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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 23:01

Jean-Paul nous relate sa participation en tant que jury du Festival International du Roman Noir en chroniquant les deux ouvrages récompensés par le prix « Derrière les murs », récompense attribuée par des détenus de la maison d’arrêt de Villeneuve-lès-Maguelone.  

 

Lorsque j’ai dit à Karine P., du Service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP), de m’inscrire pour le prix Derrière les murs du Festival international du roman noir (FIRN) de Frontignan, je ne pensais pas que cela se terminerait par une passionnante rencontre avec deux très bons auteurs.

mecanique_de_langoisse.jpg

Auteur de la BD La mécanique de l’angoisse (Editions 6 pieds sous terre), Fabrice Erre a détaillé son travail qu’il réalise en parallèle avec son métier de professeur d’histoire-géographie. Sa simplicité et ses explications très concrètes donnent envie de se lancer, même s’il reconnaît que c’est une lourde tâche à mener à bien, la réalisation d’un album. Maintenant, il dit qu’il commence à se faire aider par un scénariste. Son terrible robot qui sème mort et destruction  dans la ville, déchaîne les passions et sert de révélateur pour les lâches et les ambitieux. L’auteur ne se gêne pas pour lancer quelques clins d’œil en direction de certains élus et hommes de pouvoir toujours prêts à privilégier leurs intérêts, stratégie politique, économique et pourquoi pas militaire, toujours étroitement mêlés (Editions 6 pieds sous terre).

 

 

couv_harmoniques.jpgLongtemps, nous avons attendu l’arrivée de Marcus Malte, l’écrivain dont nous avions, et de loin, préféré le livre : Les Harmoniques (Gallimard, série noire). Enfin, il est arrivé… Il avait manqué son train. L’homme séduit d’emblée. Dès qu’il prend la parole, tout le monde écoute. Il nous explique que, la plupart du temps, lorsqu’il commence un roman, il ne sait pas où cela va le mener. C’est au fur et à mesure de l’écriture qu’il choisit une parmi les diverses options qui se présentent. Plus on avance dans la lecture de son roman et plus c’est passionnant. Les références régulières faîtes au jazz pourraient susciter la réalisation d’un CD qui accompagnerait formidablement la lecture. Bien sûr, nous avons parlé des pages racontant toute l’horreur de la guerre dans les Balkans. Marcus Malte reconnaît qu’il n’était pas là-bas et qu’il s’est simplement documenté. Voilà tout le talent d’un écrivain ! En le lisant, chacun est persuadé qu’il était présent, décrivant avec précision et émotion toutes les souffrances des gens, du peuple. Simple et disponible, Marcus Malte a séduit par sa présence, comme il avait séduit auparavant les lecteurs avec Les Harmoniques.

 

Jean-Paul

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Published by Les amis et proches de Jean-Paul Degache - dans La vie en prison
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