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29 juillet 2011 5 29 /07 /juillet /2011 23:01

Les ombres du souvenir  de Roger Martin aux Editions Le Cherche Midi, 2010, 361 pages.


1093030-gf.jpgLe prologue nous plonge aussitôt dans l’action. Nous ne savons pas encore pourquoi Roger Martin, l’auteur, nous entraîne dans cette séquence haletante, oppressante et tragique mais la suite de ce superbe roman va nous éclairer.

Nous faisons d’abord connaissance avec Héléna Rénal qui vient de passer près de vingt années de sa vie en prison… et qui vient d’être innocentée… Elle a d’ailleurs créé son agence, « Dernier recours », à Avignon, défendant les condamnés qui clament leur innocence.

 

Jessica, qu’elle avait connue durant son incarcération, à Rennes, vient lui parler de morts suspectes, lui demandant d’enquêter. Commencent alors les problèmes. Sa rencontre avec le Lieutenant de gendarmerie David El-Khaïdi, en Lozère, dans des circonstances extraordinaires, oriente aussitôt tout le récit.

 

D’un style assez vif, précis, très agréable à lire, Roger Martin qui a déjà de nombreux ouvrages à son actif, nous fait vivre l’enquête, la recherche de la vérité. Ceci implique d’éviter, de contourner, de renverser beaucoup d’obstacles. Nous voyageons beaucoup, en Lozère, bien sûr, mais aussi à Saugues, dans la Haute-Loire voisine, avant d’aller jusqu’en Lorraine. Ce n’est pas facile de lutter contre la chape de plomb du silence, les protections haut placé et le poids de l’Histoire.

 

Au fil de son récit, Roger Martin nous régale de références à la chanson, citant souvent Allain Leprest, Romain Didier, Joan Baez, Georges Moustaki et surtout Jean Ferrat dont les chansons accompagnent le voyage retour de David, depuis Paris, avec une halte à… Annonay où David loue une voiture, laissant ses parents qui vont aux obsèques de Jean Ferrat, à Antraigues.

 

Le rôle de la presse est aussi mis en avant et j’ai été agréablement surpris de voir cité « Bakchich, satire juste », un périodique que Simon m’a fait connaître. Ce journal, dont le dernier numéro a été publié au début de l’année, dénonçait beaucoup d’anomalies et de scandales de la société dite libérale.

 

Lorsque la séquence finale débute, il n’est plus possible de poser le livre. Ce soir-là, on se couche très tard… Ensuite, j’ai beaucoup apprécié que l’auteur ne laisse pas le lecteur sur sa faim comme c’est hélas trop souvent le cas.

Jean-Paul

 

Merci beaucoup à Vincent qui a acquis ce livre lors des «Journées autour des littératures policières », Sang d’encre, à Vienne, en novembre dernier. Merci aussi à Roger Martin dont la dédicace m’incitant au courage m’a beaucoup touché.

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Published by Les amis et proches de Jean-Paul Degache - dans Chroniques
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