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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 23:01

1ère Partie

 

Souvent, lorsque l'on discute de l'affaire de Jean-Paul, on ne comprend pas comment on a pu en arriver à deux condamnations. Nous essayons, depuis l'ouverture du blog, de l'expliquer du mieux possible. 

Aujourd'hui, nous allons reprendre quelques extraits de l'article rédigé par Pascale Robert-Diard afin de comprendre comment tout a pu s'emballer pour Loïc Sécher lorsque ce type d'accusations a lieu :

 

"Comment en est-on arrivé là ? L’affaire Loïc Sécher se présente comme bien des dossiers d’agressions sexuelles. Pas de preuves, pas d’ADN, mais la parole d’une accusatrice contre celle d’un accusé. Entre les deux, la cour et les jurés doivent choisir. Ils ont devant eux, d’un côté, un homme célibataire de 40 ans, ouvrier agricole, dont les psychiatres décrivent la personnalité troublée depuis qu’il s’est découvert un goût mal assumé pour les hommes. Il boit, a perdu son travail, des témoins font état de scènes de violence. De l’autre côté, ils ont Emilie.

 

Une adolescente en miettes, déscolarisée, alternant séjours en hôpital psychiatrique et cures de désintoxication. A l’audience, elle est prostrée, mutique. Ils vont donc juger l’histoire d’Emilie telle que le dossier d’instruction la raconte et que tous les témoins, son père militaire, sa mère puéricultrice, ses professeurs de collège, les experts psychiatres, la confirment.

 

Elle commence au cœur de l’hiver 2000.

 

Emilie a 13 ans, et elle présente soudainement de sérieux troubles du comportement.

 

Anorexie, fugues, échec scolaire, crises d’angoisse. Autour d’elle, on s’affole et on suspecte aussitôt un abus sexuel. Dans la salle des profs du collège, il est alors beaucoup question de la circulaire «concernant les violences sexuelles» envoyée trois ans plus tôt par la ministre de tutelle, Ségolène Royal, à tous les responsables d’établissement scolaire, les incitant à entendre «la parole de l’enfant qui a trop longtemps été étouffée», à «redoubler de vigilance», et à signaler immédiatement aux autorités judiciaires les confidences des élèves «sur les faits dont ils affirment être victimes».

 

Au médecin scolaire, à sa soeur aînée, à sa professeure principale, Emilie confie qu’un garçon d’un village voisin a tenté d’abuser d’elle. Le fils d’une amie de sa mère, dit-elle à l’un. Un certain Sébastien, dit-elle à l’autre. Au collège, la rumeur enfle et Emilie va de plus en plus mal. A une copine, Emilie montre un jour des «bleus» aux bras et dit avoir été violée et battue par un ami de ses parents. Les professeurs se muent en officiers de police judiciaire, convoquent l’adolescente, en présence de son amie, et l’interrogent.

 

Emilie leur déclare avoir été abusée à trois reprises et précise ses accusations en décrivant un homme adulte, sans enfant et sans travail, qu’elle refuse de nommer. Le procureur de la République est alerté, l’enquête commence.

 

Informés des propos de leur fille, les parents expliquent aux gendarmes qu’une seule personne de leur entourage correspond à la description d’Emilie et donnent le nom de Loïc Sécher, un ouvrier agricole avec lequel ils ont cessé toute relation depuis qu’il s’est mis à boire.

 

Entendue à son tour, Emilie confirme le nom de Sécher, décrit plusieurs scènes d’agression au cours desquelles, dit-elle, il lui a imposé des fellations. Le lendemain, Loïc Sécher est interpellé. Ses protestations d’innocence n’y font rien. Il est aussitôt mis en examen et écroué pendant plusieurs mois. Un examen médical révèle que la jeune fille est vierge.

 

Deux expertises psychologique et psychiatrique certifient qu’Emilie ne présente «aucune tendance à l’affabulation» et que rien ne peut mettre en cause «la crédibilité de ses dires».

 

Ses contradictions – sur les agresseurs qu’elle a désignés avant Loïc Sécher – sont interprétées par les psychiatres comme un élément supplémentaire de crédibilité et de souffrance. L’avocat de Loïc Sécher, MeYann Choucq, demande en vain une confrontation de son client avec son accusatrice. On lui répond, certificat médical à l’appui, que la jeune fille n’est pas en état de supporter une telle épreuve. Après un an de détention provisoire, Loïc Sécher est libéré.

 

Emilie proteste et accuse le juge d’instruction de ne pas comprendre sa «détresse »… "

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Published by Les amis et proches de Jean-Paul Degache - dans Actualité judiciaire
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commentaires

Stephane 29/06/2011 18:43



Détraquée ? Certainement !


Quand on sait que celle qui accuse de viol son ancien instituteur, venait avec une revue pornographique à l'école à l'âge de 10ans, c'est certainement qu'il y avait un soucis ! C'est une de ses
camarades qui le raconte... et qui l'a même dit lors des procès.


Mais il est trop difficile, je pense, voir impossible, de savoir ce qui a pu se passer dans la petite enfance des ces personnes-là. On préfère trouver un coupable idéal !


 



Daniel 29/06/2011 09:28



Si on peut admettre, à la rigueur, que des enfants ou des adolescents perturbés  accusent des innocents sans se rendre compte des conséquences, en souffrent par la suite du fait de la
pression de l'entourage et de la machine judiciaire avant de faire éclater la vérité, il n'en est pas de même lorsque l'acusation vient de personnes adultes qui font un retour sur le passé et
dont la parole devient sacrée dès lors qu'elles se disent victimes. C'est le cas de l'affaire Jean-paud Degache! Il est intéressant de relire aussi à ce sujet l'affaire des six lycéens de Mâcon accusés par une adulte
perturbée (cela existe aussi!).