Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 23:01

Samedi 14 mai, le combat judiciaire a temporairement cessé.  Nous apprenions que le pourvoi en cassation était rejeté. Comment ne pas être abattu face à cette décision judiciaire qui une nouvelle fois nous atteste du dysfonctionnement de l'institution. Si nous retraçons l’affaire Degache, nous nous apercevons, qu’au commencement, l’enquête a été réalisée avec de très faibles moyens et dans des conditions inacceptables… (enfants interrogés sans leurs parents en 1997, interrogatoires « orientés » vers la présomption de culpabilité, recherche et interrogation d'anciens élèves mais les filles seulement !). Toutefois, jamais cette enquête n’a été remise en cause par des magistrats !

 

Puis arrivèrent les deux procès qui, à défaut de voir des magistrats et des jurés prendre le temps de comprendre et d’analyser, amenèrent Jean-Paul à être condamné à deux reprises à 8 années de prison. Enfin, nous avions l’infime espoir que la Cour de cassation casse ce deuxième procès et offre une ultime chance à Jean-Paul de pouvoir démontrer son INNOCENCE. Et une nouvelle fois nos espoirs se sont envolés.

 

Certes, il va nous falloir du temps pour digérer ce coup dur, mais nous devons, pour l’honneur de Jean-Paul, nous relever très vite et continuer à mener ce combat, celui de réhabiliter moralement un INNOCENT ! Notre rôle est aussi de lui montrer à quel point des centaines et des centaines de personnes sont convaincues de son innocence en lui écrivant régulièrement.

 

Puis, ce qui nous laisse également entrevoir des jours meilleurs, c’est lorsque l’on voit ces multiples affaires dans lesquelles des personnes ayant accusé sont revenues des années plus tard sur leurs paroles car il était insoutenable pour elles de vivre avec ce poids sur la conscience. Espérons que ce jour-là vienne…  le plus vite possible.      

Partager cet article

Repost 0
Published by Les amis et proches de Jean-Paul Degache - dans "L'affaire DEGACHE"
commenter cet article

commentaires

Rannaud Marie 18/05/2011 23:21



Tout mon soutien dans cette nouvelle épreuve à un homme et à un enseignant qui continue à clamer son innocence et dont les compétences et les qualités humaines semblent défendues par grand nombre
de personnes, proches, professionnels de l'éducation et parents d'élèves, en espérant que la société et la justice française retrouve l' impartialité indispensable à la gestion des affaires de
moeurs.



YL 16/05/2011 22:35



quelle confusion! Tout ce que l'on a entendu aujourd'hui dans les médias (et je n'ai écouté que France inter ou france info) au niveau du vocabulaire employé pour parler de l'affaire de DSK me
rappelle amèrement,(voire me révolte) les procès de Jean Paul! Chacun y va de son couplet pour mettre en avant la "présomption d'innocence" mais appelle l'accusatrice "la victime". Pour Jean Paul
2 procès soit 10 jours pendant lesquels les plaignantes, les accusatrices, étaient nommées "les victimes" et cela rabattu aux oreilles des jurés à longueur de journée. N'y a-t-il pas
manipulation? N'est-ce pas ainsi qu'on agit pour tenter de convaincre quelqu'un? On peut aussi appeler ça "bourrage de crâne"! Jetez un coup d'oeil dans le dictionnaire au mot "victime" et dites
moi si ça peut coller avec la présomption d'innocence?



Daniel 16/05/2011 13:02



Jean-Paul, sa famille et le comité de soutien ne peuvent ressentir qu'abattement et amertume après cette décision qui met fin aux espoirs de reconnaissance de l'innocence d'un homme qui a fait
preuve pendnat toute sa carrière d'excellentes qualités professionnelles. 


Mais, au delà du soutien moral à apporter à Jean-Paul,  le combat continue sur le plan judiciaire européen car la Cour européenne des droits de l'homme a déjà condamné la Belgique le 16
novembre 2010 pour une non motivation d'un jugement d'assises (motif évoqué dans le pourvoi de Jean-Paul).


 Un jour, la CEDH condamnera aussi la France pour cette non motivation.


La décision, prétendue populaire, du jury d'assise reste toujours sujette au doute quand on sait que pour se forger une intime conviction, les jurés ne connaissent pas le dossier avant
le procès, ont un temps de réflexion personnelle quasiment nul,  et que, par ailleurs, ils sont (obligatoirement) soumis aux émotions, aux effets théâtraux des divers participants
et aux influences (non négligeables!) des présidents de  cour.  



marie 16/05/2011 10:18



oui, nous sommes abattus face à ce rejet; mais Jean-Paul, emprisonné pour encore de longs mois, l'est certainement beaucoup plus que nous. Nous devons plus que jamais lui apporter notre soutien
en le lui manifestant par nos courriers  nombreux et réguliers et ceci jusqu'à sa libération ! Une carte postale lors d'un déplacement même minime, c'est rapide, et JEAN-Paul qui la reçoit,
sait, qu'on ne l'oublie pas.



bernard devenasse 16/05/2011 08:01



Comment ne pas être révolté, scandalisé? Alors que tant de coupables échappent à la justice avec de bons appuis pour un simple vice de procédure, comment tolérer qu'un innocent soit privé de son
honneur et de la liberté alors  que tant de dysfonctionnements ont été relevés? Le pouvoir judiciaire n'en sort pas grandi et perd toute crédibilité une fois de plus.