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12 février 2011 6 12 /02 /février /2011 00:01

Depuis quelques mois, Jean-Paul a pu cantiner, c'est-à-dire commander, un poste radio-cd qui lui permet d'écouter ses émissions préférées ainsi que des disques compacts que nous lui apportons lors des parloirs.  D'ailleurs, si vous désirez lui en faire passer, n'hésitez pas à nous contacter.

 

Marianne Aya Omac, Be my witness, 2008

 

Quelle voix émouvante! N’hésitant pas à chanter dans trois langues différentes, le français, l’anglais et l’espagnol, Marianne Aya Omac excelle dans la langue de Cervantès. En tout cas, c’est en espagnol que je la préfère parce qu’elle déclenche de belles émotions transcendant celui qui l’écoute.

marianne-aya-omac-001 6sc

 

 

Sur les 12 titres de ce superbe CD enregistré à Pompignan (Gard) et Valfaunès (34) puis produit dans l’Hérault, deux chansons seulement sont écrites en français alors que cinq sont en anglais et quatre en espagnol. Il faut ajouter à ces onze titres, Kosovo, uniquement musical. Ola Beti a collaboré, écrivant les paroles de Duele. Mandoline Whittlesey en a fait de même pour Papillon, Remember et Psalm. Marianne Aya Omac a composé toutes les musiques plus les paroles des autres chansons. Mais surtout, elle chante et c’est un régal parce que l’ensemble est très soigné, accompagnement, chœurs et arrangements.

 

 

Parmi mes chansons préférées, Homme Femme fait le point sur la parité :

 

« Homme, femme, besoin d’égalité

mais c’est d’abord en nous

qu’il faut aller la chercher

Oser mourir à soi pour se

remettre en question

et se réconcilier avec son

autre moitié. »

 

 

On comprend ainsi que Marianne Aya Omac nous dit ce qu’elle pense, nous faisant partager ses combats et ses indignations.

 

Mes coups de cœur :

- Pura mentira (pur mensonge), une chanson contre la guerre, contre ces états qui vendent des armes, ne recherchant que le profit. Elle dit aussi sa colère contre le pouvoir de l’argent, contre l’absence de répartition des richesses, contre l’information orientée et déformée pour formater les mentalités, contre cette télévision qui fait croire aux gens que la guerre n’est  qu’une série télévisée de plus… Elle nous appelle enfin à avoir un vrai sens critique.

- Potosi1 est un véritable cri de douleur en hommage à tous ceux qui ont dû verser leur sang dans les mines d’Amérique du sud pour enrichir quelques européens cupides…

 

Jean-Paul

 

Merci à Eric et Cathy qui ont découvert cette artiste dans un cabaret d’Annonay et ont eu la bonne idée de lui faire dédicacer son CD. Ainsi, Marianne Aya Omac a écrit : « Para Jean-Paul ! Cuidate, fuerza, y amor ! »

 

: Potosi est une ville de Bolivie, dans la cordillère des Andes, située à près de 4 000 mètres d’altitude. Son économie repose essentiellement sur l’exploitation de gisements d’étain, de cuivre et de plomb.

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Published by Les amis et proches de Jean-Paul Degache - dans Chroniques
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