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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 23:01

Deux frères : flic et truand  de Michel et Bruno Papet

Flammarion, 1999

réédité en 2008 sous le titre Les Liens du sang, Deux frères flic et truand, 312 pages.

 

Après avoir vu le film dans lequel François Cluzet et Guillaume Canet prouvent une fois de plus tout leur talent, j’étais très curieux de découvrir l’original, c’est-à-dire le livre écrit par ces deux frères hors du commun.

Lors d’un salon du livre policier à Vienne, Vincent a rencontré Bruno Papet qui a dédicacé cet ouvrage commun après avoir été mis au courant de ce qui m’arrive : « à Jean-Paul, toute la sympathie des deux frangins, »  ajoutant « Il ne faut faire que les choses qui nous plaisent… » a dit Michel. J’ajoute : « Un amour à suivre, une violence à oublier… »

 

C’est Michel qui assure la première partie du livre, racontant son enfance lyonnaise. Les deux frères ont trois ans d’écart mais leur mère les a abandonnés. Michel a 18 ans et a une voiture et un physique qui plaît mais il a aussi le coup de poing facile. Son désir de puissance et sa terrible envie d’exister vont prendre un mauvais chemin avec une première expédition menée par un ami de bien mauvais conseil. Michel Papet décrit bien l’engrenage dans lequel il est pris et les incarcérations qui se suivent, de la prison Saint-Paul à la révolte de Clairvaux en passant par tant d’autres lieux où l’on enferme les gens en espérant les rendre meilleurs… Michel est en révolte contre ces QHS (quartiers de haute sécurité), cette terrible prison de Mende et son isolement maximum durant lequel il perd sa voix… une chose que j’ai pu vérifier moi-même à Nîmes, hélas.

Bruno prend ensuite le relais, parlant beaucoup de son frère et de leur vie familiale. Il décrit bien comment il a vu la plongée de Michel vers la délinquance. Lyon et sa proche banlieue sont très présents tout au long du livre. Le plus jeune des deux frères se lance dans la préparation militaire parachutiste puis entre dans la gendarmerie en 1968 avant de devenir gardien de la Paix puis motocycliste dans la Police nationale et inspecteur en 1975. Bien sûr, il n’échappe pas aux interférences de la vie de son frère dans son parcours professionnel, lui qui terminera sa carrière comme formateur de formateurs à l’INF de Clermont-Ferrand en 1991. Ses réflexions sur la vie, l’amour, la mort, la famille, l’homme, la femme, le Bien et le Mal sont très intéressantes.

En conclusion, une de leurs sœurs, Colette, rend un vibrant hommage à la Tatan, cette femme qui a remplacé leur mère et qui a tant fait pour eux.

Jean-Paul

 

Merci beaucoup à Vincent qui m’a permis de comprendre un peu mieux la vie extraordinaire de deux frères que tout semble opposer mais, quoiqu’il arrive, réunis par Les Liens du sang.

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Published by Les amis et proches de Jean-Paul Degache - dans Chroniques
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