Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 00:01

Voici une nouvelle interview, réalisée en janvier 2011, d'un ancien collègue de Jean-Paul. Nous continuons ainsi à compléter la liste des adultes étant intervenus dans l'école de Sarras.


Bonjour Monsieur,

Tout d’abord, nous vous remercions d’avoir accepté de répondre à nos questions.

 

- Pouvez-vous nous dire quelle était votre fonction au sein de l’école élémentaire publique de Sarras et combien de temps vous y avez travaillé ?

 

En fonction à l’école de Sarras sur un poste d’aide-éducateur, je suis intervenu à l’école élémentaire et maternelle de Sarras 3 jours par semaine pendant 5 ans de 1999 à 2004. Je tiens également à dire que je  ne suis pas originaire de Sarras.

 

- Interveniez-vous souvent dans la classe de Jean-Paul Degache et quelle était la nature de vos interventions ?

 

Dans le cadre de ma mission, je prenais en charge des petits groupes d’élèves de sa classe soit pour un atelier informatique soit pour faire du travail plus individuel et spécifique avec ceux qui avaient des difficultés scolaires. Je passais dans la classe de Jean-Paul Degache plusieurs fois par jour, aléatoirement, pour discuter ou régler des détails sur le fonctionnement de l’école.

 

- Quelles ont été vos premières impressions sur cet instituteur quand vous avez débuté à Sarras ?

 

C’est une personne qui sut m’accueillir et m’intégrer à la vie de l’école avec un grand professionnalisme. Et il était toujours plaisant de pouvoir discuter avec lui malgré toutes ses fonctions et son implication dans la vie de l’école.

 

- Comment jugiez-vous les rapports entre l’instituteur et les élèves ?

 

Jean-Paul était quelqu’un de très impliqué dans la vie de l’école mais il était toutefois très attentif et sensible à ce qui pouvait se passer au sein de sa classe. Il y avait un respect réciproque entre lui et ses élèves. De plus, ces relations ne dépassaient jamais le cadre professeur-élève.

 

- Est-il vrai que lorsque l’on rentrait dans cette école, on passait en premier devant la classe de Jean-Paul Degache ?

 

Quand on rentrait dans l’école, on passait obligatoirement en premier devant sa classe.

L’entrée de l’école élémentaire est constituée d’un sas qui vous permet d’aller soit à l’école élémentaire soit à l’école maternelle. Il donne accès, en premier lieu, au bureau du directeur et ensuite dans le prolongement aux salles de classe dont la première était la sienne.

 

- Tous les témoignages récoltés nous indiquent que la salle de classe était vitrée et donc visible de la part des adultes et des enfants. Confirmez-vous ?

 

Toutes les classes de l’élémentaire ont les fenêtres qui donnent sur la grande cour de récré. N’importe qui, adulte comme enfant, pouvait voir la vie de la classe.

 

- Comment expliquez-vous les accusations portées contre lui ?

 

Je n’explique pas !

Tout ce que je peux dire c’est que j’ai passé ces 5 années à travailler avec des enseignants qui étaient attachés à la vie de l’école, très actifs sur la prise en charge des élèves et très impliqués dans leur travail avec une vraie envie de bien faire les choses. Jean-Paul en était le parfait exemple.

 

- Quelle a été votre réaction à l’annonce de la condamnation de Jean-Paul Degache ?

 

A l’annonce de sa condamnation, je suis resté sans voix avec un sentiment de grande tristesse et sans comprendre comment un tel verdict avait pu tomber. Il est pour moi inconcevable d’imaginer Jean-Paul commettre de tels actes,  et à plus forte raison face à une classe entière sans que personne ne s’en aperçoive !

 

- Quel message aimeriez-vous faire passer à Jean-Paul ?

 

Malgré toutes ces épreuves, il se doit de tenir, pour lui et sa famille. Et que même si le temps passe, j’ai toujours une pensée pour lui et je n’oublie pas les bons moments que l’on a passés ensemble lors de cette expérience professionnelle à Sarras.

P.Y.

Partager cet article

Repost 0
Published by Les amis et proches de Jean-Paul Degache - dans "L'affaire DEGACHE"
commenter cet article

commentaires