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22 septembre 2010 3 22 /09 /septembre /2010 16:19

Cet élève me reçoit et me parle de ses années avec Jean-Paul Degache, elle était en CM1, puis en CM2 avec lui de 1988 à 1990. Elle est citée par la principale plaignante (pour viol) en tant que victime de Jean-Paul et, surtout, la plaignante se serait confiée à elle à plusieurs reprises, elle saurait tout.

Au vu de l'entretien, visiblement ce n'est absolument pas le cas. elle est très touchante lorsqu'elle me parle de son amitié passée avec la plaignante, elle se dit "malheureuse pour elle".


Entretien avec la confidente de la plaignante – Sarras - 2007

 

Bonjour, merci d’accepter de répondre à mes questions, d’abord, en quelle année étais-tu dans la classe de Jean-Paul Degache ?

 

Bonjour et merci pour ce que tu fais, j’avoue que je suis le blog très souvent et cela me permet de voir que des gens se bougent pour Jean-Paul. Pour répondre à ta question, j’étais avec Jean-Paul en classe entre 1988 et 1990 en CM1 et CM2.

 

D’abord, la question que je pose à tout le monde : as-tu été victime de Jean-Paul Degache, subi des agressions sexuelles, des viols ou autre chose, et surtout as-tu assisté à de tels faits sur tes camarades de l’époque ?

 

R : Absolument jamais, sinon, je ne te répondrais même pas, je n’ai jamais rien vu, ni rien subi de la part de Jean-Paul Degache, c’est pourquoi je trouve aberrant que des viols aient pu se tenir devant toute la classe alors que je m’y trouvais.

 

Tu connaissais bien la plaignante non ?

 

R: Oui, très bien ! C’était ma confidente de l’époque, on est restées très proches jusqu’au collège, après on se disait bonjour et on parlait, mais sans plus. Ce qui me surprend, c’est qu’elle affirme qu’elle m’aurait parlé des viols répétés que lui faisait subir Jean-Paul. Et bien je peux te l’affirmer : elle ne m’a jamais rien dit, et je n’ai jamais rien vu d’ailleurs.

 

Elle avait aussi dit que tu étais victime de Jean-Paul, non ?

 

R: Elle avait dit ça, c’est pour cela que je me demande pourquoi elle n’a pas cherché à me voir afin que je puisse témoigner. Je ne comprends pas vraiment.

 

C’était vraiment une bonne copine ?

 

R: Je m’en souviens bien, au début d’année, on se mettait toujours à côté, mais on finissait par être séparées parce qu’on bavardait trop. En fait, je ne pourrais même pas aujourd’hui te dire du mal d’elle. C’est quelqu’un que j’aimais beaucoup, franchement, c’est quelqu’un d’indissociable d’une partie de mon enfance.

 

Mais tu parles aussi, dans ton témoignage à la barre, de remarques sur Jean-Paul et son comportement avec les élèves ?

 

R: Oui, ça je m’en souviens, je ne vais pas te dire qu’il n’était pas affectueux, parce que ce serait faux. Parfois, il nous prenait par la taille, entre copines, on en rigolait en disant qu’il était un peu collant. Mais c’était de l’amusement plus qu’autre chose, personne ne trouvait ça désagréable, enfin personne ne me l’a dit, et surtout pas mon amie la plus proche de l’époque. Pour être clair, si elle était allée plus loin, quelqu’un l’aurait dit, surtout que c’était devant toute la classe… en tout cas, je n’aurais jamais laissé mon frère et ma sœur aller chez Jean-Paul Degache ensuite ! je ne suis pas folle et mes parents non plus !

 

Donc tu me dis que rien ne t’a spécialement choqué dans l’attitude de ton ancien instituteur ?

 

R: Tu sais, je vais te faire un aveu : je suis quelqu’un de très pudique, je le suis toujours un peu d’ailleurs, donc le moindre geste déplacé aurait immédiatement attiré mon attention. Aujourd’hui encore, quand je vois des gestes beaucoup moins graves se produire dans la rue, dans mon milieu professionnel, cela me choque, or, à cette époque, absolument rien ne m’a choqué.

