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10 décembre 2010 5 10 /12 /décembre /2010 06:36

 

Voilà la dernière partie concernant l’historique de l’affaire. Nous vous rappelons que cet article existe grâce aux notes prises par Jean-Paul. Ces informations sont indispensables pour comprendre l’énormité de cette affaire !

 

« 2000 : Classe de neige à Albiez-le-Vieux (Savoie) en janvier. »

 

Une nouvelle fois, Jean-Paul Degache encadre une classe de neige, seul ou presque avec les enfants… Personne ne s’en émeut.

 

« 2001 : Du 28 mai au 1er juin : Vél'Usep Ardèche : classe cycliste itinérante pendant une semaine. »

 

Une nouvelle fois, 4 ans après les premières plaintes et la garde à vue, on confie des enfants  à Jean-Paul Degache, loin de chez eux, pendant une semaine.

 

« 2002 : Classe de neige à Albiez-le-Vieux (Savoie) en janvier.

7 février : arrestation et mise en garde à vue.

8 février : présentation à un juge d'instruction à Privas et mise sous contrôle judiciaire

Je suis suspendu par l'Éducation Nationale et mis à demi-traitement au bout de 3 mois.

Le Dauphiné Libéré me demande de cesser ma correspondance de presse.

Le Réveil me garde toute sa confiance.

Expertise chez Mme G, psychologue clinicienne, à Annonay.

19 février, Me Vesson (avocat de Jean-Paul Degache) demande une contre-expertise de la personne qui l’accuse de viols et qui se portera partie civile.

11 mars : visite de M. B (ADAJ) pour l'enquête de personnalité.

28 mai : convocation du juge d'instruction à Privas.

2 juillet : convocation du Dr G, psychiatre, qui a vu la personne qui l’accuse de viols et qui se portera partie civile.

Me Vesson refuse cette contre-expertise.

12 juillet : relance du Dr G

6 août : convocation du juge d'instruction à Privas.

17 octobre : convocation du juge d'instruction à Privas.

24 décembre : le juge d'instruction visite l'école en ma présence et les gendarmes prennent des photos »

 

C’est en 2002 que l’affaire est relancée, 6 ans après les premières plaintes.

 

Les mots de Jean-Paul, dans son travail personnel de datation, sont extrêmement importants et dénotent un professionnalisme sans failles. Ainsi, plutôt que de parler de ses accusatrices, plutôt que de chercher leurs motivations, ce qui aurait peut-être pu orienter l'institution judiciaire vers d’autres voies, il parle de son école, de son travail, des classes de découverte, des travaux de l’école et des sorties avec les élèves.

 

Jean-Paul Degache est un pédagogue, qui agit dans l’intérêt de l’enfant. Lorsqu’il a rédigé ce document, début 2008, il venait de passer 52 jours en prison... Et pourtant, ce qui l’animece sont les faits, les événements. A aucun moment il ne relève les incohérences suivantes :

 

 - Comment des élèves qui accusent leur instituteur en mars 1997 peuvent-ils accepter de retourner dans sa classe jusqu'à la fin de l'année scolaire, et pendant toute l'année scolaire suivante, jusqu'en juin 1998 ?

 

- Comment des parents, qui ont emmené leurs enfants à la gendarmerie et ont signé des dépositions qui, quelques années plus tard feront condamner l’instituteur à 8 ans de prison, peuvent-ils autoriser leurs enfants à retourner dans cette classe, avec ce même enseignant ?

 

- Comment les mêmes élèvespeuvent-ils accepter de se retrouver en mai 1998 pendant une semaine en classe de mer avec le même enseignant ? Et surtout, comment expliquer qu'aucun parent ne soit volontaire pour les accompagner ?

 

- Comment, en 1999 (soit deux ans après la première accusation), l’inspection académique, parfaitement informée de la situation pénale, peut-elle remettre une médaille à cet enseignant ?

 

- Comment d’autres parents, souvent eux-mêmes anciens élèves de Jean-Paul, peuvent-ils laisser partir leurs enfants en classe de neige puis en classe itinérante dans toute l’Ardèche au cours des trois années suivantes ?

 

Pourtant, dans cette période, ce type d’affaire fait la une de l’actualité !

L’affaire Dutroux éclate en 1996, et en 1997 la Ministre déléguée à l'éducation nationale, Ségolène Royal, signe une circulaire obligeant toute personne à signaler aux autorités judiciaires tout crime ou délit dont elle aurait eu connaissance.

 

Les amis et proches de Jean-Paul Degache, dont beaucoup ont vécu à Sarras ou aux alentours à cette période savent bien que si personne n’a réagi, c’est tout simplement parce qu’il ne s’est rien passé de répréhensible dans les classes. Jean-Paul Degache a toujours clamé son innocence. Nous essayons, sur ce blog, de rappeler les faits et de souligner les incohérences.

 

On peut se poser la question :

Le village de Sarras serait-il peuplé de parents d’élèves inconscients et d’élèves insensibles ou alors serait-ce une rumeur de village mal contrôlée qui a fini par envoyer un honnête homme, enseignant émérite, en prison pour 8 années ?

 

Partie 1

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Published by Les amis et proches de Jean-Paul Degache - dans "L'affaire DEGACHE"
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