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31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 00:00

Dernier éditorial pour 2013 de la Feuille d'hector et l'occasion de vous adresser nos meilleurs voeux pour 2014. Cette année écoulée aura vu la libération tant attendue de Jean-Paul, libération qui nous a comblés de joie et de bonheur. Bonne lecture !


Un si long chemin vers la Liberté  (Éditorial du 20/12/2013)

 

Nelson Mandela, après 95 années passées à lutter, à souffrir pour obtenir enfin une égalité complète entre les êtres humains, s’en est allé.

 

Tout ce temps passé au service du plus grand nombre, il l’a raconté dans une autobiographie qu’il est encore plus nécessaire de lire aujourd’hui : Un long chemin vers la liberté. Ce livre, traduit par Jean Guiloineau, publié en 1996, en France, chez Fayard, existe en Livre de Poche. Ces quelques 700 pages ont été écrites, pour la plupart, en captivité, sur l’île de Robben Island, un terrible pénitencier. Pour pouvoir sauver le témoignage d’une vie extraordinaire, il a dû tromper la vigilance de ses geôliers, comme il le raconte lui-même.

 

« Je suis né le 18 juillet 1918, à Mvezo, un petit village au bord de la rivière Mbashe, dans le district d’Umtata, la capitale du Transkei. » Dès la première page, il se présente de manière très simple et nous apprend que son père l’a appelé Rolihlahla, ce qui, en xhosa*, signifie littéralement « tirer la branche d’un arbre » mais il précise que « dans la langue courante sa signification plus précise est : celui qui crée des problèmes… » Son prénom anglais ne lui a été donné qu’au premier jour d’école par son institutrice, Miss Mdingane.

 

Excellente motivation pour dévorer toutes ces pages, un film biographique adaptant l’œuvre de Nelson Mandela, est sorti ce 18 décembre. De son vivant, celui qu’on appelle aussi Madiba, du nom de son clan, avait confié le soin de réaliser cette œuvre au producteur sud-africain, Anant Singh. Même si le film est contraint à des raccourcis et doit écarter de nombreux événements d’une vie tellement dense, il aura le mérite de sensibiliser toujours plus de monde à la lutte anti-apartheid menée par Mandela.

 

Celui qui, en 1993, a accepté de recevoir le Prix Nobel de la Paix avec Frederik De Klerk, le dernier président de l’apartheid, est considéré comme le père de la nation sud-africaine. Tout au long de sa vie politique, il est passé de la non-violence à la lutte armée pour répondre à la violence de la ségrégation raciale, avant de prôner la réconciliation, le pardon.

 

Au cours de 27 années passées en prison, il a tenté de comprendre ses ennemis afin de pouvoir négocier avec eux malgré les violences qui ont causé tant de morts, là-bas. Quand il a été libéré enfin, en 1990, il s’est bien gardé d’humilier ses adversaires, pensant d’abord au bonheur de son peuple, et c’est bien normal que les dirigeants du monde entier se soient rendus à Soweto pour lui rendre hommage.

 

Nous terminerons en citant à nouveau Madiba, en espérant que le message qu’il nous laisse, soit suivi partout dans le monde : « Mon idéal le plus cher a été celui d’une société libre et démocratique dans laquelle tous vivraient en harmonie avec des chances égales. »

Jean-Paul

* Le xhosa est la seconde langue officielle de l’Afrique du Sud, après le zoulou, et elle est parlée par 8 millions de personnes.

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Published by Les amis et proches de Jean-Paul Degache - dans La Feuille d'Hector après le 9 juin 2013
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