La Feuille d'Hector du 22 mars 2013

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Coopérer pour l’eau (Éditorial du vendredi 22/03/2013)

 

22 mars, « journée mondiale de l’eau ».

 

Chaque année, sous l’impulsion de l’Organisation des nations Unies (ONU), tous les États membres sont invités à agir pour sensibiliser les populations à un problème de plus en plus critique : l’eau sur notre planète.

 

Cette année, l’ONU axe cette journée mondiale sur la coopération dans le domaine de l’eau. Vaste programme, ambition louable mais bien difficile. Comme cela a été affirmé à de nombreuses reprises, le partage de l’eau sur cette Terre est une condition essentielle à la paix. Le besoin de chaque être humain en eau est quelque chose de tellement vital qu’il faudrait bien plus d’une journée pour s’en préoccuper. Bien entendu, cette coopération conditionne le développement durable de tous les pays en difficulté.

 

S’il est difficile aujourd’hui de parler de pays riches, l’ONU peut s’adresser aux pays développés qui doivent œuvrer en faveur de la réduction de la pauvreté partout où cela est possible. Hélas, cette première partie du XXIe siècle est plutôt placée sous le signe de la crise, crise qui réveille tous les égoïsmes, jusqu’aux plus vils.

 

Cette journée de l’eau devrait être l’occasion pour chacun de se sentir un peu plus, chaque jour, citoyen du monde, pour toujours plus d’équité sur notre planète.

 

Quand tout semble s’effondrer dans nos pays développés, il n’est pas facile de penser en termes de retombées économiques alors que nous sommes capables d’élargir considérablement notre horizon en apportant nos compétences à ceux qui souffrent du manque d’eau. Préserver les ressources en eau, protéger l’environnement, ces valeurs deviennent de plus en plus indispensables et pourtant une grande majorité des êtres humains vivant sur cette terre n’a pas encore pris conscience de cette évidence, condition essentielle à la construction de la paix.

 

L’eau seule est éternelle (Yun SON-DO)

 

La tâche est tellement immense qu’une seule journée est insuffisante, c’est pourquoi l’ONU demande à ce que l’action pour la coopération dans le domaine de l’eau dure toute l’année. Le but des célébrations programmées pour ce 22 mars 2013 est de sensibiliser chaque citoyen au niveau local de la nécessité de cette coopération avec les plus démunis. Cette prise de conscience n’est pas la chose la plus aisée à obtenir au moment où tant de gens se débattent dans des problèmes semblant s’accumuler avec un malin plaisir, les riches devenant de plus en plus riches, les pauvres de plus en plus pauvres.

 

Pourtant, il est certain qu’un peu partout dans le monde, des solutions innovantes existent et qu’elles ne sont pas connues. La coopération dans le domaine de l’eau devrait commencer par cette mise en commun des compétences et des savoirs en bannissant la notion de profit. Le rôle de l’ONU serait de collecter tout cela et de faciliter l’accès à la connaissance pour que ces solutions déjà trouvées et mises en œuvre profitent au plus grand nombre.

 

La tâche est immense mais elle a le mérite d’être mise en chantier alors que,  pendant trop longtemps, le problème de l’accès à l’eau a été négligé et le gaspillage de cette ressource vitale développé. La prise de conscience s’est concrétisée au sommet de Rio de Janeiro (Brésil), en 1992, et cette journée du 22 mars 2013 n’est qu’une étape dans une action qui devra continuer à s’amplifier tout au long du siècle en cours.

 

Jean-Paul

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