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5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 00:39

On nous a souvent dit que les témoignages des membres de la famille de Jean-Paul n'avaient aucune valeur. Voici celui d'une des nièces de Jean-Paul.

 

Je tiens à vous faire part de mon témoignage à double titre : en tant que nièce de Jean-Paul, tout d'abord, mais aussi parce que je suis l'une de ces anciennes élèves.

 

C'est d'ailleurs au simple titre d'ancienne élève que j'ai été interrogée par la gendarmerie d’un village ardéchois voisin à celui de Sarras. Cet interrogatoire, je m'en rappellerai longtemps puisque c’est un officier de permanence qui l’a mené ! Tout a commencé par un message sur le répondeur téléphonique à la maison à Avignon un soir en rentrant du travail. La gendarmerie me demandait de rappeler très vite une certaine personne. Pas d'indication sur le pourquoi de l'appel. A l'écoute de ce message, un grand frisson me monte dans le dos : il est arrivé quelque chose de grave à quelqu'un de la famille ? Je saisis mon téléphone pour rappeler. On me répond qu'il n'y a qu’une personne qui peut me dire pourquoi il a appelé et qu'il ne sera pas là avant le lendemain après-midi. Malgré mon insistance et ma voix paniquée en pleurs, on ne veut rien me dire. J'ai de suite appelé mes proches à Sarras pour savoir ce qu'il se passait. Tout le monde allait bien et au bout d'un moment, nous avons fini par comprendre qu'ils avaient certainement appelé dans le cadre de l'enquête sur Jean-Paul, dont j'avais été informée par la famille.

 

Effectivement, le lendemain, j'ai enfin cette personne au téléphone qui m'a confirmé que les gendarmes devaient m'entendre en tant qu'ancien élève sur l'enquête qui était menée. Comme je résidais et travaillais à Avignon à l'époque, j'ai profité d'un week-end à Sarras pour me rendre à la gendarmerie le samedi matin qui a suivi. Le premier contact avec la gendarmerie au téléphone m'avait déjà donné un aperçu de la délicatesse et du tact de ses officiers.

 

Ainsi le samedi matin, je me rends à la gendarmerie qui est alors occupée par un seul officier, de "permanence" apparemment. C'est lui qui va m'interroger, parce qu'il est là, et non pas parce que c'est lui qui est en charge de l'enquête. Il commence à me poser les questions, en m'indiquant bien que je suis entendue en tant « qu'ancien élève ». Pourtant, et je lui fais remarquer, il commence ses questions par « votre oncle » ! A plusieurs reprises, il s'absente du bureau pour répondre au téléphone. Quand il revient, il s'est passé plusieurs minutes à chaque fois, et il reprend la frappe de la déposition. Je vous laisse imaginer la fidélité de la déposition quand on est dérangé sans cesse. Lorsqu'à la fin de l'interrogatoire il m'a demandé de relire et de signer, j'ai fait modifier plusieurs phrases : des propos avaient été amalgamés alors que je n'avais dans mes paroles, jamais fait de lien entre deux idées qui se retrouvait dans la déposition de cause à effet.

 

Je me suis même fait la réflexion, à l'époque, que j'avais été très attentive lors de la relecture de cette déposition mais que ce ne serait peut-être pas le cas de tous ceux qui avaient été ou seraient interrogés ... et que ces interrogatoires devraient être réalisés par deux personnes, toujours les mêmes, et être enregistrés ou filmés pour ne pas déformer les propos. Je ne blâme pas l'officier qui m'a interrogé ce jour-là. Il a fait son boulot, dans les conditions dans lesquelles on lui impose de le faire ... Cependant, il est regrettable que cela puisse aujourd'hui avoir les conséquences que l'on connaît...

 

Partie 2

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Published by Les amis et proches de Jean-Paul Degache - dans "L'affaire DEGACHE"
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