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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 07:50

Nous publions aujourd'hui la deuxième partie du témoignage de l'ancienne collègue de Jean-Paul.  Marie-Hélène nous livre des informations majeures quant à l'impossibilité des faits devant la classe et à côté des adultes.

 

Partie 1

 

Du point de vue d’une institutrice comment ça se passait à l’école de Sarras ? 

 

Au niveau des élèves, je peux dire que les enfants avaient peur d'une autre institutrice plus âgée et peut-être un peu plus stricte mais en aucun cas de Jean-Paul Degache ! Quant à moi, J’étais la plus jeune enseignante donc il y avait forcément quelques problèmes de discipline dans ma classe mais le contact avec les élèves était excellent.

 

Et je ne parle même pas des multiples situations où j’ai pu surprendre Jean-Paul ! J’étais jeune et j’avais donc pu être sensibilisée à ce type de situations, mais je n’ai jamais surpris aucune parole ni aucune réflexion.

 

Le fait que les élèves n'aient pas réagi, vous trouvez ça plausible ?


J’ai du mal à croire que des petites filles se laissent faire sans broncher. Par ailleurs, et ça rentre dans ce qu’on nous apprend à détecter, en tant qu’enseignant, si un enfant sait ce qui va lui arriver quand un adulte s’approche de lui, il fait en sorte d’éviter la situation, si un enfant avait voulu être tranquille, il se serait isolé et je l’aurais remarqué, or, jamais cela n’est arrivé.

 

Au cours de ma carrière, il m’est pourtant arrivé de repérer des cas litigieux et de les signaler, je parle, par exemple, de dessins pédophiles… c’est ce qui m’a permis d’acquérir une véritable expérience en la matière et de m’intéresser à ces sujets. Le plus souvent, les adultes qui pratiquent ce genre d’horreurs sont pulsionnels, or, Jean-Paul était toujours sous contrôle, ça ne correspond absolument pas à quelqu’un de pulsionnel.

 

On a dit qu’il mettait des enfants sur ses genoux, vous l’avez remarqué ?

 

Concernant le fait qu’il aurait pu mettre des enfants sur ses genoux, j’avoue qu’en primaire ça m’aurait choqué, ça serait choquant… Autrement dit, pour moi, ça n’a pu se passer qu’à des moments rarissimes et très spécifiques. Mais vous savez, cette école de Sarras était très familiale, je dirais même trop familiale, c’était un cocon où les élèves étaient bien, peut-être un peu trop au moment d’aller au collège.

 

Et au korfbal, ça se passait comment ? On dit qu'il entrait dans les vestiaires...

 

Au korfbal, oui, il était plus paternel : il prenait parfois les enfants par les épaules, il avait un comportement plus tactile, plus méridional, j’ai envie de dire… Pour ce qui est des éventuelles entrées dans les vestiaires, je ne m’en souviens pas spécialement…

 

Dans cette affaire, qu'est-ce qui vous a le plus surpris ?

 

Ce qui m’étonne le plus dans cette affaire, ce sont les parents ! Pourquoi ne s’étonne-t-on pas qu’ils n’aient rien vu ? De même, chez les enfants, on n’assiste à aucun rejet scolaire, aucun changement, pas de chutes de résultats… c’est incompréhensible !

 

Et quand je vois qu’au procès, on dit que les enfants n’ont rien vu et ne se rendaient pas compte… mais je rêve ! Il y a une espèce d’angélisme quand un adulte évoque l’enfance : les enfants savent très bien ce qui est bien ou pas… plusieurs classes entières n’auraient pas pu se taire autant de fois…

 

N’oublions pas qu’en psychiatrie, les faux souvenirs, ça existe… c’est commode d’habiller quelqu’un d’autre avec ça.

 

Vous-même, aviez-vous des contacts physiques avec les enfants à l'époque ?

 

A l’époque, des gestes comme prendre dans mes bras un enfant, toucher les épaules ou autres contacts physiques du genre, c’est plutôt rassurant pour l’enfant… donc oui !

 

 

Partie 3

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Published by Les amis et proches de Jean-Paul Degache - dans "L'affaire DEGACHE"
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