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3 décembre 2010 5 03 /12 /décembre /2010 07:44

Aujourd’hui nous publions un nouveau témoignage qu’une maman d’élèves nous a envoyé. Cette dernière nous rappelle qu’elle avait envoyé un courrier en 2002 au juge d’instruction afin d’apporter son témoignage… qui ne fut jamais entendu. Des dizaines de personnes avaient fait de même en demandant à être entendues spontanément par le juge... sans suite !

 

 

Bonjour,

 

Mes deux enfants, qui sont maintenant majeurs, ont été scolarisés à l'école élémentaire publique de Sarras. Le second a été l'élève de M. Degache durant deux années scolaires, classe dans laquelle on retrouve 7 personnes considérées comme victimes par l’institution judiciaire. Il a d’ailleurs participé à la classe de découverte en Tunisie en 1996.

 

L'un et l'autre n'ont jamais remarqué une attitude anormale chez cet instituteur.

 

Pour ma part, j'ai accompagné de très nombreuses fois les enfants de l'école à des sorties scolaires auxquelles la classe de M. Degache participait : USEP, voyages scolaires de fin d’année, ski de fond, vélo... Que ce soit dans le car ou pendant les épreuves sportives, je n'ai JAMAIS constaté,  chez M. Degache, un comportement immoral ou des faits et gestes équivoques envers les enfants. 

 

Au cours de ces sorties, la principale préoccupation et le seul but de Jean-Paul Degache étaient que tous les enfants arrivent  à skier, à parcourir les kilomètres prévus en vélo, progressent et rentrent, fatigués mais contents de leur journée en plein air. Dans le car, si ce moyen de locomotion était utilisé, il n'était jamais assis car il commentait le voyage, ou faisait chanter les élèves. Jamais je n'ai remarqué ou surpris un geste indécent, malsain, choquant ... pervers !  

 

 

Encore une fois nous tenions à remercier cette personne ainsi que toutes celles qui participent à l’enrichissement quotidien de ce blog.

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Published by Les amis et proches de Jean-Paul Degache - dans "L'affaire DEGACHE"
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Rannaud 05/12/2010 20:48



Mère de famille, enseignante depuis 15 ans et témoin dans mon entourage proche d'accusations injustes d'actes pédophiles (sans suites lourdes juridiquement parlant pour les
individus concernés) , "l'affaire Degache" ne me laisse évidemment pas insensible .


Je ne désire pas prendre position dans cette affaire (ne connaissant pas la personne, ni le dossier) mais simplement manifester des craintes quand à « un certain
engouement », (au risque de choquer) pour les accusations judiciaires.


En effet, de l'évolution du statut de l'enfant et par moment du tout pouvoir qu'on lui octroie, de l'abandon de certaines valeurs de respect de l'autre et de la vie en général, ne
peuvent aussi découler des actes abusifs d’accusations où la pédophilie serait une arme absolue puisque éminemment condamnable (et à juste titre) par la société? Les mots peuvent être tout autant
criminels que les actes, porter de fausses accusations étant  aussi grave que d'en commettre;  le message de la justice et des
éducateurs (notamment les parents) est-il suffisamment clair, ferme à ce sujet ?  Les accusations judiciaires seraient-elles une forme de légalisation du port d’armes?


Voilà où en sont aujourd'hui mes interrogations et mes craintes de professionnelle de l’éducation et de citoyenne d'une société en constante évolution et qui parfois en oublie la
défense d'un "vivre ensemble" au profit d'un individualisme forcené; d’une société qui laisserait s’installer un droit de vie ou de mort sur l’autre par  justice interposée, en
toute légalité, en toute impunité.


Je ne tiens pas pour autant à remettre en cause l’évolution positive du droit et de la reconnaissance des victimes mais à mettre l’accent sur la gravité que les démarches
judiciaires se doivent de conserver.


De plus le manque de prise en considération de l'individu par la machine judiciaire plus axée sur le déblaiement des dossiers que sur l'idée d'une justice pour tous, me laisse
septique quand à la prise en compte de tous les éléments notamment psychologiques dans ce type d’affaire, bien que la complexité de la mécanique humaine ne soit plus à
prouver. 


Gardons en tête que nul n’est à l’abri d’être un jour victime de telles accusations, aussi intègre et droit que l’on puisse être.