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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 10:16

Bien ou mal traités (Éditorial du vendredi 12/10/2012)

 

Au début de ce mois d’octobre, le débat sur l’adoption du Traité européen, dénommé Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance de l’union économique et monétaire (TSCG), a été à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale. Le débat entre ceux qui sont favorables à ce traité budgétaire et ceux qui le rejettent mérite que nous nous y arrêtions quelques instants, même si le sujet est complexe.

 

Tous les problèmes que tente de régler le TSCG, viennent de la crise financière et de ses conséquences, c’est-à-dire les sommes colossales que les États ont dû dépenser pour la colmater. Ces mêmes États sont incités à intégrer, dans leur constitution, la règle de l’équilibre structurel pour éviter les excès et les dérives des comptes publics et de la dette publique.

 

Ce que redoutent les opposants au traité, c’est la remise en cause des acquis sociaux et démocratiques conquis au cours de la seconde moitié du XXe siècle. En tête des partisans de ce traité, l’Allemagne affirme qu’elle veut bien aider les pays en difficulté mais exige des garanties en contrepartie. Si l’on parle de solidarité européenne, il y aurait d’abord un énorme travail d’harmonisation à accomplir pour gommer les disparités évidentes que l’on constate entre les pays de l’Union, notamment sur le plan fiscal.

 

Il faudra bien arriver à ce que les Européens puissent un jour choisir leur projet de société afin que se mette en place une stratégie beaucoup plus vaste.

 

Pour l’instant, nous en sommes plutôt à la politique de gribouille où le chacun pour soi semble la règle. Il suffit de constater la part des dépenses sociales dans le Produit intérieur brut de quelques pays. Elle est de 12% à Chypre, 18% au Luxembourg et en Slovénie, et culmine à 24 % en Finlande et en France. Le traité budgétaire veut combattre les dérives des déficits excessifs mais sans projet commun, il semble que l’on pense plus à sanctionner qu’à proposer.

 

Nous sommes aujourd’hui en train de vivre une crise de confiance gravissime entre les citoyens et les institutions. Même l’idée européenne se trouve menacée. La désertification industrielle qui s’intensifie, n’arrange pas les choses. Nous en sommes arrivés à un point critique où un pays ne peut plus faire ce qu’il veut alors qu’en contrepartie, l’union des 27 pays européens est loin d’être une réalité.

 

La belle idée d’une Europe unie ne doit pas sombrer dans la tempête mais la tâche qui nous attend est immense. Ne dit-on pas que triompher des obstacles les plus rudes, rend plus fort ?

Jean-Paul

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Published by Les amis et proches de Jean-Paul Degache - dans La vie en prison
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