 

Tu as parlé lors du procès d’une revue porno que la plaignante aurait emmenée à l’école, tu peux m’en dire plus ?

 

R: Oh, c’est le genre de truc qu’elle avait amené, mais j’ai demandé à d’autres anciennes élèves, visiblement, elle ne l’a montré qu’à moi, sa meilleure copine dans la cour de récré, près de l’arbre… moi, ça m’avait beaucoup marqué, mais avec du recul, je me dis qu’elle savait ce qui était autorisé ou non, et donc que si elle avait été violée devant toute la classe comme elle le dit, elle aurait réagi, non ?

 

Et globalement, dans la classe, on aimait bien Jean-Paul ?

 

R: Ça oui, je me rappelle qu’en fin de 6ème, on y était même retourné, on lui avait fait un cadeau, quand je dis « on », c’est 4 élèves : [un témoin à charge], [la plaignante], [un témoin à décharge] et moi, il était vraiment ému, je m’en souviens parfaitement, parce qu’on avait essayé de s’asseoir à nos places et on avait trouvé les bureaux très petits… enfin c’était vraiment un bon souvenir…

 

On parle également du maître qui rendait la bise obligatoire et prenait les élèves sur ses genoux…

 

R: Mettre sur les genoux ? Non, ça ne me dit rien, pas sur moi c’est sûr, ça m’aurait choqué, puis sur les autres, pour moi il ne l’a pas fait… après même si j’ai bonne mémoire ça a pu se produire, mais je te le redis : ça m’aurait choqué.

 

La bise, je m’en souviens, ce n’était pas du tout obligatoire, je me souviens qu’en Allemagne en classe de découverte, il passait dans les chambres avec les autres instituteurs qui nous accompagnaient et nous faisaient la bise, mais c’est pareil : ça n’était pas du tout obligatoire.

 

Pour être très clair, si j’avais eu le moindre doute, j’aurais mis en garde immédiatement mon frère et ma petite sœur. Attention ! Je ne dis pas qu’il n’était pas tactile, mais en aucun cas ce n’étaient des gestes déplacés !

 

Qu’est ce qui te fait dire qu’il n’a pas fait de gestes déplacés ? Tu sembles assez sûre de ton fait, tu sais, c’était il y a quelque temps…

 

R: Mais même en y réfléchissant, on était une classe sacrément turbulente… Comment peut-on tenir une classe pareille, corriger les copies et en même temps pratiquer des attouchements ou des viols ? C’est complètement absurde et impossible… Et puis on se méfiait un peu…

 

Vous vous méfiiez ?

 

R: Figure-toi qu’on faisait attention, tu sais ? le témoignage de Sylvie que tu publies sur le blog m’a beaucoup intéressée, et je me reconnais assez dans ce qu’elle dit, en fait, il y avait des bruits, pas grand chose hein ! Mais le fait qu’il soit proche des élèves… enfin, tout cela faisait qu’on se méfiait un peu, donc quand on allait au bureau, on n’était pas vraiment derrière. Des filles plus âgées que nous nous avaient dit qu’il était proche des élèves, nous transmettant une petite rumeur… Un peu comme le raconte Sylvie.

 

Donc quand on allait au bureau, au contraire on était plutôt sur le côté, et puis on avait un peu peur vu qu’il corrigeait nos copies…

 

En fait, que penses- tu de cette affaire ?

 

R: D’abord je suis triste pour Jean-Paul, et puis surtout un peu malheureuse pour [la plaignante], qui était vraiment mon amie, et dont je garde de très bons souvenirs d’enfance.

 

Je pense que Jean-Paul n’a pas mesuré le fait que nous n’étions plus des bébés, mais des préados, voire des ados précoces car [la plaignante] avait déjà 12 ans en fin CM2… il se permettait des gestes d’affection qu’il aurait pu avoir plus facilement s’il avait eu des CE1 ou des CE2, mais avec nous, c’était « limite » car on était déjà à un âge où l’adolescence commençait… et tu sais bien que les gestes paternels sont moins bien vus à cet âge là."

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Published by Les amis et proches de Jean-Paul Degache - dans "L'affaire DEGACHE"
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