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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 14:44

Réagir d’urgence  (Éditorial du 28/03/2014)

 

Les signaux se font de plus en plus fréquents mais nous avons tellement de peine à les percevoir qu’il faut encore et toujours mettre le doigt dessus pour tenter d’obtenir une prise de conscience salutaire et une réaction efficace.

 

Pas une période de beau temps ne passe sans alerte à la pollution. Il semblerait même que ce soit la faute à cette météo tellement désirée, que nous pouvons apprécier de moins en moins. Alors, on déconseille aux citadins de faire du sport, on limite la circulation automobile, on rajoute quelques filtres mais les véritables mesures de fond, celles qui pourraient éventuellement inverser la tendance, nous les attendons toujours.

 

Récemment, Paul Jorion, un anthropologue bruxellois, qualifiait notre époque de « grand tournant » car notre espèce humaine est vraiment en danger. Si nous voulons que des générations futures existent, que l’espèce humaine ne disparaisse pas dans une ou deux générations, il faut réagir d’urgence.

 

Le temps presse avant que l’oxygène ne se raréfie, que des pays entiers ne soient inondés et d’autres transformés en désert. Il est prouvé que notre espèce ne se rend vraiment compte du danger que lorsqu’il est trop tard. L’exemple dramatique de la déportation des Juifs durant la seconde guerre mondiale ne doit pas être oublié : un excès d’optimisme a empêché la plupart d’entre eux d’échapper à l’extermination.

 

Savoir que l’optimisme peut être un handicap, un désavantage, ne signifie pas qu’il faille sombrer dans le pessimisme. Il faut simplement ouvrir les yeux sur tous les signaux d’alarme qui ne cessent de clignoter, tout en gardant espoir. Ne serait-il pas utile et efficace de faire enfin communiquer le monde des philosophes avec celui des décideurs ?

 

Aujourd’hui, nous savons que notre société de consommation a des limites. Presque partout, on réduit le pouvoir d’achat en baissant les salaires et les retraites. Pour compenser, on pousse les gens vers le crédit en oubliant qu’il faudra rembourser un jour. Comment accepter que, sur notre planète, les 85 personnes les plus riches disposent d’autant de moyens financiers que 3 milliards et demi de personnes ? Cela n’a plus aucun sens car aucun système économique ne peut continuer à fonctionner de la sorte.

 

Plus le temps passe et plus l’homme installe des robots à sa place, des machines capables de fonctionner sans lui. Si nous continuons ainsi, ces machines poursuivront sans nous car notre espèce humaine est de plus en plus menacée de disparition alors que notre planète restera.

Jean-Paul

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Published by Les amis et proches de Jean-Paul Degache - dans La Feuille d'Hector après le 9 juin 2013
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