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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 18:34

Auprès de mon arbre… (Éditorial du vendredi 7/12/2012)

 

Parmi tous les signaux d’alarme déclenchés régulièrement concernant la dégradation de la nature, en voilà un auquel nous pensions échapper : le dépérissement des arbres partout dans le monde.

 

Toutes ces belles forêts, qu’elles soient boréales, de montagne, en zones tempérées, de type méditerranéen ou encore tropicales ou sous forme de savanes, toutes ces forêts ne suscitaient jusque là que les inquiétudes classiques : leur disparition par déboisement ou à cause des incendies. Voilà qu’une récente étude scientifique, publiée dans la revue Nature, nous alerte sur le dépérissement des poumons de la Terre : les forêts.

 

Le responsable a pour nom sécheresse, plus précisément ces épisodes qui se répètent maintenant à intervalles réguliers et de plus en plus rapprochés. Ce qui est difficile à réaliser, c’est que toutes les forêts sont concernées, feuillus et conifères, en climat sec ou humide.

 

Pour vivre, un arbre a besoin d’eau et ce sont ses racines qui vont chercher plus ou moins profond ce qui va permettre à l’arbre de faire circuler la sève jusqu’à l’extrémité de ses branches. Or, le manque d’eau crée des bulles d’air qui finissent par boucher les vaisseaux de l’arbre, ce qui accentue ses risques de mortalité, un phénomène qui n’est pas encore pris en compte dans les scénarios climatiques.

 

Dans la forêt méditerranéenne, les arbres sont habitués à ces épisodes de sécheresse et réduisent d’ailleurs leur taille et leur envergure pour pouvoir résister mais il y a des limites. Les chercheurs ont constaté qu’en vingt ans, les superficies connaissant un dépérissement de la forêt ont quadruplé, ce qui a d’autres conséquences. Nous savons tous que les arbres absorbent le carbone, ce fameux CO 2 sans cesse en augmentation et dont les océans captent la moitié. S’il y a moins d’arbres à la surface de la Terre et de plus en plus de CO 2, ceux qui restent vont souffrir d’indigestion.

 

Il n’y a bien sûr aucune solution miracle à ce phénomène qui risque de s’amplifier encore dans les années à venir. C’est un signal d’alarme supplémentaire sur cette planète où l’être humain n’est que de passage. Des conditions de vie favorable ont permis notre évolution et notre développement. Tout cela s’accélère constamment et l’empilement de toutes ces dégradations ne suffit pas encore pour que des mesures vraiment efficaces soient prises.

«Auprès de mon arbre, je vivais heureux… »  chantait Georges Brassens. Mais si les arbres disparaissent ?

Jean-Paul

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Published by Les amis et proches de Jean-Paul Degache - dans La vie en prison
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