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5 septembre 2010 7 05 /09 /septembre /2010 09:33

Extrait d’une lettre de Marie, ancienne élève de Jean-Paul, reçue en prison.
        
            « Mes plus belles années sont celles que j’ai vécues en primaire, celles où on  adorait aller à l’école, même les samedis matins ou, par la suite, les mercredis. Mon ami me dit que j’ai une excellente mémoire, il me semble que je te dois ce compliment car je pense que c’est grâce aux exercices à trous, les reconstitutions de texte que tu nous faisais faire. Lorsque je commence à parler des souvenirs du primaire, je suis très enthousiaste. Je me souviens du dernier jour d’école, de mon dernier jour de C.M.2… Je me suis mise à l’écart un instant. Je venais de me rendre compte justement que tout cela était fini. J’ai pleuré et tu es venu me voir pour me réconforter. N’importe quelle personne humaine serait venue me voir. Tu as su trouver les mots et j’ai même eu droit à un geste de soutien de ta part. J’aurais tellement voulu aller « raisonner » et « engueuler » ces accusatrices et ces charlatans pour leur montrer que tu es tout simplement humain et qu’un geste d’affection n’est pas la même chose qu’un geste d’agression. »
                                                                                                                                                                                        
            Cette dernière phrase nous amène à revenir sur deux des points capitaux de l’affaire :

                        - celui de la mémoire des enfants

                        - celui de l’affection que portait Jean-Paul aux élèves

Jean-Paul était un instituteur extrêmement attentif aux besoins de ses élèves. Cela faisait partie intégrante de sa pédagogie et il l'a toujours revendiqué.

            Alors lorsque l’affaire éclate et s’étale sur des années, ses anciens élèves se posent la question : « m’a-t-il fait quelque chose ? » Chacun essaye de se remémorer le déroulement de la classe. Et comme le dit Marie, il ne faut pas confondre affection et agression. Une tape dans le dos pour encourager ou réconforter est un exemple de gestes qui peuvent être doublement interprétés. On peut très vite s’imaginer l’engrenage : une tape dans le dos peut  être assimilée à une agression. On reviendra prochainement de manière plus approfondie sur ces différents points qui ont conduit Jean-Paul en prison.

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Published by soutien.jean-paul.degache.over-blog.com - dans "L'affaire DEGACHE"
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