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30 décembre 2010 4 30 /12 /décembre /2010 00:01

On a assez peu parlé de l’école primaire de Sarras jusqu’à présent et les lecteurs du blog sont en droit de s’interroger sur la façon dont se déroulaient les enseignements.

 

On a tendance, tout naturellement, à imaginer que les classes en milieu rural sont uniques, que les élèves sont particulièrement peu nombreux, ce qui rendrait les témoignages plus crédibles.

 

En fait, à Sarras, il n’en est rien. Située dans la vallée du Rhône, cette commune ne correspond pas au cliché du village perdu que l’on pourrait imaginer. Sa population a d’ailleurs fortement augmenté ces dernières années, pour dépasser aujourd’hui les 2000 habitants. Son école publique a, sauf durant quelques années, toujours disposé de 5 classes toujours bien remplies.

 

Jean-Paul Degache a commencé à enseigner à l’école primaire de Sarras en 1976 et a été obligé de mettre un terme à sa carrière en 2002. Plus de 370 élèves ont fréquenté sa classe en 26 années.

 

Il est à noter que, dans un souci de pédagogie et afin de faciliter le passage en 6ème, les instituteurs de CM1 « suivaient » leurs élèves en CM2, ce qui fait que la plupart du temps, Jean-Paul Degache avait ses élèves deux années de suite, en CM1 puis en CM2.

 

Il n’y a que trois classes de Jean-Paul Degache dont certains anciens élèves sont considérés comme des victimes par la justice. Rappelons que les faits censés avoir été commis l’auraient été devant tous les autres élèves. Ils ont presque tous été interrogés, aucun d’entre eux n’a affirmé avoir assisté aux crimes pour lesquels on a condamné Jean-Paul Degache.

 

Parmi les autres anciens élèves considérés comme victimes, une partie affirme à la barre ne pas se souvenir des faits, une autre partie affirme ne pas se considérer comme victime. Plusieurs des anciens élèves considérés comme victimes ne sont d’ailleurs pas venus témoigner lors du procès de Nîmes.

 

Nous avons donc, pour récapituler, sur les 3 classes où l’on trouve des anciens élèves considérés comme victimes :

 

1988-90 – 21 élèves dont une seule victime : aucun des 20 autres élèves n’a assisté aux faits reprochés, pourtant censés avoir été commis devant toute la classe.

 

1996-98 – 22 élèves dont 7 victimes : aucun des 15 autres élèves n’a assisté aux faits reprochés, pourtant censés avoir été commis en public devant toute la classe, plusieurs victimes ne se sont pas déplacées au procès et d’autres affirment ne pas être des victimes.

 

1994-96 – 20 élèves dont 6 victimes : aucun des 14 autres élèves n’a assisté aux faits reprochés, pourtant censés avoir été commis en public, plusieurs victimes ne se sont pas déplacées au procès et d’autres affirment ne pas être des victimes.

 

Rappelons qu’en 1998, sur la base des témoignages des élèves des années 96-98 et 94-96, l'institution judiciaire a estimé qu’aucun des faits n’était caractérisé et a donc logiquement classé l’affaire.

 

Force est de constater que l'institution judiciaire de 2010 considère que des faits non caractérisés en 1998 peuvent conduire un homme en prison pour 8 ans.

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Published by Les amis et proches de Jean-Paul Degache - dans "L'affaire DEGACHE"
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