La Feuille d'Hector du 30 novembre 2012

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Un drame interminable (Éditorial du vendredi 30/11/2012)

 

Reverra-t-on un jour une paix durable s’installer au Moyen-Orient ? Tant d’espoirs ont été déçus après de longues négociations et des conférences agitées… Puis revient toujours la violence, la parole étant sans cesse donnée aux armes avec ses conséquences qui se nomment destruction, souffrance, mort, désolation. Comment concilier deux peuples qui revendiquent les mêmes terres ? Jusqu’à présent, personne n’y est parvenu.

 

En 2012, il faut revivre une nouvelle opération comme celle nommée « Plomb durci ». Pendant 22 jours de l’hiver 2008-2009, combats et bombardements ont causé la mort de 1 389 Palestiniens, de 13 Israéliens et laissé près de 5 000 blessés dans la bande de Gaza. Au cours de cet automne 2012, tout recommence, Israël se sentant à nouveau menacé par l’armement du Hamas au pouvoir à Gaza, des roquettes pouvant être tirées jusqu’à 40 km en territoire israëlien et même jusqu’à 70 km pour les roquettes de fabrication iranienne.

 

En pleine campagne électorale, le premier ministre israélien, M Netanyahou, cherche-t-il à montrer qu’Israël est toujours aussi intransigeant vis-à-vis de ses voisins menaçants ? Pour des raisons en partie politiques, les Gazaouis voient leurs maisons détruites, leur pays déjà en grande difficulté, obligé de reconstruire sans cesse mais aussi de compter ses morts.

 

Dans ce quotidien tragique, il faut savoir aussi qu’une autre bataille, diplomatique cette fois, se joue à New York, à l’ONU. Ce jeudi 29 novembre, l’assemblée générale de l’Organisation des nations unies doit dire si elle accepte la candidature palestinienne comme État non membre des Nations unies, ceci 65 ans après le vote actant le partage de la Palestine en deux états. Les Etats-Unis ne sont pas favorables à ce changement de statut alors que 120 pays sur 193 soutiennent la demande palestinienne. Sur ce sujet encore, l’Union européenne ne parle pas d’une seule voix puisque seulement 12 pays membres sur 27 sont pour ce statut d’état non membre qui n’accorde pas le droit de vote mais permettrait aux Palestiniens de saisir des instances comme la Cour pénale internationale, ce que redoutent Israëliens et Étatsuniens.

 

Pour compléter ce bilan d’une situation peu encourageante et sans cesse en évolution, il faut parler de l’attitude de l’Égypte. Son nouveau président, Mohamed Moursi est issu du mouvement islamiste des Frères musulmans dont fait partie le Hamas. Son premier ministre, Hicham Qandil, s’est rendu à Gaza. Pendant sa visite, l’offensive israélienne a été suspendue. Le président Morsi se voit forcé de composer avec une opinion publique en majorité hostile à Israël et avec les Etats-Unis choqués par la  dégradation de l’ambassade américaine au Caire.

 

Pendant que l’on discute beaucoup en coulisses, des êtres humains subissent une violence inouïe sans avoir la moindre idée du temps qu’il faudra pour pouvoir vivre enfin en paix.

Jean-Paul

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