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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 23:00

Dans l’éditorial de La Feuille d’Hector du 7 juin, vous avez peut-être remarqué le dernier paragraphe parlant des cinq sorties au Musée Fabre de Montpellier organisées par le Service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP). Juste avant son placement sous surveillance électronique, Jean-Paul a pu participer aux deux premières séances et a laissé ses quatre compagnons continuer sans lui… Traditionnellement, la dernière sortie est réservée au lien avec les familles. Mesdames les conseillères au SPIP-34 lui ont demandé de bien vouloir revenir avec Ghislaine  pour cette séance fixée au mardi 25 juin. Il ne restait plus qu’à à organiser cela avec le SPIP de l’Ardèche dont Jean-Paul dépend maintenant. Voici le récit d’une journée bien particulière…

 

A priori, tout semblait facile. Suivant les conseils de la personne du SPIP-07 qui me suit maintenant, j’ai fait une demande écrite auprès de la juge d’application des peines (JAP) de Privas. Tout s’est compliqué quand j’ai appris que cette dernière me convoquait le même jour, à 11 h !

Ne me décourageant pas complètement, j’ai tout de même demandé à pouvoir me rendre à Montpellier après le rendez-vous privadois… au cas où cela ne se termine pas trop tard. J’ai attendu une réponse pendant toute une semaine. Ce lundi 24 juin, j’avais abandonné tout espoir quand un appel du SPIP-07 m’a annoncé, en fin de journée, que la JAP m’accordait une sortie exceptionnelle de 9 h 30 à 22 h. C’était vraiment en toute dernière minute mais, avec Ghislaine, nous nous sommes quand même organisés pour prendre la direction de Montpellier, sachant que nous arriverions de toute façon en retard.

 

11 h, TGI de Privas

Retourner dans ce tribunal, après le cauchemar vécu en septembre 2007, n’a pas été chose facile. J’ai revu certains lieux que je préfèrerais oublier. Heureusement, il y avait peu de monde ce qui enlevait un peu de stress. La JAP m’a reçu juste avant 11 h. Elle m’a rappelé tout ce que je savais déjà : mes obligations et mes contraintes.

 

Après lui avoir remis quelques papiers exigés sur la convocation je suis sorti pour retrouver Ghislaine qui m’attendait dans le couloir. Sans traîner, nous avons regagné notre voiture pour rejoindre l’autoroute, à Loriol.

 

Odysseum, Comédie, Musée Fabre

Les grandes villes se sont bien organisées pour faciliter les transports en commun et c’est bien plus agréable que de se lancer dans les embouteillages urbains, surtout si l’on ne connaît pas. Pour Montpellier, je m’étais renseigné avant, au cas où… La responsable de la Médiathèque de Villeneuve m’avait fort bien conseillé : sortie 29, Montpellier-est, Odysseum, parking + Tram, ligne 1… Tout s’est bien passé. Nous avons pu profiter de la ville, très animée et admirer au passage l’Hôtel de Ville, le quartier Antigone… avant d’arriver sur la Place de la Comédie où, il y a tout juste plus d’un an, l’équipe de foot locale fêtait son titre de Championne de France sans incident… Il nous fallait marcher quelques minutes pour arriver devant le Musée Fabre. La personne du SPIP 34 nous avait déjà appelés plusieurs fois pour savoir où nous en étions et nous avons pu signaler notre arrivée pour que Michel, artiste-plasticien du Musée, vienne nous chercher à l’accueil. Il était à peine 14 h 30.

Jean-Paul

 

Partie 2

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Published by Les amis et proches de Jean-Paul Degache - dans La vie sous surveillance électronique
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