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5 octobre 2010 2 05 /10 /octobre /2010 10:50

 Chronologie Partie 1

 

1998 : Affaire classée

 

En avril 1998, Jean-Paul Degache se rend à la convocation d'un expert-psychiatre à Annonay qui doit l’examiner à la demande du Parquet, alors que la procédure ne l’y obligeait pas. Ses conclusions sont très favorables à Jean-Paul Degache.

 

Le 7 mai 1998, l’affaire est classée car  « Aucune infraction n’est suffisamment caractérisée… » ; ce dont les plaignants sont informés.

 

Le 6 juin une première accusatrice, informée, déclare qu’elle trouve que cela n’est « pas normal mais s’en remet à la décision. »

 

Le 8 juin une autre se dit déçue mais ne donne pas de suite.

 

Le 9 juin celle qui demeurera jusqu’au bout la principale accusatrice s’avoue très déçue mais ajoute qu’elle va « relancer l’affaire avec d’autres ». Ce sera le cas, et les attaques seront d’autant mieux ciblées et pernicieuses à partir de ce moment-là.

 

Le 30 juin une parente d’élève écrit pour demander des nouvelles.

 

Le 18 juillet cette dame déclare à la brigade de gendarmerie d’Andance que « l’affaire avait été étouffée il y a 10 ans et que la directrice avait été informée ». Nous constatons d’ailleurs qu’à aucun moment, Jean-Paul Degache n’est mis en cause par ses pairs.

 

Entre 1998 et 2001, Jean-Paul Degache exercera sans aucun problème sa profession, persuadé que l’affaire est terminée par ce classement sans suite.

 

2001 : l’affaire est relancée en pleine affaire Dutroux.

 

Le 21 février 2001, l’accusatrice principale écrit une lettre au Procureur où elle déclare  suivre les conseils de TF1. La chaîne ne souhaite en effet pas faire de reportage sur un cas qui n’a pas donné lieu à un procès et une condamnation. On peut parfaitement comprendre cette éthique journalistique qui veut que l’on ne cloue pas un innocent au pilori. Cela prouve, s’il en était nécessaire, la volonté délibérée des plaignantes de médiatiser l’affaire, car il aurait en effet suffi à cette dernière de suivre les conseils de la gendarmerie ou d’un avocat. Dans ce courrier, qui a été lu lors des audiences, elle affirme de surcroît qu’elle est suivie par un psychanalyste pour « les actes de pédophilie de ce monsieur ». Ce courrier va relancer l’affaire.

 

Le 27 février  elle est auditionnée et confirme que c’est bien TF1 qui lui a conseillé d’écrire au Procureur car elle voulait intervenir dans une émission consacrée à la pédophilie, ajoutant ainsi de nouveaux éléments montrant sa volonté d’être médiatisée et de nuire à l’image publique de Jean-Paul Degache. Elle cite plusieurs autres personnes comme étant des « victimes » de leur ancien instituteur.

 

Elle donnera une version très différente de celle qu’elle avait donnée en 1997 puisqu’à présent elle évoque directement le viol. Par la suite, elle félicitera le procureur dans un courrier de la mise sous contrôle judiciaire de Jean-Paul Degache et se déclare heureuse que cela soit de son fait.

 

Nous noterons que, d’après les déclarations des plaignants, les viols sont publics, et que M Degache ne déflore jamais ses victimes supposées, ce qui rend évidemment impossible toute preuve matérielle de ce dont on l’accuse.

 

La plupart des autres témoignages soulignent au plus l’attitude « paternelle » de M Degache, mais tiennent toutefois à disculper leur ancien instituteur. Pourtant, on peut penser que si les viols avaient été publics, les témoignages auraient été unanimes et détaillés.

 

 

Une bonne partie des personnes citées par l’accusatrice n’ont rien à déclarer : elles n'ont donc jamais été témoins et encore moins victimes des viols alors qu’elles se trouvaient dans la même classe.

 

D’autres personnes affirment au contraire et de manière très désordonnée, que les viols ont eu lieu :

 

Une première parle des affaires vues à la télévision, parle de viol mais précise que son ancien instituteur n’allait « jamais plus loin » (on se demande ce qu’il y a de pire qu’un viol…) « La Directrice laissait faire ! ».

 

Notons une fois encore l’importance de la télévision en particulier et des médias en général dans les témoignages des accusatrices: ce type de déclarations reviendront chez la plupart des accusatrices auditionnées. Il est vrai qu’à l’époque, les suites de l’affaire Dutroux en Belgique éveillent des soupçons sur de nombreuses personnes et particulièrement les prêtres et les instituteurs.

 

De même, une autre ancienne camarade de classe  de la principale accusatrice affirme avoir été victime de viol au bureau, une fois par semaine pendant deux ans et qu’il s’agissait de « toutes les filles ».

 

Une autre parle le 29 avril d’attouchements derrière le bureau et de « viol qui faisait mal » au cours desquels « il baissait le pantalon ». Elle a également publiquement affirmé que son psychanalyste saurait lui obtenir des dommages et intérêts.

 

Une dernière, qui était à l’époque dans la même classe, affirme ne jamais avoir eu de problèmes avec son ancien instituteur et ne jamais avoir été témoin de tels faits.

 

Ces accusations de viols et d’attouchements sont censés avoir été commis dans une période allant de 1978 à 1980. Les faits sont prescrits par la justice et ne pourront donc être jugés. Les accusatrices iront cependant témoigner lors des deux procès de Privas puis de Nîmes et leurs témoignages pèseront très lourd dans la balance.

 

Pendant longtemps, Jean-Paul Degache se demandera comment des anciennes élèves aujourd’hui quadragénaires ont pu le poursuivre avec un tel acharnement formulant des accusations aussi graves sans aucune preuve, sans aucun témoignage. On parle là de viols plus que quotidiens sur plusieurs élèves devant toute une classe pendant plus de deux ans ! Il aura fallu presque 10 ans pour élaborer une théorie à ce sujet… Nous l’exposerons au fur et à mesure, cette explication reste fragile et toujours assez incompréhensible.

 

Chronologie Partie 3

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Published by Les amis et proches de Jean-Paul Degache - dans "L'affaire DEGACHE"
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