à tous les responsables d’établissement scolaire, les incitant à entendre «la parole de l’enfant qui a trop longtemps été étouffée», à «redoubler de vigilance», et à signaler immédiatement aux autorités judiciaires les confidences des élèves «sur les faits dont ils affirment être victimes».

 

Au médecin scolaire, à sa soeur aînée, à sa professeure principale, Emilie confie qu’un garçon d’un village voisin a tenté d’abuser d’elle. Le fils d’une amie de sa mère, dit-elle à l’un. Un certain Sébastien, dit-elle à l’autre. Au collège, la rumeur enfle et Emilie va de plus en plus mal. A une copine, Emilie montre un jour des «bleus» aux bras et dit avoir été violée et battue par un ami de ses parents. Les professeurs se muent en officiers de police judiciaire, convoquent l’adolescente, en présence de son amie, et l’interrogent.

 

Emilie leur déclare avoir été abusée à trois reprises et précise ses accusations en décrivant un homme adulte, sans enfant et sans travail, qu’elle refuse de nommer. Le procureur de la République est alerté, l’enquête commence.

 

Informés des propos de leur fille, les parents expliquent aux gendarmes qu’une seule personne de leur entourage correspond à la description d’Emilie et donnent le nom de Loïc Sécher, un ouvrier agricole avec lequel ils ont cessé toute relation depuis qu’il s’est mis à boire.

 

Entendue à son tour, Emilie confirme le nom de Sécher, décrit plusieurs scènes d’agression au cours desquelles, dit-elle, il lui a imposé des fellations. Le lendemain, Loïc Sécher est interpellé. Ses protestations d’innocence n’y font rien. Il est aussitôt mis en examen et écroué pendant plusieurs mois. Un examen médical révèle que la jeune fille est vierge.

 

Deux expertises psychologique et psychiatrique certifient qu’Emilie ne présente «aucune tendance à l’affabulation» et que rien ne peut mettre en cause «la crédibilité de ses dires».

 

Ses contradictions – sur les agresseurs qu’elle a désignés avant Loïc Sécher – sont interprétées par les psychiatres comme un élément supplémentaire de crédibilité et de souffrance. L’avocat de Loïc Sécher, MeYann Choucq, demande en vain une confrontation de son client avec son accusatrice. On lui répond, certificat médical à l’appui, que la jeune fille n’est pas en état de supporter une telle épreuve. Après un an de détention provisoire, Loïc Sécher est libéré.

 

Emilie proteste et accuse le juge d’instruction de ne pas comprendre sa «détresse »… "

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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 23:01

1ère Partie

 

Article du Monde du 14/04/2010

"Peut-être se souviennent-ils encore de son nom, Loïc Sécher. Mais les traits de son visage ont dû s’effacer de leur mémoire. Ils étaient jurés, il était accusé. Viols et agressions sexuelles sur mineure, du moche ordinaire de cour d’assises. A la majorité, ces jurés n’ont pas douté. A Nantes, lors d’un premier procès en décembre 2003, puis en appel à Rennes, en mai 2004, ils ont reconnu Loïc Sécher coupable et l’ont condamné à seize ans de réclusion criminelle. 

Juste au moment où, devant une autre cour d’assises, s’ouvrait le premier procès d’Outreau – avec ces enfants victimes qui bouleversent l’opinion et qui s’avérera plus tard un désastre judiciaire…

 

C’est à eux que l’on pense, au moment où la commission de révision des condamnations pénales va se prononcer sur le sort de Loïc Sécher. Parce que, bien davantage que les magistrats professionnels qui les entouraient, ces jurés pourraient être chacun d’entre nous. Mardi 13 avril, si la chambre criminelle de la Cour de cassation siégeant en commission de révision suit l’avis de l’avocat général Gilles Lucazeau, elle devrait prononcer l’annulation du verdict de condamnation de Loïc Sécher. Autrement dit, reconnaître que cet homme a été victime d’une erreur judiciaire."

 

On peut alors se poser la question pour les jurés qui ont eu la lourde responsabilité de juger Jean-Paul Degache à deux reprises. Comment arriver en en moins de cinq jours à comprendre et juger une affaire qui s'étale sur une dizaine d'années ? Comment se rendre compte d'une situation lorsque l'on n'a pas toutes les pièces en main ? Encore une fois, l'aspect émotionnel prend le dessus sur le rationnel. L'oralité des débats et la multiplication des témoignages amènent également une profonde confusion. Et au final, si l'on essaie de se mettre à leur place, on arrive à comprendre quelle peut être l'influence des magistrats professionnels qui conduisent les débats.

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