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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 06:32

Régulièrement nous vous rappelons quelques uns des éléments qui font que plus d’un millier de personnes ont choisi d’adhérer au Comité de Soutien à Jean-Paul Degache. Ils expliquent aussi pourquoi notre blog connaît un vrai succès en terme de présentation et que des personnes qui n’ont jamais entendu parler de Jean-Paul Degache, pas plus que de Sarras ou de la Cour d’appel de Nîmes s’intéressent à une affaire de mœurs qui semble, à première vue, ne pas avoir d’originalité particulière.

 

Les éléments qui, selon nous, permettent de démontrer sinon l’innocence, du moins l’impossibilité pour Jean-Paul Degache de commettre ces faits ont également attiré une équipe de l’émission 66 minutes sur M6 qui a tourné un reportage poignant sur l’affaire Degache.

   

Si la Cour d’assises a rendu son verdict en appel en début d’année 2010, confirmant un jugement de septembre 2007, c’est au nom du peuple français. Nous sommes donc tenus de respecter cette décision et la peine prononcée.

   

Cependant, nous notons que l’institution judiciaire s’est déjà trompée à de nombreuses reprises, et principalement dans des affaires de mœurs.

 

Notre argumentaire tient en plusieurs points qui, selon nous, n’ont pas été suffisamment examinés par l’institution judiciaire.

 

D’abord, parmi les 13 personnes considérées comme victimes d’atteintes sexuelles, plusieurs ne se considèrent pas comme victimes.

 

Ainsi, à Privas et à Nîmes, plusieurs personnes considérées victimes de Jean-Paul Degache ont contesté et contestent encore leur qualité de victimes, soit parce qu’elles estiment ne rien avoir à reprocher à Jean-Paul Degache, soit parce qu’elles ne se souviennent plus de ce qui s’est passé à cette époque. Nous avons pu en rencontrer 4 pour qui c’est formellement le cas.

 

Pour condamner Jean-Paul Degache, la Cour d’assises s’est ainsi basée sur les déclarations de ces personnes lorsque, à l’époque des faits, elles ont été interrogées, à l’âge de 8 ou 9 ans, par la gendarmerie. Or plusieurs enfants, devenus adultes depuis, affirment que les mots que l’on a placés dans leur bouche ne sont pas les leurs et qu’on leur a fait dire des choses qui ne reflétaient guère la réalité.

 

Plusieurs d’entre elles ont d’ailleurs adhéré au Comité de soutien et participent régulièrement à ses réunions.

 

Suite aux interrogatoires des enfants, puis à la garde à vue de Jean-Paul Degache, les enfants retournent dans la classe.

 

Les déclarations recueillies par les gendarmes, dont le contenu envoie Jean-Paul Degache en prison, ont été relues par leurs parents qui, pour la plupart, étaient présents à la gendarmerie sans assister pour autant aux interrogatoires qui n’ont d’ailleurs pas été filmés.

 

Or le lundi suivant la mise en garde à vue de Jean-Paul Degache, ainsi que les témoignages des enfants dont la Cour d’assises a considéré qu’ils étaient suffisants pour envoyer Jean-Paul Degache en prison, tous les enfants sont confiés de nouveau à Jean-Paul Degache.

 

L’année suivante, lorsque les enfants entrent en CM2, les parents les confient de nouveau à Jean-Paul Degache. Une partie civile affirmera lors du procès de 2007 qu’elle était au courant des agissements mais qu’elle a préféré laisser sa fille en CM2 car Jean-Paul Degache était le meilleur instituteur pour assurer le passage en 6ème de sa fille !

 

Après la mise en garde à vue de M Degache, les parents ont donc pris la responsabilité de remettre leurs enfants dans la même classe pendant un an et demi ! Soit ils sont totalement irresponsables, soit les enfants n’ont pas vraiment dit ce que les procès verbaux de gendarmerie affirment… Notons que, de surcroît, les parents laisseront par la suite leurs enfants partir en classe de découverte avec Jean-Paul Degache à plusieurs reprises.

 

Alors, a-t-on affaire à des dizaines de parents frappés de folie, laissant leurs enfants entre les mains d’un dangereux criminel d’après ce qu’ils ont déclaré à la gendarmerie, ou plutôt à des enquêteurs peut-être un peu trop zélés ?

 

Des viols et des atteintes sexuelles soi disant commis devant toute la classe : aucun témoin

 

D’après les déclarations de l’intéressée à la barre à Privas, puis à Nîmes, mais également lors de ses multiples dépositions auprès des enquêteurs, les actes dont elle accuse Jean-Paul Degache auraient eu lieu lorsqu’elle se rendait au bureau de l’instituteur, devant toute la classe.

 

Autrement dit, il y a plus de 20 témoins potentiels (les élèves présents dans la salle de classe) qui auraient assisté à des viols répétés pendant deux années sur une de leurs camarades entre 1988 et 1990. Nous ne comptons que les personnes qui étaient présentes dans la classe à tous les instants de la journée. D’autres personnes, des adultes et des enfants qui passaient devant la classe vitrée, auraient pu surprendre à de nombreuses reprises Jean-Paul Degache à de nombreuses reprises.

 

Aucun témoin adulte ou enfant à l’époque ou devant la Cour d’assises de Privas ou de Nîmes ne déclare avoir assisté à ces scènes.

 

De même, ces gestes se seraient déroulés dans une salle vitrée des deux côtés (cour de récréation et couloir). Aucun témoin adulte ou enfant à l’époque ou devant la Cour d’assises de Privas ou de Nîmes ne déclare avoir assisté à ces scènes.

 

Afin de prouver que ces accusations n'étaient pas fondées, Jean-Paul Degache a demandé une simulation en trois dimensions, attestée par un architecte expert près de la Cour d’appel de Nîmes, qui montre clairement qu’il était tout simplement impossible de commettre de tels actes devant une classe entière, sans qu’aucun enfant, ni aucun adulte ne le remarque.

 

L’institution judiciaire a préféré ne pas en tenir compte.

 

Que devons-nous en conclure ?

En tenant un raisonnement par l’absurde, voici ce qu’aurait fait Jean-Paul Degache si l’on se fie au verdict :


-         Jean-Paul Degache aurait violé une élève deux années durant, très régulièrement et devant plus de 20 témoins qui assistaient à la scène, dans une classe vitrée sans qu’il n’y ait aucun témoin à l’intérieur, comme à l’extérieur de la classe.

 

-        Jean-Paul Degache aurait commis des attouchements sur une dizaine d’élèves. Après avoir été auditionnés par la gendarmerie, ses élèves seront remis par leurs parents, parfaitement au fait de leurs déclarations, dans la classe de Jean-Paul Degache pendant 18 mois.

 

-      Parmi les victimes précitées, Jean-Paul Degache aurait commis des attouchements sur plusieurs élèves qui affirment à la barre soit qu’ils ne s’en souviennent pas, soit qu’ils se souviennent très bien ne jamais avoir été victimes d’attouchements et nient leur qualité de victimes.

 

C’est pour ces raisons et pour de nombreuses autres que nous vous exposons petit à petit sur ce blog que nous avons souhaité ne pas nous résigner, continuer à nous battre et à ne rien lâcher. C’est pour cette raison que nos lecteurs sont de plus en plus nombreux et que Jean-Paul Degache reçoit autant de courriers en prison.

 

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Published by Les amis et proches de Jean-Paul Degache - dans "L'affaire DEGACHE"
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