"C'est impossible !" Interview d'une ancienne élève

Cette ancienne élève me reçoit chez elle, on m'a dit qu'elle n'avait pas été interrogée par les gendarmes en 1997 alors que, d'après mes souvenirs, elle était dans la classe de la plaignante. Pourtant, elle habitait bien à Sarras à l'époque et était facile à trouver.

 
Bonjour et merci d’accepter de répondre à mes questions, d’abord, tu étais en classe avec Jean-Paul Degache à quelle période ?

 

R: En 1997 et 1998, j’ai fait le CM1 et le CM2 avec lui.

 

Tu sais, que ces années là, plusieurs de tes anciennes camarades l’accusent d’avoir pratiqué des attouchements, des agressions sexuelles sur elles, tu as subi ce genre de choses ?

 

R: Ah non ! Jamais ! Je ne l’ai jamais vu faire quoi que ce soit, aucun geste déplacé, il était affectueux, mais pas plus.

 

Tu as des exemples de ses gestes d’affection ?

 

R: Pas vraiment, enfin si par exemple, quand j’allais corriger la dictée avec lui au bureau, il a dû lui arriver de me prendre par la taille, enfin je ne suis même pas certaine… sinon, quelques tapes sur l’épaule, mais rien de plus, des gestes d’encouragement quoi – en tout cas rien de pervers, c’est sûr !

 

Et sur les autres, tu l’as vu faire des choses, toi qui étais dans la classe ?

 

R: Non, pas du tout, j’en aurais tout de suite parlé sinon ! Non, il était affectueux, mais n’a jamais fait de gestes déplacés sur qui que ce soit en ma présence.

 

On a dit au procès qu’au Pradet lors de la classe de découverte, il rentrait dans les chambres, tu t’en souviens ?

 

R: Mais non ! C’est impossible, les fois où il a pu rentrer dans les chambres, c’était toujours avec les accompagnatrices, elles étaient à la FOL je crois… enfin ç’aurait été inconcevable qu’il rentre seul dans les chambres ! Il ne s’est rien passé du tout au Pradet !

 

On a dit aussi qu’il prenait les élèves sur ses genoux, tu t’en souviens ?

 

R: Pour moi c’est sûr que non… A la réflexion, pour les autres, je ne me souviens vraiment pas, ça m’aurait marqué, je pense, donc non, je ne l’ai jamais vu faire ça.

 

Mais vous en parliez entre vous non ?

 

R: Non, jamais… Vu qu’il ne se passait rien, je ne vois pas pourquoi on en aurait parlé, ça ne paraissait gêner personne. Ce qui m’étonne en fait, c’est que [une plaignante] ait été dans les parties civiles, parce qu’à l’époque, elle aimait beaucoup Jean-Paul et trouvait qu’il était un excellent instituteur.

 

Et on m’a dit que tu n’avais pas été interrogée par les gendarmes, contrairement à une bonne partie du reste de la classe, tu l’expliques comment ?

 

R: Ça je n’en sais rien, mais j’étais limite jalouse ! C’était le sujet de conversation dans la cour de récré : qui avait été interrogé par les gendarmes ? Comment ça s’était passé... Je me souviens que [un témoin à charge] était toute fière d’y être allée, moi j’étais déçue, j’aurais bien aimé faire comme mes copines…

 

Mais tu es toujours plus ou moins à Sarras non ? Tu n’as pas croisé des personnes impliquées dans l’affaire ? Vous en avez parlé ces derniers temps ?

 

R: Oui, en fait, je connaissais bien [un témoin à charge] et [un témoin à charge]. En fait quelques mois avant le procès, on en avait parlé et aucune n’avait rien à reprocher à Jean-Paul, c’est pour ça que je ne m’inquiétais pas trop pour Jean-Paul en fait, puis quand j’ai entendu ce qu’elles ont dit au procès, je me suis demandé si c’était les mêmes personnes à qui j’avais parlé… tu sais, ça n’a pas été facile, du jour au lendemain, des portes se sont refermées, des copines n’ont plus voulu me parler…

 

Ah ! Puis il y a aussi [un témoin à charge] qui m’a appelée quelques jours avant le procès, on a un peu discuté, mais c’est vrai qu’elle était convaincue que Jean-Paul l’avait touchée…

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Bernard Devenasse 03/10/2010 14:13



Les témoignages, rapportés sur ce blog, des anciennes élèves de Jean Paul Degache me semblent éclairer d’un jour nouveau (pour moi du
moins) la personnalité de la plaignante et ouvrir peut-être des pistes de défense pour « casser » le verdict de Nîmes si le pourvoi est accepté.


 


Tout d’abord, je m’interroge de savoir dans quelle mesure, certaines élèves ne pourraient pas engager, sous une forme officielle, une
action en contestation pour avoir été abusivement qualifiées  de victimes et retenues,
contre leur gré, comme telles dans le jugement. Le juge n’a voulu retenir que leur fragile déposition faite à la gendarmerie, quand elles
étaient élèves,  lors d’un interrogatoire pour le moins intimidant pour des enfants, interrogatoire où les réponses semblaient avoir fortement
induites pour parvenir aux conclusions souhaitées. N’y a-t-il pas là faute de procédure dans cet abus de qualification?


 


D’autre part, les témoignages publiés ici sembleraient converger, en ce qui concerne la plaignante principale vers la personnalité
d’une gentille fillette, aimant beaucoup son maître qui … se laissait  quotidiennement abuser devant toute la classe,  innocente ou perverse au point de chercher obstinément à être sa favorite, ingénue ou « précoce » au point encore d’apporter en classe une revue porno
(tiens, dans quel milieu se l’était-elle procurée ?), une bonne élève pas le moins du monde perturbée dans sa scolarité ni dans sont
comportement social par les sévices prétendument subis !!!!!!!!!!!


 


La frustration dessinant peu a peu un scénario diabolique, l’imaginaire se confondrait-il, au fil des ans avec la réalité ? Il ne
manquerait alors, plus qu’un déclic pour la mise en scène médiatique où elle pourrait enfin occuper le rôle principal du film. Il resterait seulement à organiser un casting pour trouver quelques
comparses, elles aussi en déficit de reconnaissance, pour les rôles secondaires.


 


Invraisemblable ! C’est moi qui délire ! …. Peut-être, mais …


 


Dans une société pervertie, où tous les coups, ou presque, sont impunément permis, une société où, par télé et médias à scandales
interposés, il est laissé croire à l’enfant et à l’adolescent, voire à l’adulte immature que tout le monde peut devenir « la nouvelle star » de demain, fut-ce de manière très éphémère,
fut ce à n’importe quel prix ….


 


Oui mais, un innocent est enfermé entre quatre murs depuis bientôt 250
jours et enfermé dans un cauchemar depuis des années.



Les amis et proches de Jean-Paul Degache 04/10/2010 18:38



Merci pour ce message de soutien qui ne fait que confirmer que la version de l'affaire telle que l'a vue la justice ne tient pas debout.


Malheureusement, nous avons appris qu'en France, on pouvait être considéré comme victime contre son gré. Il n'est absolument pas possible de faire un quelconque recours contre ces décisions qui
vont à l'encontre de la volonté même de certaines victimes, qui refusent ce qualificatif et affirment clairement et sereinement que leur ancien instituteur n'a jamais eu les gestes décrit. Nous
avons appris, à l'occasion de cette affaire, qu'il était tout à fait possible de considérer quelqu'un comme une victime malgré ses dénégations... C'est l'une des incohérences centrales de cette
affaire.


 



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