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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 00:01

L’incertitude malienne (Éditorial du vendredi 1/02/2013)

 

Le continent africain monopolise l’attention depuis le début de cette année. L’intervention militaire de la France, à la demande du gouvernement malien, risque de durer tant que la menace des rebelles islamistes pèsera sur le pays. Rendue nécessaire par l’avancée d’une coalition constituée autour d’Al-Qaida au Magreb islamique (Aqmi), c’est une véritable guerre qui se déroule sur le terrain.

 

Le Mali faisait partie de l’Afrique occidentale française (Aof), une fédération de huit colonies françaises qui dura de 1895 jusqu’en 1958. C’est en 1960 que le Mali est devenu indépendant, semblant installer une démocratie stable, surtout depuis 1992, année des premières élections libres et ceci malgré les coups d’état ou renversements du pouvoir. En mars 2012, peu avant l’élection présidentielle, le capitaine Amadou Haya Sanogo a pris le contrôle de la présidence, dissous les institutions et suspendu la Constitution. Le président en place depuis 2003, Amadou Toumani Touré, a dû s’en aller et c’est Dioncounda Traoré qui assure l’intérim.

 

Dans le nord du pays, depuis longtemps, les Touaregs, un peuple berbère constitué principalement de pasteurs nomades, revendique l’indépendance de l’Azawad, un territoire couvrant les régions de Tombouctou, Kidal et Gao.

À ce mouvement de libération, se sont joints plusieurs mouvements islamistes pour le jihad en Afrique regroupant les combattants venus d’autres pays que le Mali. Leur avancée vers le sud commençait à menacer la capitale, Bamako, et s’accompagnait de l’application de la charia en lieu et place des institutions maliennes.

 

La France a déployé 2 500 hommes pour soutenir l’armée malienne et, plus important encore, la Mission internationale de soutien au Mali (Misma), commandée par le général nigérian, Sheghu Abdulkadir, est active sur place avec des hommes venus du Nigéria, du Togo, du Niger, du Burkina Faso, du Bénin, du Ghana, de Guinée et du Sénégal, soit environ 3 000 soldats auxquels s’ajoutent 2 000 Tchadiens. L’assistante technique des pays occidentaux facilite le déploiement de ces forces africaines dont la présence est importante tant au niveau politique que symbolique.

 

Liée directement ou non à cette opération de reconquête, la tragique prise d’otages sur le site gazier de In Amenas, en Algérie, à 1 300 km au sud-est d’Alger, est venue montrer, si besoin en était, toute la gravité de la situation au Sahel.

 

Guerres et batailles s’enchaînent sans cesse sur notre planète mais il y a quelques jours, la France et l’Allemagne fêtaient solennellement 50 ans d’amitié et de coopération. Bien qu’imparfaite, cette réussite, après les guerres parmi les plus meurtrières que notre monde ait  connues, mérite d’être soulignée. Il faut écouter les chansons de Barbara (À Göttingen) et Jean-Jacques Goldman (Né en 17 à Leidenstadt) et sans cesse réactiver les liens tissés entre deux pays qui constituent la base de l’Union européenne. L’Office franco-allemand pour la jeunesse (Ofaj) s’y emploie avec constance et efficacité depuis longtemps et son action mériterait d’être plus souvent valorisée.

 

Jean-Paul

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Published by Les amis et proches de Jean-Paul Degache - dans La vie en prison
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commentaires

Charlotte 11/02/2013 22:48


Mes commentaires ne "cassent pas trois pattes à un canard" mais voilà, je veux vous montrer que je vous lis et vous le prouve ainsi. Je prends le temps. Car le temps est bien long, j'en suis sûr,
pour Jean Paul et sa famille.

Charlotte 11/02/2013 11:15


Merci de me permettre de comprendre du début cette guerre au Mali. Et, en effet, il est important de souligner les 50 ans d'amitié avec l'Allemagne même si celle-ci ne s'est pas faite sous les
cotillons.

Les amis et proches de Jean-Paul Degache 11/02/2013 17:50



Et merci à toi Charlotte de réagir souvent sur ce blog. Nous encourageons tous les lecteurs de réagir aux articles publiés.